L'appel de l'inconnu... Mais peut être un tout petit peu trop

Avis sur The Legend of Zelda : Breath of the Wild sur Nintendo Switch

Avatar Jojo-le-sel
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Version Nintendo Switch

Zelda Breath of the Wild (ou BOTW pour ceux qui, comme moi, ont la flemme d'écrire) est le premiers open world auquel j'ai joué. On m'a vendu un jeu incitant à l'exploration, à la découverte... et étant moi même curieux au dernier degré (le genre de gars qui va suivre les traces de sang dans un film d'horreur), je n'ai pas pu résister à la tentation de vérifier si le jeu pouvais vraiment me donner ce sentiment grisant d'avancer dans l'inconnu. Et en définitive... Je suis, à mon grand regret, mitigé.

Le scénario

Commençons par parler du scénario. Ce n'est clairement pas LE point fort du jeu, mais il n'est pas non plus déplorable (loin de là). L'idée est de nous inviter à visiter les quatre coins d'Hyrule.

On nous apprend donc que le meilleurs moyen pour affronter Ganon est de rendre visite au 4 tribus qui compose le peuple d'Hyrule afin de libérer les créatures divines de l'emprise de Ganon.

On a donc un scénario assez simple, qui se divise en vérité en 4 arcs. Ce qui a au final le but escompté : On se rend un peu partout en Hyrule afin de remplir les suites de quêtes de chacun des arcs scénaristiques (qui sont plutôt intéressants dans l'ensemble) et on visite au passage des environnement divers et varié.
Le petit moins maintenant, c'est que les 4 arcs scénaristiques n'ont aucun lien entre eux. J'aurais bien aimé voir que mes actions ont de réelles répercutions sur la vie en Hyrule

Par exemple lorsqu'on arrête une pluie centenaire qui risquait de faire s'éffondrer le barrage des Zora (et vu la topographie des lieu, d'engloutir la plaine d'Hyrule sous l'eau), j'aimerai bien qu'un PNJ ou deux le remarque, et au moins change sa ligne de texte (ex:"tient, il ne pleut plus sur le lac Zora")

Ce n'est qu'un petit détails, mais après avoir soulever des montagnes un peu partout, cela fini par nuire à immersion dans le jeu.

Les graphismes et la direction artistique

De ce point de vu là, je n'ai rien à redire. Le jeu est graphiquement très beau, et les environnement sont réaliste et diversifié. Hyrule est parfaitement crédible. La diversité est renforcée par les différentes architecture qu'on retrouve chez les différent peuple

(taillé dans la roche chez les gorons, plus orientale chez les gerudos, et trés médivale-occidentale dans le village d'Elimith)

et cela renforce la sensation de voyage qu'on ressent en jouant au jeu.
La transition entre les différent environnement est très réussis, là où dans pokémon épée on passe du désert à la forêt mystique en 2m, ici la transition est très progressive et finalement très réaliste

Je pense par exemple à la transition entre le désert et la plaine d'Hyrule, où la transition se fait lentement, en passant par une zone de canyon avant d'atteindre le désert gérudo.

La carte

Hyrule est un univers finalement assez vaste, mais le traverser à pied n'est pas pour autant si fastidieux que ça. C'est pour moi un bon point. On ressent l'immensité d'Hyrule, on traverse un véritable pays, qui en est au stade de la reconstruction, sur la fin d'une période post-apocalyptique ; mais malgré toute cette immensité, on ne s'ennuie pas à juste marcher pendant plusieurs heure. En effet, on est déjà régulièrement interrompu par des combats ou des petite quête annexe, et les distances parcourue semble bien plus courte dès qu'on posséde un cheval, ce qui arrive assez tôt dans le jeu.
MAIS... Y'a un mais. Comme je le disais dans l'intro, je suis curieux au dernier degré, et à mon grand regret j'ai fini par trouver les limites de l'univers. Et pour le coup je les trouves plutôt mal gérée...

L'exemple qui a vraiment ruiné mon immersion dans le jeu est les confins du désert Gérudo. On y trouve un mur invisible. Es ce c'était si dur de faire en sorte que même avec le meilleurs stuff anti chaleurs on finisse par mourir étouffer ou quelques chose du genre ? Non parce que dans la mer, même avec la meilleurs endurance du monde on fini par se noyer...

On peut surement dire que je pinaille mais dès que j'ai trouver ces limites mon envie d'exploration c'est vu éteinte. Je n'avais plus de raison de chercher plus loin vu qu'on ne cherche pas à me cacher un minimum les limites...
Alors bon, je tiens quand même à nuancer. L'immense majorité des joueurs passera probablement à coté ou ne s'en sentira pas à ce point stopper dans son immersion. Mais je trouve fondamentalement dommage que dans un jeu dont un des argument principaux est la liberté de mouvement (qu'on ressent très bien tant qu'on ne cherche pas la petite bête à l’extrême), les limites soient à ce point flagrante... Évidement qu'il doit y en avoir mais on pourrait quand même demander à ce qu'elle soient mieux dissimulé.

Le bestiaire

Et on arrive au deuxième gros point négatif du jeu... Dans un univers à ce point diversifié, la pauvreté du bestiaire ce ressent d'autant plus... On a très peu de monstre différent à se mettre sous la dent, ils sont simplement décliné en formes alternatives, ce qui ne change que très peu la manière de les combattre... Et c'est dommage. Parce qu'au bout de votre 137éme linel et 4057éme bokoblin, les combats deviennent vite monotone...
Heureusement, les boss et certains combats mis en scènes relèvent le niveau, et peuvent même être assez complexe si vous n'arrivez pas suffisamment préparer. Et ces combats n'en sont que plus épiques à cause du contraste avec les combats "de base".

Les donjons##

Ils sont dans l'ensemble plutôt réussis, et force le joueur à réfléchir grâce à une succession d'énigmes parfois coriaces si vous ne réfléchissez pas de la même manière que le concepteur.
Malheureusement, ils sont trop peu nombreux. Les sanctuaires qui parsème la carte sont censé compléter les 4 vrais donjons, mais il n'y a pas énormément d'enjeux à les faires, et on ne ressent pas la même excitation que pour un "vrai" donjons (qui ne sont qu'au nombre de 5 si on compte le chateau d'Hyrule ).
Et avec des donjons d'une telles qualité, je dois reconnaître que je reste sur ma faim. Le DLC en ajoute un particulièrement intéressant (rien que pour lui le DLC vaut le coup) mais même avec celui là en plus on est en manque. J'espére donc que pour la suite les développeur en feront d'avantage, et des toujours aussi excellant.

Conclusion

Ce jeu est bon, de là à dire que c'est le meilleurs de la décennie, il faudrait quand même abuser. J'ai pris énormément de plaisir à y jouer, mais à force d'aller chercher toujours plus loin, j'ai fini par me lasser à cause de la redondance de certains élements et de l'indiscrétions de certaines limites. Néanmoins, on ressent véritablement ce frissons de l'inconnu et ce plaisir de la découverte pendant le jeu. Et on a toujours envie d'en savoir un peu plus. Je dirais donc que sa force est aussi sont plus funeste défaut. À trop nous inciter à chercher plus loin, on fini par aller trop loin. Mais ce jeu est véritablement bon, je ne saurais trop vous recommander d'y jouer et à profiter de cette belle expérience, en espérant que vous arriverais au bout de votre expérience avant que la lassitude ne s’installe.
Je finirai en précisant, si ce n'est pas clair, que cette critique est pleine de mon expérience personnelle, qui c'est peut être avérer trop longue et qui c'est conclu dans une amère lassitude. J'ai tant aimé ce jeu que je l'ai user jusqu'à l'os, et je suis aller trop loin ce qui a ruiné ma fin de jeu. Il n'en est pas moins que j'ai passé excellant moment sur ce jeu (127h de jeu en parallèle d'une vie d'étudiant en prépa, ça en dit long).
Sur ce je vous laisse, je m'en vais tuer Ganon avec un éventail.

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