Bonjour, je suis une liste

Avatar Dröm Liste de

162 films

par Dröm

Trouver un titre et une photo de couverture pour une liste du genre est assez pénible.

Oui c'est ma liste de films vu en 2015. En gros, annotation pour chacun et les films revus ou autre œuvres de moins d'une heure sont interdits.

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  • Bande-annonce

    Lucy (2014)

    1 h 29 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Luc Besson avec Scarlett Johansson, Morgan Freeman, Choi Min-sik

    1/01

    Cette année commence très, très bien. Faut bien marquer le coup. Sinon pas envie de poser un avis sur cette chose, j'ai envie de rester raisonnable.
  • Bande-annonce

    Scream (1996)

    1 h 51 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Wes Craven avec Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox

    Séances de cinéma (2 salles)
    1/01

    Un divertissement tout à fait sympathique. L'introduction est vraiment excellente et place intelligemment les enjeux, trop bien peut être car le reste du film n'atteint pas ce niveau de tension. Sinon le scénario tiens la route avec un jeu sur les références qui fonctionne à merveille, en plus de briser le quatrième mur c'est en cohérence total avec l'intrigue. Ce qui est dommage pour ma part, c'est les ficelles et les clichés du genre qui rendent le film prévisible (sauf le twist, plutôt rigolo), c'est voulu bien sûr mais ça ne me fait pas vibrer perso. Petit bémol aussi sur le réalisation, irrégulière en qualité comme pour les acteurs, mais bon là je joue le difficile.
  • Bande-annonce

    Pompéi (2014)

    Pompeii

    1 h 42 min. Sortie : . Action, aventure, drame, historique et romance.

    Film de Paul W.S. Anderson avec Kit Harington, Emily Browning, Kiefer Sutherland

    3/01

    Difficile de poser mot sur une œuvre aussi puissante. L'époque est superbement bien rendu, le numérique repousse encore et toujours plus ses limites pour amener un souffle épique propre au cinéma. Les interprètes sont impressionnants et ... Non c'est bon rien à foutre de la critique ironique en fait, c'est UNE MERDE T'ENTENDS, UNE MERDE.
  • Gentleman Jim (1942)

    1 h 44 min. Sortie : . Biopic, drame, romance et sport.

    Film de Raoul Walsh avec Errol Flynn, Alexis Smith, Jack Carson

    3/01

    Bordel, ça envoie bien comme il faut. Toute l'ambition et l'optimisme du monde s'incarne en Jim, le rêve américain dans toute sa splendeur. C'est dynamique, tous le monde s'excite comme des puces et on prends plaisir à se noyer dans cette masse en flamme. Le suspens n'est pas très présent, mais les relations houleuses entre les diverses protagoniste suffisent à rendre la pellicule assez piquante pour raviver l'intérêt. A voir si tu veux tout simplement te faire plaiz en rentrant dans une frénésie constante, ou si tu aime la boxe et Errol Flynn, tout simplement.
  • Bande-annonce

    Le Grand Sommeil (1946)

    The Big Sleep

    1 h 54 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Howard Hawks avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall, John Ridgely

    Séances de cinéma (1 salle)
    4/01

    Bon je suis rassuré. J'avais l'impression d'être le seul con à n'avoir rien compris à l'intrigue, mais c'est normal en fait. Le film n'est pas réputé pour "le pourquoi du comment" de son scénario, mais davantage pour son ambiance et ses personnages travaillés. Et de ce côté je l'ai forcement apprécié, Hawks est un excellent directeur d'acteur et les dialogues sont délicieux. C'est aussi très drôle de voir que n'importe quelle femme avec au moins une réplique, est forcement sexy (même la chauffeuse de taxi, 'ttention), l'univers de ce film est donc très cinématographique et hors du temps. Mais bon sinon ce chef-d’œuvre reconnu m'a laissé sur ma faim, notamment parce que j'ai été mal renseigné quand à son intrigue assez chaotique. Il faudrait que je le revois une autre fois, ça passera mieux.
  • La Honte (1968)

    Skammen

    1 h 42 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Gunnar Björnstrand, Birgitta Valberg, Max von Sydow

    Séances de cinéma (1 salle)
    4/01

    Excellent Bergman. Le couple (Von Sydow- Ullmann) est une merveille d'écriture comme d'interprétation. Leur évolution dans cet univers apocalyptique renvoie à une immersion très réaliste dans l'horreur de la guerre, mais aussi à une exploration du thème de la vie en couple. Différents, pitoyable dans leur erreurs et choix très discutable, on les aimes pourtant d'amour. Crédible, poétique et sans concession.
  • Bande-annonce

    Scum (1979)

    1 h 38 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Alan Clarke avec Ray Winstone, Mick Ford, Julian Firth

    Séances de cinéma (1 salle)
    5/01

    Objectivement, c'est bien entendu meilleur que la version de Chapiron. Scum est bien plus sombre, puissant et dénonciateur. Mais dans Dog Pound il y a ce côté plaisir coupable en plus, qui m'avais plus transporté. Une montée de violence si jouissive que ça en devenait malsain. Donc mon coeur va pour Chapiron (et Adam Butcher), même si au fond : la solitude, l'univers hors du temps, les gardiens terrifiants et la violence crue de Scum me parlent plus.

    Mais oui j'ai été plus transporté par le plus commercial des deux, shame on me.
  • Bande-annonce

    Brève Rencontre (1945)

    Brief Encounter

    1 h 26 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de David Lean avec Celia Johnson, Trevor Howard, Stanley Holloway

    Séances de cinéma (1 salle)
    6/01

    Une romance qui m'a fait fondre pour ses personnages. Cet amour est à la fois si beau et malsain, que la barrière du bien et du mal est complètement flou. David Lean réussit à s’accommoder d'une voix off assez lourde au départ, qui va enrichir le récit de la plus belle des manière, la mise en scène aidant à ne jamais trop souligner le plus important. C'est une belle histoire, magnifiquement bien racontée et interprété, qui m'a emporté dans des émotions mémorable. Je ne les oublierais pas de si tôt.
  • Bande-annonce

    La Rue de la honte (1956)

    Akasen Chitai

    1 h 27 min. Sortie : . Drame.

    Film de Kenji Mizoguchi avec Machiko Kyô, Ayako Wakao, Michiyo Kogure

    Séances de cinéma (1 salle)
    8/01

    La surprise arrive dès le départ, avec une musique moderne et glaçante. Je m'attendais à des violons (Année du film+Drame = Violons), mais Mizoguchi a sa longueur d'avance et la tiens tous le long du film. Il dit avec subtilité ce que bon nombre de films récents comme l'Apollonide ne font que cracher avec grossièreté. Le casting d'actrices est sublime, Machiko Kyô est surprenante (je ne l'avais pas reconnu avec ses sourcils) , et je découvre enfin la beauté de Ayako Wakao, superbe. Chaque personnage porte son lot de thème et compose une critique nuancé du milieu de la prostitution. Chef d'oeuvre ultime d'un artiste donc, qui a su conserver et peaufiner sa vision. Il laisse le cinéma avec un plan monumental, le plan d'une carrière. Bon je ne vais pas me la péter non plus, d'autres films du cinéaste m'attendent !
  • Bande-annonce

    La Sorcellerie à travers les âges (1922)

    Häxan

    1 h 31 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et muet.

    Film de Benjamin Christensen avec Maren Pedersen, Clara Pontoppidan, Elith Pio

    9/01

    Docu-fiction réalisé entre 1919 et 1921, rien que ça ! Le début est assez fascinant et nous fait rentrer dans un univers de cauchemar, mais par la suite le film se rationalise et critique l'obscurantisme religieux. Malgré ce propos terre à terre et plutôt lourd à la longue, Christensen libère une certaine créativité dans la composition de certaines scènes nihilistes et glauques, illustré par des effets spéciaux honnêtes pour l'époque (on est pas dans un Murnau cela dit). Le propos de ce documentaire est toujours aussi pertinent et mérite le visionnage, même si on finit par nous rabâcher les mêmes choses.
  • Bande-annonce

    La Beauté du diable (1950)

    1 h 35 min. Sortie : . Fantastique.

    Film de René Clair avec Gérard Philipe, Michel Simon, Simone Valère

    Séances de cinéma (1 salle)
    10/01

    Une belle surprise. Les adaptations de Faust m’intéresse toujours (il serait temps que je m'attarde sur l’œuvre originale) et une retranscription plus moderne dans la langue de molière l'est encore plus.

    Ce qui frappe tout de suite, c'est ce sens du rythme. Il se passe beaucoup de choses, tout se dit très vites et pourtant, rien n'est survolé et chaque scène touche pile au centre de ce qui était (sûrement )voulu. Ça se gâte vers la fin par contre, en se précipitant dans des facilités assez naïve, ça ne ressemble plus à grand chose.

    Mais sinon tous le long, l’œuvre de René Clair (que je découvre) est un vrai plaisir à regarder. Le duo d'acteur est excellent et la réalisation merveilleuse, jouant savamment avec le féerique mais en n'abusant jamais trop. L'histoire est bien sûr une adaptation de l’œuvre de Goethe, assez maline et prenant juste ce qu'il faut de distance pour garder sa propre pâte.

    Bref, si tu crois que le cinéma français des années 40 est chiant comme tout (comment croire une chose pareil en même temps ...) , révises ton jugement et fonces voir cette merveille.
  • Sourires d'une nuit d'été (1955)

    Sommarnattens leende

    1 h 48 min. Sortie : . Comédie et romance.

    Film de Ingmar Bergman avec Ulla Jacobsson, Eva Dahlbeck, Harriet Andersson

    Séances de cinéma (3 salles)
    11/01

    Une comédie délicieuse concoctée par Bergman. Il distille de l'érotisme avec malice, et met en avant la dominance féminine, où les hommes n'ont de cesse de subir leur stratégies. Le casting est fabuleux, chaque actrice est un plaisir pour les yeux et Ingmar ne se soucie d'aucune véritable censure pour appuyer les sous-entendues. Ce n'est pas coutume devant un film du maître suédois, mais on rit franchement et la légèreté ambiante participe forcemment au plaisir que l'on ressent devant cette romance généreuse, laissant de très loin la morale de côté.
  • Salo ou les 120 journées de Sodome (1975)

    Salò o le 120 giornate di Sodoma

    1 h 57 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Pier Paolo Pasolini avec Paolo Bonacelli, Giorgio Cataldi, Umberto Paolo Quintavalle

    13/01

    Mon premier Pasolini. Une expérience redoutable.

    Après le visionnage de cette œuvre hors norme, je n'étais pas tiraillé par toutes les images horribles et malsaines auquel j'ai assisté, mais aux réflexions puissantes qu'elles servent. Si certains voient en Salo, une simple dénonciation du fascisme, j'y vois pour ma part, un véritable portrait de notre rapport au sacré. L'homme dans tout ses actes, cherchera le beau et le sublime que ce soit dans la pureté ou au contraire l'horreur la plus vive. Pasolini crée un univers profondément beau et esthétique, ou les symboles religieux s'infiltrent parmi les monstres (très humain paradoxalement) et les victimes devenu sans âmes. Le film m'a directement percuté et questionné, sur ma propre foi et ma façon de la vivre, alors que cela n'a rien a avoir dans un premier degré de lecture. Mais c'est en creusant ce sentiment si particulier qu'instaure le cinéaste italien à son œuvre, qu'elle prends alors une dimension nouvelle. Dans une réflexion plus accessible mais percutante, la fin s'adresse directement à nous spectateur, et questionne notre rapport à l'image. Funny Games est un film pour adolescent pré-pubère à côté.

    (excusez l'avis chaotique, il y a tellement à dire en fait ...)
  • Théorème (1968)

    Teorema

    1 h 34 min. Sortie : . Drame.

    Film de Pier Paolo Pasolini avec Anne Wiazemsky, Laura Betti, Silvana Mangano

    Séances de cinéma (3 salles)
    14/01

    Enjoué par le film précédent, je continue Pasolini.

    On est dans un registre poétique et donc forcement moins frontal. Pasolini invoque la grâce avec un personnage très particulier, forcement inspiré du Christ, mais avec une surdose de symboliques provocatrices. Malgré ses perversion étranges, le personnage de Terence Stamp garde cette divinité, cette pureté qui crée une beauté extraordinaire sur cette pellicule. Son départ est annonciateur d'un long désespoir où les différents protagonistes se lanceront, à leur manière, dans la recherche de ce bonheur (ou nouvelles identités) perdu . Fou, mise en scène superbe, personnages percutants, Théorème est aussi et surtout un mystère. Un mélange de l''athéisme et de la religion, de la perversion et de la sainteté. Ce que je commence à comprendre comme étant tout simplement du Pasolini.
  • Bande-annonce

    Œdipe roi (1967)

    Edipo re

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Pier Paolo Pasolini avec Silvana Mangano, Franco Citti, Alida Valli

    Séances de cinéma (1 salle)
    15/01

    Que dire ? Que dire, si ce n'est que Pasolini me surprends. En enchainant ses trois œuvres exceptionnelles, je suis toujours pris de court, le cinéaste m'emmenant dans des horizons que je ne soupçonnais pas.

    Le final de Théorème m'avais révélé une sensibilité particulière du cinéaste, celle qui se confronte aux grands espace et aux déserts. Ici, c'est ce qui fait le ciment d'Oedipe roi. Les décors sont majestueux, non seulement pour leur esthétiques mais aussi pour ce qu'ils évoquent : le voyage d’œdipe dans un destin étouffant, dont il ne voit pas les limites. L'ambiance qu'instaure Pasolini est le met du met, tout est si crédible et puissant. Des simples ruines, au pauvres épées rustiques, ou encore des dizaines d'ânes portant leur maitre, cet univers paraît d'un naturel fou, et est en plus empreint de mysticisme (quand on rajoute des branches d'oliviers ici et là, ça marche à tous les coups). Les acteurs sont tout sauf naturels, et impose un jeu purement dramatique, exacerbé mais composant leur personnage avec force. Et que dire de ce mélange des temporalités, cette façon de donné une âme à chaque lieu, ces pensées illustrées par de simples écrits sur papier blanc ... Tout évoque et instaure un univers qui s'infiltre purement dans notre imaginaire. Nous ne somme pas que spectateur, mais voyageur au cœur de la destinée si tragique et répugnante de cet anti-héros.

    Et dire que la filmographie de Pasolini contient encore des bijous que je n'ai pas vu ... To be continued.
  • Bande-annonce

    Whiplash (2014)

    1 h 47 min. Sortie : . Drame.

    Film de Damien Chazelle avec Miles Teller, J.K. Simmons, Melissa Benoist

    Séances de cinéma (1 salle)
    17/01

    Loin d'être une surprise, puisque le film est parfaitement comme je l'attendais. Mais ça fait du bien d'être comblé et de se déplacer pour un truc qui vaut le coup.

    Premier (?) film du jeune réalisateur, c'est d’emblée une réussite. Le sujet est très original, même si le thème de fond l'est beaucoup moins, ne boudons pas notre plaisir, ce qui compte ici c'est avant tout la forme et les émotions fournies. C'est bien entendu un film de monteur, les plans s'intensifient toujours plus au fur à mesure que la tension scénaristique monte, tel des coups de baguette battant à un tempo toujours plus crescendo ! J.K Simmons est parfait. Il pue la sévérité et l'exigence, mais aussi la passion de la musique. Ce qui émane de lui est impressionnant, son personnage est surement la plus grande réussite du film. Ce dernier est simple, et dresse un duel maître-disciple qui n'émane pas grand chose d'autres qui ne soit dit à haute voix, mais le tout est si percutant, crédible et réaliste (la profusion de détail dans le découpage, ne peux que prendre source dans le vécu même du réalisateur) qu'on pardonne volontiers cette franchise.

    On peut aussi reprocher un supplément de grâce à l'ensemble (on parle de jazz tout de même), mais ce serait oublier que le Jazz n'est ici qu'un prétexte pour laisser libre à cours à quelque chose de brute, sauvage même : une musique guerrière pour amener au dépassement de soi le plus fort qu'il soit.

    ÉDIT : Finalement, le temps me donne de moins en moins d'indulgence envers ce film. Il faut dire que je me rappelle surtout de personnages assez caricaturaux et d'un scénario nombriliste qui ne soulève que peu de choses intéressantes. Un film qui ne marque pas donc, malgré la claque apparente laissé par la forme.
  • Bande-annonce

    Il est difficile d'être un dieu (2013)

    Trydno byt bogom

    2 h 50 min. Sortie : . Science-fiction.

    Film de Alexei Guerman avec Leonid Yarmolnik, Aleksandr Ilin, Yuriy Tsurilo

    Séances de cinéma (1 salle)
    18/01

    Je l'attendais impatiemment dès que la bande annonce prodigieuse est apparue. Tellement que j'en suis arrivé à le voir avant sa sortie.

    Difficile de parler de cette œuvre hors norme. Ce n'est pas que par facilité qu'on peut résumer ce film à "on y trouve de la merde, de la boue, des tripes, du sang des tronches dégueulasses et des ruelles ignobles", car il est difficile d'en voir son véritable fond. Ce dernier semble être caché, derrière toute ces textures, objets et corps en mouvement qui n'ont de cesse de se heurter et de se violenter. Autant dans le "Salo ..." de Pasolini (oui, c'est devenu une de mes références maintenant), le cinéaste nous offrait assez de distance et de plans d'ensemble pour laisser épanouir la réflexion du spectateur. Alors qu'ici, Guerman nous plonge littéralement la tête dans la pourriture. On a pas vraiment le temps de poser, l'action est constante, c'est totalement surréaliste.

    Pour comprendre a quel point la mise en scène piège la réflexion du spectateur, c'est bien simple, il suffit d'analyser la profondeur de champ, extrêmement réduite la plupart du temps, ou le hors champs même qui foisonne d'éléments (souligné par la bande son) et on se retrouve donc complétement entouré d'un chaos total. Et que dire du point, qui ne prends pas toujours la peine d'apporter de la netteté sur des éléments en tout premier plan, ce qui nous immerge plus encore dans le regard d'un mortel qui ne sait plus où en donner de la tête.

    C'est beau, très beau. Pas loin du tout du travail d'un certain Sokourov avec son adaptation de Faust, en plus brut de décoffrage et avec une notion du spirituelle proche du zéro. Car le seul dieu ici, c'est l'homme, dieu par ailleurs impuissant qui ne peut pas faire grand chose pour changer une mentalité arriéré, une simplicité d'esprit amplement encouragé par les pouvoir mise en place.

    Ce que le film m'apporte est finalement étrange. Malgré cette proximité que nous impose Alexei, le spectateur essaie lui même de prendre de la distance quand a ce qu'il voit. J'en ressort, épuisé, mais l'ambiance particulière du film ne d’éteints pas vraiment sur moi. Il y a en tous cas, quelque chose à creuser avec ce film intemporel, dans 50 ans ou même 1 siècle, il gardera toujours cette beauté qui lui est singulière.

    (oups, désolé pour le pavé :p)
  • Sazen Tange, le pot d'un million de ryôs (1935)

    Tange Sazen yowa : Hyakuman ryô no tsubo

    1 h 32 min. Sortie : . Aventure et comédie.

    Film de Sadao Yamanaka avec Denjirô Ôkôchi, Kiyozo, Kunitarô Sawamura

    18/01

    Excellentissime. Les comédies sont rarement capable de me faire autant rire. L'intrigue est simple, l'idée de base géniale, et tout est très bien ficelé. C'est aussi et surtout un film de personnages, ils sont tous attachants et voir leur relations évoluer est un vrai plaisir. De plus le mélange des genres fonctionne à merveille et les différents thèmes "graves" sont parfaitement bien intégrés. Et au niveau de la forme, c'est aussi un petit bijou. Malgré la pellicule vieillissante et la bande son qui a eu du mal à traverser les années (au niveau des voix seulement), la photographie est une vraie merveille, les chorégraphies joliment exécutés et la musique à fait jouir mes oreilles. Enfantin mais sachant toutefois faire preuve de sérieux pile quand il faut, Saren Tange est une excellente surprise que je te recommande chaudement.
  • Bande-annonce

    Donnie Darko (2001)

    1 h 53 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Richard Kelly avec Jake Gyllenhaal, Holmes Osborne, Maggie Gyllenhaal

    Séances de cinéma (1 salle)
    19/01

    Vu en director's cut.

    Honnêtement j'y allais bredouille. Très populaire et loué ici et là, je voyais Donnie Darko d'un mauvais œil, comme une "expérience" beaucoup trop connue et plébiscité pour que cela me touche moi. C'est vrai ,pourquoi une œuvre qui touche des milliers de personnes devrait forcemment me transporter ? (Vous m'excusez la prétention certaine de cette réflexion, mais je n'ai pu y échapper.)

    Et pourtant ce fut vraiment un trip intéressant. La première heure m'a pas mal ennuyé. C'est mou, daté (pourtant ça a 14 ans quoi ...), et les personnages ont un peu de mal à exister (tombant souvent dans de la simple caricature). Mais Kelly installe progressivement une ambiance assez exceptionnelle, fascinante qui nous emporte dans un trip purement Lynchéen. La fin du monde se rapproche toujours plus d'une obsédante réalité, et le mal-aise schizophrénique de Donnie s'identifie de plus en plus comme un châtiment spirituelle. Donnie paie sa lucidité de la vision de son environnement avec une déformation plus ou moins total de ce dernier. Ainsi le film soulève des questions psychologique, mais aussi presque-religieuse, sur la relation de l'homme avec la folie (faut il être fou pour véritablement comprendre notre monde ?). On ne parle pas que de l'homme général, mais surtout du mal être d'une jeunesse toujours plus incomprise, car en total vœu de rupture avec le monde pourris qu'on cherche à lui léguer.

    Le casting est de qualité, et la bande son tout simplement exceptionnelle. Elle est le principal vecteur de cette chute dans ces ténèbres fascinantes.

    Le film a ses défauts, mais il tiens cette prouesse principale de garder de bout en bout son ton si particulier, entretenu par un joli soucis du détail.

    Et puis bon Jena Malone merde !
  • Bande-annonce

    La Danza de la Realidad (2013)

    2 h 10 min. Sortie : . Biopic.

    Film de Alejandro Jodorowsky avec Brontis Jodorowsky, Pamela Flores, Jeremias Herskovits

    Séances de cinéma (1 salle)
    20/01

    Le cinéma de Jodorowsky a quelque chose de rare et de précieux. Après 20 ans de désert filmographique, sans pouvoir réaliser quoi que soit (il est adoré par les artistes, mais mal-aimé des producteurs ...), en 2013 il a enfin l'opportunité de libérer sa créativité; grâce notamment au financement participatif.

    C'est une perle. Un des films les plus personnel que j'ai pu voir. Jodorowsky nous parle directement de sa propre enfance et de ses parents, avec le style si surréaliste et fantaisiste qu'il détient. Son propre fils joue son père, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il s'agit d'un excellent acteur. Jodorowsky apparaît plusieurs fois dans son film, incarnant le futur de cette enfant dont la vie (partagé entre le fascisme et la maladie) n'est pas toujours des plus heureuse.

    Il y aurait tellement de choses à dire, je résume assez mal mon ressentis. Je que je peux le plus simplement dire c'est que c'est tout aussi drôle que bouleversant, certaines scènes m'ayant ému au larme (l'église) et le fond est si clair et sincère, que je peux sans problème oublier les quelques facilités parfois illustrés. Un des plus beaux films de ces dernières années.
  • Bande-annonce

    Santa Sangre (1989)

    Santa sangre

    2 h 03 min. Sortie : . Drame.

    Film de Alejandro Jodorowsky avec Guy Stockwell, Thelma Tixou, Sabrina Dennison

    21/01

    Je n'ai même pas envie de trop en parler ici, peut être en critique un jour. Je ne me sens tout simplement pas à la hauteur pour resituer un avis maintenant. C'est beaucoup trop beau pour ça, et c'est un sacré morceau à digérer. Le film fait son chemin en moi tout simplement.
  • Bande-annonce

    Un après-midi de chien (1975)

    Dog Day Afternoon

    2 h 05 min. Sortie : . Gangster.

    Film de Sidney Lumet avec Al Pacino, John Cazale, James Broderick

    Séances de cinéma (1 salle)
    24/01

    Lumet efficace, comme très souvent, mais qui ne m'a pas autant emporté que d'autre de ses œuvres.

    Dog Day Afternoon a ça d'exceptionnel qu'il nous transporte dans des événements avec un réalisme très appuyé. C'est fréquent dans le cinéma de Lumet mais c'est encore plus évident ici. La fatigue, la peur, l'étouffement, et tout autres des sensations ou émotions très désagréable nous immerge avec justesse dans cette histoire vraie. Il s'agit donc d'un visionnage assez éprouvant, tout comme peut l'être d'ailleurs Point Limit. Mais le thème est ici moins universel que ce dernier, bien plus ciblé. C'est cela qui m'a surement moins impliqué, même si les axes de réfléxion posé ici et là étaient bon. A voir, c'est de toute façon un indispensable.
  • The Juniper Tree (1990)

    1 h 18 min. Sortie : 1990.

    Film de Nietzchka Keene avec Björk, Bryndis Petra Bragadottir, Valdimar Örn Flygenring

    25/01

    Un conte hors du temps. Son ambiance douce et sombre possède un certains charme, soutenue par la beauté des paysages islandais et la tendresse de Björk. La spiritualité ambiante et le thème de la sorcellerie s'intègre avec naturel, pas d'effets outrageant mais des idées visuelles toutes simples qui apporte un mystère agréable à l'ensemble. Une vraie sensibilité en somme.
    Rien d'exceptionnel, mais un film qui offre tout ce qu'il a de bon à apporter. Si un bon vieux conte (calme et lent) avec l'ambiance islandaise ne te rebutes pas, hésites pas. Si tu aimes Björk tu peux foncer sans problème, bien sûr.
  • Bande-annonce

    Trois samourais hors-la-loi (1964)

    Sanbiki no samurai

    1 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Hideo Gosha avec Tetsurô Tamba, Isamu Nagato, Mikijiro Hira

    26/01

    Du peu que j'ai vu de Gosha, ses films me paraissent avant tout visuel, des claques esthétiques mais en contre partie la narration manque de maîtrise. Au niveau de son fond, "Sanbiki no samurai" est un chanbara classique qui explore les conflits de classes, où les samouraïs se doivent de prendre partie selon leurs convictions. Rien de très surprenant scénaristiquement parlant donc, certaines situations ont même tendance à se précipiter et le tout manque parfois de clarté. Classique sans plus donc mais efficace malgré tout car les trois personnages possèdent des nuances intéressantes, leurs choix ayant souvent des répercussions malsaines sur la durée.

    Mais voilà, l'essentiel c'est que dès son premier film, Gosha met une claque graphique bien sévère au genre. C'est magnifique à tous les niveaux, lumières, maitrise du cadrage, mouvement de caméra, pertinence du découpage, crédibilité des effets visuelles et chorégraphie... bref ont en prends plein les yeux, d'autant plus que les acteurs ont des putains de gueules et même les actrices sont à croquer. On a pas vraiment le temps de s'ennuyer et l'action y est superbe. Content de l'avoir vu en belle qualité (merci Criterion).
  • Bande-annonce

    La Chevauchée des bannis (1959)

    Day of the Outlaw

    1 h 32 min. Sortie : . Western.

    Film de André De Toth avec Robert Ryan, Burl Ives, Tina Louise

    27/01

    Un bon western très agréable, original grâce à son contexte hivernal. Le première heure déborde de tensions dans un village très clos, aucune once d'aventures donc mais une pression qui monte comme il faut avec une certaine violence. La dernière demi-heure vend enfin ce que je voulais vraiment voir, une aventure à cieux ouvert au cœur du froid et de la mort. Une quête assez absurde qui vaut le coup d’œil. En terme de casting, c'est aussi un petit bonheur: Robert Ryan pète toujours autant la classe, et les femmes sont si bien filmées ... un plaisir. Je n'ai pas été soufflé, mais c'était un bon moment.
  • Bande-annonce

    Rosemary's Baby (1968)

    2 h 16 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Roman Polanski avec Mia Farrow, John Cassavetes, Ruth Gordon

    Séances de cinéma (1 salle)
    28/01

    Parfait.
    Ce dont parle avant tout Rosemary's Baby, c'est de notre dénis de l'étrange. Cette façon que nous avons de minimiser les événements les plus bizarres de notre vie, en les laissant se faire justifiés par la rationalité du quotidien. Polanski distille de nombreux indices à notre regard (à la façon d'un chinatown), sans toutefois trop les forcer pour que nous puisions de nous mêmes comprendre ce qu'il se passe, que l'étrange nous apparaisse alors finalement comme une évidence. La dernière scène est on ne peux plus porteuse de cette idée. Polanski, grâce à son pouvoir de la suggestion, crée non seulement un film émotionnellement fort et intense, mais terriblement porteur de sens, d'un appel que Kubrick lui même fera bien plus tard : celui de ne pas garder les yeux grands fermés.
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    L'Homme à la caméra (1929)

    Tchelovek s Kinoapparatom

    1 h 08 min. Sortie : . Muet.

    Film de Dziga Vertov avec Mikhail Kaufman

    Séances de cinéma (1 salle)
    29/01

    Ouch. Grand classique et pilier du septième Art, j'en suis tout retourné. Le film n'a rien perdu de sa magie et de sa puissance. Je l'ai vu en muet complet, sans musique pour accompagner les images et c'est ce qu'il faut faire : le montage lui même EST la musique. Les plans sont tout autant de notes ou d'accord qui forment une partition cohérente, avec une beauté unique et de nombreux sens ou thèmes qui s'y relie. Vertov, en voulant éloigner l'art cinématographique de la littérature et du théâtre, enrichi donc un art nouveau. Dynamique, inventif à tous les instants et complétement fou (mise en abymes, fin apocalyptique, bref fou fou fou !), L'homme à la caméra est donc un grand classique que tu peux prendre un plaisir monstre à voir. C'est pas long, fonces. Moi je dois rattraper mon retard du cinéma russe de cette période en attendant ...
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    Double Mise (1997)

    Hard Eight

    1 h 41 min. Sortie : . Thriller.

    Film DTV de Paul Thomas Anderson avec Philip Baker Hall, John C. Reilly, Gwyneth Paltrow

    30/01

    Je ne m'attendais pas un grand film. Juste un divertissement sympathique. Pourtant on parle quand même de Paul Thomas Anderson, l'un des meilleurs cinéaste américain actuel, mais je savais que son premier film n'avait pas la trempe des autres.

    Et pourtant, même en tant que simple divertissement, Hard eight m'a déçu. Pendant 40 minutes, je m'y suis vraiment fait chier. Malgré la beauté de Paltrow, le jeu d'acteur plutôt juste et quelques plans ou scènes malins, l'ennui était assez fort. L'histoire est inintéressante, le rythme horrible, la mise en scène trop académique et sage, les personnages ne sont que très peu pertinent et l'écriture au niveau des dialogues laisse parfois à désirer. Le pire c'est surtout qu'on y crois pas : le montage est parfois catastrophique, il n'y aucune fluidité dans certaines scènes. Les ficelles se voient trop.

    Puis le film se rattrape enfin par la suite. D'abord de séquences en séquences (en commençant par l'excellente scène avec Hoffman), pour ensuite adopter enfin un vrai rythme de croisière, une ambiance, quelque chose quoi. Les personnages gagnent enfin en pertinence, les dialogues se font plus sincères et la mise en scène se rapproche bien plus des futures travaux du cinéaste (notamment son utilisation de la bande son, très maitrisé dans la dernière demi-heure). Bref une catastrophe évitée de peu finalement, mieux vaut finir sur une bonne impression même si le final est vite expédié.

    Le moins bon film de Paul Thomas Anderson, ce n'est donc pas un coup de maître d'emblée, mais honnêtement sa filmographie augmente d'une qualité si considérable par la suite qu'il n'y pas de mal à avoir un modeste début.

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    Foxcatcher (2014)

    2 h 14 min. Sortie : . Drame.

    Film de Bennett Miller avec Channing Tatum, Steve Carell, Mark Ruffalo

    Séances de cinéma (1 salle)
    31/01

    Miller m'avait amplement convaincu avec Moneyball, il ne me manquait plus qu'à voir comment il se débrouillait sans le génie de Aaron Sorkin.

    Et on est en effet sur tout autre chose. On passe sur la précision chirurgicale du scénario pour se centrer sur une ambiance bien plus enlevée, flottante. Les personnages, assez riches et aux relations complexes, nagent dans une sorte de sentiment de recul, de flou. Il n'y a que que les liens entre les protagonistes qui comptent, tout le reste semble presque iréel. Ce sentiment, Miller l'apporte avec un procédé de mise en scène très classique mais qu'il n'aura de cesse d'utiliser pendant ces 2h : la bande son comme recul pour l'image. Pas mal de dialogues sont inaudible, masquer par la musique. C'est assez risqué (certains peuvent trouver ça vide) , mais ça marche parfaitement car cette idée canalise tout le malaise de Foxcatcher. Pour le reste, la photographie est sublime et les acteurs tous trois impressionnants.

    Un film riche, redoutable et plutôt osé, soutenu par un casting en état de grâce. On tends vers le chef-d’œuvre.
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    The Host (2006)

    Gwoemul

    1 h 59 min. Sortie : . Action, Épouvante-horreur et science-fiction.

    Film de Bong Joon-Ho avec Song Kang-ho, Byun Hee-Bong, Park Hae-Il

    Séances de cinéma (1 salle)
    31/01

    Je voulais voir du Bong Joon-Ho et bien j'ai eu un film mélangeant habilement le drame et la comédie avec une aisance dans le développement d'un propos pertinent et de l'application d'une mise en scène de très grande classe, du Bong Joon-Ho donc. Le monstre en lui même est très surprenant, les personnages sont à la fois attachants et hyper badass et les situations surprennent. Bref c'est du tout bon, même si ça ni l'impact ni l'ampleur d'un Memories of Murder ou même de Mother. Je ne sais vraiment pourquoi, peut être parce que l'ambiance m'a moins captivé, c'est sûrement ça.