Tout d'abord, le jeu est très beau, même en 2026, que ce soit au niveau des personnages, des animations ou des environnements, tout est vraiment très agréable à regarder. On est vraiment sur quelque chose de soigné, sublimé par une bo, qui bien que souvent très simpliste, transmet de manière très efficace les émotions que le jeu porte.
Niveau gameplay, ça passe vraiment très bien. Les mouvements sont fluides, ça répond bien, les mécaniques sont bien pensées et se marient bien entre elles.
Là où le jeu pêche vraiment c'est dans sa structure. C'est supposé être un metroidvania, mais il est extrêmement linéaire tout du long. On débloque tout ce qu'il nous faut pour progresser dans l'histoire simplement en allant là où le jeu nous dit d'aller. Il n'y a pas réellement d'exploration, seulement des passages bloqués vers des améliorations dont on se fiche la plupart du temps, nous obligeant parfois à faire 10 minutes de backtracking simplement pour casser un mur avec notre nouveau pouvoir. Honnêtement, le côté metroidvania du jeu était si peu intéressant que j'aurais préféré que le jeu soit purement une ligne droite, ce qui aurait évité les retours sur nos pas incessants pour passer d'un point de l'histoire à l'autre, rendant le jeu plus fluide et cinématique.
En parlant de cinéma, le jeu s'y essaye pas mal, mais il échoué grossièrement, non pas à cause de son histoire clichée et inintéressante, ni de sa mise en scène qui est franchement bonne pour un jeu vidéo 2d, mais simplement parce que le jeu est beaucoup trop dur pour que ça fonctionne. On a des phases épiques avec des effondrements, un oiseau géant qui nous poursuit et une musique qui monte vraimenten puissance, tout ça pour foirer en boucle la séquence parce qu'elle est simplement bien trop compliquée pour être faite en quelques essais. Au point qu'on finit parfois par rester 20 minutes dans un niveau qui est supposé être épique et faire avancer l'histoire. À la fin, ça devient vraiment indigeste. La musique qu'on aimait au début nous irrite et on a envie d'accélérer les animations qu'on admirait lors de nos premiers essais.
Il y'a certains jeux dont le tout dépasse la somme des partie et qui ont un charme qu'on ne saurait explique sans raisonner de façon systémique, et il y'en a d'autres comme celui-ci pour lesquels c'est le contraire. Lorsqu'on prend chaque élément séparément, on ne peut qu'admirer l'œuvre à laquelle où est confronté, mais quand on prend l'ensemble, c'est moyen tout au plus.