All hail to Skyrim!

Avis sur The Elder Scrolls V : Skyrim sur PC

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Version PC

Ce jeu est génial.

Début pompeux pour une critique, mais si proche de la vérité. Bien sûr, le jeu souffre de quelques défauts (si seulement ces satanés dragons pouvaient bien me laisser tranquille deux minutes, je leur serait reconnaissant, merci.), comme la quantité d'écrans de chargements, l'aspect répétitif de certaines quêtes et le trop petit nombre de raccourcis claviers, mais la quantité de qualités de l'univers des Elder Scrolls dépasse de loin celle des défauts du gameplay.
Sur le plan audiovisuel, le jeu offre des graphismes magnifiques, avec un effort véritable fait pour donner une âme propre à chaque villes et régions de Bordeciel (province du continent fictif de Tamriel dans laquelle notre personnage évolue), qu'il s'agisse de la flore ou de l'architecture.
La BO est très prenante, allant de la musique épique diffusée lors des combats acharnés contre des dragons, les ennemis jurés de l'aventurier de Bordeciel, à celle plus tranquille que l'on peut entendre en entrant dans une auberge, tout sirotant une coupe d'hydromel.

Mais ce qui fait vraiment la particularité de Skyrim, c'est la qualité de l'univers en lui même. Cet univers avec son histoire propre, sa politiques, ses héros et ses préoccupation est ce qui m'a le plus emballé dans ce jeu. Même un joueur néophyte dans la saga Elder Scroll peut réussir à comprendre cet univers, grâce à la quantité de détails délivrés par les PNJ, ou les livres et les lettres que l'on peut feuilleter. Bordeciel n'est pas un monde manichéen, chaque personnage ayant sa part de bon ou de mauvais. Ainsi, dès le début du jeu, le joueur a à choisir entre deux factions jouables belligérantes: la Légion Impériale et la rébellion Sombrage. Impérialisme contre nationalisme. Intolérance religieuse des Impériaux qui veulent interdire le culte de Talos contre intolérance raciale des Sombrages qui relègues les elfes dans des ghettos.
Cependant, la plupart des PNJ se révélent attachants, chacun ayant des spécificités le rendant plus humain et moins robot. Mention spéciale pour Wylandriah, la mage atteinte d’Alzheimer, pour Nazir, l'assassin cuisinier et pour Karliah ou Vex, voleuses de leur état.

Les quêtes, maintenant: Elles sont variées et donne vraiment le choix du genre de héros que vous voulait être. Tout en sachant que plus vous êtes amorales, plus vous gagnez d'or et d'artéfacts puissants. Un héros moral termine le jeux en 200 heures. Après, il devient un salaud. Skyrim offre ainsi la possibilité de rejoindre des guildes de voleurs et d'assassins, de devenir loup-garous ou bien, dans le cadre de l'extension Dawnguard, un Seigneur Vampire.
La quête principale est intéressante, mais elle est de loin surpassé en intérêt par plusieurs autres secondaires. Tout comme les personnages que l'on croise, certaines ont le petit quelque-chose qui ne nous fait pas regretté d'avoir acheté le jeu. On peux citer en exemple cette quête aussi mémorable que la nuit l'ayant précédé, et qui nous donne la vision d'un Very Bad Trip façon eroic fantasy, ou bien celle consistant à trouver 24 pierres éparpillées à travers Bordeciel, une quête longue bien que pleine de bénéfices.

N'importe quel type de joueur apréciera de passer du temps (beaucoup de temps), devant Skyrim, le jeux offrant les possibilités de personnaliser selon chacun la méthode à adopter devant son ennemi. Tout comme dans l'opus précédent, ce n'est pas le choix des compétences du joueur qui définit sa méthode de combat, mais au contraire la méthode de combat qui permet de choisir ses compétences à améliorer: plus un joueur se sert de son arc, plus sa compétence d'archerie va augmenter, et plus il pourra choisir des atouts augmentant la létalité de son arc. A l'inverse, si le joueur n'utilise que rarement une arme à deux mains, il n'aura qu'un faible niveau de compétence et ne pourra disposer d'atout pour celle-ci. Mais de toute façon, il s'en fout, puisqu'il n'utilise pas ce type d'arme.

Skyrim fait donc partis de ses jeux qui ne vieillissent pas, tout comme ses prédécesseurs Oblivion et Morrowind. Si c'est le cas, on peut le moder pour lui redonner une petite cure de jouvence. C'est un des jeux devant lequel le temps ne compte plus tellement il nous absorbe. Quelque soit le nombre d'heures passé dessus, il y aura toujours à découvrir des nouveaux lieux et à étriper quelques liches oubliées au fond d'une cave. Toujours. Sinon, chargez une nouvelle partie et recommencez avec une classe différente.

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