Bilan de l'année - 1983 - Une année très féminine

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53 films

par KingRabbit

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* AUTRES BILANS DE L'ANNEE :

- 1987 http://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1987_Bonnes_surprises_et_decouvertes_inatte/192628
- 1986 http://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1986_Serie_de_deceptions_et_lassitude/286077
- 1985 http://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1985_Un_chef_d_oeuvre_quelques_belles_decou/324555
- 1984 http://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1984/376352
- 1983
- 1982 http://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1982_en_cours/1009076
- 1981 http://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1981_en_cours/1209277
- 1980 https://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1980/1454714#page-1/
- 1979 https://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1979_en_cours/1724139
- 1978 https://www.senscritique.com/liste/Bilan_de_l_annee_1978_en_cours/2020611

- Meilleur film : Scarface
Les nommés : Star 80 - Local hero - Frances

- Meilleur réalisateur :Brian de Palma (Scarface)
Les nommés : Bob Fosse (Star 80) - Francis Ford Coppola (Outsiders) - Nicolas Roeg (Eureka)

- Meilleur 1er rôle masculin : Al Pacino (Scarface)
Les nommés : Eric Roberts (Star 80) - Peter Riegert (Local Hero) - Eddie Murphy (Un fauteuil pour deux)

- Meilleur 1er rôle féminin : Jessica Lange (Frances)
Les nommés : Mariel Hemingway (Star 80) - Julie Christie (Chaleur et poussière) - Shirley Maclaine (Tendres passions)

- Meilleur 2nd rôle masculin : Jack Nicholson (Tendres passions)
Les nommés : Steven Bauer (Scarface) - Robert Loggia (Scarface) - Peter Reichhardt (Zappa) - Burt Lancaster (Local Hero)

- Meilleur 2nd rôle féminin : Theresa Russell (Eureka)
Les nommés : Jamie Lee Curtis (Un fauteuil pour deux) - Helena Kallianotes (Eureka) - Domiziana Giordano (Nostalghia)

- Meilleur scénario : Local Hero
Les nommés : Scarface - Chaleur et poussière - Tendres passions

- Meilleure photographie : Rusty James
Les nommés : Star 80 - Outsiders - Bad boys

- Meilleure musique : Scarface
Les nommés : Frances - Outsiders - Eureka

- Meilleurs costumes : Scarface
Les nommés : Star 80 - Chaleur et poussière - Outsiders

- Meilleurs décors : Local hero
Les nommés : Scarface - Bad boys - Outsiders

- Meilleur son : L'étoffe des héros
Les nommés : Eureka - Terreur à domicile - Wargames

- Meilleur montage : Star 80
Les nommés : Scarface - L'étoffe des héros - Eureka

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    Scarface (1983)

    2 h 50 min. Sortie : . Drame et gangster.

    Film de Brian De Palma avec Al Pacino, Steven Bauer, Michelle Pfeiffer

    Un des films les plus incroyables de la carrière de De Palma.
    Il y a 1001 raisons toutes contradictoires de l'aimer ou de le détester.

    D'abord les mecs qui se prennent pour des lascars et qui font des "wesh wesh tony montana represents" et qui prennent ce film au total premier degré.
    Ensuite ceux qui le détestent pour les mêmes raisons : trop vulgaire, trop grotesque, ridicule...

    Et pourtant, Scarface est l'histoire extraordinaire du plus grand beauf, du plus gros paysan de tous les temps ! Tony Montana est le génie des abrutis. Un crétin extraordinaire, méprisé par tous, une sorte de Mickael Vendetta avant la lettre. Il y a quelque chose de touchant chez ce personnage, notamment parce que tout le monde se fout en permanence de sa gueule (cf la scène de danse où Pfeiffer le traite de singe).

    Il y a d'énormes fautes de goût dans ce film, Mastrantonnio est par exemple insupportable dans le rôle de la soeur de Tony (surtout dans le final tellement grandiloquent, et qui pourtant renvoie au château de l'araignée de Kurosawa !), notamment avec sa fameuse tirade "Baise-moi ! Baise-moi !"
    Et pourtant rien à faire, c'est énorme, la musique de Moroder, l'ambiance de la Floride, Pacino plus excessif que jamais, impossible d'oublier ce film une fois qu'on l'a vu.
  • 2
    Bande-annonce

    Star 80 (1983)

    1 h 43 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Bob Fosse avec Mariel Hemingway, Eric Roberts, Cliff Robertson

    Magnifique fresque sur les 80's. Le talent de Bob Fosse est indiscutable, mise en scène extrêmement sophistiquée (certains effets de transition sont hallucinants), sens inné du montage, du rythme, de l'utilisation de la musique (il est pas chorégraphe pour rien). Sens du suspense, faculté de passer de la comédie au drame en un claquement de doigt, capacité de sublimer la vulgarité à la De Palma... Et puis surtout voilà une performance extraordinaire d'Eric Roberts qui pour une fois ne surjoue presque pas, et qui arrive à rendre touchant et attachant un fou furieux, malade mental, et psychopathe fini.
  • 3
    Bande-annonce

    Local Hero (1983)

    1 h 51 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Bill Forsyth avec Burt Lancaster, Peter Riegert, Fulton Mackay

    Petite pépite.
    Burt Lancaster est royal en patron d'une multinationale, installé au dernier étage d'un immeuble gigantesque, et qui a la tête dans les étoiles ,avec son télescope énorme, et est totalement à contre-courant de la politique de sa boîte expansionniste et ultra libérale.

    Peter Riegert qui a un petit côté Chabat, est savoureux en envoyé de la boîte qui doit convaincre des villageois écossais de racheter la baie locale pour en faire une raffinerie de pétrole.

    Peter Capaldi en associé écossais est également excellent, complètement à l'ouest, un peu glandu sur les bords, et amoureux d'une belle sirène qui passe sa vie dans l'eau à observer les fonds marins, dans des séquences qui font limite nouvelle vague française.

    On quitte vite la bureaucratie, et on découvre par touches la magie écossaise (moi qui avais les pires préjugés sur ce trou perdu, me voilà enchanté), ciel sublime, village charmant comme tout avec ses habitudes, et évidemment la baie perdue au milieu de nulle part.

    Finalement le plus étonnant dans le film, c'est que les locaux sont les premiers à vouloir tout vendre à la véreuse société, histoire de s'en mettre plein les poches, et que le héros (Riegert) semble coincé entre plusieurs positions très contradictoires.

    Complexe à décrypter donc, mais à la fin on voit surtout qu'il s'agit d'un joli portrait de l'écosse, et une douce mélancolie finit par faire irruption.

    A noter quelques plans esthétiquement très beaux, et très originaux dans leur mise en scène (cf l'arrivée de Lancaster qui est absolument géniale).
  • 4

    Chaleur et Poussière (1983)

    Heat and Dust

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de James Ivory avec Julie Christie, Greta Scacchi, Christopher Cazenove

    -1. 9 c'était beaucoup trop, 8 c'est encore un poil exagéré. Le film est très sympa, intelligent, fin, subtil, tout ce qu'on veut, mais il est quand même sacrément long, avec de grosses chutes de rythme qui le rendent parfois légèrement ennuyeux. Après y une sacrée ambiance (en partie grâce à l'étonnante musique électro-exotique), et de superbes acteurs. Mais ça vaut clairement pas chambre avec vue par exemple.
    Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 5

    Tendres Passions (1983)

    Terms of Endearment

    2 h 07 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de James L. Brooks avec Shirley MacLaine, Debra Winger, Jack Nicholson

    Le début fait flipper, avec cette chronique familiale américaine comme on en a vu des milliards, en plus ça semble surjoué, mal écrit, pas intéressant.

    Et puis Nicholson débarque, et tout change, il insufle au film une toute nouvelle énergie, ça finit par véritablement décoller chez tous les personnages (notamment chez Debra Winger qui commençait pourtant très très mal).
    Shirley MacLaine aussi, absolument excellente, avec sa "baby-face" qui avec l'âge lui donne une raideur et une rigidité très inquiétante.

    Finalement, on a d'excellents acteurs, quelques excellentes scènes très drôles, un esprit simpsonien (en même temps c'est James L Brooks), les scènes plus tragiques sont distillées subtilement, sans lourdeur, sans pathos exaspérant. Donc ça finit en mélo, mais en mélo pas gonflant pour un sous.

    Belle surprise.
  • 6
    Bande-annonce

    Zappa (1986)

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie et romance.

    Film de Bille August avec Morten Hoff, Peter Reichhardt, Lone Lindorff

    C'est un bon film.
    Etonnant qu'il soit pratiquement inconnu et si peu vu.
    Je ne le connais pas bien Bille August, donc j'avais pas des a prioris sur le bonhomme, même si je sais qu'on le taxe d'être devenu un réal très académique qui s'est enfermé dans des productions internationales sans âme.

    Ben là on a un film frais sur une adolescence danoise dans les 60's, y a donc beaucoup d'interculturel, et c'est très étonnant à regarder (presqu'autant qu'un film asiatique, surtout que les danois se ressemblent parfois un peu tous entre eux...).

    Les codes vestimentaires, la culture danoise (qui fait beaucoup penser à la culture hollandaise d'ailleurs, on pourrait même considérer ce film comme un préquel à "Spetters" de Verhoeven dans l'illustration de la violence du quotidien des jeunes), l'ambiance globale.
    La reconstitution est criante de vérité, et le trio principal est très intéressant (bien que très schématique) : en gros ça donne :

    - Le chef de bande, le plus méchant, et le plus bourge
    - Son comparse, classe moyenne, ne sait pas où se situer
    - Le gros lourd, victime et faire-valoir, classe pauvre évidemment

    Le film manque peut-être un peu d'ampleur, parfois un peu de rythme, mais certaines séquences sont diablement bien réalisées.

    Le final très prenant et assez tragique, m'a d'ailleurs étonnamment beaucoup fait penser au final de Blade Runner, dans la façon de filmer une longue poursuite dans des couloirs et des recoins très sombres, le tout enserré par des motifs visuels de grilles.

    A noter que la BO est pas mal du tout.
  • 7

    Frances (1982)

    2 h 20 min. Sortie : . Biopic, drame et romance.

    Film de Graeme Clifford avec Jessica Lange, Kim Stanley, Sam Shepard

    La première partie du film est assez laborieuse, ça fait biopic mou et sans enjeu. Dur de s'intéresser à une histoire composée de divers éléments qui ne se recoupent même pas

    Ok Frances est une rebelle de la life, ok on voit le hollywood des années 30 qui est retranscrit de manière crédible, mais c'est pas fou globalement.
    Et puis brutalement, le personnage de Frances évolue de rebelle à psychopathe bipolaire hystérique, et on rentre dans un nouveau film, une sorte de remake de vol au dessus d'un nid de coucou.

    Et ça fonctionne bien surtout grâce à Jessica Lange qui est absolument magistrale dans le rôle, très impressionnante, très effrayante (son sourire est diabolique), et très touchante (on dirait un petit oiseau blessé).
    Surtout, le film devenant de plus en plus tragique, l'évolution de son personnage de plus en plus cruelle, elle est saisissante dès lors qu'elle finit par être autiste, et je me suis demandé si elle n'avait pas inspiré quelque part Dustin Hoffman dans son interprétation de Rain Man.
    En tout cas les prestations s'équivalent, avec un petit avantage pour Lange qui rajoute une dimension sacrément effrayante.

    C'est assez rare pour être signalé, mais voilà un bon premier rôle féminin, pour une actrice qui dégage l'air de rien un putain de charisme.
    A noter que l'intégration du personnage de Sam Shepard (personnage qui n'existe pas dans la réalité), en fonction de soutien, (assez casse-gueule donc), fonctionne très bien.

    Pour conclure la musique romantique de John Barry est toujours la même, j'ai l'impression qu'il a composé 500 fois la même chose, et cette sensation de revoir à chaque fois danse avec les loups, et pourtant ça marche diablement bien à chaque fois, et c'est juste super classe.
  • 8
    Bande-annonce

    Un fauteuil pour deux (1983)

    Trading Places

    1 h 56 min. Sortie : . Comédie.

    Film de John Landis avec Dan Aykroyd, Eddie Murphy, Ralph Bellamy

    Pas mal du tout, une des rares fois où Eddie Murphy n'est pas complètement exaspérant, voire même plutôt marrant !

    Une fable à la Capra sur le déterminisme social vraiment chouette, avec quelques apartés wtf hors sujet qui font virer le film dans le plus grand n'importe quoi régressif et jouissif (cf la scène du train qui part en sucette total, où soudainement tous les personnages arrivent déguisés comme dans une fête du village, et où tout le monde est en roue libre).

    Ce qui est marrant avec ces scènes hors sujet, c'est qu'elles font un énorme contraste avec le reste du récit qui est beaucoup plus classique, et s'évertue à rester crédible (malgré l'aspect fable).

    Et tous les acteurs sont franchement excellents, mention pour les deux vieux démoniaques (dont mon acteur fétiche Don Ameche), et Jamie Lee Curtis très efficace dans la comédie.
  • 9
    Bande-annonce

    Outsiders (1983)

    The Outsiders

    1 h 54 min. Sortie : . Drame.

    Film de Francis Ford Coppola avec C. Thomas Howell, Matt Dillon, Ralph Macchio

    Film bourré de défauts : dialogues parfois très niais, aspect mélo assez grossier et mal foutu, scénario à la west side story pas très original (un gang vs un autre gang)...

    Mais alors la facture visuelle est tellement stylée, la mise en scène tellement classe, l'ambiance tellement travaillée qu'on finit totalement immergé dans ce qui est un bon film d'exploitation qui n'a pas du tout vieilli (c'est ce que j'appréhendais le plus d'ailleurs).
    A noter l'excellent travail sur la bande-son, un choix très étudié de musiques rock d'époque (beaucoup d'Elvis), et surtout une superbe compo originale de Carmine Coppola qui donne un style tarantino avant l'heure au film.
  • 10
    Bande-annonce

    Un homme parmi les loups (1983)

    Never Cry Wolf

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Carroll Ballard avec Charles Martin Smith, Brian Dennehy, Zachary Ittimangnaq

    C'est bien, pas exempt de défaut, on ne comprend pas toujours où le film veut en venir (notamment avec le personnage de Dennehy assez raté, même si l'acteur est comme d'habitude toujours extraordinaire).

    On n'en apprend pour autant pas grand chose sur les loups du Groenland, si ce n'est qu'ils semblent bouffer des souris pour survivre...
    Après la réalisation est belle, la photo sublime, quelques séquences peuvent évoquer du Dersou Ouzala, et puis ça fait toujours plaisir de voyager au cinéma, dans un film simple, assez classieux, et qui ne sombre dans aucune leçon de morale à la con.

    Très sympa.
  • 11
    Bande-annonce

    Eureka (1983)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Nicolas Roeg avec Gene Hackman, Theresa Russell, Rutger Hauer

    Film complètement baroque, très lunaire, assez autiste, avec des moments de grâce qui évoquent du Malick en forme, ou du Paul Thomas Anderson au plus haut niveau (notamment l'intro de "There will be blood").
    C'est assez sublime, la musique explose, on est complètement perdu dans ce désert neigeux, dans cette ruée vers l'or cauchemardesque, dans ce montage elliptique qui fonctionne par répétitions et jeux d'écho, qui fusionne les séquences éparses...

    On peut très largement s'y perdre, trouver le film parfois un peu chiant (une chute de rythme après la magnifique introduction neigeuse, lorsque l'on arrive sur l'île paradisiaque), mais c'est quand même une pépite qui sort de nulle part, avec un casting totalement improbable.
    Très intéressant, énormément de style et de personnalité là-dedans.
  • 12
    Bande-annonce

    L'Étoffe des héros (1983)

    The Right Stuff

    3 h 13 min. Sortie : . Aventure, drame et historique.

    Film de Philip Kaufman avec Sam Shepard, Scott Glenn, Ed Harris

    Pas mal, mais 10 fois trop long. Le film est intéressant pour son travail de montage qui est très original, et ambitieux. Il s'agit quand même là de parvenir à lier des dizaines de personnages clés, des lieux aux quatre coins de la planète, et même dans l'espace, et des enjeux multiples.
    Et c'est fait intelligemment, avec beaucoup de créativité dans les liaisons entre les plans.

    Et puis, le film se permet quelques pauses, quelques respirations poétiques aux limites du surréalisme (cf le premier "duel" entre Sam Shepard et l'avion rugissant, en plein milieu du désert).

    Maintenant globalement ça se résume aussi à de longues scènes de tests pour sélectionner les meilleurs astronautes, et à des mecs assis dans une capsule qui attendent le décollage, ou encore des mecs qui vont vite dans un avion. Bon 3h pour raconter ça, je dois dire que ça me passionne pas des masses.
    Mais ça reste un film honnête, solidement fait, avec de très bons comédiens donc ça passe.

    Et puis surtout on a l'impression que ça pose les bases des futures horreurs type "Armageddon" ou "independance day" qui reprendront beaucoup d'éléments du film en les remixant à l'ignoble sauce parodique des 90's.
  • 13

    D'origine inconnue (1983)

    Of Unknown Origin

    1 h 28 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de George Pan Cosmatos avec Kenneth Welsh, Louis Del Grande, Shannon Tweed

    Très sympa cette série B. Peter Weller m'aura rarement autant convaincu (si ce n'est robocop qui est à part dans sa filmo), très bon dans ce rôle de grand financier confronté à un rat qui va lui pourrir l'existence.
    C'est bien filmé, bien foutu en règle générale, bien monté, le contraste entre scènes de bureau, et scènes de maison est intéressant, l'oppression se fait bien ressentir, le cauchemar devient suffisamment kafkaïen pour fasciner.
    La confrontation Weller-Rat est donc réussie.

    Seul regret, il semble qu'il y ait eu quelques coupes dans le métrage.
    Certains personnages semblent en avoir pâti, et deviennent de fait particulièrement inutiles (cf la collègue de Weller). Il aurait également fallu une plus grande interdépendance entre les scènes de travail, et les scènes à la maison. Au final la problématique du fight avec le rat supplante tout le reste qui devient très anecdotique (notamment le boulot que weller doit rendre à son boss dans un laps de temps réduit, mais qu'il n'arrive pas à boucler à cause de ses déboires, finalement on finit par s'en foutre complètement très rapidement, alors que ça avait été trop mis en avant dans un premier temps).
  • 14
    Bande-annonce

    Christine (1983)

    1 h 50 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et fantastique.

    Film de John Carpenter avec Keith Gordon, John Stockwell, Alexandra Paul

    Belle surprise de la part de Carpenter. Une série B de bonne qualité, bien réalisée, avec un délire qui a forcément beaucoup inspiré Quentin Dupieux pour Rubber (et son pneu tueur évidemment), mais aussi un film comme steak (plutôt au niveau visuel et vestimentaire pour le coup).

    Le fétichisme américain de la bagnole est intéressant, et le côté pré american pie avec étudiants pervers obsédés par le cul, au campus est sympa.

    John Stockwell qui n'a qu'un rôle secondaire finalement, est très bon, et quelques scènes sont assez percutantes et brillamment mises en scène (la scène du football américain, ou encore la scène à la BU).

    Malheureusement on quitte Stockwell un peu trop vite, ainsi que l'université, pour se concentre sur le vilain du film (Keith Gordon), qui n'est pas l'acteur du siècle.

    Un autre souci du film, c'est qu'il est assez répétitif, et quand même vachement prévisible de bout en bout.

    Mais bon ça se tient plutôt pas mal, y a une ambiance, la musique rockabilly est cool, bref j'ai adhéré (ce qui est rare pour un Carpenter).
  • 15
    Bande-annonce

    Bad Boys (1983)

    2 h 03 min. Sortie : . Drame.

    Film de Rick Rosenthal avec Sean Penn, Reni Santoni, Jim Moody

    Pas si mal. Sean Penn n'est pas aussi horrible que je le pressentais.
    Y a plein de trucs qui vont pas, Aly Sheedy et tout son arc scénaristique est pas franchement utile, et encore moins intéressant.
    Et ça reste du film de prison assez banal.

    Cela dit, j'aime bien le traitement des personnages, et surtout des groupes, des clans qui se forment entre jeunes et qui broient les individualités, et qui mènent au pire des instincts humains.

    La photo est intéressante, en clair-obscur, le décor de la prison devient assez hypnotique, et les quelques séquences en extérieur, en pleine ville sont vraiment très belles visuellement.

    Et y a aussi une BO très fournie et cool comme tout.
  • 16

    Être ou ne pas être (1983)

    To Be or Not to Be

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Alan Johnson avec Ronny Graham, Estelle Reiner, Zale Kessler

    Remake honnête, qui profite du génie du scénario original.
    Simplement les quelques ajouts sont bidesques : un personnage gay insupportable notamment...
    Et Mel Brooks ne tient pas la comparaison avec l'interprète initial, il en fait trop, et il devient très lourd. Il lui manque la finesse. Bancroft est une excellente actrice mais elle est trop âgée pour le rôle.

    Et Charles Durning/Christopher Lloyd sont lamentables en nazis et ruinent des séquences pourtant hilarantes dans l'original.
  • 17
    Bande-annonce

    WarGames (1983)

    1 h 51 min. Sortie : . Action et thriller.

    Film de John Badham avec Matthew Broderick, Dabney Coleman, John Wood

    Festival sons et lumières, y a des audaces de montage et de travail sur le son qui sont très intéressantes dans ce faux remake de Point Limite de Lumet.
    Broderick est bizarrement pas mal (bon le film est bien meilleur que le daubé Ladyhawke par exemple), c'est propre, bien foutu, un peu kitsch mais pas trop, et ça se suit facilement. Pas une purge, mais pas génial non plus, j'ai quand même oublié l'essentiel, si ce n'est que les ordis de l'époque étaient de gros minitels...
  • 18
    Bande-annonce

    Le Retour du Jedi (1983)

    Star Wars Episode VI: Return of the Jedi

    2 h 14 min. Sortie : . Aventure, science-fiction et action.

    Film de Richard Marquand avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher

    Luke pue cordialement la merde dans le 6...

    Putain il ruine le film avec sa gueule figée de crapaud.

    Et puis bon Han solo qui devient un gros gay avec sa love story bidesque...

    Les peluches dégueulasses qui pullulent dans tous les sens comme dans les pires films d'héroic fantasy qui suivront dans les 80's (labyrinthe, legend, willow, kalidor...).

    Clairement le moins bon de la trilogie originelle (le pire c'est que c'est une redite du 1 et du 2, et qu'en soi, hormis le fight final luke/vador, ça n'apporte rien).
  • 19
    Bande-annonce

    Le Quatrième Homme (1983)

    De vierde man

    1 h 42 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Paul Verhoeven avec Jeroen Krabbé, Renée Soutendijk, Thom Hoffman

    Je trouve que lorsque Verhoeven s'essaye à Hitchcock, ben contrairement à De Palma, ça le fait pas trop. Le film n'est pas mauvais loin de là, y a une bonne ambiance, mais là aussi la fin frôle le nanar type téléfilm allemand sur m6 un dimanche après-midi.

    Et l'autre problème, et c'est là où on ressent un peu le côté hétéro-beauf de Verhoeven, c'est que quand il fait de Jerroen Krabbe un gros gay, bah ça le fait pas, on a vraiment l'impression de voir une caricature grossière assez exaspérante, et risible. Du coup le film ne m'a pas franchement enthousiasmé, voire vaguement ennuyé.
  • 20
    Bande-annonce

    Monty Python : Le Sens de la vie (1983)

    Monty Python's the Meaning of Life

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie et sketches.

    Film de Terry Gilliam et Terry Jones avec Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam

    -1, c'est quand même globalement bien lourd, rarement hilarant/drôle... Mais bon certains sketchs passent... Ca fait quand même boulot bâclé, même si les séquences de comédie musicale sont sophistiquées. Creosote sauve clairement le film.
    cf critique
  • 21
    Bande-annonce

    La Quatrième Dimension (1983)

    Twilight Zone: The Movie

    1 h 41 min. Sortie : . Science-fiction, fantastique, Épouvante-horreur et sketches.

    Film de Joe Dante, George Miller, Steven Spielberg avec Dan Aykroyd, Albert Brooks, Vic Morrow

    Spielberg fout le projet en l'air. Son segment est d'une nullité, c'est impressionnant, soit il en avait rien à foutre, soit il était drogué, c'est affreux, on dirait une pub ricoré avec ses filtres jaunis, sa morale dégueulasse, et son histoire bateau de vieux qui veulent retrouver leur jeunesse. C'est encore pire que Hook.

    Le segment de Dante est un peu décevant, l'expressionnisme de la baraque hantée par les dessins animés et les pouvoirs du gamin maléfique sont plutôt sympas, mais l'histoire est franchement inintéressante et tourne rapidement à vide, avec cette institutrice apathique.

    Reste la partie de Landis malheureusement tronquée par la mort tragique de Vic Morrow, qui a été raccommodée un peu n'importe comment, mais qui reste sympa.
    Une intro formidable, qui fait vraiment exploitation, et fait beaucoup penser aux futurs dialogues interminables de Tarantino, avec une sacrée ambiance.
    Et la dernière partie par Miller, qui est la plus pêchue, la plus hystérique, pas forcément géniale non plus (là encore le scénar est pas fou), mais qui réhausse significativement le projet global.

    Pas si mal donc.
  • 22

    Under Fire (1983)

    2 h 08 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Roger Spottiswoode avec Nick Nolte, Ed Harris, Gene Hackman

    Pas mal, y a des bonnes scènes, notamment sur la fin. La reconstitution d'un Nicaragua à feu et à sang est assez saisissante de réalisme. L'histoire vraie du journaliste assassiné est bien retranscrite.

    Maintenant ça se perd dans un triangle amoureux comme toujours insupportable et inutile, et quelques digressions scénaristiques pas très palpitantes. Pas vraiment d'enjeu là-dedans, des personnages un peu sous-exploités (Ed Harris en comic relief est pas mal, Trintignant est un peu ridicule par contre).

    Ca manque d'épaisseur, de force, c'est globalement un peu décousu, et ça tient pas une seconde la comparaison avec "Salvador" de Stone, sur un sujet quasi copié/collé.
  • 23
    Bande-annonce

    La Nuit des juges (1983)

    The Star Chamber

    1 h 49 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Peter Hyams avec Michael Douglas, Hal Holbrook, Yaphet Kotto

    Pas mal, ça fait un peu série B, ça clichetonne pas mal, les dialogues sont pas ouf, mais la mise en scène est chouettos, l'histoire est simple et assez efficace, ça casse pas trois pattes à un canard, mais ça se mate tranquillement.
    Et puis le thème de la justice américaine est traité avec un angle suffisamment original pour ne pas être barbant.
  • 24
    Bande-annonce

    Zu - Les Guerriers de la montagne magique (1983)

    Suk san: Sun Suk san geen hap

    1 h 34 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure, comédie et fantasy.

    Film de Tsui Hark avec Yuen Biao, Sammo Hung, Adam Cheng

    La première demie-heure est une telle purge, y a des effets spéciaux dégueulasses tous azimuts avec des boules d'énergie à la DBZ qui jaillissent de toutes parts pendant d'interminables minutes.

    Ca n'arrête plus, on y comprend rien, je mélangeais tous les personnages.

    Et puis finalement le film opère une tournant heroic fantasy, avec une quête qui devient un peu plus lisible, ça devient assez fascinant, parfois bizarrement super cool et classe, et ça se transforme en objet intergalactique WTF sorti d'on ne sait où qui dévaste tout sur son passage.
    Hallucinant de n'importe quoi, le tsui hark le plus azimuté. Faut dire qu'il en tient une sacrée couche...

    Maintenant soyons clairs, c'est une épreuve, et je pense pas me le refarcir un jour.
  • 25
    Bande-annonce

    Le Bal (1983)

    1 h 52 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Ettore Scola avec Régis Bouquet, Chantal Capron, Martine Chauvin

    Encore un film de danse, mais cette fois ci ça dure 1h52 ! C'est foutrement long, mais c'est incomparable avec la purge de Saura. Le concept est sympa, la traversée des époques, l'évolution du contexte historique, des styles de musique, des costumes des personnages, ainsi que leurs transformations.

    Tout ça c'est très bien, mais je ne sais pas si c'est cinématographique. Le jeu outrancier (car muet) ne fonctionne pas des masses, ça manque de rythme, et on sent que Scola est en mode automatique sans réelle envie ni passion. Dommage.
  • 26
    Bande-annonce

    Rusty James (1983)

    Rumble Fish

    1 h 35 min. Sortie : . Drame et action.

    Film de Francis Ford Coppola avec Matt Dillon, Mickey Rourke, Diane Lane

    Visuellement sublimissime (jamais vu un noir et blanc pareil, des plans aussi impressionnants, depuis La Soif du Mal de Welles), une musique jazz géniale, tout est là pour kiffer.

    Oui mais non, le scénario est tellement vide, les dialogues tellement abscons, qu'on a l'impression de voir un objet arty prétentieux, et surtout terriblement emmerdant. Et puis ça joue pas bien (Matt Dillon en tête), et ça ne fait que répéter des "Rusty James ! Rusty James ! Rusty James". Un mantra étourdissant qui fout un terrible mal de crâne.
  • 27
    Bande-annonce

    Dead Zone (1983)

    The Dead Zone

    1 h 43 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de David Cronenberg avec Christopher Walken, Brooke Adams, Tom Skerritt

    Pas aussi catastrophique que dans mon souvenir.
    En fait c'est juste un petit film de série B pas malhonnête, sans grand intérêt, assez fade, mais qui se suit. Ca fait très télé, genre série allemande type "Rex chien policier", c'est donc clairement décevant pour du Cronenberg.

    Après Walken est pas mauvais, mais le souci c'est que c'est écrit avec les pieds, que des petites scénettes se succèdent n'importe comment, sans rigueur, sans continuité, sans lien. C'est très décousu. On passe d'un tueur en série (dont la scène finit n'importe comment), à une caricature de corrompu politique qui va activer la bombe atomique en appuyant sur un gros bouton rouge power rangers (Martin Sheen qui surjoue comme rarement).

    Donc je reste perplexe tout du long, en me demande quel est l'intérêt du truc...
  • 28
    Bande-annonce

    Le Mystère Silkwood (1983)

    Silkwood

    2 h 11 min. Sortie : . Biopic, drame et thriller.

    Film de Mike Nichols avec Meryl Streep, Kurt Russell, Cher

    Pas nul, mais très laborieux, ça traîne bien trop en longueur. Une succession de séquences bien plates, avec des dialogues qui ne mènent nulle part dans une sorte de ménage à 3. Les séquences à la centrale m'ont vaguement évoqué les tribulations d'Homer Simpsons, en beaucoup moins drôle quand même.

    Streep n'est pas insupportable dedans, Kurt est un peu insipide, et au final toute cette histoire d'une Erin Brokovich du pauvre reste inintéressante au possible, et parfois assez incompréhensible dans son déroulement.
    C'est aussi l'occasion de découvrir Craig T Nelson, un acteur particulièrement doué pour jouer des rôles inquiétants.
  • 29
    Bande-annonce

    La Ballade de Narayama (1983)

    Narayama bushikō

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Shôhei Imamura avec Ken Ogata, Sumiko Sakamoto, Tonpei Hidari

    Limite je préfère me taper des films de karaté pourraves que ce genre de films d'auteurs japonais chiants comme la mort.
    Ca m'évoque le terriblement mauvais "Les Bas Fonds" de Kuro.

    C'est interminable, on n'y voit rien (l'image est pratiquement toute noire lors des scènes nocturnes), on n'y comprend rien, on finit par se foutre de tout, les aventures des miséreux ne sont pas intéressantes une seconde, les histoires de clan sont traitées par-dessus la jambe. En terme d'empathie pour les persos, on est à des années lumière d'un "Dodeskaden" ou d'un "Affreux, sales et méchants".

    En fait tout ce qu'on attend c'est cette fameuse "balade"/"ballade", qui n'arrive que dans la dernière demi-heure et qui aurait suffit à elle seule à faire un très bon film. Elle est indéniablement réussie, mais j'avais déjà perdu toute ma patience quand elle est enfin arrivée que je ne l'ai pas savourée comme il se devait.
  • 30
    Bande-annonce

    Vidéodrome (1983)

    Videodrome

    1 h 27 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de David Cronenberg avec James Woods, Sonja Smits, Deborah Harry

    Rien compris.
    Deborah Harry a un charme de dingue, et comme dans tout bon Cronenberg, il n'y aucun rythme et c'est hyper expressionniste.
    James Woods se débrouille avec ce qu'il peut et de temps en temps il range des ustensiles dans son ventre.
    N'importe nawak.
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