Années 80, j'écris ton nom.

Avis sur Vice: Project Doom sur NES

Avatar Florent Grünwort-Vonsteine
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Version NES

Vice: Project Doom emprunte à beaucoup de jeux de la NES, et pas des moindres.
Ce qui m'a de suite sauté aux yeux et aux doigts, c'est la ressemblance à Ninja Gaiden, notamment dans son gameplay à la fois dynamique, nerveux et ultra-plaisant, mais aussi dans cette brillante envie de ponctuer chaque fin de niveau par des cinématiques.
Cinématiques qui - à mon plus grand plaisir- ne manquent d'ailleurs pas de plonger tête la première dans un océan de nanardise, avec au programme : des rebondissements scénaristiques capillotractés, des histoires de manipulations génétiques et des dialogues dignes des productions ciné' Honk-Kongaises des années 80.

Soucieux de vouloir brasser le plus large possible, le jeu rend également visite du côté de Batman (NES) dans la gestion des différents gadgets que ce brave Hart a à disposition pour venir à bout des différents ennemis qui viendront barrer sa route, ainsi qu'à Adventure of Bayou Billy dans ses phases de shoot à la première personne ou encore à 1942 (ou tout autre SHMUP vertical) dans ses phases de tir en voiture.

On pourrait redouter cette envie de sucrer des idées à gauche à droite, et y voir comme un cri de désespoir de développeurs en manque d'inspiration et de talent. Mais pourtant, Vice: Project Doom s'en tire plus que convenablement. Il répond au doigt et à l'oeil et se paye en plus le luxe d'être plutôt chiadé graphiquement (on ressent clairement son statut de jeu de fin de vie de la NES).

Malheureusement, Vice: Project Doom passe tout juste à côté de la copie parfaite, car malgré ses nombreuses qualités, mon expérience s'est trouvé quelque peu plombée par ces phases SHMUP en voiture, qui quand bien même sont loin d'être catastrophiques, m'ont tout même paru creuses. Le jeu se garde cependant le bon goût de ne pas en proposer outre mesure (seulement deux niveaux sur la quinzaine disponibles).
S'ajoute à cela des musiques particulièrement oubliables qui finissent de ternir quelque peu ce bel ouvrage.

Pour conclure, Vice: Project Doom ressemble à mes yeux à une belle lettre d'amour adressée à tous ces jeux qui ont marqué l'ère 8bits, aspect que l'on retrouve jusque dans son titre, sorte de gloubi-boulga des "noms tendances pour un jeu vidéo des années 80".
Certes, ce témoignage d'amour rencontre quelques imperfections, mais il a tout de même réussi à susciter chez moi de bons et beaux souvenirs, tout en offrant suffisamment de personnalité pour s'approprier et faire sien ces différents hommages.

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