Fantastique serait un euphémisme

Avis sur Xenoblade Chronicles sur Wii

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Version Wii

Xenoblade Chronicles. Je ne saurais vous dire combien d'heures j'ai passé sur ce jeu, quoique le décompte se ferait plutôt en jours à vrai dire. Pour résumer mon avis de la manière la plus compacte possible, je pense sincèrement que Xenoblade est une preuve indéniable que le jeu vidéo est un art, au même titre que la musique, ou le cinéma maintenant.

(Attention, je raconte le début de l'histoire, aussi n'ouvrez pas le spoiler si vous tenez à ne rien savoir)

Le jeu se déroule dans un monde constitué d'un océan sans fin, et de deux titans, Bionis et Mékonis, qui se sont battus et sont entrés dans un sommeil profond à la suite de leur combat. La vie est alors apparue sur les deux géants, les Homz sur Bionis (qui nous ressemblent trait pour trait), et les Mékons sur Mékonis, des robots apparemment dotés d'intellect. Nous sommes alors propulsés dans une bataille entre Homz et Mékons, où un combattant Homz nommé Dunban arbore une épée hors du commun : la Monado, seule arme connue permettant d'infliger des dommages au blindage Mékon, mais dont le maniement est extrêmement ardu. Après la victoire des Homz et une courte ellipse temporelle, nous suivons un jeune homme, Shulk, qui parvient à la surprise générale à maîtriser la Monado. Il assiste peu après à l'attaque de sa colonie par des Mékons. Son amie d'enfance, Fiora, se fait tuer par un Mékon doté d'un visage, lequel ordonne ensuite au reste des machines de se retirer. Shulk décide alors de partir pour Mékonis afin de venger Fiora, et sera accompagné de Reyn, son meilleur ami.

Très honnêtement, ce début de scénario n'est pas le plus palpitant au monde. Cependant, j'ai trouvé l'histoire de Xenoblade, couplée à son univers grandiose, tout à fait passionnante. Tout d'abord, je salue les créateurs du jeu pour leur ambition : la carte entière du jeu est gigantesque, il faudrait des heures pour la parcourir de fond en comble. Les graphismes du jeu ne sont certes pas les plus pointus mais la faute revient plus aux capacités de la Wii qu'au jeu, et la beauté des paysages n'en demeure pas moins saisissante. La mer d'Éryth et la montagne Valak m'ont laissé bouche bée lorsque je les ai parcourues. Pour être précis, l'immersion qu'offre ce jeu est à couper le souffle, pour peu qu'on se laisse emporter par l'histoire. J'avais vraiment l'impression de m'aventurer dans ces lieux magnifiques, bien que cela puisse paraître naïf.

L'univers est très bien ficelé, les différentes civilisations rencontrées paraissent avoir existé depuis toujours. On se sent tel un explorateur des Grandes Découvertes devant le Nouveau Monde. Certains reprochent le changement de route radical qui s'opère dans le scénario vers la fin du jeu, néanmoins, c'est probablement l'une des choses que j'ai le plus appréciées dans Xenoblade. La fin du jeu ne m'a pas paru capillotractée, j'ai simplement laissé tous les mystères se dénouer, et le générique m'a déchiré le coeur tant j'aurais voulu que l'aventure dure plus longtemps. Enfin, je ne dévoilerai rien, ce jeu est une expérience à vivre, je le clame haut et fort à qui veut bien l'entendre.

En outre, ce qui frappe quand on joue à Xenoblade, c'est le souci que les créateurs ont apporté aux détails. Le nombre mirobolant de quêtes annexes a de quoi vous occuper pour des mois, l'arbre des relations entre personnages aussi (je dois avouer n'avoir pas eu le courage de le compléter), la quête de reconstruction de la colonie 6 est de même très chronophage si vous avez à coeur de la remplir... Le Bestiaire, l'Encyclopédie fourmillent d'anecdotes sur l'environnement de Xenoblade, ce qui ne fait que renforcer l'immersion.

Concernant le gameplay, il s'agit en fait du premier J-RPG auquel j'ai joué, et j'ai vraiment aimé le principe. Xenoblade n'est pas un jeu au tour par tour : on se bat avec des auto-attaques, qui se déclenchent selon une certaine fréquence, et en utilisant des techniques qu'on active en pressant l'icône correspondante. Mais le plus jouissif est l'utilisation de la Monado. En effet,

la Monado prédit l'avenir, ce qui résulte en des visions aléatoires qui surviennent de temps à autre, dans lesquelles on voit généralement ses camarades ou soi-même se faire tuer, et il faut alors s'acharner à activer les sorts qui permettent de survivre, ce qui n'est pas de tout repos.

Le choix de l'équipement et la personnalisation des armes à l'aide de gemmes qui les améliorent revêt une importance non négligeable afin de pouvoir tenir tête aux monstres les plus coriaces, la difficulté étant par ailleurs assez flexible : on peut choisir de remplir de nombreuses quêtes afin de gagner suffisamment d'expérience pour ne pas trop se fatiguer lors des combats, ou de garder un niveau assez faible, auquel cas certains combats se révèleront des épreuves nécessitant une hardiesse digne d'un Hercule. Il est d'ailleurs amusant de constater que quelques petits niveaux permettent de passer outre (plus ou moins facilement) un monstre qui était tout bonnement impossible à vaincre quelque temps auparavant.

Passons maintenant à la bande-son de Xenoblade. Je ne vais pas vous mentir : elle est sublime. Les doublages japonais sont très satisfaisants, mais les musiques sont vraiment ce qui pousse l'ensemble vers des sommets. Yoko Shimomura, le groupe ACE+ et Manami Kiyota ont produit une oeuvre d'une qualité globalement irréprochable. Je ne puis résister à la tentation de vous proposer quelques pistes que j'affectionne particulièrement (je vous conseille d'ouvrir les liens dans un nouvel onglet sans y aller, les commentaires des vidéos dévoilant l'histoire) :

Je finirai par les quelques petits reproches que j'ai à faire à ce jeu. Primo... Non, malgré ma bonne volonté, je ne trouve rien à dire en fin de compte. Ainsi se conclut ma critique de Xenoblade !

Verdict : classique.

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