Asian Roads : Voyage à travers le cinéma asiatique

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296 films

par Docteur_Jivago

Jusqu'à récemment, ma connaissance et surtout mon intérêt pour le cinéma asiatique étaient assez pauvre, mais peu à peu et au fil de certaines découvertes (merci notamment à Ghyom et Dagoni) cet intérêt se réveilla. En espérant continuer à découvrir des films de cette qualité. Liste-mémo où je trie dans l'ordre chronologique.

D'abord les films puis les animés.

Couverture : Peking Opera Blues
Autres listes thématiques :

La musique au cinéma ; http://www.senscritique.com/liste/Le_7eme_art_en_musique/641079
La guerre au cinéma : http://www.senscritique.com/liste/The_Horror_The_Horror_La_guerre_au_cinema/597191
Le cinéma muet : http://www.senscritique.com/liste/We_didn_t_need_dialogue_We_had_faces/464217
Le cinéma italien : http://www.senscritique.com/liste/Stradale_Italia_Voyage_au_coeur_du_cinema_italien/575041
La science-fiction au cinéma : http://www.senscritique.com/liste/Voyage_au_coeur_de_la_science_fiction/600745
Le cinéma français : http://www.senscritique.com/liste/Lumiere_sur_le_cinema_francais/609314
Le cinéma de Hong-Kong : https://www.senscritique.com/liste/Plongee_dans_le_cinema_de_Hong_Kong/1686490
Le cinéma d'animation : https://www.senscritique.com/liste/Voyage_au_coeur_du_cinema_d_animation/770269

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  • Orochi (1925)

    1 h 14 min. Sortie : 1925.

    Film de Buntarô Futagawa avec Tsumasaburo Bando, Misao Seki, Utako Tamaki

    Buntarō Futagawa casse le mythe du samouraï à travers une longue et cruelle déchéance et descente aux enfers où il met en scène un Japon de la fin du XVIIème siècle rempli de désillusion et hypocrisie.
  • Bande-annonce

    Gosses de Tokyo (1932)

    Otona no miru ehon - Umarete wa mita keredo

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Yasujirô Ozu avec Tatsuo Saitô, Tomio Aoki, Mitsuko Yoshikawa

    Ozu propose avec Gosses de Tokyo un film tout simplement merveilleux, d'une simplicité qui n'a d'égal que son émotion, tendresse et humanisme, et il évoque la famille, les combats générationnels ou l'estime de soi avec autant de richesse que d'intelligence.
  • Où sont les rêves de jeunesse ? (1932)

    Seishun no yume ima izuko

    1 h 32 min. Sortie : . Muet et comédie dramatique.

    Film de Yasujirô Ozu avec Haruo Takeda, Ryôtarô Mizushima, Kenji Ôyama

    Ozu propose avec Où sont les rêves de jeunesse ? une passionnante lecture sur la famille, le travail ou encore l'amitié, démontrant un vrai savoir-faire, une sobriété et simplicité exemplaire pour véhiculer ses propos et une forte émotion.
  • Cœur capricieux (1933)

    Dekigokoro

    1 h 40 min. Sortie : . Muet et comédie dramatique.

    Film de Yasujirô Ozu avec Takeshi Sakamoto, Nobuko Fushimi, Den Ohinata

    Bien qu'imparfait, notamment dans sa gestion des dialogues et de l'émotion, Coeur Capricieux n'en reste pas moins une oeuvre attachante où Ozu aborde l'humanisme et tout simplement la vie et l'humain à travers un habile mélange de drame et d'humour.
  • La Divine (1934)

    Shen nu

    1 h 25 min. Sortie : 1934. Muet et drame.

    Film de Wu Yonggang avec Ruan Lingyu, Zhang Zhi-Zhi, Lai Hang

    En signant La Divine, Wu Yonggang sublime la magnifique Ruan Lingyu dans un rôle sombre où la déchéance n'est jamais loin. Si le scénario n'est pas sans excès, la réussite du film vient avant tout de ce personnage et de la mise en scène, nous entraînant avec brio, un peu d'intensité, et via une atmosphère prenante, dans un Shanghai aussi impressionnant que sombre

    https://www.youtube.com/watch?v=4hIlIes9_X0
  • L'Autoroute (1935)

    Dalu

    1 h 44 min. Sortie : 1935. Drame.

    Film de Sun Yu avec Jin Yan (1), Chen Yan-Yan et Li Lili

    Avec L'Autoroute, Sun Yu signe une oeuvre vivante et authentique, où l'on ressent toute sa sincérité et son attachement envers le peuple, les traditions et le contexte social. Sans être réellement transcendant, le film se révèle tout de même plutôt attachant, ainsi qu'intriguant par une mise en scène semblant faite pour le parlant alors que c'est en réalité muet, à l'exception de quelques bruits de fonds.

    https://www.youtube.com/watch?v=LtxLZ9sfZ2s
  • Les Anges du boulevard (1937)

    Malu tianshi

    1 h 40 min. Sortie : 1937. Comédie, musique et drame.

    Film de Yuan Muzhi avec Zhao Dan (1), Zhou Xuan, Wei Heling

    Yuan Muzhi signe avec Les Anges du Boulevard une jolie, simple et sensible histoire d'amour, doublée d'un constat social autour de la pauvreté et des conditions de vie peu avant la Seconde Guerre mondiale. L'histoire est intéressante, tout comme les personnages et les thèmes, notamment sur la famille, et on pourra aussi apprécier une mise en scène fluide et remplie de bonnes idées, à commencer par une intrusion de plusieurs genres, burlesques, musicales voire mafieux, au sein de ce patchwork admirable et passionnant.
  • La Légende du grand judo (1943)

    Sugata Sanshirô

    1 h 19 min. Sortie : . Action, aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Denjirô Ôkôchi, Susumu Fujita, Yukiko Todoroki

    Avec La Légende du grand Judo, son premier film, Akira Kurosawa propose une oeuvre intéressante et intrigante bien que parfois maladroite et surtout haché par la censure, où il montre avec humanisme comment le judo a supplanté le vieux jiu-jitsu durant l’ère Meiji.
  • Le Plus Dignement (1944)

    Ichiban utsukushiku

    1 h 25 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Takashi Shimura, Sôji Kiyokawa, Ichirô Sugai

    On n'en voudra évidement pas au futur metteur en scène de Dersou Ouzala d'avoir réalisé ce film de commande édifiant, lui qui a tellement brillé par la suite, alors que là il se perd dans de la propagande rarement intéressante.
  • Récit d'un propriétaire (1947)

    Nagaya shinshiroku

    1 h 12 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Yasujirô Ozu avec Chôko Iida, Hohi Aoki, Eitarô Ozawa

    D'une grande justesse, simplicité et émotion, Récit d'un Propriétaire permet à Yasujirô Ozu d'étudier le Japon dans l'après-guerre, sa société, ses mœurs et bouleversements et l'importance de la solidarité et de prendre en compte le regard d'autrui.
  • Un merveilleux dimanche (1947)

    Subarashiki nichiyôbi

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Akira Kurosawa avec Isao Numasaki, Chieko Nakakita, Atsushi Watanabe

    Sans être transcendant, Akira Kurosawa livre avec Un Merveilleux Dimanche une oeuvre sociale et poétique où l'émotion et le rêve prennent le pas sur la dure réalité et la misère d'un Tokyo brisé par la guerre.
  • Le Printemps d'une petite ville (1948)

    Xiao cheng zhi chun

    1 h 33 min. Sortie : septembre 1948. Romance.

    Film de Fei Mu avec Wei Wei (1), Wei Li, Shi Yu

    Parfois considéré comme le plus grand film chinois jamais tourné, en plus d'avoir eu une forte influence (notamment Wong Kar-Wai), Le Printemps d'une petite ville permet à Fei Mu de créer un triangle amoureux durant l'après-Seconde Guerre mondiale. La mise en scène est simple mais propice aux émotions, il y a autant de romantisme que de mélancolique qui plane sur le film, sans tomber dans la mièvrerie, mais aussi une réflexion sur la vie, les choix qui modifient un destin ou encore le mal que l'on peut faire aux autres et où on place son bonheur.

    (merci à Jurassic!)
    https://www.youtube.com/watch?v=2059QJ8FFMs
  • L'Ange ivre (1948)

    Yoidore tenshi

    1 h 38 min. Sortie : . Policier, drame, romance et thriller.

    Film de Akira Kurosawa avec Takashi Shimura, Toshirô Mifune, Reisaburô Yamamoto

    Alors que la maladie sera le combat le plus compliqué d'un Yakuza, Akira Kurosawa propose une plongée dans l'enfer de la mafia japonais à travers une relation ambiguë entre un des membres et un médecin, traitée avec humanisme, violence, sensation et surtout un immense talent.
  • Le Duel silencieux (1949)

    Shizukanaru kettô

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirô Mifune, Takashi Shimura, Miki Sanjô

    Akira Kurosawa signe avec Le Duel Silencieux une oeuvre puissante et complexe, où il est question d'un duel face à soit-même qu'il évoque avec intelligence, émotion, humanisme et sensibilité, tout en étant portée par un immense Toshirô Mifune.
  • Printemps tardif (1949)

    Banshun

    1 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirô Ozu avec Chishû Ryû, Setsuko Hara, Yumeji Tsukioka

    Avec Printemps Tardif, Ozu propose une oeuvre aussi forte qu'attachante, où il capte l'humain, la vie et ses dilemmes ou encore l'évolution du Japon avec finesse et surtout émotion, bénéficiant aussi d'excellents comédiens.
  • Chien enragé (1949)

    Nora inu

    2 h 02 min. Sortie : . Policier, drame, thriller et film noir.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Takashi Shimura, Keiko Awaji

    Séances de cinéma (1 salle)
    Peu de temps avant d'obtenir une certaine renommée sur le territoire américain, Kurosawa s'en inspire et livre avec Chien enragé un polar noir très bien ficelé, efficace, avec une ambiance sombre, ambiguë, âpre et contenant une vision et réflexion sur le Japon d'après-guerre, ses bas-fond et la limite entre le bien et le mal.
  • Scandale (1950)

    Shûbun

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirô Mifune, Shirley Yamaguchi, Yôko Katsuragi

    Akira Kurosawa signe avec Scandale une oeuvre assez méconnue mais particulièrement intéressante et riche, notamment lorsqu'il s'intéresse avec humanité aux dilemmes moraux et aux devoirs de l'homme.
  • Bande-annonce

    Rashômon (1950)

    1 h 28 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirô Mifune, Machiko Kyô, Masayuki Mori

    Le récit, en forme de kaléidoscope s'avère très bien écrit et surtout passionnant, alors que cela reste toujours fluide et surtout on cherche la vérité à travers les propos de chacun des protagonistes, avec un rythme toujours maîtrisé et un suspense tenant de bout en bout, jusqu'à un dénouement final et une fin laissant encore le doute dans nos tête et qui s'avère réussi.
  • Bande-annonce

    La Vie d'Oharu, femme galante (1952)

    Saikaku ichidai onna

    2 h 18 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Toshirô Mifune, Kinuyo Tanaka, Ichirô Sugai

    Kenji Mizoguchi propose avec La Vie d'Oharu, femme galante une oeuvre forte et intense, dressant une implacable peinture du Japon féodal et du sort des femmes, toujours avec justesse, émotion et avec une incroyable maîtrise de la caméra.
  • Bande-annonce

    Vivre (1952)

    Ikiru

    2 h 23 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Takashi Shimura, Shin'ichi Himori, Haruo Tanaka

    Juste avant qu'il ne réalise Les Sept Samouraïs, Akira Kurosawa met en scène Vivre, où un homme se retrouve face à la mort, son passé, son destin et la vie. D'une justesse et intelligence incroyable, tant dans la mise en scène que dans l'écriture, il arrive à nous faire passer par toutes sortes de sentiments et se faire lyrique, juste, pertinent et surtout bouleversant comme peu de films ont pu l'être.
  • Bande-annonce

    Voyage à Tokyo (1953)

    Tokyo Monogatari

    2 h 16 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirô Ozu avec Chishû Ryû, Chieko Higashiyama, Setsuko Hara

    Séances de cinéma (1 salle)
    Avec Voyage à Tokyo, Ozu nous immerge dans une chronique familiale avec finesse, intelligence et surtout émotion, dans une vie qui voit le temps passer à grande vitesse mais sans pour autant cicatriser les blessures.
  • Bande-annonce

    Les Contes de la lune vague après la pluie (1953)

    Ugetsu monogatari

    1 h 36 min. Sortie : . Drame, fantastique et sketches.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Machiko Kyō, Mitsuko Mito, Kinuyo Tanaka

    Séances de cinéma (3 salles)
    C'est au coeur du Japon du XVIème siècle que je découvre le cinéma de Kenji Mizoguchi avec Les Contes de la lune vague après la pluie et c'est avec force, intelligence et talent qu'il étudie l'humain à travers une descente aux enfers aussi terrible qu'effrayante.
  • L'Oie sauvage (1953)

    Gan

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Shirô Toyoda avec Hideko Takamine, Hiroshi Akutagawa, Jûkichi Uno

    En signant Gan, Shirô Toyoda propose une oeuvre particulièrement intrigante, dure et forte, où l'on va suivre le destin d'une femme manipulée, baladée, amoureuse ou encore gênée, face à la néfaste nature humaine et une société qui ne va pas dans son sens. Il y a une vraie maîtrise derrière la caméra, avec un traitement sobre, jusqu'à une séquence finale toute en symbole et d'une grande tristesse.
  • Le Grondement de la montagne (1954)

    Yama no Oto

    1 h 34 min. Sortie : . Romance.

    Film de Mikio Naruse avec Setsuko Hara, Sô Yamamura, Ken Uehara

    C'est avec autant de simplicité que d'intelligence et de justesse que Naruse met en scène cette chronique familiale où le couple, les rapports humains et la fragilité sont mis en avant et dont il en fait ressortir toute la richesse et l'émotion.
  • Bande-annonce

    L'Intendant Sansho (1954)

    Sansho dayu

    2 h 04 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Kinuyo Tanaka, Kyôko Kagawa, Eitarô Shindô

    Séances de cinéma (1 salle)
    Une oeuvre d'une rare force et puissance, où l'émotion découle des personnages et enjeux dans un cadre (celui des moeurs et de la vie dans le japon féodal) aussi passionnant qu'ambigu et bien exploité.
  • Bande-annonce

    Godzilla (1954)

    Gojira

    1 h 36 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et science-fiction.

    Film de Ishirô Honda avec Akira Takarada, Momoko Kôchi, Akihiko Hirata

    Film de monstres, drame et dénonciation intelligente des dérives de l'homme, "Godzilla" réussit sur tous les tableaux pour un résultat inoubliable et marquant.
  • Les Amants crucifiés (1954)

    Chikamatsu monogatari

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Kazuo Hasegawa, Kyôko Kagawa, Eitarô Shindô

    Séances de cinéma (1 salle)
    C'est en utilisant le contexte de la société du Japon féodal, dont il n'est pas difficile d'y faire un parallèle avec celle actuelle, que Kenji Mizoguchi livre une oeuvre bouleversante, à la fois puissante, lyrique et cruelle, d'une incroyable justesse, émotion et intelligence.
  • Bande-annonce

    Les Sept Samouraïs (1954)

    Shichinin no samurai

    3 h 27 min. Sortie : . Arts martiaux.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirô Mifune, Takashi Shimura, Keiko Tsushima

    L’histoire est intéressante, voire passionnante et le très riche scénario la retranscrit bien alors que l'oeuvre est bien rythmée et on ne s'ennuie pas durant les 207 minutes de films. Kurosawa brasse plusieurs genres de manière fluide et subtile, sachant mettre des touches humoristiques, dramatique, d'action ou encore de western et il fait avant tout une peinture de la vie dans un village dans le Japon de cette époque, où l'on suit les Samouraïs vivant au rythme de ses paysans et il arrive en même temps à faire de son récit un constat social.
  • Nuages flottants (1955)

    Ukigumo

    2 h 03 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Mikio Naruse avec Hideko Takamine, Masayuki Mori, Mariko Okada

    Un énorme coup de cœur, un mélodrame juste, puissant, passionnant et bouleversant où Naruse nous emmène dans un Japon d'après guerre suivre un couple passionné mais qui n'arrive pas à se trouver. D'une grande justesse et d'un grand talent, que ce soit devant ou derrière la caméra.
  • Vivre dans la peur (1955)

    Ikimono no kiroku

    1 h 43 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirô Mifune, Takashi Shimura, Minoru Chiaki

    Fresque d'une société qui sera brisée par le nucléaire, Vivre dans la Peur permet à Kurosawa d'évoquer cela à travers un saisissant et intense portrait humain où l'on va suivre une descente aux enfers sous tension et d'une grande richesse, prenant encore tout son sens aujourd'hui lorsqu'on voit les événements récents qui ont eu lieu au pays du soleil levant.