Trois jours pour sauver le monde

Avis sur The Legend of Zelda: Majora's Mask 3D sur Nintendo 3DS

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Version Nintendo 3DS

Deux ans après Ocarina of Time, en 2000, sort Majora’s Mask, suite quelques peu controversée du titre culte de la Nintendo 64. Controversée de par sa durée, bien moins longue que son prédécesseur, ses thèmes bien plus sombres ainsi que son système de jeu assez particulier. Ce dernier point peut s’avérer frustrant pour certains joueurs, les faisant arrêter le jeu avant la fin.

Pour ces différentes raisons, le titre a connu un succès moindre qu’*Ocarina of Time* malgré ses qualités. Cela n’a toutefois pas empêché le titre de ressortir, en 2015, sur Nintendo 3DS dans une version remasterisée. Mais que peut bien apporter cette nouvelle version du jeu ?

Un « remake » sans grande nouveauté

Si vous vous attendez à du nouveau contenu pour ce *Majora’s Mask 3D*, passez votre chemin. Contrairement à *Ocarina of Time*, cette nouvelle version se contente de reprendre le jeu de base sans ajout, contrairement au boss rush d’*Ocarina of Time*. Le seul ajout consiste en une pierre Sheikah donnant des indices pour ceux se retrouvant bloqués.

Plutôt que de réelles nouveautés, ce remake améliore certaines mécaniques de l’original. On notera le chant du temps accéléré qui permet maintenant de choisir précisément l’heure à laquelle on souhaite explorer Termina. Le journal des Bombers est également plus pratique avec un emploi du temps précis des habitants de Termina et la possibilité de mettre un rappel à une heure précise pour ne pas louper un événement.

Le système de sauvegarde est aussi moins contraignant. Dans l’original, celle-ci n’était possible qu’en remontant le temps pour revenir au jour de départ. Dans cette nouvelle mouture, il est désormais possible de sauvegarder grâce à diverses statues de hiboux disséminées à travers le monde.

Cette version se permet également des modifications dans l’obtention de certains objets. Tout a été fait pour rendre le jeu moins frustrant et punitif qu’à l’époque. Et ça marche ! On retrouve bien entendu une refonte graphique et sonore donnant un petit coup de jeune au soft sans pour autant en faire le jeu le plus beau de la console.

Nous parlons ici des nouveautés ! Cependant, pour ceux qui n’ont jamais touché à *Majora’s Mask* et qui veulent se lancer avec cette version : de quoi ça parle ?

Termina, trois jours avant la fin du monde

Peu de temps après la fin d’*Ocarina of Time*, nous retrouvons Link et Epona dans une forêt sombre, à la recherche d’une amie disparue. C’est là que Skull Kid, accompagné de deux fées, vole l’ocarina et la monture de Link. S’ensuit une courte poursuite au cours de laquelle le héros tombe dans un trou tel Alice tombant dans le terrier pour rejoindre le pays des merveilles. Au fond de ce dernier, Link confronte Skull Kid mais finit transformé en peste mojo ! Impuissant, il continue sa route et pénètre dans une étrange tour. Là, un vendeur de masques explique qu’on lui a dérobé un… masque maudit très dangereux et qu’il nous donnera un moyen de redevenir humain si on le lui ramène. Hors, Link ne dispose que de trois jours pour réussir. C’est alors le début d’une course contre la montre pour sauver l’étrange monde de Termina, menacé par la lune prête à tomber sur le monde.

Voici, en résumé, les bases du scénario de *Majora’s Mask* qui va vous faire vivre encore et encore les trois mêmes jours pour espérer arrêter Skull Kid.

Un jeu court mais riche à la fois

Trois jours, c’est le temps qu’il vous reste pour sauver Termina ! Mais trois jours, c’est trop court pour tout faire surtout en sachant que, pour espérer arrêter Skull Kid, il va falloir explorer quatre temples situés aux quatre points cardinaux du monde.

Heureusement, pour avoir le temps de tout faire, vous pouvez compter sur votre ocarina qui, quand vous le souhaitez, peut vous ramener à l’aube du premier jour. Notez cependant qu’une fois revenu au début du cycle, vous perdez tous vos consommables (flèches, bombes, contenus des flacons…). Si jamais vous trouvez que le temps passe trop vite, le ralentir est possible grâce à une mélodie précise.

Comme précisé plus haut, le jeu est composé de quatre donjons avant l’ultime boss du jeu, ni plus ni moins. Cela nous donne une quête principale plus courte que son prédécesseur. À noter que ces différents temples proposent des énigmes intéressantes rendant leur exploration parfois ardue. Malgré ce faible nombre de donjons, cet opus conserve tout de même une certaine durée grâce à un contenu annexe riche.

En plus des quarts de coeurs, on trouve dans ce jeu la collecte des masques (24 au total) qui est loin d’être de tout repos. Il est aussi possible de sauver quatre grandes fées en retrouvant, dans chaque donjons, 15 petites fées parfois bien dissimulées. Lié à tout cela, Link peut aussi résoudre les différents problèmes des habitants de Termina. Ces missions, plus ou moins longues, sont étalées sur les trois jours avec un cheminement qui n’est pas toujours simple. Heureusement, le journal des bombers est là pour aider le joueur. Celui-ci répertorie toutes les quêtes ainsi que les différentes étapes déjà effectuées par le joueur. De même, les horaires des PNJ sont notés avec, comme dit ci-avant, la possibilité de mettre un rappel. À noter que certaines quêtes sont dépendantes les unes des autres et doivent être terminées entièrement sous peine de devoir les refaire du début une fois le temps remonté !

Malgré le journal, faire le jeu à 100 % s’avère difficile sans guide ou notes. Le côté frustrant s’exprime ici par l’impossibilité de tout faire dans la limite des trois jours. Cependant, une fois cet état de fait accepté, planifier ces trois journées devient un plaisir et on ne se lasse pas de refaire moult fois la même boucle temporelle.

En termes de gameplay, on retrouve les mêmes équipements classiques de la série (bombes, arc, grappin, flacons…). La nouveauté se trouve du côté des nombreux masques utilisables. Chacun possède un pouvoir unique (par exemple le masque du lapin permet au héros de courir plus vite). Les masques principaux permettent même de se transformer ( en mojo, en goron ou encore en zora) avec, pour chacune de ces transformations, des coups et capacités uniques. À noter que la plupart des masques sont optionnels et se débloquent en résolvant des quêtes.

Passons maintenant à une rapide présentation des thèmes du jeu plus sombres que les précédents opus. On peut notamment penser à l’idée de fin du monde, la présence assez forte de la mort et des âmes en peine. Ces différents thèmes ont pu perturber certains joueurs plus habitués aux thèmes plus légers de la série.

*Majora’s Mask* est un très bon jeu n’ayant pas eu le succès escompté. Il est plaisant à jouer avec un gameplay efficace et original malgré quelques problèmes de visée et des boss au design parfois douteux et à la difficulté moindre que le reste du jeu. Le côté frustrant du titre n’est pas énormément présent une fois la répétitivité des trois jours et l’impossibilité de tout faire dans ce laps de temps acceptées. Malgré tout, de par sa plus grande complexité (notamment la limite de temps qui force à bien calculer lorsque l’on se lance dans l’exploration d’un donjon), ce n’est pas forcément l’opus conseillé pour se lancer dans la série des Zelda. Cela n’empêche pas *Majora’s Mask* d’être jeu à faire pour ceux qui aiment la licence du héros au bonnet vert.

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