The Council, épisode 1 - critique temporaire

Avis sur The Council sur PlayStation 4

Avatar Marouane1804
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Version PlayStation 4

Jeux épisodiques. À choix. Point and click. Si Telltale a popularisé ce genre de jeux ( sans compter Life is Strange, pour citer un des plus connus) , et on connait tous aujourd'hui comment ça marche : dialogues à choix, énigmes par moment, interaction avec l'environnement et.... c'est tout.

Et ce "c'est tout", c'est le problème d'un marché dominé majoritairement par un géant : ce géant n'évolue pas, ou très peu. Proposant des jeux aujourd'hui trop chers pour leurs durées de vie, leurs technicités (chute de FPS, rigidité et bug), des traductions au rabais, et une écriture pas forcément top.

Mais quand celui qui a le monopole est fortement critiqué, il y a normalement ceux qui tentent de proposer quelque chose de nouveau, rafraîchissants. Par exemple, une direction artistique nouvelle,à la fin du 18e siècle , avec des dialogues appuyés, avec un aspect RPG. Comme The Council, par exemple.

(Note : Comme indiqué dans le titre, c'est un avis temporaire par rapport au premier épisode, pour notamment encourager à y jouer, le soutenir. Je ferais probablement une critique complète quand tous les épisodes seront sortis)

Bienvenue dans l'époque contemporaine :

  1. Une belle époque de ferveur révolutionnaire. Qui se traduit par l’exécution à tout va de noble (comme Louis XVI, au hasard)... ou autre. Dans un monde où les sociétés secrètes existent et possèdent une grande influence, où les dirigeants ne sont finalement pas si ennemis que ça, Louis de Richet, membre d'une de ces organisations, apprend que sa mère a disparu lors d'une de ses enquêtes sur une île. Averti par le maître des lieux, le jeune Louis s'embarque dans une quête mystérieuse, mélangeant intrigue, occultisme, mystère, et personnages historiques.

En nous plongeant dans ce milieu fascinant, il faut que je parle dès maintenant de l'un des points majeurs de The Council : ce mélange d'historicité et de mystère. Ainsi, vous croiserez un jeune Napoléon Bonaparte, alors Lieutenant, ou un George Washington président des États-Unis; une comtesse anglaise, ou un prêtre italien, créant des liens entre eux, qui pourraient avantager leurs positions actuelles dans leurs pays, voire sur la scène internationale.

Si on croise des personnages assez bourrus (aka Jacque Péru , un des fondateurs du tribunal de Paris), la majorité des personnages sont éduqué, et donc possède un langage appuyé, ce qui renforce cette impression d'être dans une période et dans un contexte bien différent du nôtre, ce qui renforce cette différenciation par rapport aux autres jeux du genre.

Combiné à une direction artistique, remplie de référence culturelle (pas pop culture à la Life is Strange, mais beaucoup de tableaux célèbres, ou de livres de l'époque), avec de la musique classique et des graphismes qui font penser à ceux de Dishonored (notamment au niveau du visage), The Council arrive à se créer une identité visuelle propre. Ce qui est déjà pas mal.

Jeu de débat

Pour ceux qui ont joué à Life is Strange : Before The storm, le système de The Council vous fera possiblement penser à ce qu'il y a dans BTS. Mais en beaucoup mieux.

Étant dans un jeu narratif, les dialogues ont une place de choix, pour en apprendre plus sur les personnages, l'intrigue et l'univers. Sauf que le choix de dialogue, comparé à un jeu Telltale est important.

Représenté par des points d'actions en bas à gauche de l'écran, Louis aura la possibilité de baratiner, parler politique, parler de science, interroger, etc bref, une pléthore de compétences qui seront utile avec x personnages, mais inutile avec un autre; connaître les faiblesses et forces de vos opposants, et donc ne pas gaspiller de points (qui pourrons vous être utile plus tard) relève d'une grande importance.

Car la réussite de ces dialogues aura des conséquences par rapport aux informations que vous obtiendrez : rater des choix de dialogues, c'est donc faire face aux conséquences du manque d'information.

Conséquences, d'ailleurs, qui sont nombreuses et visibles dans un épisode : faire un choix peut entraîner à en faire un autre juste après. Aider quelqu'un vous permettra peut-être d'en faire un allié, mais d'un autre côté vous ne pourrez pas investiguer sur vos visions. Je trouve donc The Council très efficace dans cette impression de choix soit manqué, soit qui donne envie de refaire une partie pour découvrir ce qu'on a manqué, tellement on a l'impression que cela donnera un chemin différent.

RPG Time !

Mais ces dialogues (et énigmes) n'auraient pas autant de saveur que l'ajout d'élément RPG dans le jeu.

1) Il existe trois domaines : diplomatie, occultisme et détective/enquête, possédant des sous-compétences (politique, sciences, interrogatoire, etc)
2) des objets à chercher dans la carte, ayant plusieurs spécificités : soit vous redonner des points d'actions, soit vous offrir donner un point bonus, soit indiquer l'immunité et les faiblesses de votre interlocuteur pendant une confrontation, etc.

Les points d'actions sont donc à dépenser pour utiliser ces compétences. Exemple de deux situations :

-Lors d'une conversation, vous avez un temps limite pour choisir une réponse. Je vais utiliser une potion pour connaître l'immunité et la faiblesse de mon adversaire. Tien, l'option politique est sa faiblesse, ça me coûtera 3 points.. je vais utiliser une autre potion, qui permet que le coût soit de 0

  • Je dois déchiffrer un message. Si je possède des compétences scientifiques, ça m'aidera à choisir le bon élément pour déchiffrer ce message caché. Si je fais n'importe comment, je risque de détruire une partie du message.

Ce sont quelques exemples de ce que permettront les compétences et objets du jeu.

Et ensuite ?

Mais The Council n'est pas parfait. Et cela tient surtout à deux choses : la technique et le doublage.

Côté technique, on a en vrac : la rigidité des personnages, surtout dans l'animation faciale (parfois inexistante, mais vraiment); des soucis de caméra qui rentre dans le corps, des bugs visuels, et j'en passe.

Côté doublage, il y a à boire et à manger; même si le tout est correct, Napoléon Bonaparte avec son accent horrible m'a quelque peu dégoûté du personnage (et quand on est comme moi fan du personnage, c'est limite une réussite).

Conclusion :

Mais là, ce n'est pas un studio ayant vendu des millions de copies de ses jeux, mais un studio français, avec des moyens pas forcément grandioses. Sans excuser les soucis du jeu, quand on sait qu'il existe des choses pires chez la concurrence pourtant installé depuis longtemps, on est de suite plus bienveillant. Surtout quand l'outsider propose quelque chose de nouveau, et qui donne envie de connaître la suite.

Donc si vous êtes intéressé, je vous conseille au moins de tester l'épisode 1 (malheureusement, il n'est possible de l'acheter séparément que sur PS4 et Xbox One). Je pense que The Council mérite plus d'attention que les autres jeux épisodiques du moment (notamment Before The Storm). à voir pour la suite.

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