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Liste de

6 livres

créee il y a 4 mois

 · 

modifiée il y a 9 jours

La Zone du dehors
7.7

La Zone du dehors (2001)

Sortie : 2001 (France). Roman

livre de Alain Damasio

pirawatt a mis 8/10.

Résumé : 2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s'opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu'on forme, tout simplement. Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte, Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution et même au-delà, jusqu'à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver.

Daech, le cinéma et la mort
6.7

Daech, le cinéma et la mort

Sortie : 18 août 2016 (France).

livre de Jean-Louis Comolli

pirawatt a mis 5/10.

Résumé : "Daech filme la mort de ceux qu'il torture. Filmer la mort ? Daech le fait en recourant de manière systématique aux effets visuels les plus spectaculaires, imités des films d'action hollywoodiens. Mieux encore : Daech dispose d'un studio de production et maîtrise parfaitement toutes les techniques numériques. Ses films, censurés ou non, sont diffusés en permanence sur la planète entière. L'« ennemi de l'Occident » utilise les moyens et reprend les formes employés en Occident, et par là, il se tient au plus près de nous. Non seulement Daech achète et vend, exploite, spécule et asservit, mais, allant plus loin que nous, il réalise l'alliance macabre et contre nature du cinéma et de la mort. J'ai voulu comprendre cette extravagance propre à notre temps."

Annotation :

24/01

Un essai intéressant mais qui, en 110 pages, se répète beaucoup trop. Le travail sur les notions est très bien réalisé en début de livre et on dira que 50 voire 60 pages auraient pu nous être épargnées. Les pages 98-102 sont très bonnes toutefois, sur la question du regard comme origine de ce qui maintient en vie, et le parallèle entre Daech et Hollywood également.

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle
6.5

Je dirai malgré tout que cette vie fut belle (2016)

Sortie : 31 janvier 2016. Roman

livre de Jean d'Ormesson

pirawatt a mis 1/10.

Résumé : Pour se défendre dans un procès qu’il s’intente à lui-même, l’auteur fait défiler au galop un passé évanoui. Il va de l’âge d’or d’un classicisme qui règne sur l’Europe à l’effondrement de ce « monde d’hier » si cher à Stefan Zweig. De Colbert, Fouquet, Bossuet ou Racine à François Mitterrand, Raymond Aron, Paul Morand et Aragon. Mais les charmes d’une vie et les tourbillons de l’histoire ne suffisent pas à l’accusé : « Vous n’imaginiez tout de même pas, que j’allais me contenter de vous débiter des souvenirs d’enfance et de jeunesse ? Je ne me mets pas très haut, mais je ne suis pas tombé assez bas pour vous livrer ce qu’on appelle des Mémoires ». Les aventures d’un écrivain qui a aimé le bonheur et le plaisir en dépit de tant de malheurs cèdent peu à peu la place à un regard plus grave sur le drame qui ne cesse jamais de se jouer entre le temps et l’éternité, et qui nous emportera.

Annotation :

14/02

Bourgeois gaze partout, littérature nulle part. Après la bien-pensance et l'habituel mépris généralisé ou la question économique, le prix de la réussite et son accès n'est jamais questionné (ce qui en devient pesant car on perçoit un effet où tout coule sur l'auteur : son amour pour le journalisme ? la littérature ? on n'aura jamais de réponse), on se retrouve à lire un faux-procès sur un homme qui fait semblant de ne pas s'aimer, semblant de ne pas se trouver extraordinaire.
Envie de crever d'avoir perdu autant de temps.

L'Image-mouvement
7.7

L'Image-mouvement

Cinéma 1

Sortie : 1 avril 1996 (France). Essai, Cinéma & télévision, Philosophie

livre de Gilles Deleuze

pirawatt a mis 8/10.

Résumé : Cette étude n'est pas une histoire du cinéma, mais un essai de classification des images et des signes tels qu'ils apparaissent au cinéma. On considère ici un premier type d'image, l'image-mouvement, avec ses variétés principales, image-perception, image-affection, image-action, et les signes (non linguistiques) qui les caractérisent. Tantôt la lumière entre en lutte avec les ténèbres, tantôt elle développe son rapport avec le blanc. Les qualités et les puissances tantôt s'expriment sur des visages, tantôt s'exposent dans des "espaces quelconques", tantôt révèlent des mondes originaires, tantôt s'actualisent dans des milieux supposés réels. Les grands auteurs de cinéma inventent et composent des images et des signes, chacun à sa manière. Ils ne sont pas seulement confrontables à des peintres, des architectes, des musiciens mais à des penseurs. Il ne suffit pas de se plaindre ou de se féliciter de l'invasion de la pensée par l'audio-visuel ; il faut montrer comment la pensée opère avec les signes optiques et sonores de l'image-mouvement, et aussi d'une image-temps plus profonde, pour produire parfois de grandes œuvres.

Annotation :

11/03

Ma mère rit
8.3

Ma mère rit

Sortie : 10 octobre 2013 (France). Roman

livre de Chantal Akerman

pirawatt a mis 9/10.

Résumé : «Au début c'était un cataclysme avec de la brûlure et de l'exaltation. Des mots, toujours les mêmes sans cesse répétés, j'ai fait connaissance avec les mots d'amour d'une langue ancienne. J'ai tant parlé. J'aurais pas dû. Oui, je revivais. J'arrêtais de voir ma mère mourir. J'arrêtais de ne pas vivre. Il y avait de la vie en moi. Toute une vie. Une pleine vie.» Dans cet autoportrait écrit à vif, dans la brûlure, l'intensité et la crudité du quotidien, Chantal Akerman nous confie pour la première fois la matière même de toute son œuvre, de toute sa vie. Depuis son premier court-métrage à dix-huit ans, "Saute ma ville", en 1968, et ses premiers films, "Je, tu, il, elle" en 1974 ou le film culte "Jeanne Dielman", en 1975, avec Delphine Seyrig, jusqu'à son dernier film librement réalisé à partir du roman de Conrad en 2012, "La folie Almayer", en passant par ses installations et ses carnets de voyages, films documentaires en Russie, à New York ou dans les pays de l'Est, elle n'a jamais cessé de décrire l'enfermement, la répétition avec l'autre, le désir d'un ailleurs, le vertige de la folie...

Annotation :

le langage en développement

Le Destin des images
7.9

Le Destin des images (2003)

Sortie : 20 octobre 2003. Essai, Philosophie

livre de Jacques Rancière

pirawatt a mis 7/10.

Résumé : " Le moderne dédaigne d'imaginer " disait Mallarmé. Poètes, peintres, dramaturges ou ingénieurs voulaient alors mettre l'union de la forme et de l'acte à la place de la vieille dualité de la réalité et de l'image. La vie en eût été révolutionnée. Nos contemporains ne croient plus en la révolution et chantent à nouveau, fût-ce au passé, le culte de l'image : éclair sublime sur la toile, punctum de la photographie ou plan-icône. L'image devient la présence sensible de l'Autre : verbe devenu chair ou marque du dieu irreprésentable. A l'une et l'autre vision Jacques Rancière oppose la nature composée, hétérogène, de ce que nous appelons des images. Celles-ci ne sont ni des copies ni des présences brutes, mais des opérations singulières, redistribuant les rapports du visible, du dicible et du pensable. A l'exemple de la phrase-image de Godard, étudiée ici, qui superpose un plan de film noir, une image de l'extermination des Juifs et un discours de philosophe, ce livre analyse les liens méconnus qui unissent symbolisme poétique et design industriel, fictions du XIXe siècle et témoignages sur les camps ou installations de l'art contemporain. Un même projet anime ces parcours croisés : libérer les images des ombres théologiques pour les rendre à l'invention poétique et à ses enjeux politiques.

Annotation :

15/05