Madeleine de Proust

Avis sur Theatrhythm Final Fantasy sur Nintendo 3DS

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Version Nintendo 3DS

Theatrhythm Final Fantasy puait à des kilomètres le jeu de rythme opportuniste vite fait mal fait exploitant la licence Final Fantasy. Entre ses visuels naïfs et simplistes (rappelant The 4 Heroes of Light) et l’annonce d’une avalanche de DLC, on était en droit de craindre le pire de la part de Square Enix prêt à remplir ses caisses à l’occasion du 25ème anniversaire de la série. Et bien pour le coup, Square fait taire les mauvaises langues avec un jeu totalement addictif et hypnotique qui se paye le luxe de proposer un contenu gargantuesque avant même d’inciter le joueur à repasser à la caisse.

Bien sûr, pour profiter au maximum de cette petite Madeleine de Proust, il sera préférable d’avoir joué à quelques-uns des 13 épisodes de la saga principale tant le titre développé par Indies 0 joue à fond la carte du fan service en faisant replonger le joueur dans l’univers de Final Finasy au travers de 77 musiques (dont 12 à débloquer) qui ont ponctué l’ensemble de la saga. Mais Theatrhythm ne se contente pas de titiller la fibre nostalgique de chaque joueur : il s’agit d’un vrai bon jeu de rythme (où il faut toucher, glisser ou laisser appuyer le stylet sur l’écran tactile en rythme avec la « partition » qui défile à l’écran façon Donkey Konga). Et si je ne suis en général pas fan de jeux de rythme, il faut bien admettre que le résultat est ici terriblement efficace. Une fois choisi son équipe de quatre héros parmi une sélection initiale de 13 (beaucoup d’autres seront à débloquer au fur et à mesure), il est temps de se lancer dans le mode Challenge (niveau Basic, puis Expert et Ultimate) qui vous permet de jouer chaque morceau séparément au gré de vos envies. Chaque musique terminée vous rapportera de l’expérience comme dans tout bon RPG (qui vous permettra de monter vos statistiques et d’acquérir de nouvelles capacités dont vous pourrez équiper vos personnages en fonction d’un seuil de points de compétence)… mais aussi des Rythmia qui débloqueront des bonus régulièrement à chaque seuil de 500 Rythmia franchi (des nouvelles musiques, des éléments de customisation pour sa carte de visite Street Pass, des fragments de cristaux pour débloquer de nouveaux personnages, ainsi que des vidéos et musiques pour le Juke-Box). Une fois bouclées les musiques d’un épisode, vous débloquez le mode Series correspondant (il faut enchaîner les 3 musiques de cet épisode comprenant l’exploration d’une carte, un combat de boss et une cinématique) qui vous permettra également d’engranger Rythmia et expérience. Enfin, le mode Chaos Shrine (à la difficulté beaucoup plus progressive) vous permettra de jouer à deux musiques choisies aléatoirement pour débloquer la Dark Note suivante (deux nouvelles musiques avec une difficulté un peu plus corsée). Ces Dark Notes (que vous pourrez échanger via Street Pass) vous permettront de débloquer (une fois le boss correspondant vaincu) des objets rares mais aussi des fragments de cristaux (pour débloquer d’autres personnages). A cela s’ajoute la possibilité de récolter de temps en temps une des 81 cartes de collection virtuelles (représentant des héros, invocations et boss de la saga avec un petit descriptif) à classer dans un album de type « Panini » pour les upgrader ensuite sous forme d’écusson une fois plusieurs doublons d’une même carte récupérés. Le jeu vous offrira enfin la possibilité de visionner un nombre incalculable de statistiques ou encore de débloquer les 64 « succès » du jeu (qui vous permettront de frimer sur votre carte de visite Street Pass).

Alors bien sûr, on pourra pester contre la politique de DLC particulièrement salée (1 € la musique supplémentaire tout de même) de Square Enix… mais en l’état, il est difficile de critiquer le contenu abyssal de la cartouche qui happe rapidement le joueur dans un puits sans fond tant le joueur aura des tonnes de choses à débloquer avant même de songer à acheter des musiques supplémentaires. A vrai dire, la lassitude pourra même poindre bien avant tant le jeu est fatalement assez répétitif (une fois montés ses 4 héros au rang 99, vous continuerez sans doute avec de nouveaux personnages pour repartir au niveau 1 et continuer votre progression et améliorer votre rang et votre score sur chaque piste… mais pour combien de temps ?). Reste que Theatrhythm Final Fantasy est une drôle de bonne surprise et un jeu de rythme très efficace et particulièrement bien soigné tant sur la forme que sur le contenu. Pourquoi alors vous priver de ce petit plaisir nostalgique si vous avez eu la chance de parcourir quelques-uns des épisodes mythiques de la saga ?

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