2019 : LapinouBleu le nez dans la poussière

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50 livres

par LapinouBleu

"Olala ! Elle alimente les préjugés sur les livres qui sont tous poussiéreux."
Les livres lus en 2019.
En couverture : mon coup de cœur, Le Parfum. Forcée de mettre l'affiche du film comme le système de mise en image des listes est devenu nul sur SC.

En cours : Si le grain ne meurt.

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  • L'Interprétation des rêves (1900)

    Sortie : 1900. Essai.

    Livre de Sigmund Freud

    JANVIER (3 livres, préférence pour Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient) :

    Terminé le 7 Janvier.

    L'interprétation des Rêves de notre cher et tendre Sigmund est bien réputé pour ses résultats menant majoritairement au phallus ou à la "cavité maternelle", laissant derrière lui des préjugés concernant les psychologues et leur éternelle obsession pour la sexualité. Qu'importe ? C'est la tête haute que nous avançons, fiers d'être ce que nous sommes. Et c'est aussi la tête haute que je vais défendre Freud, notre père à tous, psychanalyste avant la psychanalyse.

    Pour commencer, je dois dire que l'importance historique de cet essai mérite sa place auprès des grands événements et, que même si l'esprit de Freud avait ses limites c'est grâce à ce bouquin là précisément qu'on a compris l'existence de l'Inconscient. Ouf il était temps, après tout, l’invention de l'écriture ne remontait qu'à 5 200 ans à l'époque ! (La naissance de l'écriture est la première preuve de notre Conscience, au passage).

    Mais, bref, dans cet essai Freud reste fidèle à lui-même, c'est-à-dire imbu de sa personne, légèrement obsédé par la sexualité et parfois redondant mais les avancés présentes dans ce livre ne sont vraiment pas à négliger. Et, de nombreux passages sont intéressants. Et puis au moins on y découvre ses idées majeures, celles que l'on retrouve dans d'autres de ses ouvrages.
  • Le Mot d'esprit et sa relation à l'inconscient (1905)

    Der Witz und seine Beziehung zum Unbewussten

    Sortie : 1905. Essai et humour.

    Livre de Sigmund Freud

    Lu le 10 Janvier.

    J'ai lu Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient un peu en supplément de mon cours qui actuellement ne parle pas du tout de ça. Cependant j'ai été très vite accrochée par le texte, confirmant à nouveau cet étrange phénomène dont je suis la victime : appréciation en développement de Sigmund.

    Déjà, Freud y est réellement impliqué et donc intéressant (c'est assez rare de sa part de l'être sur du long terme). Les références à d'autres auteurs abondent et rendent l'essai d'autant plus passionnant qu'il est littéralement plein de diverses informations.

    Mais bon, en soi cet ouvrage ne sert à rien. Genre vraiment. J'ai pas compris le principe, encore moins pourquoi Sigmund avait dû perdre plusieurs longs mois de sa triste existence pour écrire autant de pages sur un sujet si peu important.
    Et finalement, Le mot d'esprit et sa relation à l'inconscient est un de mes livres de Freud préférés.

    Moi-même, je n'ai pas encore compris l’ambiguïté du sentiment que je porte à ce livre.
  • Sur l'interprétation des rêves (2000)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Carl Gustav Jung

    Terminé le 16 Janvier.

    Encore plus relou et perché que Freud... il fallait le faire.

    Quand je me présente comme étant étudiante en psychologie j'ai le droit à des regards vides de grenouilles mutantes et aliénées venant de ce que l'on appelle communément "autrui" (cette chose plus ou moins répugnante et inutile). Dans l'esprit des gens il n'y a donc plus qu'une chose : "Ahah ! Freud et les phallus !". Le défi est de sourire avec bienveillance, le geste vient avec l'habitude, ne vous en faites pas. Puis, une fois le rire passé une question perdure : "Freudienne ou Jungienne ?". Tout le monde préfère Jung dans ce monde moderne mais les gars, ce mec c'est l'allégorie de l'ennui !

    Alors quand on lit Sur l'interprétation des rêves c'est l'ennui total. Je ne suis pas sûre qu'il m'ait fait avancer qui plus est. Les exemples thérapeutiques se suivent les uns après les autres sans avoir un quelconque intérêt, donc leur sens m'a vraiment échappé. On fini donc l'ouvrage pour faire bonne figure mais rien de plus, et surtout, on saute quelques lignes en cachette.

    Si je dois choisir entre les deux : Freudienne, en gros !
  • Cancer et Psychanalyse (1984)

    Sortie : 1984. Essai.

    Livre de Denise Morel

    FÉVRIER (8 livres, gros coups de cœur pour Le Parfum et pour Le Sens de la Vie) :

    Lu le 4 Février.

    Un peu fondé sur les fabulations d'une femme (trop?) optimiste, ce livre alterne entre passages intéressants et hypothèses farfelues.
    Dans cet ouvrage, il y a donc autant de pages à sauter que de lignes à apprendre. Pourtant, c'est un essai qui se lit assez simplement et surtout assez rapidement.
  • Aïe mes aieux, liens transgénérationnels, secrets de famille (2007)

    Sortie : septembre 2007. Culture & société et essai.

    Livre de Anne Ancelin-Schutzenberger

    Lu le 7 Février.

    Aïe, mes aïeux me faisait de l’œil depuis longtemps. En tant qu'étudiante en psychologie (comme vous l'aurez sans doute (j'espère pour vous quand même) compris), ce livre était un peu un passage obligatoire et un qui fait vraiment envie.

    Aïe, mes aïeux ne nous déçoit pas, au contraire. Malgré les longues et nombreuses répétitions de l'auteure tout au long de son essai on lit le livre avec avidité. De plus, même si on apprend rien de particulier sur notre propre famille, lire ce livre nous ouvre les yeux sur certaines boucles dans l'inconscient familial avec des exemples et des travaux.

    On a plus qu'à analyser tous nos ancêtres maintenant !
  • Le Parfum (1985)

    Das Parfum, die Geschichte eines Mörders

    Sortie : 1985. Roman.

    Livre de Patrick Süskind

    Terminé le 11 Février.

    J'en aurai mis du temps pour prendre le courage d'écrire un avis sur Le Parfum ! Ce livre est tellement riche !

    J'ai croisé un exemplaire de Le Parfum dans une boutique pour bobos qui vend des livres d'occasion. Ça faisait peut-être trop longtemps que je voulais lire ce roman, ou peut-être que ma bibliophilie me fait faire des achats compulsifs. N'empêche que je n'ai pas pu retenir mes yeux d'afficher un regard béat... et tout de suite j'ai mis l'objet dans mon sac. D'habitude, je range le nouveau trésor et il prend la poussière des années avant que je lui accorde la moindre importance. Le Parfum nan, lui je l'ai ouvert hyper rapidement. Bon c'est vrai, je l'ai lu lentement... mais c'était pour savourer. Et il vaut toute l'attente que j'avais posé sur ses frêles épaules de papier. Les sceptiques n'ont qu'à commencer la lecture pour en avoir la preuve : il nous suffit de voir cette introduction pour sentir notre admiration pour l'écrivain monter en nous.

    Süskind a d'emblée sa plume, sa marque de fabrique, sa touche personnelle pour écrire. Et c'est sublime. Que nous offrent ses lignes ? Trois choses : Paysage olfactif aussi vaste que complet, brutalité choquante du monde extérieur comme du protagoniste et élégance d'un ton soigné et recherché.

    Alors, dès le début et jusqu'à la fin du livre on est plongé dans un univers composé d'odeurs. C'est si rare de le faire avec tant de perfection que l'on est étonné de tant ressentir le paysage décrit. Et, moi qui apporte une importance cruciale aux odeurs j'ai enfin eu l'impression d'être comprise par un écrivain. C'est donc un premier coup de génie que nous offre le livre.

    Par la suite, deux éléments sont la source d'une brutalité quasi-constante et souvent malsaine quoique étrangement jouissive. Ce sont bien évidemment certaines odeurs mais bien sûr l'esprit malade et égoïste de Grenouille. Le plus étrange, c'est que plus notre héros sombre dans son immoralité et se laisse aller à ses idées de meurtres plus l'on s'attache à lui et que l'on a l'envie de le voir réaliser son macabre rêve. En même temps, la psychologie de cet orphelin est si bien pensée par l'écrivain !

    De plus, tout le texte est soigné de la tête aux pieds. Des éléments littéraires, olfactifs, visuels, historiques, psychologiques et encore d'autres sont à percevoir entre les lignes donnant au lecteur une quantité monstrueusement délectable d'informations intellectuelles à traiter.

    Un chef d'œuvre, tout simplement !
  • Une vie à coucher dehors (2009)

    Sortie : . Nouvelle et roman.

    Livre de Sylvain Tesson

    Lu le 12 Février.

    J'adulais Sylvain il y a peu encore. Avec Dans les Forêts de Sibérie, il exprime son envie de voyage et de solitude avec talent et j'étais tombée amoureuse.

    Fan que je suis, donc, j'achète Une vie à coucher dehors. Déjà, c'est des nouvelles. Je suis pas charmée par le principe, Sylvain n'étant pas, pour moi, un écrivain mais bel et bien un aventurier. On laisse une chance, à vrai dire son style littéraire n'est pas déplorable dans son journal.

    Et puis finalement les nouvelles se suivent les unes après les autres, les suivantes encore plus glauques que les précédentes. Un style qui ne lui va pas. Un style trop abusé pour lui.

    J'ai sauté de nombreuses pages, rigolé devant son écriture pas très habile puis lâché l'ouvrage.

    Par contre, dans certaines phrases j'ai retrouvé le Sylvain qui m'avait charmée autrefois. Et puis, chaque nouvelle répondant à un thème à suivre ou à défendre j'ai trouvé le tout assez intéressant.
  • Le symbolisme du corps humain (1991)

    Sortie : 1991. Essai.

    Livre de Annick de Souzenelle

    Terminé le 19 Février.

    Dès que j'ai reçu mon exemplaire personnel de Le Symbolisme du Corps Humain j'ai tout de suite su que j'allais beaucoup l'aimer. Je l'ai pris en mains - sa couverture était toute douce - puis j'ai mis mon nez dedans et il sent véritablement hyper bon, toujours un bon signe pour moi.

    Le livre ne m'a pas déçu un seul instant. Annick de Souzenelle commence d'emblée par une analyse symbolique de la langue hébraïque. Il n'en a pas fallu plus pour me charmer et pourtant il y a tellement plus ! Principalement cette analyse du corps humain en parallèle d'une explication complète et surprenante de nombreux mythes, légendes et religions. On en apprend donc sur les deux sujets car les informations abondent, on ressent que les recherches de l'auteure ont été titanesques.

    De plus, Annick de Souzenelle est vraiment passionnante. J'ai trouvé son écriture vraiment agréable (quoique des fois un peu trop fournie). Alors, on lit Le Symbolisme du Corps Humain avec beaucoup d'admiration.
  • Névrose Obsessionnelle (1931)

    Sortie : 1931. Essai.

    Livre de Alfred Adler

    Lu le 21 Février.

    Névrose Obsessionnelle est très court (un article d'une quinzaine de pages environ) mais à sa lecture on en apprend autant que dans un vieil essai pénible. Alors certes, certains passages ne valent pas grand chose et pour les plus fainéants (comme moi) on pourra passer quelques longues lignes à propos d'un exemple clinique. Mais, Alfred Adler a une théorie sur l'inconscient bien plus intéressante et bien plus recherchée que celle de Freud. Il est donc vraiment plaisant d'en voir les prémices.
  • Complément à l'étude de la Névrose Obsessionnelle (1936)

    Sortie : 1936. Essai.

    Livre de Alfred Adler

    Lu le 21 Février.

    Ajout (par un nouvel article de cinq pages) d'une seule idée (déjà un peu exprimé cinq ans auparavant). C'est pas très intéressant, pas très utile non plus. Et finalement, même si c'est court c'est un peu trop long pour juste exprimer un fait. On pourrait voir dans ça le travail méticuleux du médecin... moi je vois juste le fait que ce n'était pas important.
  • Le Sens de la vie (1933)

    Sortie : 1933.

    Livre de Alfred Adler

    Terminé le 26 Février.

    L'Homme peut-il saisir le sens qu'a son existence ? Probablement pas. Mais Alfred Adler lui, a réussi. Je sais que je ne peux pas considérer comme Parfait et Vrai un ouvrage d'un domaine aussi subjectif que la psychologie mais j'en suis réellement tentée. Du coup, oui, j'ai bel et bien trouvé ce fameux penseur qui porte plus ou moins le même regard que moi sur le monde et qui sait merveilleusement bien l'exposer. Et oui, ça fait un drôle d'effet. On sourit assez niaisement en lisant par exemple.

    Alors, comment parler objectivement de cette oeuvre qui m'a vraiment personnellement touchée ?

    Je peux exposer d'abord l’écriture si agréable de l'auteur. On lit son essai littéralement goulûment et avec intérêt, notant de temps à autre des phrases intéressantes et bien formulées.
    Et puis après il y a tout ce savoir qui nous est donné. On est enfin en train de lire un psychologue qui a plein de choses à dire. Et enfin une thèse plus ouverte.

    Alors oui par contre, ayant autant d'ego que Freud et donc étant aussi réticent à trouver le moindre intérêt dans la pensée de ce que l'on appelle communément "autrui" Alfred Adler lance des pics à son collègue (à qui pourtant il doit tant (à qui on doit tous tant, en fait)) et écrit pas mal de petites théories fondées sur un "j'ai l'impression que ça fonctionne bien comme ça".
    Personne n'est parfait faut croire. (Heath, tu n'es pas visé).

    Mais du coup, ce livre est vraiment une découverte époustouflante. Croiser le chemin de la pensée Adlerienne... voilà donc pourquoi mon inconscient me guidait vers ce si obscure domaine qu'est la psychologie.
  • Le Diable dans le beffroi (1839)

    The Devil in the Belfry

    Sortie : . Nouvelle et recueil de nouvelles.

    Livre de Edgar Allan Poe

    MARS (8 livres, préférence pour L'Identité) :

    Lu le 13 Mars.

    Poe n'a pas produit que des chef d'œuvre dans son existence... loin de là.

    Dans Le Diable dans le Beffroi on remarque son défaut le plus courant : ennuyer son lecteur avec des descriptions mornes et fades, avant de finir avec une vieille chute "diabolique" ou "sombre".

    En lisant cette nouvelle, on a juste l'impression de faire le tour du propriétaire d'un charmant village comportant un drôle de clocher. A la fin les gens se tapent leur immense ventre de rire, avec leurs yeux comme des soucoupes et leurs doubles-mentons. Attends, quoi ?

    Sérieux, qu'est-ce qui consommait Edgar ?

    Mais bref, tout ça pour dire que Le Diable dans le Beffroi use des concepts habituels de l'écrivain. Qui, finalement fini par nous lasser. Surtout si on compte son incapacité à être intéressant plus de dix pages de suite et ses nouvelles médiocres qui n'arrivent pas à user de l'épouvante que l'on espère toujours en lisant ce torturé bonhomme.
  • Le passage adolescent (2010)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Jean-Jacques Rassial

    Lu le 13 Mars.

    Encore un essai de psychologie suffisamment peu intéressant pour que j'en passe les trois quarts. Du coup je me demandais : Est-ce une perte ou un gain de temps, finalement ?

    Jean-Jacques Rassial nous conte gentiment sa thèse fantasmatique en nous faisant croire qu'elle est fondée sur quelque chose de concret. Mais, prenant trop au sérieux et ne cherchant pas plus loin que la théorie Freudienne à propos du complexe d'Œdipe il se perd dans un texte court mais tout sauf passionnant.

    Alors oui, j'ai retenu certains passages dans mon petit carnet spécial "citations d'ouvrages de psy fous" mais ce n'est pas suffisant pour dire que Le Passage Adolescent serve à l'élaboration d'une culture plus complète.
  • The Masque of the Red Death (1842)

    Sortie : mai 1842. Nouvelle.

    Livre de Edgar Allan Poe

    Lu le 14 Mars.

    Une première phase de description à la Poe, lassante et ennuyeuse. Et une chute souvent remarquée... dans Hop-Frog par exemple. Alors oui, le sang et l'angoisse sont au rendez-vous, mais pas suffisamment pour rendre Le Masque de la Mort Rouge spécialement marquant.
  • L'Identité (1998)

    Sortie : janvier 1998. Roman.

    Livre de Milan Kundera

    Fini le 14 Mars.

    Je ne pensais pas tant aimer L'Identité. Mon engouement a vraiment été une réelle surprise pour moi.

    Quand j'ai commencé le livre j'étais face à une écriture trop simplifiée pour moi - étant sans arrêt à la recherche de descriptions irréprochables.

    Mais, arrivé à un certain niveau de l'intrigue, j'ai été happée. Je ne pouvais plus détacher mes yeux des lignes qui se dévoilaient. Depuis quelques années même, étant (à mon plus grand mal) de moins en moins attirée par la littérature, je m'endormais en lisant. Mais, Milan Kundera m'a tenue éveillée jusqu'à son dernier mot. Un exploit !

    C'est cette intrigue qui nous pousse à lire sans faire de pause. Et surtout, ces nombreuses réflexions sur d'innombrables sujets éparpillés dans le texte qui nous intéressent.
  • Nouvelles histoires extraordinaires (1857)

    Sortie : 1857. Recueil de nouvelles.

    Livre de Edgar Allan Poe

    Lu le 15 Mars.

    Enfin, je retrouve le Poe que j'avais adorée en lisant Le Corbeau et Le Chat Noir.

    La sombre atmosphère que l'on espère toujours trouver en ouvrant un livre écrit par cet étrange bonhomme est présente. Et cette fois, du début jusqu'à la fin ! Parfois, Poe semble se perdre dans des descriptions sans sens, ce n'est pas le cas dans Le Portrait Ovale. Tout sert à dépeindre le lieu et à créer l'angoisse. Un plaisir de lecture !
  • Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même (2000)

    Sortie : juin 2000. Vie pratique.

    Livre de Lise Bourbeau

    Fini le 23 Mars.

    J'ai longuement pensé à mettre 05/10 à ce livre. Car objectivement, il est assez mauvais, sincèrement.

    D'abord, d'un point de vu littéraire c'est la catastrophe pour cette facilité un peu trop poussée, d'un point de vu visuel c'est pire avec cette couverture et le texte écrit en violet et d'un point de vu psychologique on plonge dans une vulgarisation du domaine vraiment trop recherchée.

    Sauf que voilà, le but du psychologue n'est-il pas simplement d'aidé autrui ? Si, bien-sûr que si.
    Du coup, Lise Bourbeau accompli bel et bien sa tâche avec son ouvrage. Je ne peux pas la blâmer pour cela. Alors voilà, 06/10, parce que finalement, les psy autant que les gens à la recherche d'une meilleure compréhension d'eux-mêmes vont trouver en ce livre une "voie royale vers l'inconscient" pour ne faire que paraphraser Freud. (Ouais, j'en fais de trop, i know).

    Tout, évidemment, n'est pas à considérer comme la Vérité absolue. D'ailleurs, rien en psychologie n'est à considérer comme la Vérité absolue. Alors oui, on peut ne pas se retrouver dans les descriptions de Lise Bourbeau, on peut ne pas correspondre à un profil comme si il était notre miroir, on peut ne pas adhérer à ses dires. Et heureusement, car si tout le monde était d'accord avec tout le monde, la vie serait triste.

    Mais, avec une bonne dose de courage et un profond désir de remise en question je me suis retrouvée dans un des portraits que la psychologue dépeint. Et, je pense m'aider de ses descriptions pour analyser les gens. (Oui, j'ai ce regard pénétrant que tout le monde déteste et que les psy aiment à utiliser toute la journée... On est presque désolés pour ça).

    C'est sûr, tout ne vient pas de l'enfance et notre inconscient est infiniment plus complexe que ce qu'elle en dit mais il faut bien démarrer quelque part. Et quoi de mieux que de s'attarder sur ce que nous présentons au monde : notre corps ?
  • La guérison des 5 blessures (2015)

    Sortie : . Vie pratique.

    Livre de Lise Bourbeau

    Lu le 22 Mars.

    Je ne comprends vraiment pas la valeur ni même l'enjeu de La guérison des 5 blessures.

    Le livre ne fait que répéter bêtement ce que dit celui de 2000. Certains aspects survolés quinze ans plus tôt sont en effet développés mais sans pour autant gagner en intérêt. Il est vrai que cette histoire de "guérison" est intéressante pour les gens qui étouffent à cause d'un quelconque souci personnel. Cependant, sa thèse est simple et ne vaut pas un livre : Comprendre ce dont on souffre et être conscient des mauvais comportements que l'on utilise pour cesser d'en avoir recours.

    De plus, Lise Bourbeau - simple psychologue au début du millénaire - devient une chamane druidique aux dires incohérents quelques temps plus tard. Ça parle d'ego comme d'une instance capable de penser par elle-même et d'un Dieu intérieur quasi-tout-puissant et super sympathique avec lequel on pourrait presque avoir envie de boire un coup. En gros, la vulgarisation de la psychologie va trop loin et perd le peu de crédibilité qui lui restait (après la forme déjà pas terrible).

    Et puis, l'auteure se permet de nous tutoyer et de nous faire quelques leçons de moral sur notre orgueil comme si on était copains. Mais elle, elle croit avoir le droit de se proclamée guérie mais passe son temps à dire "je" et à parler de sa petite personne.

    6,9 de moyenne, faut pas péter non plus hein...
  • Éléonora (1841)

    Sortie : . Nouvelle et recueil de nouvelles.

    Livre de Edgar Allan Poe

    AVRIL (3 livres, préférence pour L’Énergétique Psychique) :

    Lu le 3 Avril.

    Encore une nouvelle inutile dans la carrière de Poe. Eleonora n'est là que pour être là. Sans aucun but. Le récit sonne alors très creux et lassant. Les descriptions du plateau de paysage au début n'est qu'un amas d'adjectifs sans âme et la chut n'est que déception. Cependant, les quelques derniers paragraphes sont assez intéressants, la sombre atmosphère étant présente grâce au destin du personnage en opposition avec son enfance joyeuse et pleine de souvenirs d'Eleonora.
  • Les Règles de la méthode sociologique (1894)

    Sortie : 1894. Culture & société et essai.

    Livre de Emile Durkheim

    Lu le 6 Avril.

    Qu'est-ce que la psychologie ne me ferait pas faire ?
    M'en voilà réduite à écumer les rayons de socio dans les bibliothèques pour répondre à une foutue interrogation psychologique. Est-ce véritablement mon rôle ?
    Bon, en vrai, ça ne m'a pas dérangé de base. Je suis curieuse de tout et je ne comptais pas quitter ce monde sans avoir lu du Durkheim. Je peux vous dire que j'étais même d'excellente bonne foi ; je n'ai même pas déchiré mon exemplaire durant ma lecture du paragraphe spécial "on insulte la psycho dans la joie et la bonne humeur". Mais, quand j'ai vu qu'aucun chapitre ne m'apporterait d'informations utiles je me suis sentie comme étant au bout de ma vie.

    Durkheim est là, à insulter tous les domaines scientifiques (sauf la sociologie, lol), à écrire de longues phrases et à nous assommer de doux mots avec son air pédant [clin d’œil Jofart]. J'avais l'impression de lire Sigi après que des sociologues lui aient infligé une lobotomie... et ça n'a rien de joyeux.
    Bref, je n'ai pas spécialement appris. Mais je me suis beaucoup ennuyée.

    Je me retiens cependant de donner le gentil 04/10 que je souhaitais infliger à l'œuvre pour son aspect essentiel dans le développement de la pensée humaine et pour les quelques lignes sources incontestables d'une meilleure analyse sociologique.
  • L'énergetique psychique (1996)

    Sortie : mars 1996.

    Livre de Carl Gustav Jung

    Lu le 21 Avril.

    L'Energetique Psychique est le premier livre de Jung qui commence à me réconforter avec la pensée Jungienne.

    Alors oui, sous ses aspects un peu lents et malgré quelques petites choses qui m'éloignent des idées de Carl Gustav je pense pouvoir lire des essais du psychologue sans trouver ça insupportable.
  • L'Âme et la Vie (1994)

    Sortie : avril 1994. Essai.

    Livre de Carl Gustav Jung

    MAI (2 livres, préférence pour L'Âme et La Vie) :

    Lu le 12 Mai.

    Quatre fois que j'écris mon avis et que ce fils de pomme de terre qu'est SC me le supprime. Je jette l'éponge et écris donc quelque chose de court pour en finir au plus vite.

    Grâce à son statut de recueil d'extraits de divers essais de Jung, L'Âme et La Vie est le livre idéal pour se lancer dans la pensé de Carl Gustav. Moi-même - ayant eu une adaptation difficile à la pensée Jungienne - ai beaucoup appris sur ses différents concepts et ai commencé à adhérer à certaines de ses idées.
  • Petit traité de l'abandon (2012)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Alexandre Jollien

    Lu le 13 Mai.

    Etant plus ou moins fan de Mathieu Ricard (longue vie aux antispécistes), je m'intéresse de loin à ses copains Alexandre Jollien et Christophe André. Donc, en tombant sur un très fin petit livre du philosophe du joyeux groupe, je me suis dit que c'était le moment de vraiment m'impliquer dans la découverte.

    Malgré ce qu'il apporte de positif, je suis assez déçue par le livre. En fait, il est surtout très loin d'être de la philosophie.

    Si on passe ce premier aspect où l'on comprend que l'on est pas face aux pensées d'un Socrate des temps modernes, on finit par lire des choses intéressantes.

    Le livre est parsemé de petites pensées bonnes à saisir. On y apprend à savourer l'instant présent sous une écriture légère et touchante, sans prise de tête.

    Et, Alexandre Jollien cite de nombreux maîtres à penser et nous intéresse par ses idées.
  • La Forteresse vide (1969)

    Sortie : . Entretien, essai, culture & société et vie pratique.

    Livre de Bruno Bettelheim

    JUILLET (6 livres lus, préférence pour La Forteresse Vide) :

    Terminé le 1er Juillet.

    J'ai pas mal d'admiration pour Bruno Bettelheim et pour ses recherches pour améliorer la vie des enfants autistiques et schizoïdes. Malgré les critiques qui lui ont été faites post mortem et ses nombreux défauts indéniables, son projet de créer "un lieu où renaître" aux jeunes en difficulté est vraiment noble et a fait avancer la recherche sur les différents autismes et a aider ceux qui furent ses patients.

    La Forteresse Vide parle évidemment de ça : L'autisme. La déshumanisation d'un esprit humain par l'aliénation et par mise à distance de la vie.
    Cependant, le livre n'est pas digne des attentes que je lui avais assigné.

    On apprend forcément des choses à propos de ce mal-être et surtout comment offrir un endroit agréable à un enfant autiste peut l'aider à en "sortir".

    Mais, 850 pages sur un seul et même sujet c'est trop... beaucoup trop.
    Comme ses collègues psy, Bettelheim se met à broder ses mots puis ses lignes voir ses chapitres pour tenir le plus longtemps possible sur cette histoire. On finit même par un questionnement autour des enfants-loups et de leurs différences avec les enfants autistes. On s'en fout, purement et simplement.

    Par contre, je ne peux retirer à l'ouvrage ses qualités comme le complet développement de certains cas qui permet au lecteur d'autant accéder à la théorie qu'à des exemples concrets.
  • Comment se psychanalyser soi-même (2006)

    Sortie : juin 2006. Essai.

    Livre de Andrée Roberti

    Terminé le 4 Juillet.

    Le premier regard posé sur Comment se psychanalyser soi-même ne fut pas une excellente expérience. En ouvrant le livre un peu au hasard avant de débuter la sérieuse lecture je suis tombée sur la sous-partie "homosexualité". Andrée Roberti n'y était pas tendre ; 'homosexualité' rimant avec 'névrose' dans son esprit. Etant légèrement opposée à tous les discours débilement plein de colifichets des psychanalystes je ne pensais pas terminer le livre. Mais certaines qualités sont bel et bien là.

    Alors oui, l'auteur ne se résout pas à retirer de son ouvrage l'ingrédient si important à ses yeux qu'est le Préjugé. On tombe aussi sur des femmes vénales et des mariages arrangés au point d'avoir l'impression de lire une propagande de 1930.

    Par contre, le livre accompli ses missions.
    D'abord celle de faire de la vulgarisation psychologique pour rendre accessible à tous de nombreuses notions puis celle d'aider le lecteur à se psychanalyser et même à reprendre confiance.

    Alors - avec résumés d'aspects psychologiques et questions à l'attention de celui qui veut commencer une auto-analyse - Andrée Roberti offre à ses lecteurs quelque chose de complet. Et finalement, un fragment de clé pour être psy et analyser les autres.

    Par contre, c'est vrai que parfois la lecture manque d'intérêt (au point de ne pas nous faire regretter de sauter des pages) mais elle n'est jamais laborieuse.
  • Essai d'exploration de l'inconscient (1964)

    Sortie : 1964. Essai et culture & société.

    Livre de Carl Gustav Jung

    Terminé le 6 Juillet.

    J'avoue écrire mon avis un peu tard après ma lecture. Le souvenir de ce livre parfaitement oubliable a commencé à s'effacer et c'est avec regret que je me dois d'écrire un texte court et très peu constructif.

    Cependant, il est claire que Essai d'Exploration de l'Inconscient est composé de deux parties opposées.
    La première traite des rêves puis des types psychologiques et la secondes part dans le mystique propre à Jung.

    Comme vous l'aurez compris, la première moitié est donc tout à fait intéressante et permet d'apprendre plus de choses sur les thèses de l'auteur. Mais, c'est ce truc sur les symboles et toutes ces choses qui nous fait lâcher l'ouvrage.
  • La Santé psychique de ceux qui ont fait le monde (2019)

    Sortie : mai 2019. Essai.

    Livre de Patrick Lemoine

    Lu certains chapitres le 10 Juillet mais estimé terminé.

    Depuis toujours tiraillée entre psychologie et histoire je me passionne pour les deux domaines avec une frénésie excessive (mouais bof, je suis très flemmarde hein). Allier ces deux matières pour répondre à la question suivante : Quel était l'état mental des plus grandes figures de notre passé ? m'a toujours passionnée. Alors, il est naturel qu'en voyant La Santé Psychique de ceux qui ont fait le Monde dans les rayons d'une librairie que la folie des grands achats se soit emparée de moi.

    J'étais d'abord tout à fait émerveillée par le projet, donc. Certains personnages présentés ont attiré ma curiosité d'emblée, je nomme d'abord Marie-Antoinette, Jeanne d'Arc, Jésus-Christ, Maximilien de Robespierre et Hitler. Ce sont d'ailleurs les seuls que j'ai étudié... étant donné le peu de qualités qui me sont apparues lors de ma lecture.

    Finalement, on apprend rien sur ces hommes et femmes. Historiquement parlant le livre est très vide et la psychologie présente est digne de ce que l'on entend dans les bars de campagne (rien de bien constructif, en somme). Mais enfin, j'ai rien contre les fermiers alcooliques.
    Les chapitres d'une dizaine de pages par personnage présenté sont fades et très vides. Les faits marquants et les traits psychologiques sont peu nombreux et balancés comme ça, dans un texte sans charme, légèrement teinté d'humour et bien trop digne d'un ouvrage de vulgarisation pour présenter le moindre intérêt.
  • Ma vie (1961)

    Erinnerungen, Träume, Gedanken

    Sortie : 1961. Biographie.

    Livre de Carl Gustav Jung

    Terminé le 16 Juillet.

    Malgré tous les ouvrages de Jung que je me suis infligée ces dernières semaines je n'arrive toujours pas à supporter cette figure emblématique de la psychologie. J'ai pourtant eu un début tout aussi chaotique avec Freud que je commence à bien aimer.

    Mais tout chez Jung m'énerve.
    Pour moi cet homme n'est qu'un mystificateur des grands chemins, un barjot de première et un schizophrène refoulé. C'est même à se demander comment il a pu être médecin.

    Ma Vie n'est donc qu'un amas de souvenirs tous moins intéressants les uns que les autres et une collection de rêves farfelus pas très utiles à la lecture.
    De plus, sa façon de cracher sur Freud pour nourrir son propre ego surdimensionné m'insupporte.

    Seulement, la fin (c'est à dire Pensées Tardives et surtout Rétrospective) me donne envie d'ajouter une étoile à ma note. Les six dernières pages de son livre sont sublimes comme peu de textes ont la chance de l'être. De très belles pensées écrites avec un lyrisme magnifique. Voilà de quoi était capable ce fou.
  • L'Homme à la découverte de son âme (1970)

    Sortie : 1970. Essai.

    Livre de Carl Gustav Jung

    Terminé le 21 Juillet.

    Encore un livre de Jung oubliable.

    Ne faisant que répéter les mêmes théories dans chacun de ses ouvrages, Jung est aussi lassant que peu intéressant.
    Evidemment, il y a toujours quelques nouvelles idées à dénicher ou certaines formulations de phrases qu'il est bon de retranscrire dans un texte de psycho.
  • Les Quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse (1964)

    Sortie : 1964. Essai.

    Livre de Jacques Lacan

    AOÛT (5 livres, préférence pour Séminaire XI) :

    Lu le 2 Août.

    Premiers pas dans la pensée de la Bête Noire de la Psychologie.

    Mes profs avaient écrit noir sur blanc "les livres de Lacan sont difficiles à appréhender, vous pouvez sauter cette étape". Il ne me faut pas plus pour attiser ma curiosité. La dame de la bibliothèque a même souri avec compassion quand elle m'a vu sortir du bâtiment pliée sous le poids des six livres du monsieur.

    Je crois être tombée sur le bon essai pour commencer à lire le psychologue aux phrases effrayantes. En fait, j'ai dévoré ce Séminaire sans jamais buter sur un mot mais plutôt en adulant les formulations philosophiques des idées de Jacques Lacan.
    Réétudier Freud sous l'air plus frais des années 1960 est un régal. De plus, le livre étant assez court il permet autant de réviser que de débuter l'étude de cet auteur compliqué.
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