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2019 - Des images en série ...

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7 séries

par SmileShaw

Reste à savoir si ça sera de la qualité.
Inch'allah.

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  • Bande-annonce

    La Trêve (2016)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, policier et drame.

    Série de Stéphane Bergmans, Benjamin d'Aoust et Matthieu Donck avec Yoann Blanc, Guillaume Kerbusch, Anne Coesens

    Saison 2

    La trêve est une série étrange : hormis le fait que ce soit une production belge pas dégueu (ce qui est en soi, déjà, un acte notable), les saisons se suivent et semblent se ressembler.
    Et pourtant ça fonctionne.
    Et pourtant, on attend la prochaine.

    La trame est relativement jumelle à la saison initiale, on attendra le dernier épisode pour découvrir le fin mot de l’histoire, à chaque épisode son suspect, sitôt pointé du doigt, sitôt mis de côté.
    Ça ressemble à beaucoup de choses déjà produites, ça manque parfois de crédibilité, mais il y a quelque chose de surprenant et d’addictif dans la Trêve : un mélange de drame et d’humour noir, flirtant avec les frères Coën, des têtes « authentiques » et l’inspecteur certainement le moins charismatique de l’histoire de la télé, mais touchant et très attachant.

    Et si certaines choses peuvent agacer et nous faire ruminer et marmonner un « c’est du déjà-vu, ils se foutent de notre gueule », on ne va pas se mentir : on a tous envie de savoir qui a assassiné la baronne Dutilleuil.
    Vivement la saison 3 et le retour de Yoan Peters.

    A noter que le générique, qui tend toujours graphiquement vers True Detective, fait de nouveau appel au groupe Balthazar.
    Après le très bon The man who owns the place sur la saison 1 https://www.youtube.com/watch?v=4dFADkUD-Ao,
    Merci Balthazar, cette fois, pour son True love :
    https://www.youtube.com/watch?v=khcL7h5i7do
  • Bande-annonce

    Patrick Melrose (2018)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et drame.

    Série de David Nicholls avec Benedict Cumberbatch, Hugo Weaving, Jennifer Jason Leigh

    Quel genre d’homme peut-on devenir lorsqu’on est fils d’un père abusif, colérique et distant (pas tout le temps, notez), d’une mère démissionnaire, élevé au coeur de la bourgeoisie anglaise, entourés de personnes plus hypocrites les unes que les autres, superficielles et profondément intéressées, pour la grande majorité d’entre eux ?

    Patrick Melrose est une des réponses possibles.
    Le sarcasme, la froideur, l’ironie comme armes de défense. En plus de toutes les drogues possibles et imaginables, accompagnées des meilleurs alcools du monde, le tout tentant de faire taire les voix qui le submergent et le poussent au suicide.

    Cette mini-série est une étude profonde d’une famille totalement dysfonctionnelle, obnubilée par l’argent pour certains, par l’autorité et le pouvoir pour d’autres, mais dominée par un patriarche effrayant, devant lequel tous s’inclinent, par peur ou admiration.
    Que cachent les apparences, la façade, l’image publique ? Pour Patrick, rien de glorieux.

    L’histoire narrative commence à la mort de David Melrose, cet être tyrannique et détestable mais les faits remontent à bien avant, abordés par des flash-back assez désordonnés, l’un des sels de cette série Showtime.
    Il ne faudra pas se fier au premier épisode, un peu loufoque. L’histoire de Patrick Melrose est compliquée et sordide.
    Comment, de ce fait, ne pas accepter l’idée que Patrick est irritant, méprisant, hautain, sarcastique jusqu’au bout des ongles.
    Car une fois que le vernis craque et que les pièces du puzzle, l’émotion et la compréhension nous gagnent. Patrick est humain, un survivant qui fait ce qu’il peut, en lutte perpétuelles avec ses démons et tentant de ne surtout pas commettre avec ses enfants les mêmes erreurs que son paternel, sans pour autant y parvenir à chaque fois.
    Faire avec le poids du passé qui nous écrase et duquel on ne peut se défaire.

    Le choix de Cumberbatch dans ce rôle est une évidence. Dans un premier temps miroir de Sherlock (le temps d’un épisode pilote), il s’en détache rapidement pour ne faire qu’un avec un personnage qu’il habite totalement.
    Hugo Weaver est détestable à souhait. Le casting complet est au diapason.

    Patrick Melrose est une formidable surprise de l’année 2018 que je vous recommande plus que chaudement.

    « La vie n’est que l’historique de ce qui nous tient à cœur. Le reste n’est qu’un emballage. »
  • Bande-annonce

    A Very English Scandal (2018)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série, policier et drame.

    Série de Russell T. Davies avec Hugh Grant, Ben Whishaw, David Bamber

    Mini-série de trois épisodes, A very english scandal est réjouissante.
    Typiquement britannique, avec cet humour spécifique toujours présent, elle évoque l’histoire vraie de Jérémy Thorpe, importante figure politique dans les années 60 qui s’est épris de Norman Scott, jeune homme paumé mais séduisant (Ben Whishaw, s’il te plait), à qui a été promis une carte d’assurance lui permettant de travailler. Après rupture, la situation s’envenime, jusqu’à incitation au meurtre de l’ex-amant gênant.

    Le Royaume-Uni des 60’s est parfaitement rendu, dans son esthétisme, sa mode mais aussi sa mentalité. Il faut sauver les apparences, encore plus dans le monde des politicards, d’où rien ne doit dépasser. Les dialogues sont savoureux, l’histoire en elle-même est intéressante et se suit avec grand plaisir. Les ellipses et les sauts dans le temps permettent de ne pas alourdir le propos et apportent fluidité et dynamisme à l’ensemble.

    Quant au casting : Hugh Grant est époustouflant. Je sais, tu es ébaubi. Tu t’attendais à ce que je saute sur le sujet Ben Wishaw … ne bouge pas, j’arrive (je m’en voudrais de te décevoir).

    Hugh Grant donc. Fini les playboy insipides, héros de comrom répétitives et lassantes. Jérémy Thorpe est LE rôle. Et il est épatant. A la fois détestable et suscitant l’empathie. L’âge lui va bien. Les rides qui vont avec lui apportent de la profondeur. C’est une prestation remarquable qu’il livre, prestation qui malheureusement ne sera pas vue par le plus grand nombre. Dommage.
    Un mot donc sur Ben également, mais c’est bien pour te faire plaisir … C’est Ben. The Queer, alliant suffisance, prétention et émotion. Et Ben qui pleure, je ne peux pas le supporter. C’est là aussi un rôle intéressant et merveilleusement interprété, tu t’en serais douté. Car Norman Scott est, tout comme Thorpe, à la fois méprisable et touchant. Ben y apporte toute la douceur nécessaire. Par un geste, un regard, il est hautain, sûr de lui, ou ravagé par le doute et la douleur.
    Je ne cesserai jamais de clamer mon amour pour Monsieur Ben Whishaw, car tu passes encore à côté d’un joyau et j’en ai de la peine pour toi.

    Au final, bien plus qu’un règlement de compte et une histoire de tribunal, A very english scandal est une histoire d’amour, sincère, qui a mal tourné et dont les deux protagonistes ont voulu sortir « vainqueur », par fierté.
    Mais peut-il y avoir vainqueur dans ces cas-là …

    A very english scandal, un vrai bon moment de « telly »
    Classée 2e meilleure série de l’année 201
  • Engrenages (2005)

    50 min. Première diffusion : . 5 saisons. Drame et action.

    Série de Guy-Patrick Sainderichin et Alexandra Clert avec Caroline Proust, Thierry Godard, Fred Bianconi

    Saison 7

    Saison après saison, Engrenages réussit l'exploit de se maintenir au même niveau.
    Un très bon niveau.
    La saison 7 fait la part belle à l'humain, à ces flics à bout, à la difficulté de cotoyer vie privée et vie professionnelle. Lassitude, voire burn-out peuvent être le lot des plus aguerris. En face, la fougue et la niaque des arrivants.
    Au coeur, une enquête encore une fois prenante.
    Bravo, Engrenages.
    Bravo, Canal.
    Et vivement la saison 8.
  • Bande-annonce

    Derek (2012)

    25 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie et drame.

    Série de Ricky Gervais avec Ricky Gervais, Kerry Godliman, David Earl

    Note inchangée : 11/10

    Avec le pitch et le personnage principal les moins glamour de l'histoire de la télé, Ricky Gervais offre la série la plus belle, douce, touchante et positive qui puisse être.
    Fucking Genius.
  • Bande-annonce

    Kidding (2018)

    30 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie et drame.

    Série de Dave Holstein avec Jim Carrey, Catherine Keener, Frank Langella

    Saison 1

    J’étais partie pour dire du bien de cette série, avant même de l’avoir regardée.
    Non que la malhonnêteté intellectuelle soit monnaie courante chez moi, vous le savez bien. Mais Jim Carrey – Michel Gondry à nouveau réunis, 14 ans après Eternal Sunshine, j’allais être positive et enthousiaste.
    Quand bien même cette première saison ne mériterait pas son lot de louanges et de chaudes recommandations.
    Je leur devais bien ça.

    Mais Kidding n’a pas besoin que je m’abaisse à de viles mensonges, à une propagande mensongère digne d’un BHL sur son (faux) reportage sous les tirs de Sarajevo.
    Kidding mérite d’être vue. Mieux. Kidding doit être vue.
    Merci de faire l’impasse sur les critiques négatives, pointant la « mièvrerie » du programme.
    C’est une grande amoureuse de Derek devant l’Eternel qui vous le dit. Kidding n’est pas mièvre. Elle est positive, malgré la gravité du sujet.
    Un homme, deuxième figure paternelle d’une multitude de gamins, par le biais d’une émission télé, fait le deuil de son fils mort dans un accident de la route. Tentant depuis une année, de faire face (ou de faire semblant), il est arrivé à une période charnière où le vernis craque et où il va devoir affronter la réalité de plein fouet.

    On rit. Parfois. On sourit. Plus souvent. On est surtout entraîné dans l’univers particulier de Gondry, empreint de poésie. Un homme craque mais de manière originale et esthétique.
    Quand, de plus, cet homme revêt la peau de l’unique Jim Carrey, il n’a plus rien à voir avec ce qui peut déjà avoir été fait. Carrey, l’unique, ce clown attendrissant, drôle et touchant à la fois, offre une prestation de haute volée.
    Me désespérant de ne plus le voir que par épisodes guère réjouissants au cinéma, trouve un rôle à sa totale mesure.

    S’il est mièvre d’offrir le portrait d’un homme brisé qui tente, malgré sa douleur et sa difficulté soudaine de devoir l’affronter et la surmonter, tente de rester bon, altruiste et humain, alors oui, cette série est mièvre.
    A mon sens, Kidding est une leçon de vie.
    Mon côté cynique peut parfois baisser les armes et se laisser aller à la bonté et la tendresse.
    Et avec Jim Carrey, ça marche toujours.
  • Deutschland 86 (2018)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Thriller et drame.

    Série de Anna Winger et Joerg Winger avec Jonas Nay, Maria Schrader, Sylvester Groth

    3 ans après, Martin, le soldat est allemand, devenu espion malgré lui, et sa tante Lenora sont de retour.
    Entre l'Afrique du Sud, l'Angola, la Libye, Paris et bien sûr Berlin, Deutschland 86 poursuit son exploration de la géopolitique, complexe et passionnante à la fois. L'Est et l'Ouest pose leurs pions en Afrique et au Moyen Orient, donc.

    Entre mensonges, désinformations, trahisons, coups bas et espoirs, chaque camp utilisant l'actualité brulante (entre Sida et Tchernobyl) pour arriver à leurs fins, cette série allemande, très grande réussite, est une des meilleures surprises de ces dernières années

    Malheureusement et injustement méconnue, mais en même temps, comment rivaliser avec Game of Thrones ...