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The Medium sur Xbox Series X/S par Romain Glbt

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Version Xbox Series X/S

Malgré ma hantise de l'horreur, avec Hellblade quelques jours plus tôt j'ai suffisamment pris mes aises pour me laisser tenter par The Medium. Et j'ai bien fait car disons-le tout de suite : The Medium n'a qu'un seul jump scare, et l'atmosphère psychologique angoissante du jeu est limitée. C'est encore moins prononcé qu'un A Plague Tale ou d'un Hellblade pour moi. Tant mieux. Cette image qui trainait en illustration du jeu sur le store Xbox m'inquiétait. Je peux maintenant m'intéresser au reste.

Une médium a la vision du meurtre d'un enfant et part donc à la recherche des vérités depuis un ancien centre de vacances / hôtelier abandonné en Pologne. L'originalité de The Medium tient évidemment dans l'opposition et la juxtaposition de deux mondes, la double réalité : le monde réel et le monde spirituel. C'est ce qui suggère que le jeu ne serait jouable que sur les nouvelles générations de consoles puisque pour les 1/3 du jeu (ressenti 1/4), on a un affichage en écran splitté de ces deux mondes qui assez naturellement nous permet passer de l'un à l'autre en une fraction de seconde. La prouesse technique est difficilement estimable, ça m'a moins chamboulé que l'ingénieux usage de miroirs pour passer d'un monde à l'autre. C'est moins novateur mais j'ai trouvé ça encore plus cool.

Pour le reste, la technique du jeu est limitée malgré une direction artistique impeccable avec de bons environnements : le jeu n'est pas aussi beau qu'un jeu next-gen le pourrait/devrait, les déplacements et animations du personnage sont rigides. Le choix de caméras mouvantes, tel un ancien Resident Evil ou Silent Hill, sont déconcertantes en premier lieu. Avec le recul, ces changements de plans participent justement à l'atmosphère cinématographique si réussie et unique de The Medium.

Le jeu tient extrêmement bien son scénario pendant les 8 heures. J'ai même trouvé que c'était de mieux en mieux, notamment à l'apparition d'un autre personnage jouable. Toutes les informations manuscrites, audio ou vidéo glanées logiquement au cours de nos recherches s'intègrent parfaitement à l'Histoire pour en obtenir une compréhension progressive puis totale. Plus explicitement : ni loot ni recherches intempestives inutiles vers des documents qui servent à rien. Comme Hellblade, tout est pour l'Histoire et c'est ainsi ma vision préférée du jeu vidéo. Plaisir supplémentaire, je me sens régulièrement con devant un JV mais là j'ai compris toutes les énigmes et leurs résolutions immédiatement. Je suis fier de moi. On s'accordera donc à dire que le jeu est simple, il ne nécessite aucun skill. C'est aussi parce qu'il est toujours logique dans son déroulement.

Si The Medium ne nous détache jamais de l'aventure, j'ai d'ailleurs fait le jeu en 2 jours, il lui manque malgré tout de grands moments de JV bien qu'il fasse suffisamment preuve d'originalité dans son concept avec la double réalité. La bande-son, dans sa globalité bien moins mémorable au casque qu'Hellblade, se fait néanmoins remarquable par moment. Sur la fin du jeu, j'ai été marqué par l'atmosphère d'une scène en intérieur n'impliquant pourtant que l'exploration sans objectif des lieux sur la musique Fade (feat. Mary E. McGlynn & Troy Baker) d'Akira Yamaoka. Un orgasme auditif et visuel.

Pour un jeu AA qui débarque dans le Gamepass à sa sortie, The Medium est à la hauteur de son ambition. Il remplit pleinement son objectif et celui du Gamepass souhaité par Phil Spencer (et aussi par moi) : des jeux non chronophages qui racontent des histoires nouvelles, un jeu qui a un début, un milieu et une fin. Il ne restera sur la touche que ceux qui peut-être auraient préféré se faire des frayeurs, The Medium n'étant finalement pas un jeu d'horreur.

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