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691 films

par takeshi29
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    Night Is Short, Walk on Girl (2017)

    Yoru wa Mijikashi Aruke yo Otome

    1 h 33 min. Sortie : . Animation et comédie romantique.

    Long-métrage d'animation de Masaaki Yuasa avec Gen Hoshino, Kana Hanazawa, Hiroshi Kamiya

    D'après le roman éponyme de Tomihiko Morimi

    Les Saisons Hanabi (Je consacrerai dans les jours qui viennent une liste à ce festival tant la programmation passée, présente et à venir est un régal pour les amateurs de cinéma japonais) Collection Printemps 2019 se sont donc refermées ce mardi * avec un film-surprise (Plus si surprise que ça pour certains, quelques cinoches n'ayant pas joué le jeu), un inédit en salles de Masaaki Yuasa.

    On comprend très rapidement pourquoi ce "Night Is Short, Walk on Girl" n'a pas été distribué chez nous, c'est de la japanimation pur jus, pas "rabotée" pour plaire au marché occidental, c'est pop, même pop art, ça se transforme quasiment en comédie musicale pendant un bon moment, ça picole, ça se déchire même. Enfin bref c'est fou dans le fond et dans la forme, on est loin du joli et très mignon "Lou et l'Île aux sirènes", du même réalisateur, couronné à Annecy en 2017.

    Tiens en parlant d'Annecy, la nouvelle édition s'ouvre dans moins de trois semaines, fera la part belle à l'animation japonaise, et tiens on pourra y découvrir, en compétition officielle, "Ride Your Wave", le nouveau... Masaaki Yuasa. Et les copains d'Hanabi aimant beaucoup le monsieur, son nouveau-né sera parmi les 7 films proposés dans la sélection estivale.

    * Si pour la plupart des villes, le Printemps Hanabi est terminé, il s'ouvre dans d'autres ce mercredi mais aussi le 29 mai et le 5 juin. Puisque quelques personnes m'ont interrogé en privé à ce sujet, vous trouverez ici une carte évolutive de toutes les salles participantes : http://www.hanabi.community/events/saisons-hanabi-printemps/

    https://twitter.com/takeshi2922/status/1128324331510091776
  • Bande-annonce

    La Poursuite impitoyable (1966)

    The Chase

    2 h 15 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Arthur Penn avec Marlon Brando, Jane Fonda, Robert Redford

    D'après l’œuvre de Horton Foote

    Quelle gifle de rattraper ce film culte qu’est "La Poursuite impitoyable", grandiose de nihilisme cruel. La décadence sans fard de l’Amérique superbement contée par Arthur Penn et où se croisent Brando, Redford, et une Jane Fonda au sommet de sa beauté et de son jeu. Le tout souligné par l'implacable BO de John Barry...
  • Bande-annonce

    Noblesse oblige (1949)

    Kind Hearts and Coronets

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Robert Hamer avec Dennis Price, Valerie Hobson, Joan Greenwood

    D'après le roman "Israel Rank : The autobiography of a criminal" de Roy Horniman

    Voici de la comédie jubilatoire car certes drôle mais avec cette petite dose de cruauté qui fait la différence. La mise en scène de Robert Hamer n'est pas des plus inventives mais les dialogues et la partition majuscule d'Alec Guinness permettent à ce film culte d'être encore follement moderne.
  • La Ragazza (1964)

    La Ragazza di Bube

    1 h 46 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Luigi Comencini avec Claudia Cardinale, George Chakiris, Marc Michel

    D'après le roman éponyme de Carlo Cassola

    Pas le film le plus connu de Comencini, probablement à juste titre car c'est un mélo pur jus finalement assez conventionnel. Mais il y a Claudia Cardinale qui promène son spleen, et rien que ça, ça pourrait s'admirer pendant des heures.
  • Bande-annonce

    Nous ne vieillirons pas ensemble (1972)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame.

    Film de Maurice Pialat avec Marlène Jobert, Jean Yanne, Christine Fabrega

    D'après l'ouvrage de Maurice Pialat

    Voir ou revoir un Pialat permet de se remettre la tête à l'endroit et de calmer les emballements qu'on pourrait avoir au sujet de tel ou tel nouveau cinéaste français.

    Si cet homme était toujours en vie, il écraserait tous ses camarades de jeu tant il était en avance sur son temps, tant toute son œuvre reste d'une modernité désarmante, très très souvent copiée mais jamais égalée.

    Il avait tout compris aux tourments de l'âme humaine et il savait les mettre en scène avec génie, avec pourtant pas le début d'une dérive ostentatoire. "Nous ne vieillirons pas ensemble" en est un exemple parfait, c'est du cinéma à l'os, d'où on ressort broyé. C'est un drame psychologique agencé tel un thriller, on connaît d'avance la scène qui va arriver et pourtant on est terrifié quand elle advient.

    Et quel directeur d'acteurs incroyable. Il les a certes torturés, mais pour quel résultat saisissant. Jean Yanne sonnait comme une évidence dans son cinéma, Marlène Jobert beaucoup moins, et pourtant elle y tutoie les étoiles.
  • Bande-annonce

    Piranhas (2019)

    La Paranza Dei Bambini

    1 h 52 min. Sortie : . Drame.

    Film de Claudio Giovannesi avec Francesco Di Napoli, Ar Tem, Alfredo Turitto

    Séances de cinéma (2 salles)
    D'après le roman éponyme de Roberto Saviano

    Rien de neuf sous le soleil du film de mafia. Zéro surprise, absence de souffle, récit laborieux, personnages peu attachants, mise en scène gentillette. Bref des "Piranhas" pas foncièrement désagréables (un comble) mais bien peu mordants.
  • Bande-annonce

    L'Année du Dragon (1985)

    Year of the Dragon

    2 h 14 min. Sortie : . Policier.

    Film de Michael Cimino avec Mickey Rourke, John Lone, Ariane

    Séances de cinéma (1 salle)
    D'après le roman "Year of the Dragon" de Robert Daley

    Curieusement je n'avais jamais vu ce film pourtant typique de ceux que je chopais par dizaine dans mon vidéo-club durant mon adolescence.

    Bilan des courses : j'ai pris mon pied devant ce truc terriblement 80's, et qui fait d'ailleurs son âge, qui en fait des caisses aussi, à l'image d'un Mickey Rourke qui cabotine comme un malade, où la musique surligne surligne et surligne, mais qui sera plus que regardable dans 120 ans pour une unique raison nommée Cimino et sa mise en scène tout simplement magistrale.
  • Bande-annonce

    Wonderland, le royaume sans pluie (2019)

    Bâsudê wandârando

    1 h 55 min. Sortie : . Animation, fantastique et aventure.

    Long-métrage d'animation de Keiichi Hara avec Mayu Matsuoka, Anne Watanabe, Kumiko Asô

    Séances de cinéma (54 salles)
    D'après le roman pour enfants de Sachiko Kashiwaba

    Même si je préfère de loin le Keiichi Hara plus adulte et complexe ("Un été avec Coo" ou "Colorful") et qu'il semble assez peu à l'aise avec ce genre de récit à l'ancienne, cette aventure pas désagréable à suivre recèle quelques (trop rares) instants de grâce (Le passage avec les chats par exemple) ou d'autres seulement esquissés (On imagine très bien ce qu'aurait pu donner la scène sous l'eau si le réal avait osé la contemplation et le temps long).

    Par contre avis à tous les parents : je suis persuadé que ce "Wonderland" (qui sortira en VO et VF) s’avérera un spectacle pétillant et enchanteur pour les petits, alors s'il pleut le 24 juillet prochain, vous saurez que faire plutôt que les laisser ruiner votre habitation.
  • Les Stances à Sophie (1971)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Moshe Mizrahi avec Serge Marquand, Virginie Thevenet, Philippe Desprats

    D'après le roman éponyme de Christiane Rochefort

    Dans la série des films méconnus qui m'ont foutu une gifle sans que je n'ai rien vu venir, on monte encore d'un niveau avec ce truc tout simplement prodigieux.

    Sorte de manifeste féministe post-68, "Les Stances à Sophie" met en scène, et de quelle manière, une Bernadette Lafont en mode "Fiancée du pirate" puissance 1000, entourée de Bulle Ogier et Michel Duchaussoy (WTF le casting !).

    J'ai sans arrêt pensé au "Bonheur" de Varda dans cette faculté à épouser puis renverser les codes sociétaux de l'époque en quelques scènes, à passer du léger au douloureux en une image, à proposer des plans qui marquent durablement la rétine, à faire du quotidien réaliste du pur romanesque. Et à vous clouer sur place par l'entremise d'un final qui donne des coups de pied dans le ventre.
  • La Demoiselle d'honneur (2004)

    1 h 50 min. Sortie : . Thriller, drame et romance.

    Film de Claude Chabrol avec Benoît Magimel, Laura Smet, Aurore Clément

    D'après le roman éponyme de Ruth Rendell
  • Bande-annonce

    La vie de bohème (1992)

    La Vie de bohême

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Aki Kaurismäki avec André Wilms, Kari Vaananen, Christine Murillo

    D'après le roman éponyme de Henri Murger

    Erwan Le Duc, réalisateur de l’excellent "Perdrix", a eu la formidable idée de choisir "La Vie de bohème" pour sa carte blanche. Quoi de mieux, un dimanche matin, après une nuit d’abus, que Jean-Pierre Léaud, l’humanité, les tronches, la poésie du perché Kaurismäki ?
  • Grand Hôtel (1932)

    1 h 52 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Edmund Goulding avec Wallace Beery, Lionel Barrymore, John Barrymore

    D'après le roman "Menschen im Hotel" de Vicki Baum

    Curieusement Serge Bozon a lui fait un choix de facture classique, l’Oscar du meilleur film 1932, "Grand Hotel". Selon moi il s’agit d’une œuvre sympathique plus que d’un chef-d’œuvre. Grand plaisir : voir défiler sous ses yeux toutes les immenses stars hollywoodiennes de l’époque.

    https://twitter.com/takeshi2922/status/1143583964285812736
  • Le Journal d'une femme de chambre (1964)

    1 h 41 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Luis Buñuel avec Jeanne Moreau, Georges Géret, Michel Piccoli

    Séances de cinéma (1 salle)
    D'après le roman éponyme d'Octave Mirbeau

    A vrai dire je n'en gardais qu'un vague souvenir, ayant (malheureusement) plus en tête la version ampoulée de Benoît Jacquot sortie en 2015.

    Et il n'y a pas photo, le film qu'on croirait réalisé hier est bien celui de Buñuel : réalisation alerte, dialogues virevoltants, regard sans concession sur la lutte des classes, et puis il y a Jeanne Moreau à la place de Léa Seydoux, et là inutile d'en rajouter.
  • La Maison rouge (1947)

    The Red House

    1 h 40 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Delmer Daves avec Edward G. Robinson, Lon McCallister, Judith Anderson

    D'après un roman de George Agnew Chamberlain

    Les films de commande ne datent pas d'hier et les USA en ont produit à la pelle depuis les années 30. En voici un signé d'un spécialiste du genre, Delmer Daves. Le résultat est donc sans surprise : pas désagréable mais très anecdotique.
  • Bande-annonce

    Un taxi pour Tobrouk (1961)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Denys de La Patellière avec Hardy Krüger, Lino Ventura, Maurice Biraud

    D'après le roman éponyme de René Havard

    Des acteurs de légende, une fin qui fait mal au bide, et les dialogues de Audiard.

    Si vous après avoir lu ça, vous ne vous précipitez pas dessus, je vous condamne à voir 3 films de Fabien Onteniente et 2 d'Olivier Baroux en un mois...

    « Pendant que je découvrais Goethe, vous en étiez déjà à "Mein Kampf". Les Français sont toujours en retard d'un livre. »

    « Deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche. »
  • Bande-annonce

    Larry le dingue, Marie la garce (1974)

    Dirty Mary, Crazy Larry

    1 h 33 min. Sortie : . Policier, drame, romance et thriller.

    Film de John Hough avec Peter Fonda, Susan George, Adam Roarke

    D'après le roman "The Chase" de Richard Unekis

    "Larry le dingue, Marie la garce" c'est le "Macadam à deux voies" du pauvre, de la bonne vieille série B 70's à l'américaine, c'est fun, bien bourrin, ça sent la sueur, la poussière et le gazole. Ça serait probablement dispensable s'il n'y avait la bombe Susan George, qui semble née pour porter le mini-short en jean.
  • Bande-annonce

    Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? (1984)

    Que he hecho yo para merecer esto

    1 h 41 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Pedro Almodovar avec Carmen Maura, Luis Hostalot, Angel de Andres Lopez

    D'après Roald Dahl

    Ma rétrospective Almodovar (à voir au cinoche actuellement dans pas mal de villes de l'Hexagone) se poursuit avec son quatrième long.

    Pas son film le plus abordable, certainement pas son meilleur non plus, mais il y a quelques fulgurances délicieuses dans le propos et dans la mise en scène, et on se régale à voir défiler sa galerie de personnages improbables, comme cet ado dealer, cette prostituée flamboyante, ce dentiste pédophile ou cette petite fille qui, se prenant pour la Carrie de King et de Palma, se met à retapisser la cuisine à distance.
  • Nana (1955)

    2 h. Sortie : . Drame.

    Film de Christian-Jaque avec Paul Frankeur, Walter Chiari, Dora Doll

    D'après le roman éponyme d'Émile Zola

    Christian-Jaque a certes réalisé quelques grands films, comme "Les Disparus de Saint-Agil" que j'aime tout particulièrement, mais il était surtout spécialisé dans le "cinéma à papa". Ce "Nana" se situerait plutôt dans la seconde catégorie, pas désagréable mais sage, très sage. Il serait même dispensable sans la présence lumineuse de Martine Carol qui, elle, a l'envergure d'un personnage de Zola.
  • La Vierge des tueurs (2000)

    La Virgen de los sicarios

    1 h 38 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Barbet Schroeder avec German Jaramillo, Anderson Ballesteros, Juan David Restrepo

    D'après le roman éponyme de Fernando Vallejo

    Très malaisant, déstabilisant, jusque dans son esthétique aussi cradingue que son sujet, mais tellement percutant.
  • Remorques (1941)

    1 h 24 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean Grémillon avec Jean Gabin, Madeleine Renaud, Michèle Morgan

    D'après le roman éponyme de Roger Vercel

    Une des raisons pour lesquelles j'aime follement le cinéma : s'apercevoir un beau matin qu'on a jamais vu un seul film d'un réalisateur à la filmographie pourtant bien garnie et dont le nom vous est plus que familier, et alors en bouffer plusieurs en quelques jours.

    C'est exactement ce qui m'est arrivé avec Jean Grémillon, et quelle merveilleuse découverte, qui a débuté avec ce mélo pur jus, sec, cruel, étonnamment ramassé, une romance grand public et pourtant exigeante.

    Et puis il y a Jean Gabin et Michèle Morgan, acteurs que j'aimais bien, mais dont l'immense talent m'a ici sauté au visage. La notion de star est aujourd'hui galvaudée, on le comprend encore mieux quand on en voit deux briller au même instant, et imprimer à jamais nos rétines.
  • Gueule d'amour (1937)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jean Grémillon avec René Lefèvre, Jean Ayme, Jane Marken

    D'après le roman éponyme d'André Beucler

    Ensuite j'ai retrouvé Gabin, alias "Gueule d'amour", toujours aussi charismatique, et toujours dans un mélo et une romance, ou plutôt ce qu'on croit l'être.

    Car plutôt que "Gueule d'amour" le film aurait pu s'appeler "Chagrin d'amour". Étonnant de voir une œuvre (Je ne sais pas si c'était également le cas du roman) s'attaquer aussi frontalement à ce sujet pour le moins casse-gueule et compliqué à rendre en images sans se vautrer dans le lacrymal.

    Grémillon gratte la plaie de l'homme perdu, montre sans rien éluder la chute de l'un résultant de la manipulation de l'autre. Il va jusqu'au bout de sa démarche sans laisser le spectateur respirer.
  • Bande-annonce

    Les Enfants de la mer (2019)

    Kaijū no Kodomo

    1 h 50 min. Sortie : . Animation, aventure et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Ayumu Watanabe avec Mana Ashida, Hiiro Ishibashi, Seishuu Uragami

    Séances de cinéma (28 salles)
    D'après le manga de Daisuke Igarashi

    Sacré objet que le nouveau-né du Studio 4°C !

    Tout en démesure, par son récit plus que foisonnant, sa portée philosophique tentaculaire, ses décors grandioses, ses presque deux heures, la partition XXL de Joe Hisaishi, "Les Enfants de la mer", conte écolo-mystico-onirique pourra subjuguer autant que fatiguer.

    Personnellement je ne reprocherai jamais à une œuvre son trop plein d'ambition , alors ici j'ai été servi, rien que le mélange 2D-3D est bluffant, et on ne voit pas tous les jours de l'animation mêler divertissement pur et questions profondément existentielles. Une chose m'a manqué : l'émotion.

    « Les enfants de la mer nous disent d’où nous venons, où nous allons et notre raison de vivre. »
  • Gervaise (1956)

    1 h 53 min. Sortie : . Drame.

    Film de René Clément avec Maria Schell, François Périer, Suzy Delair

    D'après le roman "L'Assommoir" d'Émile Zola

    René Clément n'a pas fait que des grands films mais celui-ci en est un. Sous couvert de mélo il dresse le portrait d'une femme au destin tragique prédestiné (J'ai regardé à nouveau l'ouverture de ce "Gervaise" dès le générique de fin achevé et tout est déjà raconté en 2-3 phrases de monologue et un procédé de mise en scène très subtil), mais aussi un essai puissant sur le poids de la réussite sociale, du passé dont on ne sort jamais véritablement.

    Un film sur les femmes porté par des femmes, et donc des actrices, la bouleversante Maria Schell, et la peste sublime Suzy Delair.

    NB : J'ai rarement vu un film attaquer aussi frontalement et courageusement un sujet si compliqué et douloureux que l'alcoolisme.
  • Lamiel (1967)

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean Aurel avec Anna Karina, Michel Bouquet, Denise Gence

    D'après le roman éponyme de Stendhal

    J'ai un énorme défaut, dès qu'Anna Karina, l'amour de ma vie, est au générique d'un film, je me jette dessus, sans discernement aucun.

    Et là, une adaptation de Stendhal avec également au casting Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy et Bernadette Lafont, franchement ça se tente. Le résultat est, disons-le, une daube, certes plutôt mignonne, mais une daube quand même. Le responsable ? Jean Aurel, reconnu pour être un bon vieux tâcheron, et qui fait honneur à ce titre. Rien ne va dans ce truc, jusqu'à réussir l'exploit de faire mal jouer ma chérie. Chérie qui n'est pas loin de venir titiller Marion Cotillard pour la médaille d'or de la mort la plus ridicule de l'histoire du cinéma.

    NB : J'aurais quand même dû me méfier, Robert Hossein et Alice Sapritch sont également dans le coin, on pouvait donc renifler le truc pas fameux fameux.
  • Bande-annonce

    Laissez-passer (2002)

    2 h 45 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Bertrand Tavernier avec Jacques Gamblin, Denis Podalydès, Charlotte Kady

    D'après les mémoires de Jean-Devaivre

    En parlant de Bertrand Tavernier, voici typiquement le film qui serait d'une fadeur totale avec un réalisateur sur pilotage automatique.

    J'avais toujours remis le visionnage de ce "Laissez-passer" tant je craignais le truc bien franchouillard, ça peut être redoutable l'ampoulé quand ça dure 2h44.

    Mais là ce n'est que du plaisir, chaque personnage existe, la mise en scène est vive, le récit à la fois didactique et romanesque, la distribution aux petits oignons, Jacques Gamblin et Denis Podalydès en tête.

    En résumé c'est du cinéma populaire, mais celui qui ne prend pas le peuple pour des abrutis.
  • Bande-annonce

    Tirez sur le pianiste (1960)

    1 h 21 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de François Truffaut avec Charles Aznavour, Marie Dubois, Nicole Berger

    D'après le roman éponyme de David Goodis

    "Tirez sur le pianiste" est très à part dans la filmographie de Truffaut, il s'agissait pour lui de se débarrasser de ses encombrants "400 coups", et ce dès son deuxième film. En gros il avait signé son "A bout de souffle" à lui, on pouvait effacer l'ardoise et passer à la suite.

    C'est esthétiquement très beau, la mise en scène chirurgicale, la musique de Delerue splendide mais c'est un des Truffaut que je ne reverrai pas 20 fois, tout simplement parce qu'il ne me touche pas comme tant de ses films.
  • Bande-annonce

    Ne vous retournez pas (1973)

    Don't Look Now

    1 h 50 min. Sortie : . Drame, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Nicolas Roeg avec Julie Christie, Donald Sutherland, Hilary Mason

    D'après une histoire de Daphne Du Maurier

    Pendant la première partie j'ai cru tenir un chef-d’œuvre, ne serait-ce qu'avec cette scène tragique rappelant terriblement "La Dernière Maison sur la gauche" de Wes Craven, l'un de mes films de chevet, sorti à peine un an auparavant.

    Ça et la présence de Julie Christie, il n'en fallait pas plus pour me faire espérer des choses immenses, mais quand le film bascule du drame au fantastique je lâche un peu l'affaire, comprenant que je vais voir se dérouler une œuvre solide mais bien plus conventionnelle.
  • Thérèse Raquin (1953)

    1 h 43 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Marcel Carné avec Simone Signoret, Raf Vallone, Jacques Duby

    D'après le roman éponyme d'Émile Zola

    Marcel Carné signe là une adaptation bien sage, mais pas désagréable, du roman d'Émile Zola. Le charisme de Simone Signoret évite à l'ensemble de sombrer dans la banalité qui le guette.
  • Bande-annonce

    Le Dieu d'osier (1973)

    The Wicker Man

    1 h 31 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Robin Hardy avec Edward Woodward, Christopher Lee, Diane Cilento

    D'après le roman "Ritual" de David Pinner

    Enfin revu ce truc dinguo et ça a à peine vieilli, à part peut-être la fin un peu laborieuse. C'est délicieusement amoral, joyeusement décontracté du slip, prodigieusement halluciné.
  • Bande-annonce

    Miracle en Alabama (1962)

    The Miracle Worker

    1 h 42 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Arthur Penn avec Anne Bancroft, Victor Jory, Inga Swenson

    Séances de cinéma (7 salles)
    D'après le récit "Sourde, muette, aveugle : histoire de ma vie (The Story of My Life)" de Helen Keller

    Pour illustrer ma marotte du "Je me fous de ce que tu me racontes, ce qui m'importe c'est comment tu le fais", comparer le "Mandy" de Mackendrick et ce "Miracle en Alabama" est un cas d'école.

    En effet si les deux traitent du handicap le premier reste collé à son sujet là où le second refuse l'explicatif pour le transcender et raconter beaucoup plus. Et la raison en est très simple : Arthur Penn est lui un immense cinéaste, il bouscule au sens propre comme au figuré ses personnages et donc le spectateur, il ne va pas chercher l'émotion facile, il la fait advenir comme une sorte de délivrance tant la tension et la violence sont immenses et vont crescendo tout au long du récit.

    C'est du cinéma qui cherche en permanence l'inconfort, jusque dans le placement de la caméra et la composition des plans, il fait mal physiquement, l'état de transe des personnages (et des acteurs) est contagieux.

    Bref c'est du très grand art, celui qui nous poursuit longtemps. La preuve : j'ai vu ce film il y a bientôt trois semaines et les scènes de "batailles" entre Anne Sullivan et Helen Keller ne cessent de me hanter.