Un jeu un peu surestimé

Avis sur The Elder Scrolls V: Skyrim sur Xbox 360

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Version Xbox 360

Hum oui lynchez-moi! Mais franchement, pourquoi personne ne parle jamais des défauts de ce jeu?

Donc, puisque tout le monde ne fait qu'encenser ce jeu de long en large, j'ai décidé de m'étendre plus sur ses défauts même si l'expérience m'a beaucoup plu, simplement car ce jeu est loin d'être parfait et que plus nos attentes sont élevées, plus on est sévère!

Skyrim. J'espérais qu'il étanche ma soif de dragon et qu'il m'attire dans la dimension des C-RPG, des open world où la liberté est exacerbée, et bah qu'il m'éblouisse quoi.
Eh ben au début on est très ébloui, c'est sûr. Pas seulement parce que, sur 360, on a des graphismes très beaux ou de très belles musiques, mais parce qu'on est plongé dans une aventure épique, un monde... pas gigantesque mais grand quand même!
Le jeu nous invite donc à choisir notre voie en ce qui concerne les combats, les capacités, mais également si on veut suivre l'Empire ou la rébellion Sombrage. Quand on se lance dans ce jeu, on se plaît à découvrir les villes, les populations, cet environnement, à apprendre à construire des armes ou des armures, des potions et poisons, à enchanter des objets, à s'entraîner à titrer à l'arc, à se cacher... Oui, il y a beaucoup de choses à faire, et on se prend vite au jeu.

Le problème... C'est qu'au bout d'un moment, en étant très loin d'avoir fait toutes les quêtes et d'avoir tout découvert, on commence à ressentir une certaine lassitude parce que tout se ressemble! Les quêtes, les demandes des villageois, les ennemis... On tourne clairement en rond.
Ensuite, il y a un vrai problème avec l'interaction avec les PNJ. D'un côté, il suffit de piquer quelque chose dans une maison isolé ou de tuer quelqu'un sans que personne ne puisse nous voir pour qu'on ait le monde aux trousses, et d'un autre côté, une fois que vous avez sauvé le monde de la destruction et libéré les nordiques... Bah tout le monde s'en fout. Les réactions des populations à notre encontre ont été clairement bâclées.
De même, la fameuse liberté offerte est assez bancale dans les choix que l'on peut faire : je ne joue pas un personnage, je joue ma propre personnalité, ainsi quand on me demande de tuer ou de voler des innocents, jamais je n'accepterais, et j'essaierais même de mettre fin à ces agissements. Pourtant, on ne peut pas refuser ces quêtes, les abandonner, et de nombreux choix de dialogues manquent... Quand on a un choix.
Enfin, le dernier gros défaut du jeu, c'est ces fameux dragons : un dragon est une créature féroce, mythique, une menace qu'on ne peut pas prendre à la légère. Or dans ce jeu, la plupart des dragons tombent sous nos coups avec une facilité déconcertante. Et l'armure que l'on peut construire avec les os ou les écailles de ces dragons, la dernière armure du jeu... Est moins bonne que celle d'avant. C'est une chose très décevante et ce dès le début.

Le problème, c'est que ces trois défauts abiment bel et bien le cœur du jeu. Car si on peut également reprocher quelques bugs et un système de combat au corps à corps clairement bancal, je pense que c'est bien tout ce qui touche au scénario et aux relations que l'on entretient avec le monde qui fait la grandeur de ce genre de RPG. Et ici bah y'a quand même trop de choses qui vont pas pour qu'on ferme les yeux dessus.

Skyrim est au départ un très bon jeu, mais plus on approche de la fin, plus ses défauts deviennent évidents et plus on est déçu. C'était une expérience agréable mais le fait que j'ai choisi de la finir rapidement n'est pas en sa faveur.

Bon après, faut voir que j'ai atteint les 184 heures de jeu quand même, c'est ça "rapidement" pour moi :D

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