La version ultime ?

Avis sur The Last of Us: Remastered sur PlayStation 4

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Version PlayStation 4

The last of us est un des quelques rares jeux que j’ai fait dans ma « carrière » vidéoludique qui a nécessité le fait que j’y rejoue deux ou trois fois pour que l’avis que j’ai dessus évolue favorablement. A la manière du premier Dishonored, mon avis était relativement mitigé la première fois que je l’ai fait, à l’époque sur PS3. Je trouvais le jeu surestimé. Et puis j’ai refait des chapitres, j’ai joué au multijoueur et j’ai revu mon jugement à la hausse.

Des années plus tard, après la sortie de la suite controversée the last of us 2, dont je connais à peu près le déroulement via les nombreux leaks, j’ai quand même décidé de lui donner sa chance un jour. Et pour se faire, il fallait que je refasse le premier avant. Il se trouve que la version « remastered » du premier jeu est trouvable aujourd’hui pour pas cher, et donc j’ai sauté sur l’occasion.

Alors The last of us remastered ? Chef d’œuvre ? Ou pas ?

1. Une expérience ultime sur PS4 ?

Avant d’entrer dans les détails du jeu, rapidement sur PS4 les différences sont assez notables avec la version PS3. Le jeu est en 1080P 60 FPS sur PS4 Fat, et via une mise à jour récente, les temps de chargement sont quasiment inexistants. 13 secondes pour charger une partie, contre 1min13 auparavant, chapeau bas Naughty Dog pour le suivi du jeu des années après sa sortie.

Le jeu a eu quelques petites améliorations graphiques, il y a plus de détails « gore » quand vous tuez des ennemis, le son du jeu a été retravaillé rendant l’expérience plus immersive ( la pluie notamment très bien réussie) et le DLC Last Behind ainsi que le mode multijoueur est toujours inclu.

Bref, le jeu est optimisé pour PS4 Fat, sur PS4 Pro c’est encore mieux et sur PS5 j’ose pas imaginer. Le jeu a relativement bien vieilli, il fait jeu PS4 de début de génération assez bien conservé. Certains décors dans le fond piquent un peu les yeux, on sent le jeu assez fermé et délimité, il y a quelques bugs graphiques de temps en temps... Mais globalement l’expérience PS4 est assurément bien meilleure que sur PS3.

2. Le gameplay, toujours aussi bon ?

Je pense qu’il n’est pas la peine que je m’éternise sur expliquer comment fonctionne le gameplay de TLOU car la plupart des gens qui liront cette review connaissent le jeu. Mais de manière concrète TLOU c’est un mix assez sympathique entre une partie des codes TPS de Uncharted avec un coté survival-horror.

Les gunfights font plus amateurs mais pour renforcer le coté violent de l’univers. Le système de combat au corps est une évolution du système de combat d’uncharted 3 mais avec un aspect sanguinolent que ne possède pas Nathan Drake. Vous pouvez crafter des objets qui vous permettront de vous sortir de situations dangereuses.

Le jeu alterne inégalement entre deux personnages: Joël et Ellie, l’un est un gros bourrin et l’autre est plus basée sur la discrétion. Le jeu propose une aventure qui s’étale sur une dizaine d’heures voir plus et nous emmène dans un road trip dans une Amérique dévastée. Des phases narratives, des phases d’exploration et des phases de combat vont se succéder sur une histoire qui se déroule pendant un an.

3. L’écriture parfaite ?

Refaire le jeu des années après m’a ouvert les yeux sur les nombreuses qualités du titre que j’avais manqué sur PS3. Son histoire. Alors si pour moi j’ai en considération davantage de scripts venant de JRPG, je trouve que le scénario de TLOU est bien écrit.

Joël Miller, anti-héros par excellence, une machine à tuer rouillée de l’intérieur qui va réouvrir son coeur de père endeuillé à travers un road-trip où il va retrouver à travers Ellie, une adolescente immunisée à un virus qui a condamné l’Amérique, une humanité perdue depuis longtemps. La relation père-fille adoptive qui va se construire au fur et à mesure de l’aventure est le gros point fort du jeu.

La plupart des personnages croisés dans le jeu sont crédibles et souvent, tragiques. Tess, Bill, Sam ou encore Tommy. Certains sont aussi détestables, malsains comme David et pourtant même à ce moment-là, le jeu arrive avec brio à t’interroger sur la violence du jeu. Dans The last of us, la société n’existe plus, il n’y a donc plus de règles, sauf celle du plus fort. On tue de manière violente dans le jeu chaque infecté, chaque bandit qui tentent eux aussi à leur manière de survivre.

La seule chose qui différencie Joel du vilain, c’est que les atrocités qu’il commet tout au long du jeu, c’est pour sauver Ellie. Et le jeu déjoue les attentes du joueur avec un final déstabilisant, qui annihile complètement le road-trip par pur égoïsme de son personnage principal, un égoïsme motivé par le refus d’un homme de revivre à nouveau le traumatisme de la perte d’un enfant.

Conclusion

J’ai bien fait de rejouer à The last of us car si je ne le considère pas encore complètement comme un classique, comme un chef d’œuvre, je le trouve vraiment très bon.

C’est un jeu à faire si on une PS4, et si on veut voir une des meilleures exclusivités de la machine. Je pense aussi que c’est l’un des derniers jeux Naughty Dog de la belle époque, avec Uncharted 4, avant l’éclatement du trio magique Amy Hennig/Neil Druckmann/ Bruce Straley.

En tout cas, faites le jeu, notamment pour sa magnifique bande son signée Gustavo Santaolalla, c’est une valeur sûre. Je ferai un jour peut-être le second opus, à mon avis, je risque d’être moins enthousiaste vu de ce que j’en sais, mais je lui laisserai sa chance comme j’ai redonné une chance à cet excellent jeu.

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