Le de-make parfait

Avis sur The Binding of Isaac : Rebirth sur PC

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Version PC

Edmund l'avait bien dit : faites-moi confiance, mon de-make de The Binding of Isaac sera bon (de-make car retour à un visuel pixellisé). Il n'avait pas menti. Gros gros avantage de cette version, la technique au poil, qui fait que le jeu tourne enfin sans ralentissements, ces derniers étant par le passé assez nombreux dans la version Flash.
Autre point fort, la jouabilité revue pour se concentrer sur l'accroissement du nombre de synergies disponibles entre les différents items trouvés. Allez vas-y que je te fouchette ta brimstone en trois quand tu ramasses triple shot.... Ca envoie du pâté.
Le design des rooms a lui aussi gagné en saveur, avec des petites trouvailles bien sadiques, qui restent tout à fait dans le ton. L'univers du jeu a été étoffé de quelques personnages, bibliques eux aussi, qui ajoutent quelques possibilités au gameplay.
On retombe donc avec joie dans Rebirth qui assure une continuité, mais en proposant des améliorations partout où il en fallait, avec le titre précédent. Et de fait, on a pas l'impression de rejouer au même jeu, mais à une suite encore meilleure, tout en conservant le coeur du coeur de la crème du meilleur.
Alors ne tombez pas dans le faux du débat du "patch à 15 balles", une équipe s'est démené pendant un peu plus d'un an pour tout refaire de zéro et offrir au jeu ce qu'il méritait comme soin. Rappelons que le premier jeu avait été fait à l'arrache et en vitesse, sans même l'intention de le vendre, et qu'il a connu un succès inattendu. Dès lors on peut déjà saluer que McMillen ait pris à coeur le projet de le refaire au propre, pour lui et l'estime de son propre travail, mais surtout pour les joueurs.

Rebirth approfondi encore les thèmes au-delà du gameplay, et même si elle est perçue comme anecdotique par la majorité des joueurs, cette dimension psychologique religieuse du jeu contribue essentiellement à sa saveur. Nous sommes dans les pensées d'Isaac, ses peurs, les contradictions de son éducation, et les expressions de ses frustrations d'enfant. En faisant attention aux détails, on voit à quel point Edmund fait passer son message.

Du tout tout tout bon à ne manquer sous aucun prétexte, l'ajout d'une difficulté "normale" le rendant accessible aux joueurs qui avaient pu être rebutés par la difficulté de l'ancienne version.

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