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The Last Guardian sur PlayStation 4 par StarTIldA

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Version PlayStation 4

Aïe. Bon... Sujet délicat.
Quand j'y repense, j'ai aimé ou détesté ? Qu'ai-je aimé et détesté d'ailleurs ? Comment j'aborde ce titre ?

Comme la 8ème merveille du monde peut-être ?
Parce que oui, la direction artistique du soft est bel et bien la digne héritière d'Ico et Shadow of the Colossus. Le monde de TLG peut sembler dans un premier temps n'être fait que de ruines et de hautes herbes, mais ce serait sous-estimer le talent de la Team Ico. L'environnement dévoile paisiblement sa mythologie, le sound-design et la lumière composent une ambiance qui nous porte ailleurs, hors du temps, loin de bien d'autres univers de jeux-vidéos à la structure et l'esthétique trop similaire... C'est unique. Certains paysages, certains moments me resteront en tête encore longtemps.
Trico est sans aucun doute le personnage de jeu-vidéo le plus expressif et le mieux animé jamais créé, FACT. Y'a rien à ajouter quoi, bien que muette, la lecture de ses émotions se fait naturellement : pas besoin de tuto, on apprend au cours du jeu à lire et comprendre la bestiole. Les amis des bêtes seront bluffés, ce Griffon/chat/chien/piaf est plus vrai que nature.
Les jeux Ueda ont de fausses allures de fables, et l'histoire de cet épisode ne déroge pas à la règle. Elle ne fait jamais dans le superflu, elle est belle et simple. Ça fait du bien à voir.

Malgré ça, je ressens ce jeu comme un ratage.
Résoudre des puzzles basés sur un moteur physique, tirer des leviers, tracer son chemin pour trouver la sortie d'un donjon... Bah moi ça ne m'a jamais gênée. J'ai adoré Ico, et je retrouve avec plaisir ces principes de jeu sur The Last Guardian. C'est certes moins pertinent, mais ça reste captivant.
Le problème viendrait-il des soucis de maniabilité et de collision ? Il y en a un paquet oui, mais même si pour rappel SOTC ne brillait également pas de ce point de vue, force est de constater qu'il y en a plus encore dans la dernière création d'Ueda.
Ce qui m'aura le plus énervée, ce sont bien ces erreurs (errances ?) de game-design que je ne m'explique pas. Allez comprendre pourquoi je me retrouve à devoir marteler tous les boutons existants sur le pad dès qu'une sentinelle me choppe. Presser carré à répétition ne suffira pas, il faut impérativement taper chaque gâchette/bouton des dizaines de fois... Pourquoi ?
Pourquoi, lorsque mon personnage parvient enfin à s'extirper, peut-il se faire repêcher directement par la-dite sentinelle (ou sa copine qui attendait son tour à côté), entrainant une nouvelle séance de button mash ? Pourquoi cette opération peut s'enchainer jusqu'à 5 ou 6 fois de suite, le temps que Trico se débarrasse de tout le monde ? Pourquoi -et c'est bien là que le problème majeur réside- mon personnage est à ce point secondaire ? C'est selon le bon-vouloir de Trico que l'on progresse, c'est selon les capacités de Trico qu'on sort victorieux d'une bataille. Le petit enfant dont on a le contrôle sert peu, et lorsqu'on a un rôle à jouer, c'est rarement intéressant. The Last Guardian, c'est une sorte d'Ico revisité, où le joueur incarnerait Yorda, aka la cinquième roue du carrosse, offrant du coup le jeu le plus contemplatif (malheureusement trop ici) de la trilogie.

Au moment de faire le point sur les quelques heures passées en compagnie de ces deux attachants êtres virtuels, c’est malheureusement l'impression de devoir subir une expérience bien plus frustrante que de raison qui domine.

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