Bilan réalisateur - Akira Kurosawa, les kimonos énervés, les aventures trépidantes et l'humanisme relou

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30 films

par KingRabbit

Réal un brin surcoté tout de même.

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    Dodes'kaden (1970)

    Dodesukaden

    2 h 20 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Yoshitaka Zushi, Kin Sugai, Toshiyuki Tonomura

    Premier film vu de Kurosawa, et premier choc !
    Imparable, et vraisemblablement imbattable (il ne me reste que 5 films à voir dans sa carrière à l'heure où j'écris ces lignes).
    Tout se passe dans un bidonville, au milieu de la misère la plus effroyable, et pourtant il n'y a aucun mélodrame. Le film est une tragédie absolue où tous les personnages n'arrivent plus/ne veulent plus se comprendre et errent comme des poulets sans tête au milieu des décombres.

    Enfin, la couleur est extraordinaire, les décors semblent sortir d'un film post-apocalyptique.
    Et ici ou là, comme dans le très beau "Ran", il y a quelques éclairs déchirants d'humanité. Grand film.

    Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 2
    Bande-annonce

    Ran (1985)

    2 h 42 min. Sortie : . Drame et historique.

    Film de Akira Kurosawa avec Tatsuya Nakadai, Jinpachi Nezu, Masayuki Yui

    Le début est assez redoutable (mais essentiel pour avoir toutes les cartes en main), mais progressivement une ambiance étrange hyper prenante s'installe.

    Alors faut se faire au rythme très particulier du film, à sa lenteur.. Mais les batailles sont quand même d'une classe assez dingue (surtout la première en mode film muet qui est assez grandiose), et c'est un film très convainquant adaptant shakespeare (qui pourtant peut donner des films assez abominables). Je trouve que ça s'intègre parfaitement dans le cadre japonais et ça l'enrichit grâce au dépaysement.

    J'ai beaucoup ri aussi, notamment avec le vieux fou qui finit par devenir plus blanc que blanc et qui n'arrête pas d'en faire des caisses(bon c'était pas voulu par le film bien entendu qui n'est pas drôle pour un sous).

    Très très sympa j'ai trouvé au bout du compte.
  • 3
    Bande-annonce

    Dersou Ouzala (1975)

    Dersu Uzala

    2 h 22 min. Sortie : . Aventure, biopic et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Yuri Solomin, Maksim Munzuk, Mikhail Bychkov

    Très beau film, extrêmement touchant, et une formidable histoire d'amitié marquante par sa simplicité.
    On finit par terriblement s'attacher à l'intrépide Derzou, à découvrir le monde avec lui (le scénario est le plus épuré et le plus simple du monde), et à déplorer qu'il finisse par ne plus trouver sa place nulle part, que ce soit en ville ou dans la nature...

    La fin est assez bouleversante. Un des plus beaux films de Kurosawa.
    (Il faut comme souvent dépasser le début du film un peu long, et du coup inquiétant, et s'immerger progressivement dans l'univers, et admirer, mais aussi frémir devant les péripéties qu'offrent la Taïga, et la Toundra)
  • 4
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    Les Sept Samouraïs (1954)

    Shichinin no samurai

    3 h 27 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure, drame et action.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Takashi Shimura, Keiko Tsushima

    Excellent et mythique film d'aventure, les 3h30 passent très vite, le montage est absolument parfait, les batailles dantesques, les personnages attachants, le récit limpide, la mise en scène ample... Et enfin Kurosawa se détache un peu de ses contes humanistes casse couilles. Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 5
    Bande-annonce

    Le Château de l'araignée (1957)

    Kumonosu-jô

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Isuzu Yamada, Takashi Shimura

    C'est très très bon, peut-être un peu en dessous de ran forcément, dans un genre très similaire (shakespearien, avec un décor complètement similaire, des collines, et des forteresses, avec en plus l'ajout essentiel d'une forêt magique filmée comme dans rashomon).

    Assez brillant quand même, superbe photo.
    Le reproche c'est un léger manque de rythme, certaines séquences traînent en longueur, mais justement c'est plutôt bien géré pour pouvoir réaccélérer derrière.

    Le final en mode scarface Toshiro Montana est absolument saisissant et flippant (pour le personnage et l'acteur, criblé de flèches réelles!! Sacré psychopathe ce Kuro!).
  • 6
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    L'Ange ivre (1948)

    Yoidore tenshi

    1 h 38 min. Sortie : . Policier, drame, romance et thriller.

    Film de Akira Kurosawa avec Takashi Shimura, Toshirō Mifune, Reizaburô Yamamoto

    La première collaboration Kurosawa/Mifune est une réussite. D'emblée le charisme de Mifune lui permet d'éclipser tous ses comparses, et ce polar sur le mode du compte à rebours contre la mort est très prenant, avec pas mal d'audaces stylistiques (dont des séquences de rêve) vraiment chouettes comme tout. Sympa et de loin le meilleur film de la première période de la carrière de Kurosawa. Le plus frais, et le mieux rythmé en tout cas.
    Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 7
    Bande-annonce

    Kagemusha, l'ombre du guerrier (1980)

    Kagemusha

    3 h. Sortie : . Drame, historique et guerre.

    Film de Akira Kurosawa avec Tatsuya Nakadai, Tsutomu Yamazaki, Kenichi Hagiwara

    Pas vu la version de 3h, et c'est peut-être pas un mal, parce que le film n'est quand même pas hyper méga vivant. Après ça reste assez sublime, dans la droite lignée du château de l'araignée, et juste avant Ran, ces histoires de châteaux et de clans de samouraïs ont quand même beaucoup de classe.

    Aussi cette histoire d'"homme qui voulut être roi" qui finit par se prendre au jeu, et à sombrer dans la schizophrénie la plus totale est vraiment passionnante, et parfois flippante même avec des scènes de rêve géniales. On est totalement en terrain connu, tant on trouve là les thèmes chers et centraux de l'oeuvre de Kuro.

    Petit point sur les scènes de bataille : on dirait presque du Peckinpah "Croix de fer", tant elles sont incompréhensibles, bordéliques avec ces milliards de bannières multicolores, on ne sait plus qui est qui, qui fait quoi, et on est complètement perdu. Un peu frustrant, pas forcément lisible, mais assez fascinant.

    Après c'est clair, je me le refarcirai pas tous les 4 matins non plus.
    Mais c'est un beau film.
  • 8
    Bande-annonce

    Entre le ciel et l'enfer (1963)

    Tengoku to jigoku

    2 h 23 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Kyôko Kagawa

    Vraiment trop long (comme souvent)... Et l'enquête policière est parfois dure à suivre (une sombre histoire de drogue). Mais sinon c'est un film très intéressant, assez moderne (même si on retrouve parfois le rythme derrickien de chien enragé) avec de très bons moments (notamment toute la filature du vilain dans les bas-fonds de la ville, ce qui renvoie là aussi à chien enragé).

    Le discours sur les classes sociales est amené de façon assez poétique. (Le grand immeuble, et ses vitres gigantesques qui dominent la ville miséreuse).
    Le duo d'acteurs Mifune/Nakadai est aussi assez formidable, surtout pour ce dernier qui a pris pas mal d'ampleur depuis yojimbo.
  • 9
    Bande-annonce

    La Forteresse cachée (1958)

    Kakushi-toride no san-akunin

    2 h 19 min. Sortie : . Aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Minoru Chiaki, Kamatari Fujiwara

    Kurosawa est clairement le maître du film d'aventures, et ça fait un bien fou quand il se relance dans cette veine et quitte les contes humanistes terriblement chiants.

    La mise en scène est magnifique, audacieuse, ambitieuse, avec des travellings de ouf... Le nombre de figurants est invraisemblable et tout est filmé avec grandeur. Le contraste avec les scènes désertiques où se débattent les deux paysans bouffons est saisissant.

    Il y a une joie enfantine qu'on retrouvait déjà dans les sept samourais, notamment quand on explique l'univers du film en dessinant la carte du territoire sur le sable, avec tous les enjeux, les luttes entre clans, et les frontières à traverser.

    Le décor lunaire est énorme, la princesse est marrante et stylée comme tout.
    Toshiro a la classe...

    Seul souci : la fin est carrément longuette, et le film aurait été parfait s'il n'avait duré qu'1h40, dommage car Kuro sait bien boucler ses films d'habitude.
  • 10
    Bande-annonce

    Le Garde du corps (1961)

    Yojimbo

    1 h 50 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Yôko Tsukasa

    Pas mal du tout, mais un petit peu déçu au bout du compte.
    C'est très bien réalisé, c'est sympa comme tout, mais bon l'histoire n'est pas non plus extrêmement folle.
    Ensuite le récit est parfois assez confus (notamment à partir de l'histoire des échanges de prisonniers avec des personnages qui sortent de nulle part et qu'on ne présente même pas décemment).
    Et pareil le méchant principal interprété par Tatsuya Nakadai sort un peu d'un chapeau vers le troisième quart du film sans qu'on sache pourquoi il était absent jusque là, pour finalement jouer un rôle clé juste parce qu'il possède un flingue...
    Mais c'est pas du tout un mauvais film loin de là, Toshiro y est d'ailleurs excellent (et sobre!).
  • 11
    Bande-annonce

    Rashômon (1950)

    1 h 28 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Machiko Kyô, Masayuki Mori

    C'est un conte plutôt chouette. Mais comme souvent dans les premiers films de Kurosawa, je trouve le message moral tellement lourd et simplet, que je finis un peu saoulé.
    Le surjeu est parfois agaçant (surtout la nana aux sourcils bizarres qui chiale tout le temps, et les rires débiles de temps à autres MouAHHAHAHAhHAHAHAHA MOUAHAHhaHAHahah).

    Après j'aime beaucoup le côté aérien de la mise en scène, avec quelques travellings dans la forêt qui en jettent. Les quelques séquences où il n'y a quasiment plus de dialogues et où on se laisse porter par l'ambiance.. La réflexion sur la perception et la subjectivité, avec cette idée assez brillante de ne finalement rien savoir sur la vérité.. La cohérence de la mise en scène à tous les niveaux..
    Et j'aime bien l'ultime duel grotesque, presque simiesque, où il n'y a plus de musiques, mais que des bruitages de respiration, d'essoufflement..

    Donc plutôt mitigé. J'aime pas quand les mecs parlent et te sortent des leçons de morale bateau "les hommes sont égoïstes blabla", c'est lourd et c'est quand même un peu con, et ça me gâche le plaisir. A la limite il vaut mieux le montrer que le dire. Là Kurosawa le montre et le dit pour être sûr d'être compris, du coup c'est lourd.
  • 12

    Un merveilleux dimanche (1947)

    Subarashiki nichiyôbi

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Akira Kurosawa avec Isao Numasaki, Chieko Nakakita, Atsushi Watanabe

    Joli petit conte dans la veine d'un Dodeskaden, un film de Kurosawa injustement oublié. Après il y a de sérieuses longueurs qui entachent quand même le plaisir global.
    Cf ma critique.
  • 13
    Bande-annonce

    Les salauds dorment en paix (1960)

    Warui yatsu hodo yoku nemuru

    2 h 31 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Masayuki Mori, Kyôko Kagawa

    L'idée de base est très chouette, presque surréaliste avec tous ces personnages qui se suicident...
    Y a de très belles scènes (dans l'immeuble notamment) avec une atmosphère particulièrement étouffante, une très belle utilisation des décors (le bunker qui date de la guerre mondiale, et la cheminée).
    Cela dit, c'est tellement trop long, et pour rien, on aurait pu en couper une bonne quarantaine de minutes sans nuire à la caractérisation des personnages ou au récit...
    Et y a trois personnages assez ridicules : la femme/son frère/le pote de Toshiro. A la fin alors qu'elle est sensée pleurer dans les bras de son frère (pendant de longues minutes), on pourrait même croire que l'actrice qui joue la femme de Toshiro est en train de pioncer.

    Les dialogues sont vraiment trop explicatifs, et c'est pas toujours très bien écrit ni très cohérent (surtout sur le final)...
  • 14
    Bande-annonce

    Rêves (1990)

    Yume

    1 h 57 min. Sortie : . Sketches, drame et fantastique.

    Film de Akira Kurosawa avec Akira Terao, Mitsuko Baishô, Toshie Negishi

    Série de fables écolo mignonnes comme tout.
    Visuellement c'est assez sublime, après le hic classique avec les films à sketchs, c'est que les séquences de rêve sont assez inégales, avec quelques sommets d'ennui. Mais bon ça a beaucoup de charme et de grâce malgré tout entre deux roupillons.
  • 15
    Bande-annonce

    Sanjuro (1962)

    Tsubaki Sanjûrô

    1 h 36 min. Sortie : . Arts martiaux.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Keiju Kobayashi

    Déception...
    Le final sauve quand même pas mal le film avec un suspense chouette comme tout...
    Sinon le récit est quand même inintéressant comme pas possible. Des histoires de mecs gentils qui se font poursuivre par des mecs méchants, et les deux groupes se font des pièges et des feintes dans un petit village, et à chaque fois ils tombent dans les panneaux parce que les personnages sont tous plus cons les uns que les autres (à l'exception de Sanjuro qui est visiblement le seul à avoir plus de 65 de QI dans ce film).

    Un peu grossier donc, franchement pas très drôle, et l'heure trente passe assez lentement sans grand enthousiasme, ni surprise.

    Gros manque de rythme aussi, avec l'un des défauts récurrents de Kurosawa et ces dialogues hyper explicatifs qui se dédoublent pour rien et qui alourdissent un récit déjà pas bien folichon.
  • 16

    La Légende du grand judo (1943)

    Sugata Sanshirô

    1 h 19 min. Sortie : . Action, aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Denjirô Ôkôchi, Susumu Fujita, Yukiko Todoroki

    Un film de judo tout à fait sympathique, avec un héros demi-débile assez réjouissant qui casse la gueule de tous ses adversaires. Ne casse pas trois pattes à un canard non plus.
    Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 17
    Bande-annonce

    Chien enragé (1949)

    Nora inu

    2 h 02 min. Sortie : . Policier, drame, thriller et film noir.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Takashi Shimura, Keiko Awaji

    L'aspect néoréaliste des premiers films de Kurosawa me gave un peu.
    D'autant plus que la partie polar n'est franchement pas non plus intéressante dans ce film, l'enquête étant tout à fait plan-plan. Et comme d'habitude, c'est bien trop long pour ce que ça raconte, mais le final schizophrénique et introspectif sauve le film.
    cf ma critique pour en savoir plus.
  • 18
    Bande-annonce

    Rhapsodie en août (1991)

    Hachi-gatsu no kyôshikyoku

    1 h 38 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Sachiko Murase, Hisashi Igawa, Narumi Kayashima

    Un peu une purge tout de même. Faut dire qu'il ne s'y passe pratiquement rien, que la vieille folle finit par lasser très rapidement, et que les enfants n'ont aucun intérêt. Sinon Richard Gere vient faire un coucou, et globalement faut avouer que les cadrages ont de la gueule, qu'esthétiquement le film est super beau, et que finalement derrière cette histoire de personnages marqués par la bombe atomique, il y a pas mal d'élégance et de pudeur.

    Surtout le décor naturel, ces collines verdoyantes, ces rizières, et cette montagne font clairement rêver.
    Aussitôt vu, aussitôt oublié, cela dit.
  • 19

    La Nouvelle Légende du grand judo (1945)

    Zoku Sugata Sanshirô

    1 h 23 min. Sortie : . Action et aventure.

    Film de Akira Kurosawa avec Denjirô Ôkôchi, Susumu Fujita, Ryûnosuke Tsukigata

    Beaucoup moins nul que ce qu'on peut en dire.
    La mise en scène de Kurosawa n'est pas du tout invisible, y a pas mal de trouvailles sympas :
    d'abord les scènes de boxe vs judo ou vs jujitsu sur le ring avec un public en folie, font carrément penser à raging bull et sont super bien rendues, et surtout au moment du chaos final (assez énorme en plus la manière dont il intervient), le temps s'arrête pendant une bonne minute avec tous les personnages restant statiques et muets, et c'est assez génial.
    Ensuite, c'est un plaisir de retrouver tous les personnages qui ont tous un peu changé/vieilli/mûri, à commencer par sanshiro.
    Enfin, le duel final dans la neige est absolument hilarant à base de hurlements face caméra proprement inoubliables "YATAAAAAAAAAAAaa" "YAaaaaaaaaaaaaaaahhhhh", ma grand-mère passait dans le coin, et elle est restée scotchée face à l'écran, un grand moment.
    Sanshiro est peut-être un peu à l'image de Kurosawa, un japonais qui latte la gueule à tout le monde dans sa profession et dans son pays et qui éclipse tous les autres qui en viennent à le détester...
  • 20

    Scandale (1950)

    Shûbun

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Shirley Yamaguchi, Yôko Katsuragi

    J'aime bien l'intro du film, toute la première partie.. Et puis finalement on se rend compte que c'est un film du procès, et que c'est surtout le procès le plus chiant du monde. Bon ça doit peut être correspondre aux us et coutumes du Japon de l'époque, mais bon 1h40 sur un procès pour attaquer une photo de paparazzi qui ont pris deux personnes qui discutent sur un balcon, parce que ça atteindrait leur honneur, c'est limite vaseux.

    Enfin, je me suis dit qu'il fallait faire abstraction de ce très gros détail, et y voir là un propos plus universel sur la presse à scandale. Y a quelques belles idées de réal (le travelling sur les fenêtres qui dévoilent des personnages qui chantent/jouent de la musique lors d'une fête de noël), c'est plutôt classieux, mais c'est extrêmement lourdeau.
    Les dialogues sont assez épuisants, répétitifs, hyper appuyés, et chiants comme tout. Shimura dans le rôle de l'avocat soumis est vraiment exaspérant, et c'est un acteur qui peut être franchement redoutable quand il se met à surjouer de la sorte.

    Bref une autre déception kurosawaienne, son début de carrière est quand même je trouve, hyper méga laborieux.. Reste que le prochain à voir c'est Rashomon, précédée d'une toute autre réputation..
  • 21
    Bande-annonce

    Vivre dans la peur (1955)

    Ikimono no kiroku

    1 h 43 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Takashi Shimura, Minoru Chiaki

    Kurosawa retombe dans ses travers avec un film bien chiant, et bien lourd.
    Mais bon depuis les sept samouraïs, il a quand même pris beaucoup de bouteille, et contrairement à ces contes moraux précédents, ça a enfin un peu de gueule et ça ressemble à quelque chose formellement.

    Sinon ça s'étire sur 1h43 où il est question d'argent, et de testaments, et de plein de trucs parfaitement inintéressants.

    Cela dit, le personnage de Mifune qui sombre dans la folie est bien rendu, et le final du film est très réussi et assez touchant malgré les longueurs et le désintérêt global que le film m'a procuré.
  • 22
    Bande-annonce

    Barberousse (1965)

    Akahige

    3 h 05 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Yūzō Kayama, Tsutomu Yamazaki

    Un gros mélodrame à peine plus stimulant que l'abominable "les bas-fonds". Restent une belle photo, et quelques très belles scènes poétiques... Mais sinon c'est un peu 3h pour rien quoi... Grosse déception.
    Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 23

    A.K. Akira Kurosawa (1985)

    1 h 15 min. Sortie : 1985. Biopic et historique.

    Documentaire de Chris Marker avec Shigehiko Hasumi, Chris Marker, Akira Kurosawa

    Décevant. On n'apprend absolument rien, le docu est totalement passif, strictement observateur, et pendant 1h15 on voit les samouraïs de Ran à cheval. Parfois on voit Kurosawa assis balancer quelques consignes. Un making-off bas de gamme qui n'apporte rien.
  • 24

    Le Duel silencieux (1949)

    Shizukanaru kettô

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirô Mifune, Takashi Shimura, Miki Sanjô

    Bof...
    Autant le début du film est sympa car assez ambiancé avec cet hôpital pouilleux plongé dans la guerre, et les fuites d'eau dans le plafond de la salle d'opération.
    Pendant la première heure c'est même une assez jolie histoire d'amour impossible,(bien que très peu fouillée et pas hyper passionnante non plus) entre Mifune contaminé par la syphilis qui ne peut pas se marier avec celle qui l'aime (et qu'il aime).

    Et puis dans la dernière demi-heure, ça devient juste chiant, redondant, lourdingue, hyper surjoué (alors que jusque là on était dans la retenue), avec une actrice qui chouine de la plus horrible des manières, Mifune qui pète un câble parce qu'il est dégoûté d'être puceau et qu'il veut baiser à tout va, mais qu'il ne peut pas à cause de sa maladie, s'ensuit un conflit interne pas loin du nanar : ma conscience morale vs baiser à tout va quitte à répandre mes microbes..

    Et puis bon ça dure 1h35, ça raconte pas grand chose, la réalisation n'est pas très intéressante (on dirait une régression par rapport à l'ange ivre, et merveilleux dimanche), et du coup je me suis fait un peu chier.
  • 25
    Bande-annonce

    Vivre (1952)

    Ikiru

    2 h 23 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Takashi Shimura, Shin'ichi Himori, Haruo Tanaka

    J'ai vécu ce film comme une lente agonie. Un peu comme le vieux qui se fait dévorer progressivement par son cancer dans le film.
    Les dernières 40 minutes sont absolument terribles d'ennui, même si l'idée de l'enterrement est plutôt osée (c'est pas fréquent qu'on lâche son personnage principal en plein film).
    J'ai pratiquement déjà tout oublié et je surnote un peu..
    Je me souviens que malgré beaucoup de niaiserie et de lieux communs propres à la morale pompière de kurosawa (faut profiter de la vie blablabla), la première partie passe, notamment grâce à quelques bonnes scènes avec des centaines de figurants où le héros décide de se lâcher et de mener la "grande" vie pour bien profiter de ses derniers instants.

    Rien de fou non plus cela dit..
  • 26

    Je ne regrette rien de ma jeunesse (1946)

    Waga seishun ni kuinashi

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Denjirô Ôkôchi, Susumu Fujita et Setsuko Hara

    Un film extrêmement laborieux, mal construit, mal écrit, avec des interprètes franchement pas au point du tout... L'actrice Setsuko Hara a beau être mythique, je ne lui trouve aucun charme (on dirait une grosse patate), d'autant plus que dans ce film elle passe son temps à chialer et donc à être totalement insupportable.
    Le fond du scénario sur la révolte des étudiants japonais contre le pouvoir qui va envahir la mandchourie n'est qu'un vague prétexte pour traiter de l'émancipation de cette nana qui va trouver sa voie en travaillant dans les champs, et en labourant des rizières pendant les 40 dernières minutes de film et en se répétant à elle même "je ne regrette pas ma jeunesse" "il ne faut aucun regret"... Palpitant. Sans parler de la pire mise à tabac jamais imaginée (il suffit d'une claque dans un interrogatoire pour faire parler quelqu'un maintenant)... Et autres choses parfaitement nazes. Après il y a quelques recherches au niveau des plans et de la mise en scène, mais bon.. Aussitôt vu, aussitôt oublié.
  • 27

    Les Bas-fonds (1957)

    Donzoko

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Isuzu Yamada, Kyôko Kagawa

    Comme pour Dostoeivski avec l'idiot, ben ça m'a pas donné du tout l'envie de lire du Gorki.
    C'est affreux, c'est pire que théâtral, c'est ignoble, c'est atroce, c'est foutrement chiantissime, avec des plans séquences interminables et statiques (donc les pires dans le genre), où les types parlent, on sait même plus ce que ça raconte...
    En plus ça fait mal aux oreilles, ça hurle, les femmes bon sang, elles sont hystériques... C'est très redoutable...

    Mais il y a deux séquences absolument géniales qui montrent qu'il y a même dans un kuro pénible une part de génie : les scènes de folie où les personnages tous plus dingues les uns que les autres se mettent à élaborer une chorégraphie démentielle et à faire des bruits de bouches tous en rythme pour créer une musique humaine absolument unique au monde et totalement marquante.
  • 28
    Bande-annonce

    Madadayo (1993)

    2 h 14 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Tatsuo Matsumura, Kyôko Kagawa, Hisashi Igawa

    Le film de trop pour Kurosawa. Incompréhensible, interminable, exaspérant, sénile, bref horrible.
    Cf ma critique (mais pas pour en savoir plus).
  • 29

    L'Idiot (1951)

    Hakuchi

    2 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Setsuko Hara, Masayuki Mori, Toshirō Mifune

    Un soap opéra absolument ignoble et interminable. Cf ma critique pour en savoir plus.
  • 30

    Les Hommes qui marchèrent sur la queue du tigre (1945)

    Tora no o wo fumu otokotachi

    59 min. Sortie : . Aventure, drame et thriller.

    Film de Akira Kurosawa avec Denjirô Ôkôchi, Susumu Fujita, Ken'ichi Enomoto

    Aucun intérêt, sa note exubérante ne doit qu'au nom de Kurosawa...
    Cf ma critique.