Bouquins 2016

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37 livres

par clairemouais
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  • L'Amour fou

    Sortie : 1937. Récit.

    Livre de André Breton

    Lu en janvier.
    Positivement surprise (j'avais, comme toute personne respectable, détesté le manifeste du surréalisme), on ne sait pas forcément trop par ou on se balade. On parle d'amour, certes, de l'art et des gens. Le début, l'amour convulsif, lié à la poésie convulsive (notamment de Lautreamont) est très plaisant (je partais même sur un 7), on y parle d'anecdotes personnelles mais qui ont toujours un rappel universel, car autour d'un amour de l'art. Au fond, on lie amour et art très intrinsèquement, et ça a quelque chose qui fonctionne bien dans les tripes quand on lit. Ensuite, on se perd un peu, ça bretonise fort, et on termine avec une lettre à sa fille, assez jolie mais peut être vaguement niaise, même si on aime aimer la dernière phrase: "je vous souhaite d'être follement aimée".

    Les photos insérées dans l'édition participent clairement au plaisir de lecture
  • Paris, capitale du XIXème siècle (1935)

    Sortie : 1935. Essai.

    Livre de Walter Benjamin

    Lu en janvier.
    Petit portrait de Paris du XIXème à travers des hommes et leur rapport à la ville (Baudelaire, Haussman, etc) pour regarder la ville / le fantasme de la ville.
    C'est très agréable à lire mais peut être trop court pour réussir à porter un propos plus... charnu ? On y reste un peu sur sa faim alors que c'est délicieux.
  • Rimbaud le fils

    Sortie : novembre 1991. Essai.

    Livre de Pierre Michon

    Janvier.
    J'aime toujours autant le style de Michon, sa façon de broder de longues phrases et des histoires imaginaires autour d'un sujet qui se veut réel. Ici, on gravite autour de Rimbaud, via notamment ses rencontres parisiennes.
  • Autres rivages (1951)

    Speak, memory

    Sortie : 1951.

    Livre de Vladimir Nabokov

    Janvier.
    Pour une raison des plus stupides (je déteste le titre français -et pourtant je sais que le Conclusive evidence original me plait) je tardais à lire ce Nabokov.
    Vladimir pose une distance délicieuse entre lui et le format autobiographique, par l'évocation des remises en question du texte par les éditeurs. Le dernier chapitre attrape ainsi nouvelle plume qui dépose Nabokov à la troisième personne, et se permet à la fois synthèse du texte lu et commentaires. La boucle est ainsi bouclée, et c'est le sourire aux lèvres qu'on lit Nabokov nous expliquer comme l'auteur exploite la thématique de l'arc en ciel.
    Si le personnage de Nabokov frôle la pédenterie, il le sait, et en joue, le chapitre sur son frère -point faible- en est la preuve.
    La biographie est intéressante de base parce qu'elle se trouve naviguer sur des eaux fort attirantes : jusqu'à 18 ans dans sa Russie natale, fils d'un riche barine puis exilé par la révolution rouge. Les 18 ans sont largement la plus grande part du livre, la Russie où il ne retournera jamais, mais dont les paysages, les maisons, les personnages restent intacts en mémoire. Des précepteurs, professeurs de français, d'anglais, des jeunes filles : le livre se construit aussi autour de la liste de ces gens dont on n'aura jamais plus moyen d'avoir des nouvelles. La fuite, sur un bateau, où il joue aux échecs avec son père, se transforme en chapitre sur des techniques d'échecs pour gagner en un minimum de coups. Le livre construit ainsi la vie et le personnage autour de digressions qui ramènent toujours à quai.
  • Les Nourritures terrestres (1897)

    Sortie : 1897. Roman.

    Livre de André Gide

    Janvier.
    Évangile selon saint Gide.
    On passe par les parcs de l'eden, mille fruits merveilleux aux branches, et on a même droit à des errances dans le désert avant de terminer, forcément, sur un envoi.
    Le tout est très inégal, et en général passablement relou à lire. André fait des crises de lyrisme catholique.
    La relation à Nathanael a d'abord un certain charme, avant qu'on ait un tel abus des anaphores qu'on ne peut plus lire ce nom sans grincer des dents.
    On a de très jolis morceaux sur le désir, un magnifique enchaînement de rondes et ballades, et puis on a ça:
    "printemps plein d'indolence
    J'implore ta clémence.

    À toi plein de langueur
    J'abandonne mon coeur.

    Ma pensée indécise
    Flotte au gré de la bise." etc.

    Ça finit quand même en jolie ode au présent.
  • Le Fantôme de l'Opéra

    Sortie : 1910. Roman et romance.

    Livre de Gaston Leroux

    Février.
    J'avais adoré le film de 1925 et c'est ce qui m'a poussé ici.
    Déjà, j'ai confirmation que le film était bon : à aucun moment du livre je me suis dit qu'un élément essentiel avait manqué au film.
    Bien-sûr, il y a des modifications (et pas des moindres, la fin est modifiée -pour le meilleur, je dirais- et des personnages n'ont pas l'honneur d'exister à l'écran), mais finalement peut être sur des aspects discutables du livre. J'ai pas mal oscillé dans mon appréciation du "background" du fantôme. Le livre est beaucoup plus libre que le film : on n'hésite pas à mettre des forêts et des salles de supplices sous l'opéra, à donner au fantôme des capacités réellement fantastiques (quoi que le narrateur en dise) et des fois ça sonne "trop". D'autres fois, c'est surprenant et bien amené, notamment pour ce qui concerne la relation au Persan, qui met l'accent sur cette ambivalence d'Erik, entre criminel horrible et mal aimé si facile à plaindre.
    L'avantage du livre, c'est quand même clairement l'univers de l'Opéra. Maintenant je meurs d'envie de visiter tous ses étages et ses dessous, ses mille cachettes et recoins en entendant le martèlement sur le parquet d'une horde de petits rats arriver, se chamailler, et se faire reprendre par un banc d'ouvreuses.
    Tout cet univers fantasmé a tendance à s'effacer au cours du livre dans les dessous fantastiques (et un peu kitsch ou bizarre ou trop) et c'est vraiment au désavantage de l'oeuvre, qui finit par pédaler dans la semoule avant fort heureusement d'avoir un sursaut agréable en fin.
    Le style n'est vraiment pas très agréable.
  • Discours sur le colonialisme (1950)

    Sortie : . Essai et culture & société.

    Livre de Aimé Césaire

    Février.
    La note aurait pu être un 8 mais j'étais bêtement partie pour adorer et n'ai donc pu qu'être un peu déçue.
    On y sent l'écriture de Cesaire à plein nez, et ça donne envie d'aller lire sa poésie, et c'est la chose la plus gentille que je puisse dire. Les mots tournent autour de la maladie et du vomi d'Hitler remâché, c'est parfait.
    Je pense que je suis clairement passée à côté de la force du texte parce que le contexte a (un peu) changé. On sait que le colonialisme est une absurdité, une horreur, et qu'on n'a aucune fierté à tirer d'avoir été un empire, on sait que l'Europe est totalement ethnocentrée et hypocrite, etc.
    La petite analyse sur la seconde guerre mondiale a cependant fait son effet.

    En fait j'aurais aimé l'entendre plutôt que le lire.
  • Rue des boutiques obscures

    Sortie : . Roman.

    Livre de Patrick Modiano

    Février.
    Je ne suis pas sûre d'avoir lu beaucoup de livres de qualité qui suivent un format enquête. En fait, pour faire dans la comparaison simple, la ou l'enquête du fantôme de l'opéra ci dessus m'avait déçue, dans ses dosages, Modiano réussit son livre. C'est extrêmement bien dosé. Ça paraît léger et fluide alors que l'on brasse une grosse tripotee de personnages et de lieux. Et le style est égal à la construction narrative: ni trop ni trop peu. C'est vraiment impressionnant de simplicité alors que ça ne l'est clairement pas. Le 8 est peut être fort, mais c'est en attendant de voir d'autres Modiano, et puis je dois avouer que la quête d'identité m'a accroché de A à Z alors que j'ai une capacité de concentration de petit pois. Et elle m'a même un peu emulsionné les entrailles en fin.
  • Vies et opinions philosophiques d'un chat

    Sortie : 1853. Conte.

    Livre de Hippolyte Taine

    Février.
    Vraiment adorable.
  • La Vénus d'Ille (1837)

    Sortie : . Recueil de nouvelles.

    Livre de Prosper Mérimée

    Février.
    Alors que j'avais un sale souvenir de collège de Colomba, là c'était vraiment cool. L'histoire est un peu éculée peut être mais fonctionne parce que disposée dans un Languedoc bien connu. La chute arrive grosse comme une maison, et Ca aurait encore pas mal à envier à un Maupassant sur ce point, mais malgré tout on évite de peu la comparaison en s'enfoncant plus dans le portrait pittoresque que dans la nouvelle fantastique.
  • Mateo Falcone (1829)

    Sortie : . Recueil de nouvelles.

    Livre de Prosper Mérimée

    Février.
    Comme au dessus, mais en corse et sans fantastique: encore mieux ! Le format aussi est différent, plus court, plus annecdote percutante.
  • La littérature à l'estomac

    Sortie : . Essai.

    Livre de Julien Gracq

    Février.
    Le titre est très attirant.
    Article sur la culture de la litterature en France, autrefois et aujourd'hui, sur le rapport du public au texte, mais surtout du public à l'écrivain.
    Plutot sympathique à lire, et à rejoindre dans l'idée : Eviter la litterature de magisters.
  • Suis-je snob ?

    Sortie : . Recueil de nouvelles.

    Livre de Virginia Woolf

    Février.
    Pour une première approche de Woolf, Ca donne tres envie de continuer.
    Snob certes, mais pleine de poesie (presque romantique quand prise dans ses pensees devant un beau paysage ; même si ce serait mal renseigner tout passant, car Woolf est surtout piquante et drole)
    Ici la réflexion amusée autour de la question du titre dérive doucement vers des nouvelles sympathiques.

    Et quand je serai mort j'veux un suaire de chez Dior.
  • L'original de Laura

    Sortie : . Roman.

    Livre de Vladimir Nabokov

    Mars.
    Très difficile de de noter un roman loin d'être fini.
    On s'y perd un peu, entre Flaura et Laura, entre les personnages fictifs ou des notes qui pourraient être de l'auteur. Le rythme est beaucoup plus rapide qu'un Nabokov normal, ce qui n'aide pas à suivre, et bien sûr l'oeuvre est bien plus elliptique.
    Ceci dit, on ne peut être que déçu que Vlad n'ait pas pu terminer.
    Tout d'abord le sous-titre est exquis "(c'est plutôt drôle de mourir)".
    L'histoire est -on croit deviner- celle de quelques femmes enfants à l'os iliaque bien dessiné et à l'éveil sexuel précoce, et celle d'un type qui prend son pied en travaillant à son annihilation mentale. On commence par les orteils -on déteste les orteils- puis on remonte, et le nombril, et le torse qui s'effacent dans cette auto-hypnose c'est le top de la jouissance. On meurt, et on ressuscite.
    De mes quelques voyages chez Nabokov, celui-ci était clairement le plus osé, le plus corporel, le plus sexuel.
    Et en plus il y a des listes de vocabulaires sorties du Oxford English Dictionary.
  • Le Bureau des chats

    Sortie : . Recueil de contes et recueil de nouvelles.

    Livre de Kenji Miyazawa

    Mars.
    Petits contes tous frais et mignons et poétiques.
    Les deux premiers sont vraiment mes préférés.
    Deux enfants étoiles qui tombent dans l'océan après s'être faits avoir par une comète et trois animaux qui font la course vers l'enfer à coups de comportements bizarres.
    Très différent et très réussis, ça fait du bien.
  • Ailleurs

    Sortie : 1948. Poésie.

    Livre de Henri Michaux

    Mars.
    Poesie ethnographique, aux peuples étranges mais clairement passionnants.
  • L'oiseau Canadèche (1983)

    Fup

    Sortie : 1983. Roman.

    Livre de Jim Dodge

    Avril.
    C'est très agréable à lire. Ca sent le whisky et le sanglier, j'aime bien les deux.
    C'est l'histoire sur fond de traumatisme d'enfance d'un homme qui tue un sanglier et d'un canard qui apprend à voler. Ça gère bien l'équilibre entre la symbolique et une histoire les deux pieds dans la terre.
  • Paul Klee (2012)

    Sortie : 2012. Poésie et essai.

    Livre de Henri Michaux

    Avril.
    Poesie de la ligne, c'est très joli.
    C'est un poeme plutot qu'un livre, difficile de donner une note adéquate.
  • Le dessin à l'encre de Chine

    Sortie : . Roman.

    Livre de Hjalmar Söderberg

    Mai
    Petites nouvelles sympathiques et fraîches mais dont je n'ai quasiment plus souvenir trois semaines apres.
  • Sociologie des cadres (2000)

    Sortie : 2000. Essai.

    Livre de Charles Gadea et Paul Bouffartigue

    Mai.
    Vieilli (ou en tout cas mon édition) mais intéressant. Vraiment pas passionnant non plus.
  • Le management désincarné

    Sortie : .

    Livre de Marie-Anne Dujarier

    Mai.
    C'est vraiment le bouquin de socio top à lire par excellence, avec une enquête au nombre d'entretiens impressionnants et passionnants.
    Management à distance et emballement capitaliste de l'humain, le sujet est génial et conclut sur un capitalisme du XIX° siècle comme celui de la ludification :
    « Moi je n'ai pas le temps de penser. Je travaille 13h par jour, de 8h à 21h... et un jour le weekend. Je travaille comme une bête. Je sens bien que je tire trop sur la corde, mais je suis pris au jeu »
  • Poteaux d'angle

    Sortie : 1981. Poésie.

    Livre de Henri Michaux

    Mai.
    Quelques adages poétiques.
    Tout a l'air incroyablement intelligent même si on ne comprend surement pas tout, quelque chose dans le ton nous en convaint... nous convaint qu'on lit un morceau humain.
  • Les Cadres

    Sortie : . Culture & société.

    Livre de Luc Boltanski

    Mai.
    BOUM. C'était long, un peu indigeste, et ça faisait mal à la tête.
    Le thème est intéressant, mais trop de citations font perdre le fil.
    L'intro est top, et motive vraiment à lire le livre, qui offre en plus un incipit exquis (extrait du livre jamais publié "moi, cadre", histoire d'un mec-pion dégoûté par le monde du travail).
  • Nouveaux jeux intéressants (1999)

    Sortie : 1999. Roman.

    Livre de Georges Perec

    Juillet.
    Manque les thématiques des perec/rinations
  • L'Œuvre (1886)

    Sortie : 1886. Roman.

    Livre de Émile Zola

    Aout.
    On a vu de meilleurs Zola.
    On y parle souvent de "bons morceaux" de tableaux, et le livre fonctionne pareillement. De bons morceaux, gâtés par d'autres. Le charme réside dans l'art du détail. Le roman est tres visuel, et le fourmillement de bruits et d'images y est superbe. Un train qui manoeuvre pendant un enterrement de misère. Des enfants et nourrissons dont des morceaux manquent aussi. Tout est habituellement malade, miséreux, sale. Avec ici des éclats de beauté dans une gorge de femme peinte, puis finalement tout ternit toujours.
    Ce que ce Zola a de moins que les autres, c'est qu'il est imbu de Zola, de sa personne. Il y fait une defense de son oeuvre via le personnage victorieux et torturé de Sandoz qui est un peu trop... Sûre ? Difficile à définir, mais plutot déplaisant à la lecture.
    Ce qu'il a de plus, c'est le sujet. Les artistes et les salons.
  • Le vin de longue vie (1931)

    Vinul de viata lunga

    Sortie : 1931. Roman.

    Livre de N.D. Cocea

    Aout.
    Conte finalement vite prévisible. Pas détestable, pas particulier. Le coeur en est bien plus interessant que le dénouement.
    Vieux sage qui ne l'a pas toujours été, c'est toujours digne d'intérêt.
  • Villa triste

    Sortie : . Roman.

    Livre de Patrick Modiano

    Aout.
    C'est un livre qui se consume doucement, une longue bougie qui sent la mélancolie des villes vides et des sociétés passées, des histoires tristes de ce qu'on aurait dû faire et tout ce qu'on n'a pas osé. J'ai beaucoup aimé, parce que c'est doux et calme, et ça caresse dans le sens du poil (avec du papier de verre).
  • La Disparition (1969)

    Sortie : 1969. Roman.

    Livre de Georges Perec

    Aout.
    Ça mérite 10 pour la prouesse technique, surement.
    10 pour le post scriptum aussi, qui donne toutes les raisons d'aimer lire, ou d'aimer écrire, pour s'amuser avec les mots et les accumulations.
    C'est un peu comme lire en apnée, un livre sans la fameuse voyelle, j'ai un peu ramé.
    Le fil narratif est gros mais justement drole.
  • Les Aventures de Tom Sawyer (1876)

    The Adventures of Tom Sawyer

    Sortie : juin 1876. Roman.

    Livre de Mark Twain

    Septembre.
    On stresse, on rit, on s'attendrit, tout parait exact.
  • Contes et nouvelles (1864-1874)

    Sortie : février 2008. Recueil de nouvelles.

    Livre de Emile Zola

    Octobre,
    C'est parfait pour un portrait parisien, c'est étrange pour du Zola. Certaines nouvelles ont une odeur de romantisme étrange, qui est du reste assez vite chassée, mais qui perturbe. Pas passionnant, mais ça se lit très bien dans les transports, et ça fourmille de détails sur les moeurs et les coutumes, ce qui est toujours agréable.
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