Bilan réalisateur - Terry Gilliam, ou le seul homme tué par Don Quichotte (en cours)

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14 films

par KingRabbit

Depuis le bide monumental de son projet sur Don Quichotte (dont le scénar avait l'air quand même un peu pété avec ces histoires de voyages dans le temps façon les visiteurs), Terry Gilliam ne fait plus que de la merde...

Sinon son credo c'est : le réel vous donne la nausée ?
Alors évadez-vous dans les rêves, bon c'est encore pire, mais au moins on se marre non ?

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    Bande-annonce

    Brazil (1985)

    2 h 12 min. Sortie : . Drame, fantastique et science-fiction.

    Film de Terry Gilliam avec Jonathan Pryce, Kim Greist, Michael Palin

    Je ne sais pas combien de fois j'ai dû voir ce chef d'oeuvre absolu..
    Moi ça me dépasse qu'on ne puisse pas se rendre compte à quel point ce film est grandiose et hallucinant... Tout est absolument parfait.. Les meilleurs décors de tous les temps, une direction artistique à couper le souffle, une aventure épique et déconnante, une ambiance extraordinaire, des personnages magnifiques. Le pied total.
  • 2
    Bande-annonce

    L'Armée des 12 singes (1995)

    Twelve Monkeys

    2 h 09 min. Sortie : . Science-fiction.

    Film de Terry Gilliam avec Bruce Willis, Madeleine Stowe, Brad Pitt

    (en cours d'edit)
  • 3
    Bande-annonce

    Las Vegas Parano (1998)

    Fear and Loathing in Las Vegas

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie et road movie.

    Film de Terry Gilliam avec Johnny Depp, Benicio Del Toro, Tobey Maguire

    (en cours d'edit + beaucoup de drogue)
  • 4
    Bande-annonce

    Fisher King - Le Roi pêcheur (1991)

    The Fisher King

    2 h 17 min. Sortie : . Comédie, drame et fantastique.

    Film de Terry Gilliam avec Jeff Bridges, Robin Williams, Mercedes Ruehl

    (en cours d'edit + Mercedes Ruehl est la plus grande actrice de la fin des 80's)
  • 5
    Bande-annonce

    Jabberwocky (1977)

    1 h 45 min. Sortie : . Aventure, comédie, fantasy et Épouvante-horreur.

    Film de Terry Gilliam avec Michael Palin, Harry H. Corbett, John Le Mesurier

    Dès l'introduction du film, on sent toute l'inspiration et le talent créatif que pouvait avoir Gilliam à cette époque. Il pose le cadre de son histoire en filmant des fresques magnifiques à la Bosch/Brueghel et en 40 secondes on a tout compris du contexte et de l'univers moyenageux fascinant et farfelu qu'il va nous décrire.

    Comme la plupart du temps avec Gilliam, il y a un grand soin apporté à l'univers, à sa vie, à sa richesse, ce qui fait que de bout en bout on adhère à cette histoire de tonnelier niaiseux qui va devenir un héros malgré lui.
    Bon et puis quand on est un fan boy de l'époque, de l'heroic fantasy, des tournois de chevalier, qu'on le mixe avec l'humour paillard des monty pythons, et qu'on a dans le rôle titre un Michael Palin toujours aussi royal, y a franchement de quoi kiffer.

    Allez pour chipoter, je dirai que c'est parfois un peu brouillon, avec une ou deux sautes de rythme, mais globalement ça reste un très très bon cru.
  • 6
    Bande-annonce

    Les Aventures du baron de Münchausen (1988)

    The Adventures of Baron Münchausen

    2 h 06 min. Sortie : . Aventure, comédie et fantastique.

    Film de Terry Gilliam avec John Neville, Eric Idle, Sarah Polley

    Les décors de Munchausen sont hallucinants et fellinien dans leurs excès baroques : Une citadelle hors-norme, un théâtre vétuste gigantesque et poussiéreux, le ventre d'une baleine, des palais à gogo, les enfers, bref un régal visuel.

    Cependant ça n'est pas mon Gilliam préféré, le film est un chouïa trop naïf et quelques passages sont gonflants (notamment celui de Robin Williams).
  • 7
    Bande-annonce

    Les Frères Grimm (2005)

    The Brothers Grimm

    1 h 58 min. Sortie : . Action, aventure, comédie, fantasy et thriller.

    Film de Terry Gilliam avec Matt Damon, Heath Ledger, Monica Bellucci

    J'ai l'impression de répéter ça sur chaque film de Gilliam :
    Visuellement bluffant, mais scénaristiquement pauvre.
    Là encore, c'est un régal, alors certes certains fx sont un peu pourraves, mais globalement ça dépote 100 fois plus, et avec un vrai sens du style, que le seigneur des jambons.

    Les forêts fantastiques, les villages moyennageux, putain on se croirait dans fable, c'est génial.

    Après le scénar, il fait un peu pot-pourri de tous les contes et légendes typiques des Grimm, mais sans être révolutionnaire, sans être absolument passionnant, il se tient bien, et se suit plutôt correctement, même s'il est bordélique (mais beaucoup moins que Parnassus par exemple).

    Et puis bon j'ai explosé de rire au pain d'épice diabolique qui lâche un "JE SUIS LE PAIN D'EPICE AHAHAHA".

    Même pour un film de commande, on a parfois l'impression de se retrouver dans une hallucination de Terry façon Las Vegas Parano, donc c'est plutôt frais, étant client de ce genre de portnawak.
  • 8
    Bande-annonce

    Bandits, bandits (1981)

    Time Bandits

    1 h 56 min. Sortie : . Aventure, comédie, fantasy et science-fiction.

    Film de Terry Gilliam avec John Cleese, Sean Connery, Shelley Duvall

    Un monty Python light, ma foi très sympathique.
    C'est pas dingue certes, mais on a quelques scènes grandioses qui préfigurent les plus beaux moments du Baron de Munchausen par exemple.
    Une quête de l'imaginaire enthousiasmante, souvent drôle (cf Ian Holm en Napoléon nain), esthétiquement riche (quelques décors incroyables et gigantesques). Bref un bon Gilliam.
  • 9

    The Crimson Permanent Assurance (1983)

    16 min. Sortie : mai 1983.

    Court-métrage de Terry Gilliam

    Des vieux papy vs des capitalistes. Le délire visuel est sympathique, et le travail de maquettes est formidable, dans la plus pure tradition de Gilliam.
  • 10
    Bande-annonce

    Monty Python : Le Sens de la vie (1983)

    Monty Python's the Meaning of Life

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie et sketches.

    Film de Terry Gilliam et Terry Jones avec Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam

    Premier film des Pythons que je matte et que j'appréhendais pas mal, principalement par peur de m'ennuyer, de trouver ça pas drôle, et vieillot...

    Alors c'est certes pas hilarant, mais c'est délicieusement absurde, gore, assez dégueulasse parfois, surréaliste, gentiment irrévérencieux, créatif aussi avec plusieurs scénettes assez géniales, des maquettes très gilliamesques à gogo, c'est inventif. Un peu longuet par moment, et avec le défaut des films à sketchs avec des séquences plus ou moins bonnes.

    Les scènes les plus originales et les plus réussies sont pour moi les dernières : la mort (séquence composée de plusieurs sketchs absolument délirants, avec notamment la mort la plus grotesque imaginable, ou un type est poursuivi par une armée de nanas à poils pour avoir fait trop de blagues sexistes dans une réalisation type polar des 70's), le repas immonde au restaurant, Terry Gilliam dans le rôle du premier juif à dreadlocks donneur d'organes, et le débat philosophique à la carte complètement con.

    Le reste est parfois un peu lourdingue quand même et les séquences comédie musicale ne sont pas les plus réussies.

    PS : la scène immonde et inoubliable au restaurant avec "Mr Creosote" qui se poursuit encore après l'extrait :
    http://www.youtube.com/watch?v=aczPDGC3f8U
  • 11
    Bande-annonce

    L'Imaginarium du Docteur Parnassus (2009)

    The Imaginarium of Doctor Parnassus

    2 h 03 min. Sortie : . Aventure et fantastique.

    Film de Terry Gilliam avec Heath Ledger, Christopher Plummer, Lily Cole

    Rien compris.
    Mais alors vraiment rien compris à partir du moment où ça se barre en couilles et où ils sont obligés de remplacer heath ledger par d'autres comédiens et de raccorder le scénario un peu n'importe comment.
    Alors pourquoi 6 ?
    Y a deux trois séquences sympas, les délires visuels (bien que numériques, et pas artisanaux) sont quelques fois cool et bien déjantés comme au bon vieux temps où Terry était un créateur inspiré.
    Et puis Lily Cole a un charme dingue là-dedans.
    Y a une petite citation à la dame de shanghaï dans le final également.
    Donc ça passe.
  • 12
    Bande-annonce

    Tideland (2006)

    1 h 57 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Terry Gilliam avec Jodelle Ferland, Jeff Bridges, Janet McTeer

    Il me faisait bien peur celui-là, sachant que Gilliam est parti totalement en couilles depuis son dernier chef d'oeuvre des 90's las vegas parano, et surtout de son Don Quichotte avorté qui l'a complètement lessivé en lui aspirant toute énergie créative...

    Voir l'histoire d'une gamine insupportable de 7 ans à tout casser, qui court dans les champs avec ses poupées barbie, dans un univers morbide, glauque, pendant malsain d'alice au pays des merveilles, mouais bof.

    Et si le film n'est pas génial, il n'est pas pour autant catastrophique.
    Bien filmés, les décors ont de la gueule. Bien sûr les sempiternels plans débullés en maxi grand angle chers à Terry commencent un peu à s'essoufler.

    Mais cette séance un peu autiste n'est pas désagréable, et le traitement réservé à certains personnages (Jeff Bridges en particulier) est tellement sordide qu'il en devient fascinant. Un film à ne pas voir gamin si on ne veut pas être traumatisé par la taxidermie.

    Mais bon globalement ça manque d'un vrai récit, d'une vraie force, d'un propos, bref d'un souffle qui nous embarque dans une aventure passionnante.
    C'est un peu mou, et éteint quoi. Pas digne du talent de Terry.
  • 13
    Bande-annonce

    Zero Theorem (2013)

    The Zero Theorem

    1 h 47 min. Sortie : . Drame, fantastique et science-fiction.

    Film de Terry Gilliam avec Christoph Waltz, Mélanie Thierry, David Thewlis

    La tristesse du film... La tristesse du déclin fracassant de la brillante carrière de Gilliam, qui part en sucette complet.
    Ca fait déjà un bon bout de temps que Terry a dépassé le stade du film en trop... Mais bon à un moment donné faut arrêter de s'enfoncer, tant c'est calamiteux, et tant ça confine vainement à la ringardise la plus totale.

    Fleuve d'autocitations rabougries d'un réalisateur qui n'a visiblement plus aucune inspiration : les visiteurs indésirables qui frappent à la porte pour demander des comptes au héros (renvoient aux employés au formulaire de Brazil, qui harcèlent Sam Lowry) / La femme paquet cadeau (Brazil / Fisher King), la visite médicale dans un décor sf oppressant avec des jurés derrière une vaste table qui posent plein de questions cheloues (Copié/collé de l'armée des 12 singes), et j'en passe...

    Et le pire c'est qu'il n'y a même plus de poésie, alors que Gilliam se réclame d'être un poète.

    La poésie, elle seule, aurait pu sauver le film du désastre, en faisant un peu oublier la vacuité sans fond d'un scénario écrit complètement à l'arrache. Rebrassant un salmigondis de thématiques vues et revues des milliers de fois ailleurs, et en mieux. Pas d'enjeux, pas de personnages, pas de situations, et même pas de mise en scène.
    Du numérique baveux pour compenser le vide. C'est ignoble.

    Le film part de rien et ne mène à rien, ça tombe bien c'est raccord avec le thème.

    Sinon Waltz est complètement ridiculisé, et passe l'essentiel de son temps à être à poils et à jouer avec un joystick au pire jeu vidéo de l'existence, et à casser des trucs avec un marteau. C'est dire combien ce fut palpitant.

    Pourquoi 5 alors, tant le constat semble atroce ?
    Il y a un gamin qui joue pas trop mal, quelques décors sympas (notamment vers la fin, quand le héros sort), une première demie-heure qui passe, et puis bon globalement ça se laisse voir, aussitôt que ça s'oublie. Mais quelle déception pour un Gilliam bordel.
  • 14
    Bande-annonce

    L'Homme qui tua Don Quichotte (2018)

    The Man Who Killed Don Quixote

    2 h 12 min. Sortie : . Aventure, fantastique et drame.

    Film de Terry Gilliam avec Adam Driver, Jonathan Pryce, Stellan Skarsgård

    Je me demande si c'est pas son pire film, derrière Zero Theorem.

    J'ai l'impression qu'en terme d'inspiration, le pauvre vieux est rincé. Il recycle ses vieux gimmicks, quelques séquences hystériques un peu malaisantes ici ou là, un plan débullé et du grand angle dans le final.

    Les dialogues sont pauvres... La mise en scène est pas du tout folichonne (succession de champs contrechamps bateaux).

    Je me suis refait "Jabberwocky" récemment et qui est vachement cool, le contraste dans l'énergie, la folie, l'imagination et l'humour, fait froid dans le dos.

    Le pauvre Terry a été flingué par Don Quichotte qui lui a pompé toute son énergie créative hélas.