[2018] Albums sortis et écoutés en [2018]

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186 albums

par Clo Clo

Il me reste encore une cinquantaine d'albums de 2017 à écouter mais tout va bien.

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  • Wrong Creatures (2018)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de Black Rebel Motorcycle Club

    BRMC revient avec ses fausses créatures. Le groupe a grandi, s'assagit.
    Exit la rage des débuts, le bruit mélodieux qui ont participé à leur gloire au sommet de la colline avec BRMC, Take Them on ou Baby. Petit à petit, le groupe continue leur chemin dans une discrétion quasi religieuse. Ici en 2018, le groupe a déjà presque 20 ans et propose un 9ème album scolaire, pas vraiment intéressant dans le sens de nouveauté avec d'ailleurs 12 morceaux un peu similaires. Cependant le groupe garde voire améliore le sens de la mélodie où on se surprend à accrocher aux accords des morceaux qui font parfois oublier leur longueurs parfois non justifiées. On sent que le groupe a produit cet album avec soin. En fait, c'est un bon album qui est un mix de toute la discographie des BRMC mais manquant cruellement d'originalité sur le fond, heureusement l'écoute est limpide et étonnamment on ne décroche pas, certains morceaux sont efficaces comme "King of Bones" qui aurait pu paraitre l'air de rien sur le tout 1er album BRMC. Le groupe tient encore la route si bien que leur réserve d'idées semble être bien épuisé avec le temps avec un ensemble passable mais non mémorable. Cela aurait pu être pire.
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    Songs of Praise (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de shame

    Encore un nouveau groupe venant tout droit de l'autre côté de la Manche? Et qui semble avoir écouté The Fall durant 456 heures à la suite?
    Oui.
    Shame propose un album vif et énergique, beaucoup plus mélodieux qu'un Idles. Cousin proche mais non géographiquement d'un Omni ou Protomartyr, Shame réussit à rendre leurs morceaux (quoiqu'un peu classique dans leur forme) fort intéressant et captivant avec une patte imprimée du groupe. D'emblée le triptyque des premiers morceaux Concrete - One Rizla - The Lick est véritablement le point culminant de l'album avec les 3 ambiances qu'on retrouvera au sein du reste de l'album alternant des chansons très intenses et plus souples où les instruments sont mieux mis en avant.
    Cet album est agréable à écouter, on ne s'ennuie pas malgré le paradoxe qu'il est un tant soi peu prévisible dans la composition et l'architecture de l'opus mais il y'a quelque chose qui rend le tout vraiment attachant et unique, surement par la qualité supérieure des morceaux excellemment bien produits.
    Un compagnon muscical fidèle en 2018.
    Shame porte mal leur nom.
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    The House (2018)

    Sortie : . 14 morceaux.

    Album de Porches

    A nouveau un virage de Aaron Maine.
    Après le côté synth-pop limite indie rafraichissant de Pool, The House propose un côté synth vraiment amplifié et parfois excessif avec des vocodeurs à gogo. Passé les 2 premiers titres qui pouvaient bien s'ancrer au sein de l'album précédent, le reste de l'album est à la fois pauvre et lourd. Les morceaux sont similaires et ne présentent pas un grand d'intérêt surtout les 3 titres inutiles de moins d'1 minute faisant office de transitions. L'opus contient beaucoup de morceaux dispensables, fades et peu énergiques en contraste point par point avec l'album précédent. La majorité des morceaux mène vers un chemin sans issue et on se demande parfois si Aaron est autant perdu que nous. Au final, un souvenir peu positif à l'écoute de l'opus avec une impression majeure que Maine nous a fait perdre notre temps. Maine qui écrit d'ailleurs sur les réseaux sociaux "Fuck Pitchfork" (probablement parce qu'il a eu une mauvaise note) et ajoute aussi que ceux qui n'ont pas aimé cet album n'aimeront pas le suivant qui sera comme celui-ci. De fait aurevoir Aaron.
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    Shadow People (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de The Limiñanas

    Le duo ne sait pas se reposer. Il refait surface à peine 1 an et demi après la sortie de leur précédent album. La cover de l'album est un indice de la couleur de l'opus, encore plus sombre que jamais, ornée paradoxalement de légères teintes colorées et innocentes qu'on peine à entrevoir.
    Shadow People est l'album de la collaboration et de l'aboutissement, à peine quelque secondes sont nécessaires pour reconnaitre la présence de la patte de Monsieur Newtombe chez qui le disque a été enregistré. L'album est très bien produit, l'architecture des chansons chantées en français est similaire avec au départ quelques paroles au chant grave Gainsbourgien de Lionel suivi d'une partie purement instrumentale typiquement psyché limite kraut, entêtante et très bien ficelé quoiqu'un peu trop Brian Jonestownien mais très agréable à l'écoute. Les nombreuses collaborations sont une réussite où les guests s'immiscent parfaitement dans l'univers du duo, le mélange au sein de l'album des 2 langues se marie parfaitement et évite l'aliénation des plus totales de par la création d'un clone d'un opus type BJM. Un album totalement abouti, presqu'un sans fautes qui est l'album psyché-garage américain du couple , un nouveau souffle qui sans doute est le point culminant de la consécration du groupe qui offre là son meilleur album. Clairement.
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    Semicircle (2018)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de The Go! Team

    Je n'ai jamais écouté la moindre chanson de ce collectif alors mieux vaut tard que jamais.
    The Go! Team sort Semicircle en janvier, bon timing car cet opus permet de nous apporter une bonne dose de chaleur en ce froid naissant.
    Cet album a en son sein 12 morceaux (10 en enlevant les 2 morceaux instrumentaux) qui font tous offices d'hymnes avec cet aspect "collectif" bien présent via des voix et des choeurs chantant, criant à l'unisson avec joie et bonne humeur comme le montre d'emblée le 1er morceau "Mayday". Les instruments parfois orientés rock ou pop assurent aussi derrière rythmant énergiquement chaque morceaux déjà gorgés d'une vitalité sans nom rien qu'avec les vocaux. Les 10 chansons ont une structure assez similaire, mais on passe du bon temps car le tout forme un condensé sincère, vif sortant du coeur et arrive à échapper à la monotonie qui sur le papier semblait inévitable suite à un léger excès homogénéité des morceaux. En somme un bon album, un collectif soudé (quel pléonasme) qui distille des ondes positives et on y prend son pied à l'écoute de cet opus rempli de bonnes idées et d'originalité.
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    Marble Skies (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Django Django

    Django Django revient pour le fameux cap du 3ème album. Marble Skies marque un virage assumé vers une pop rétro avec des touches d'électro. Exit l'aspect linéaire chillwave paradisiaque du 1er album, ici tout est désormais plus rythmé, plus vif comme le montre d'emblée le 1er morceau (mauvais) "Marble Skies" qui fort heureusement n'est pas représentatif de l'opus. Ce renouvellement n'est pas non plus si radical, le substrat essentiel du quator est toujours sous-jacent voire clairement présent notamment sur le dernier morceau "Fountains" où règne à nouveau une ambiance plus "dream pop" via moins de bidouillages et un tempo plus lent.
    L'opus comporte des morceaux assez hétérogènes d'un point de vue qualitatif : il y'en a de très mauvais comme l'ouverture de l'album assez fourre-tout, précipité et complètement dépersonnalisé, des morceaux insignifiants et peu mémorables tels que "Surface" ou "Beam me up" où il est difficile de voir la trame de ces morceaux un peu trop discos et tape à l'oeil ; et des bons morceaux comme "Fountains" , "Sundials" ou "Champagne" renouant avec le passé , plus humbles et moins agressifs. Le problème étant que ces bons morceaux ne sont pas complètement aboutis, il y manque une touche plus personnelle, le tout faisant qu'il subsiste une sensation d'insatiété globale au sein de l'œuvre. C'est un peu la critique de cet opus, les bons morceaux sont masqués par les plus mauvais too-much avec des synthès surdosés et plus généralement le groupe semble devenir quelconque avec des morceaux globalement corrects mais assez superficiels limite insipides, non poussés dans leur retranchements.
  • Freedom’s Goblin (2018)

    Sortie : . 19 morceaux.

    Album de Ty Segall

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    Ruins (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de First Aid Kit

    Un album assez scolaire et propre proposant de la bonne folk jouxtant parfois la country ("Postcard") mais le tout souffre vraiment d'un manque cruel d'originalité permettant de singulariser cet opus parmi tant d'autres. Par ailleurs, les morceaux deviennent rapidement redondants car s'avèrent être trop homogènes et les oreilles s'essoufflent précocement. Un album sympa à écouter, les voix des soeurs sont agréables ainsi que les mélodies mais le fait que toute la démarche semble être écrite d'avance autrement dit le réel manque de surprise fait défaut à cet oeuvre malheureusement excessivement prévisible et peu singulier qui se calque trop vers des terrains connus. Les soeurs restent dans une zone assez confortable pour elles où toute prise de risque semble proscrite avec une production lisse voire simpliste.
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    Criminal (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de The Soft Moon

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    Little Dark Age (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de MGMT

    Little Dark Age. Un album qui divise le Moi. J'ai envie de l'aimer, une partie de mon être sous-jacent bien caché l'apprécie, oui.
    Comment ne pas résister à la merveilleuse chanson ovni de l'opus "When you're small" , un tempo lent, une voix profonde, une ambiance mélancolique? Le reste de l'opus notamment "When you die" ou "TSLAMP" en vaut également la chandelle avec des sonorités parfois un peu asiatique, des synthés avec parcimonie adoucis, une légèreté dans les vocaux, l'atmosphère globale paisible et dansante, bref tous les ingrédients qui constituent une bonne musique. Et c'est là où il y'a un paradoxe car objectivement MGMT propose ici un très bon album mais je n'arrive pas à lui donner la valeur qu'il mérite pour une raison inconnue, peut-être est-ce le fait qu'écouter l'album en un bloc finit par rendre le tout assez redondant, la formule étant à peu près la même pour chaque morceau? En effet l'écoute individuelle des morceaux de façon un peu hasardeuse les rendent beaucoup plus intéressants, chaque qualité étant bien rehaussée car n'étant pas noyés par ses voisins.
    En fait j'aime les morceaux mais l'album un peu moins. Ambivalence quand tu nous tiens.
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    Room Inside the World (2018)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Ought

    Ought sort son 3ème album après une escapade en solo de Tim Darcy.
    Cet opus est de prime abord difficile à appréhender de par le nouveau chant assez particulier à la limite de l'exagération de Tim associé à des mélodies assez complexes où pas mal de bonnes idées sont juxtaposées et une trame finale compliquée à définir. Le tout semblait être trop dense. En fin de compte, au fur et à mesure des morceaux le tout s'avère être très cohérent sur tous les plans, une réelle atmosphère à la fois mystérieuse et nocturne attire l'auditeur d'une belle force où on se surprend à répéter les chansons afin de décortiquer leur riche essence. Le chant de Tim est tout compte fait en symbiose avec le corps musical pour n'en former qu'un. En somme un très bon album qui ne cesse de se dévoiler au fil des écoutes où cette première est vraiment trompeuse. Certes moins énergique et direct par rapport aux précédents opus mais au profit d'un aspect mélodique bien recherché, de riches idées exploitées et d'un pas plus franc vers la perfection. Ought a pris le risque de ne pas rester dans son espace de prédilection, le renouvellement a finalement eu lieu, la surprise est de mise et le tout est très satisfaisant.
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    Vox Low (2018)

    Sortie : . Coldwave et post-punk. 9 morceaux.

    Album de Vox Low

    Vox Low, un nom m'étant tout à fin inconnu aux bataillons mais les avis unanimes louant cet album ont su attiser ma curiosité.
    La pochette de l'album semblait indiquer le ton assez glacial et sombre des morceaux. Et effectivement les suppositions se sont confirmées assez rapidement dès les 1ères notes de l'opus.
    Vox Low contient 9 morceaux à la croisée d'un Soft Moon, de The KVB ou d'un Joy Division bref un mélange savamment bien distillé de coldwave, de post-punk, d'électro-punk, du kraut. Les morceaux sont entrainants, répétitifs dans la variation et surtout sans longueurs inutiles, sans remplissage superflu. Les chansons libèrent une note de légèreté et de minimalisme contrebalançant l'obscurité intrinsèque de l'opus global empêchant dès lors toute lourdeur excessive pouvant rendre pénible l'écoute de l'album. Ici tout est bien orchestré, les vocaux font corps à la musique, la section rythmique présente sans non plus être envahissante annihile toute torpeur possible et maintien l'éveil du début à la fin. Et ce qui est d'autant plus remarquable est le quasi-sans faute où aucun morceau n'est faible.
    Vox Low est un excellent 1er album, le groupe est doué et n'a rien à envier à ses aînés les inspirants. Les critiques ont raison, allez l'écouter de suite les yeux fermés en appuyant sur replay s'il vous plaît.
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    Always Ascending (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Franz Ferdinand

    Rien de nouveau sous le soleil pour Franz Ferdinand qui ne semble plus rien à transmettre mais persiste encore à concevoir des opus. Always Ascending est dansant, il y'a parfois de bons moments, on tente d'écouter d'une oreille attentive mais difficile d'y parvenir quand tout est si prévisible. C'est en somme le genre d'album à écouter une fois puis on l'oublie assez vite. Pas mauvais, pas super non plus. Tantôt insipide, tantôt des éclairs d'inspiration. Franz Ferdinand surfe en terrain connu à travers cette dance-pop joviale idéale lors des soirées mais assez plate.
  • Quit the Curse (2018)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Anna Burch

    Anna Burch, cette chanteuse venant de Detroit, publie son tout premier album d'un genre indie-folk assez énergique faisant penser à celui de son homonyme Molly Burch paru l'an dernier. Le meilleur de l'opus arrive assez précocement dès le 3ème morceau "Asking 4 a Friend" (à l'ambiance plus énervée que les autres titres) où les guitares commencent à se révéler davantage tout comme la voix d'Anna qui ne se cache plus. L'opus contient également de belles balades comme l'ouverture, une douce façade assez intimiste avant la révélation plus osée répandue au fur et à mesure des chansons suivantes. Globalement c'est un bon premier album quoiqu'assez classique du genre mais très prometteur compte tenu de l'excellente maîtrise d'Anna à la la fois sur le plan vocal et instrumental.
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    Con todo el mundo (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Khruangbin

    Con Todo El Mundo est un album qui respire ce que l'on appelle de nos jours "l'esprit chill" via 10 morceaux aux influences diverses à la fois latines, Orientale et j'en passe, ornées parfois de quelques vocaux orientées hip-hop comme sur "Shades of Man". On se laisse facilement emporter par cette douce vague paisible et estivale du début à la fin sans s'ennuyer malgré une formule pouvant paraitre limitée sur le papier. Le groupe use de moyens très simples se limitant à 3 instruments pour offrir un excellent résultat final doté d'une légèreté et d'une fraicheur notables tout le long sans une once d'essoufflement ou de lassitude. Le roi du chill Mac Demarco n'a qu'à bien se tenir.
  • Snares Like a Haircut (2018)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de No Age

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    All Nerve (2018)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de The Breeders

    10 ans plus tard, les Breeders reviennent bien énervés. Quelle coïncidence, c'est le titre de leur nouvel opus à la cover mêlant du noir et du rouge à l'image de leur humeur du moment. Les morceaux sont globalement courts (voire trop) et très énergiques à part une exception qu'est "Walking with a killer", une temporaire accalmie faisant office de sombre balade où les Breeders maitrisent avec brio plusieurs versants dans leur jeu instrumental et aussi vocal avec un chant apaisé de Kim Deal comme aux premières heures.
    La première partie de l'album parait de prime abord assez décevante de par la brièveté des morceaux associée à une sensation d'inachevé à travers des chansons assez basiques bien trop énergiques libérant l'intégralité d'une rage en si peu de temps au point où on ne sait plus ce qu'on vient d'entendre. Les 2 morceaux centraux "Walking with a triller" et "Spacewoman" démontrent un tout autre style à la fois plus calme et inquiétante via une basse ronde et menaçante, pour laisser place à la seconde partie de l'album mieux ficelée avec des chansons moins explosives et une rage plus modérée avec un tempo moins rapide, le tout sonne plus riche musicalement comme par exemple les bons morceaux "Archangel" ou "Skinhead". Au final, le retour des Breeders est évidemment réussi en proposant un opus intéressant et ne tombant pas dans un certain cliché avec des gimmicks à gogo, ici il y'a une présence d'une simplicité dans la complexité avec un ensemble rythmé et captivant.
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    Time & Space (2018)

    Sortie : . Hardcore et punk. 13 morceaux.

    Album de Turnstile

    Je n'avais jamais entendu parler de ce jeune groupe avant la publication de ce 2nd LP alors j'espérais avoir à faire à une excellente surprise.
    Et finalement non.
    L'opus contient une rage démesurée, un album de tout ce qu'il n'y a de plus punk dans la forme mais se révélant rapidement être de mauvaise qualité. La voix du chanteur est anormalmement et excessivement haut perchée que ça frôle l'inécoutable, peut-être est-ce le vrai point noir de l'opus et pour preuve le morceau "Moon", chanson où le lead vocal n'est pas le chanteur principal est la meilleure de l'album. Ce dernier est assez violent et brutal sans tentative d'arrondir les angles et malgré la brièveté intrinsèque des morceaux avec un opus ne durant que 25 minutes, le temps a néanmoins paru long avec l'impression peut-être à tort de certaines longueurs par moment, sans avoir eu la tentation de réécouter certains morceaux qui n'ont pour la plupart pas été du tout accrocheur de prime abord. Le tout est trop classique, trop punk sans originalité. Mes oreilles fragiles n'ont pas supporté ces décibels haut placés.
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    The Size Of The Night (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Peter Kernel

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    Now Only (2018)

    Sortie : . 6 morceaux.

    Album de Mount Eerie

    Sometimes people get killed before finishing things they were going to do.
    Difficile d'y mettre des mots adéquats à cette oeuvre qui pénètre au plus profond de l'être.
    Encore plus beau que ACLAM.
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    Danse dans les ailleurs (2018)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Barbagallo

    Julien Barbagallo is everywhere. Quand Tame Impala et Aquaserge sont de repos, il profite pour sortir un album solo "Danse dans les ailleurs" avec un chant intégralement en français. L'opus se révèle être rapidement quasi-quelconque, il y'a majoritairement des influences pop rafraîchissante à la Currents mais le rythme un peu lent lui fait défaut ce qui accroit le déficit d'attention. Les paroles sont un peu superficielles et la musique d'ensemble un peu creuse et plate avec quelques gimmicks délétères. On s'ennuie grandement durant l'écoute de l'opus aux 9 morceaux trop similaires.
  • What a Time to Be Alive (2018)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Superchunk

    Soit mes oreilles sont en déclin précipité et j'ai loupé quelque chose, soit effectivement cet opus est d'une nullité absolue.
    Je ne connais pas grand chose de Superchunk mis à part que c'est un groupe de longue date catégorisé dans le genre fourre-tout "indie rock". Soyons clairs, cet album regroupe tous les ingrédients réunis pour former un résultat à la limite de la catastrophe nucléaire : à savoir, des gimmicks à gogo, des vocaux criants sans émotions, des chansons sans buts abusivement mainstreamisées autant que faire se peut, un rythme énergique et rapide qui n'empêche pas la torpeur de l'auditeur par manque de fond, d'originalité et même de forme. Seuls 3 chansons peuvent se démarquer à savoir les 3 avants-dernières où il y'a une tentative d'accroche possible, de compréhension et d'adhésion à ces sonorités. Sinon, malheureusement encore une fois l'album est médiocre, dommage car il y'a dans les abysses un potentiel non exploité, les chansons ont la capacité de se dessiner avec les instrumentaux pouvant émerger de l'inondation mais coulent rapidement et prennent une direction à l'encontre du bien qu'elle pouvait se destiner. Si c'était un 1er album d'un groupe juvénile quelconque, cela serait excusable mais un groupe de la sorte avec une carrière aussi fournie, non.
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    There’s a Riot Going On (2018)

    Sortie : . 15 morceaux.

    Album de Yo La Tengo

    Bon il est évident que ce n'est plus utile de présenter en 2018 le groupe inimitable qu'est ce trio de Yo La Tengo. Fade, 5 ans plus tôt marquait un petit tournant de par le changement du producteur historique depuis Painful alias Roger Moutenot remplacé par le fameux Mister John Mcentire. Il en est presque de même pour cet opus enregistré dans le studio Soma de John qui a réalisé le mixage final mais l'amont étant intégralement fait par le groupe dont même le bassiste James qui a composé des chansons.
    "There's a riot going on", titre provocateur, et même trompeur croyant alors avoir affaire à un album brut mais que nenni Yo La Tengo poursuit dans sa direction explorée depuis quelques temps à savoir créer des musiques les plus pacifiques possibles n'hésitant même plus à marcher sur les pieds de l'ambient.
    There's a riot going on est un album dense sur le papier dépassant l'heure mais la fluidité, la légèreté et la pureté de l'opus entravent amplement ce potentiel obstacle. Il y'a des chansons abouties et pouvant faire aussitôt parties des plus grands titres de YLT tels que 'She may she might" ou "Ashes" ce dernier chanté paisiblement par Georgia. Le groupe libère une telle cohésion avec toujours une connivence davantage accrue avec l'auditeur sans l'ennuyer, le trio ayant toujours des milliers de tours et d'idées dans leur bagage bien rempli. Comme la perfection est rarement atteinte en toute chose, il arrive, rarement comme toujours, à YLT de fauter, oui. En effet, certains morceaux purement ambient ont l'air de mener droit vers une ruelle sans issue, faisant limite offices de remplissage à l'opus comme par exemple les 2 consécutifs "Dream dream away" et "Shortwave". YLT propose ici un album très dreamy sur tous les points, pas une once de rage ou d'irritation ne ressortent et le tout forme un ensemble varié dans l'homogénéité intrinsèque de l'opus qui s'insère clairement parmi les meilleurs de la discographie de YLT qui par ailleurs comprend ....... quasiment tous leurs albums. YLT ne vieillit pas et frôle toujours la perfection en proposant un album aux allures si simples mais parvenant toujours à nous fasciner et captiver.
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    Francis Trouble (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Hammond, Albert, Jr.

    Écoute assez hardeuse ne m'étant jamais spécialement intéressée au travail solo de Albert Hammond Jr. Finalement un opus assez classique, sympathique mais prévisible faisant songer aux premiers albums des Strokes sur pas mal d'aspects à la fois les vocaux à la Casablancas, les riffs,... tant mieux pour les nostalgiques de ce revival 2000'. Outre ces éléments, un manque d'originalité et de personnalité notable rendant parfois les morceaux assez fades. Pour ceux qui sont déçus des Strokes post-2005, Francis Trouble les satisferont.
  • The Messthetics (2018)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de The Messthetics

    The Messthetics est composé de la moitié de Fugazi à savoir Joe Lally et Brendan Canty associé au guitariste Anthon Pirog. Affiche prometteuse quand on sait la connivence de ces 2 gars-là rien qu'à leur jeu d'instruments et bien entendu leur talents incontestables (les titres #Joe1 et #Brendan sur l'album Repeater est une goutte d'eau d'exemple au sein de l'océan.). 1er opus portant sobrement le nom du groupe qui allie à la fois rage, crainte et accalmie, un condensé de tous les albums de Fugazi niveau ambiance.
    Dès le 1er morceau "Mythomania", le plaisir est là d'entendre à nouveau la basse caractéristique de Joe étant la pierre angulaire du morceau à l'allure inquiétante intriquée à une rage très contenue. Le morceau suivant "Serpent Tongue" est le titre de la libération d'énergie, l'occasion pour Anthon de mettre à nu tout ce qu'il peut faire avec une simple guitare électrique prenant le monopole du morceau, éclipsant un peu les autres instruments. L'opus surfe ainsi où chaque morceau met en lumière soit Joe soit Anthon soit Brendan avec alors des atmosphères différents associés sauf sur l'excellent (et le meilleur morceau) "Crowds and Power" où l'agitation est maximale et chacun excelle dans son jeu rendant un tout uniforme et bien ficelé. En soi l'album n'est pas mauvais, peut-être n'est-il pas adapté à un format purement instrumental (bien que les compositions soient très bien) car parfois on imagine ce que cela aurait donné si on mettait la voix de Guy ou de Ian et on se dit intérieurement que le résultat serait d'autant plus intéressant. L'opus est par ailleurs un peu trop court et certains morceaux (ceux durant 30 secondes) sont évidemment dispensables. Au final, "mouais", les attentes étaient surement trop fortes et l'exigence était de mise face à un opus intemporel au final réussi mais pas à un niveau stratosphérique comme cela aurait très bien pu être.
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    Superorganism (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Superorganism

    En 2017, on entendait beaucoup parler, ici et là de ce jeune collectif à priori fort prometteur "Superorganism". En 2018, il sort son 1er vrai album portant son nom. Cet opus respire la jeunesse, l'innocence et la fraîcheur. Déjà d'un point de vue de la forme, l'aspect "collectif" à la Go-Team se ressent grandement avec entre autres quelques chœurs ne laissant place à aucun moment de répit, l'enthousiasme de ces individus est un flux libéré en continu. Au niveau musical, pas mal de genres sont explorés/mélangés formant un résultat plutôt satisfaisant en passant par de l'électro, du hip-hop, du funk même, il y'a de très bonnes idées exploitées et originales. Cependant, malgré cette variation y subsiste une certaine répétition ou lassitude précoce. En effet passés les 2-3 premiers morceaux et l'effet "surprise", le reste s'avère un peu semblable avec cette fâcheuse impression que le bouton "repeat" a été enclenché sans possibilité de le désactiver ralentissant le temps où les 33 Minutes passent plus longtemps que prévu. Les limites musicales de l'opus s'imposent vite tant bien que mal masquées par cet aspect de sincérité juvénile auquel le groupe fait part. Leur énergie positive notable est presque communicative ou du moins il faut être dans le même état d'esprit que la musique durant l'écoute pour en profiter davantage afin de ne pas être agacée par cet engouement parfois trop présent et pesant. Globalement c'est un bon début d'album rafraîchissant mais qui montre rapidement ses limites car trop répétitif. À voir à ce que cela donne vraiment sur le long-terme après plusieurs mois.
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    Clean (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Soccer Mommy

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    Freedom (2018)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Amen Dunes

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    Olden Yolk (2018)

    Sortie : . 10 morceaux.

    Album de Olden Yolk

    Olden Yolk est initialement un duo composé de Shane Butler et Caity Shaffer qui joue également dans Molly Burch. Ensemble, ils composent un album produit par Jarvis de Woods sur le label Trouble In Mind accueillant entre autres le feu Ultimate Painting. Via tous ces indices, pas de surprises possibles étant donné qu'il semble aisé de prédire quel type d'opus Olden Yolk nous a concocté. Et effectivement, ce duo propose un album bien propre et pensé, un pendant version mixte d'Ultimate Paiting à travers une dream-pop/folk éthéré et rêveur. Les 2 protagonistes sont en symbiose et se complètent parfaitement, les différentes chansons alternant les lead vocaux mais les choeurs de l'autre membre résonnent au bout du couloir, toujours unis. L'opus n'est étonnamment pas mou et mélancolique pour ce type de musique, il y'a une réelle énergie et dynamique qui se dégagent comme les excellents morceaux "Cut to the Quick" ou "Common Ground" où la batterie, les vocaux qui ne se cachent point apportent de la vivacité. Le tout rend l'album très intéressant et captivant avec un pari réussi pour éviter de se camoufler dans cette masse de groupe s'aventurant dans ce même style musical, Olden Yolk parvient à s'y distinguer de par leur entrain.
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    Vessel (2018)

    Sortie : . 18 morceaux.

    Album de Frankie Cosmos

    Greta Kline et son groupe reviennent 2 ans après The Next Thing pour partager Vessel. En 2 ans, il s'en est passé des choses pour Greta notamment son break-up avec Aaron Maine de Porches, sa signature chez le label Sub Pop ou encore plus récemment le départ du bassiste David Maine (qui a participé à l'opus). Tandis que The Next Thing s'apparentait plutôt à un rêve innocent dans un monde idéal avec une pureté et une douceur imposantes, Vessel marque le retour parfois difficile à une réalité inévitable, étape parfois indispensable à la maturation d'une personne. Vessel a une forme similaire à The Next Thing à savoir toujours autant de chansons courtes quoiqu'ici elles sont plus longues sans frustration car il n'y a pas du tout de sensation de fin avortée dans les différentes chansons, d'ailleurs le premier titre doux comme un bonbon au caramel "Caramelize" atteint plus de 3 minutes. Greta n'hésite plus à rompre avec cette candeur caractéristique notamment sur "Being alive" au rythme très rapide avec des guitares qui se déchaineraient presque. Greta propose néanmoins toujours de douces chansons excellentes comme "Jesse" qui ne nous dépayse point. Globalement Vessel est un opus beaucoup plus riche musicalement que The Next Thing, même mieux abouti mêlant des chansons davantage plus pop, énergique et terre-à-terre tout en restant fidèle à l'essence propre du groupe. Frankie Cosmos grandit, ses oeuvres aussi.