Bouquins lus en 2019

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26 livres

par Nicolas_Zaural

Nouvel exercice, même principe, objectif plus ambitieux: 75 livres d'ici la fin de l'année.
Objectif atteint l'année passée https://www.senscritique.com/liste/Bouquins_lus_en_2018/1973198

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  • Vernon Subutex, tome 1 (2015)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Virginie Despentes

    Lu le 03/01/2018.
    Vernon Subutex, qui semble faire l'unanimité ici comme ailleurs, est une vraie déception de mon côté.
    Sur le fond: l'intrigue se résumant en une ligne, la substance du roman se résume à cette fameuse satire sociale sur certaines pages réussie, mais malheureusement trop grossière dans la plupart du temps (le portrait du trader et ce moment très gênant où Despentes confond algorithme et logarithme..).
    La satire est bien sûr portée par un style cru bien caractéristique ; malgré cela, les pages enchainent les phrases plates, à la structure et au rythme répétitifs. L'avantage est que cela se lit facilement...
  • Un Noël de Maigret (1951)

    Sortie : 1951. Roman et recueil de nouvelles.

    Livre de Georges Simenon

    Lu le 07/01/2019.
    Le commissaire Maigret étant en congés pour Noël, pas question de se bouger de chez lui. Ca tombe bien, l'affaire qui lui tombe dessus ce 24 décembre se déroule dans l'immeuble juste en face...
    L'originalité de ce petit roman, c'est qu'il n'y a pas de meurtre au départ de l'affaire ; et seuls le déluge de questions et la sagacité de Maigret permettront, bien sûr, de démêler le cas. Mais le récit cela manque d'enjeu et de rythme. Ça vraiment trop sent les vacances en fait.
  • L'Art d'avoir toujours raison (1830)

    Eristische Dialektik

    Sortie : 1830. Essai et philosophie.

    Livre de Arthur Schopenhauer

    Relu le 09/01/2019, dans une version commentée avec des exemples actualisés (!) par Guillaume Prigent.
    Cet petit ouvrage servira autant à manipuler le débat (et trouver une porte de sortie plus ou moins honorable quand on se sait pris au piège) qu'à déceler et exhiber aux yeux de tous la félonie de la rhétorique de son contradicteur.
    Essentiel pour quiconque souhaite briller en public !
  • Reconnaître le fascisme (1995)

    Sortie : 1995. Essai.

    Livre de Umberto Eco

    Lu le 14/01/2019.
    Voilà un petit discours à relire urgemment, ; à l'heure où, en France, une minorité bruyante et délinquante impose sa haine, ses frustrations et son agenda par la force et contre le processus démocratique ; à l'heure où, en Europe, une version dégradée de ce fascisme s'insinue dans les esprits et s'invite dans les institutions.

    Car Eco le montre, le fascisme est, et a toujours été (y compris au début des années 30) un terme générique, fourre-tout, qui peut s’accommoder de beaucoup d'idées contradictoires sur le fond tant que les mobiles, et la forme, répondent au cahier des charges initial: le refus du modernisme, l'accumulation des frustrations sociales, le nationalisme, la haine de l'autre, et de l'intellectuel en particulier (et partant, de la critique), la légitimation de la force et de la violence comme méthodes pour accomplir "l'action" politique, sacralisée et hégémonique en l'absence d'une réflexion rendue impossible par l'absence de débat critique. Et déjà, en germe, la théorie du complot via un regard malade et déformé sur "l'ennemi politique" (le juif, le riche, le bobo, l'élite, l'intellectuel, les médias, le banquier, l'industrie), de nature à la fois à surestimer son impact sur le monde (et donc, dans leur cerveau mal-fonctionnant, à accentuer la responsabilité de l'ennemi désigné dans les problèmes de leur vie) et et à minimiser leur mérite ou leur capacité de défense.
    Pour éviter le point Godwin habituellement resservi en de pareilles circonstances - et qui montre bien, qu'aujourd'hui, le point Godwin est le nouveau point Godwin : plus de discussion après lui - , Eco précise bien qu'annoncer le retour du fascisme ce ne sera jamais le retour "d'Auschwitz, des chemises noires, et des discours du Dulce". Les artifices de l'histoire ne se répètent pas, autrement que par des symboles choisis par consensus, ce qui ne risque pas d'arriver pour le fascisme.
    Non, le fascisme, c'est une rhétorique, une méthode violente de concevoir la politique et les relations sociales qui peut resurgir sans même, évidemment, que les principaux intéressés s'en revendiquent ; par calcul peut-être, par ignorance sans doute. Et c'est ce qui se passe actuellement en France, en hiver 2018-2019.
  • Une vieille histoire - Nouvelle version (2018)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Jonathan Littell

    Lu le 19/01/2018.

    Une vieille histoire est un exercice de style, de la littérature comme il n'en existe presque plus de nos jours.

    Un personnage, aux contours indéfinis (sexe, âge), à la personnalité floue et à l'histoire inconnue, sort d'une piscine, entre et court dans un couloir sinueux, passe des portes pour vivre une situation humaine, généralement une histoire de sexe, de guerre ou de famille, faite de violence et de domination (subie ou active), puis reprend le couloir pour passer d'autres portes, jusqu'à replonger dans la piscine.

    Ce schéma, réalisé 7 fois (pour 7 chapitres), se répète dans la structure sans que les fragments d'histoire racontées ne soient redondantes, malgré l'abondance de détails, d'échos qui se répondent et dialoguent entre chapitres et même entre histoires au sein des chapitres. Vous les repérerez très vite: le chignon de la femme blonde, la pomme, le chat gris, le dessus de lit représentant des feuilles vertes sur un fond doré, les cicatrices sur le corps: ces motifs récurrents mais jamais répétés à l'identique semblent d'abord anodins, mais prennent au fil des chapitres des charges nouvelles - ou du moins le lecture face à la variété des situations leur attribuera par tâtonnement une charge symbolique différente. Une deuxième voire troisième lecture du roman s'imposerait pour bien se faire une opinion de toutes

    Jusqu'à présent, quelqu'un qui n'aurait ni lu ni même été renseigné sur le livre doit trouver cette description très générique. Mais le propos du livre est si conceptuel, la liberté d'interprétation du lecteur si totale qu'il ne peut en être autrement. Le style lui-même symbolise cette gêne, étant à la fois extrêmement précis dans les descriptions des moindres objets, des moindres gestes, mais rigoureusement générique dans leur application: jamais une mention de nom, de personne ou de ville, de pays, de lieu, de marque ne peut être retrouvée dans ce livre - à l'exception du Don Giovanni de Mozart. L'on ne sait que peu de choses des personnages ; on le devine péniblement au fil des pages de chaque chapitre, comme plongés dans une obscurité presque totale, ne commençant à distinguer des contours qu'au bout d'une heure d'adaptation.
  • Chanson douce (2016)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Leïla Slimani

    Lu le 21/01/2019.

    Depuis quand un polar lambda, un roman de gare - certes correct, mais un roman de gare quand même -, ni bien ni mal écrit, bref, un roman de plage, de transport de commun, devient Prix Goncourt ?
    Il n'y avait vraiment pas mieux cette année-là ? Ah si, Petit Pays... Ils nous donc inversé le Goncourt des lycéens et celui des Grands, les bougres !

    Sur le fond: le roman retrace le parcours d'une nounou qui finit par tuer les deux enfants dont elle avait la charge. Même si beaucoup de descriptions sociales ont la cruauté de leur franchise, et en cela sont très réussies, je n'ai pas vraiment retrouvé, dans le scénario même, le réalisme tant vanté ici ou là... Au contraire, on a envie de secouer les parents en leur disant: "mais vous ne voyez pas que vous avez affaire à une sociopathe ?! Il vous faut combien de preuves pour vous arrêter là ?". On pourrait en faire un bon détournement en mode horror comedy, tiens.
  • Sérotonine (2019)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Michel Houellebecq

    Lu le 24/01/2019.
    Sérotonine, la conclusion, le résumé, la synthèse finale de l'œuvre de Houellebecq. On retrouve les thèmes habituels de misère affective, de déclassement social et de dépression pathologique causé par le conflit entre des illusions naïves, romantiques des personnages et un monde gangréné par le cynisme.
    Malgré ces constantes, la dépression se décline ici sur un mode un peu plus funky, en tout cas avec le "fun" du dépressif vrillant vers la folie. Le résultat est à la fois plus drôle - encore - que les autres romans, Plateforme compris, mais pas moins déprimant, Extension... comprise. Le tout est allégé de la sauce sociologique un peu lourdingue servie dans la Carte et le Territoire (trop de sauce, mais elle était bonne) ou Soumission (beaucoup de sauce pas subtile, genre ketchup).
  • Notre besoin de consolation est impossible à rassasier (1952)

    Vårt behov av tröst är omättligt

    Sortie : 1952. Essai.

    Livre de Stig Dagerman

    Lu le 27/01/2019.
    A ne pas lire si vous souffrez de dépression...
    Voilà un livre que l'on qualifiera "d'espoir", car malgré son pessimisme, malgré l'angoisse profonde exprimée par l'auteur, la possibilité d'une raison de vivre est encore considérée comme une hypothèse crédible, une "consolation" suffisamment solide pour continuer à vivre. pour lui, l'illusion aura duré deux ans - il s'est suicidé en 1954.
  • Contes

    Recueil de contes.

    Livre de Hans-Christian Andersen

    Lu le 28/01/2019.
    Il y a des histoires qui font partie de notre patrimoine à un point tel qu'on en oublie - si jamais on l'a su un jour - d'où elles viennent. Le vilain petit canard, la petite Sirène, La Reine des Neiges... Des films Disney ? Non, des contes d'Andersen, bien sûr.
    Les meilleurs contes sont clairement ceux qui ont la dimension morale et satirique la plus forte, en particulier les habits neufs de l'empereur ou le Rossignol et l'Empereur de Chine. Les contes "esthétiques" qui glorifient un peu naïvement (pour la défense du bonhomme, il s'agit d'histoires pour endormir les enfants...) la beauté du monde m'ont tout juste fait bailler.
  • Le K (1966)

    Il Colombre

    Sortie : 1966. Recueil de nouvelles.

    Livre de Dino Buzzati

    Lu le 05/02/2019.
    Pas besoin de présenter ce recueil de nouvelles, toutes très courtes ou presque, pour pouvoir passer dans une page de journal italien, mais riches de symbole pourtant.
    Certaines sont peut-être un peu en retrait, ayant reconnaissons le un peu vieillies (sans doute du fait du parti pris de l'écrivain, issu du journalisme, de décrire la société contemporaine), d'où le 8 plutôt qu'un 9 ou 10.
  • Crépuscule de l'Histoire (2015)

    Sortie : .

    Livre de Shlomo Sand

    Lu le 09/02/2019.
    Cet essai a pour principal objectif de faire l'histoire de la façon dont les historiens ont considéré leur discipline, son statut, son rôle, son potentiel, ses limites. Très documenté, il fait en quelque sorte l'histoire de l'historiographie, soit une histoire au cube assez méta... Pour ceux qui ne s'intéressent pas trop à l'Histoire comme discipline, passez votre chemin. Pour les autres, et surtout pour les amateurs de sciences sociales en général, le livre résume bien l'évolution du statut de ces disciplines, et des limites quant à leurs résultats du fait d'un biais idéologique particulièrement fréquent.
  • Vous n'aurez pas ma haine (2016)

    Sortie : . Récit.

    Livre de Antoine Leiris

    Lu le 11/02/2019.
    Texte très court écrit à chaud par un voeuf du Bataclan. Après des premières pages qui me semblaient annoncer ce que je craignais, à savoir un journal intime expiatoire sans intérêt littéraire, le résultat est en fin de compte très juste. Ce petit récit parvient à faire cohabiter témoignage intime mais pudique et leçons plus générales sur le deuil, sans virer dans le mélo, et au contraire en apportant des touches de légèreté pleines de grâce.
  • La Guerre des pauvres (2019)

    Sortie : . Récit et histoire.

    Livre de Eric Vuillard

    Lu le 12/02/2019.
    Magnifique plume emphatique qui narre les événements de la révolte puritaine / Paysanne germanique de 1525.
    Le principal reproche à y faire est le même que sur l'ordre du Jour : dommage que le propos n'aille pas plus loin que la - très belle - description des faits historiques.
  • Les Porcs 1 (2017)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Marc-Edouard Nabe

    Lu le 19/02/2019.
    Après une quarantaine d'heures de lecture réparties sur 5 mois, ça y est ! Finis, les Porcs ! Le livre qui se promet d'atomiser la sphère complotiste est surtout l'occasion pour Nabe d'étaler une nouvelle fois son égocentrisme maladif et de mettre en évidence la médiocrité de ses fréquentations passées: Moix, Soral, Dieudonné, Taddei, parmi les plus médiatiques.
    Si le fond ne pouvait pas voler beaucoup plus haut, étant donné le sujet - la chronique de la médiocrité de la vie et des ambitions de la petite sphère littéraire-complotiste parisienne -, le style déçoit, pour du Nabe. Les plus belles pages sont de très loin celles écrites plusieurs années auparavant, au sujet de la révolte de Fourmies. Le reste se contente d'une description concise et efficace des faits relatées - la vie de Nabe et de ses "amis' - émaillée de rares traits d'esprit, plus ou moins heureux. Dommage.
  • Ce que doit faire le prochain président (2017)

    Sortie : . Essai.

    Livre de A. Verdier-Molinie

    Lu le 24/02/2019.
    Forces: une description technique et documentée, sans langue de bois, des réformes souhaitée par les auteurs, réformes qui s'appuient systématiquement ou presque sur des comparaisons avec les exemples européens, et donc qui annihilent l'argumentaire fallacieux des néo-marxistes qui ne manquent pas pour critiquer ce livre comme tout ce qui touche au libéralisme. La liste des sujets sur lesquels nous sommes bien moins bons que la moyenne d'Europe de l'ouest et pourtant persuadés d'incarner un exemple pour le reste du monde devrait suffire à donner des leçons d'humilité à l'armée des défenseurs de l'Etat socialiste à la française qui constituent hélas le boulet qui tire depuis plusieurs décennies tout le pays (et pas seulement l'Etat) vers le bas.
    Faiblesses : le style assez médiocre dans l'ensemble ainsi que le langage polémiste et parfois outrancier (surtout au début de l'ouvrage) nuisent à la crédibilité du propos.
  • Le Désert des Tartares (1940)

    Il Deserto dei Tartari

    Sortie : 1940. Roman.

    Livre de Dino Buzzati

    Lu le 03/03/2019.
    Un bon mindfucker comme on les aime.
    Métaphore de la religion, de l'idéologie, de la croyance, de l'espoir, du sens que l'on donne à la vie? Autre chose ? Je sais plus...
  • L'Art de perdre (2017)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Alice Zeniter

    Lu le 04/03/2019.
    On peut encore faire des romans ambitieux, au XXIe siècle ! La preuve avec cette fresque sur 3 générations racontant l'itinéraire d'une famille dite de harkis, ballottée par les "Evénements" (hum hum) et marquée par une histoire, qui des deux côtés de la méditerranée, leur échappe. La partie la plus réussie est sans doute la première, qui traite de la vie du patriarche de la famille, harki malgré lui car enrôlé de force (comme tout le monde, quoi) pendant la 2nde guerre mondiale. Les autres parties (le fils de l'immigré cherchant l'assimilation pour oublier le traumatisme du départ, la petite fille ultra francisée, ne parlant pas arabe, rendue curieuse par une histoire familiale dont on ne lui a donné aucune clef de compréhension).sont plus attendues, même si assez justes.
  • A se tordre (1891)

    Sortie : 1891. Nouvelle.

    Livre de Alphonse Allais

    Lu le 11/03/2019.
    Drôles, courtes, superficielles, loufoques, les petites absurdités de la vie quotidienne de la Belle époque parisienne racontées dans la quarantaine de contes qui composent "A se tordre" sont un délice.
  • Une promesse (2006)

    Sortie : 2006. Roman.

    Livre de Sorj Chalandon

    Lu le 16/03.
    Même s'il se passe en Mayenne (!), je n'ai pas vraiment été emballé par ce roman "de jeunesse" de Sorj Chalandon... On pourrait résumer en 3 lignes ce livre de 220 pages, qui aurait pu en faire 50 plus denses et plus réussies: un barman demande à ses amis de s'occuper de la maison de son frère et de la femme de celui-ci; on découvre que ceux-ci sont morts, et que contrairement à ce que laissait penser le début du roman, n'habitent encore la maison que métaphoriquement; le tout est une réflexion, pas inintéressante, sur le deuil et l'oubli lié à la disparition.
  • Roman avec cocaïne (1934)

    Роман с кокаином (Roman s kokainom)

    Sortie : 1934. Roman.

    Livre de M. Aguéev

    Lu le 23/03/2019.
    Difficile de décrire ce livre en deux parties qui raconte l'errance d'un jeune homme russe trop intelligent et trop cynique pour son environnement. Bien que le sommet du roman constitue la partie, plein de lucidité, consacrée à l'addiction, le reste du livre fourmille de réflexions philosophiques iconoclastes qu'un Nietzsche ou un Schopenhauer auraient pu se permettre, et qui nous laissent l'impression de ne jamais avoir lu quoi que ce soit de semblable.
  • La guerre des jours lointains (1978)

    Sortie : 1978. Roman.

    Livre de Akira Yoshimura

    Lu le 01/04/2019.
    Emballé par le Convoi de l'Eau, court roman du même auteur publié 10 ans avant celui-ci, je ne reconnais pas vraiment cette élégance de style qui m'avait marquée dans La Guerre des jours lointains.
    Cette errance d'un criminel de guerre japonais, intéressante d'un point de vue historique, ne décolle jamais vraiment.
    Dommage...
  • Morphine (1926)

    Морфий

    Sortie : 1926. Recueil de nouvelles.

    Livre de Mikhaïl Boulgakov

    Lu le 02/04/2019.
    C'est le texte le plus glaçant que j'ai pu lire sur la drogue et la dépendance.
    Je n'en ai certes pas lu beaucoup.
  • Vive la vie (1892)

    Sortie : 1892. Conte.

    Livre de Alphonse Allais

    Lu le 06/04/2019.
    Alphonse Allais égal à lui-même. Par rapport à A l'oeil par exemple,le registre est bien plus potache, avec toujours plus de jeunes parisennes à la jambe légère et de jeux de mots patronymiques douteux.
  • Le Spleen de Paris (1869)

    Sortie : 1869. Poésie.

    Livre de Charles Baudelaire

    Lu le 08/04/2019.
    Une succession de tableaux symbolistes (d)écrits à la perfection, où l'on trouve tous les grands thèmes déjà abordés dans les Fleurs du mal; tout ce que j'aime dans la littérature !
  • Statistiques ethniques, une querelle bien française (2016)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Michèle Tribalat

    Lu le 13/04/2019.
    Michèle Tribalat est une démographe qui, travaillant à I'INED sur la question de l'immigration, est régulièrement accusée par ses confrères et néanmoins concurrents de rouler pour le Front National. Que cela reste dans le petit cercle de la recherche, passe encore. Sauf qu'Hervé Le Bras - car c'est de lui dont il s'agit - joue sur ses relais dans les grands médias de gauche pour populariser (et simplifier dans un sens manichéen qui ne rend pas hommage à son statut de scientifique) le conflit qui l'oppose aux démographes pro-statistiques ethniques de l'INED, au premier rang desquels l'on trouve Michèle Tribalat. Ce livre est donc la réponse en règle à cette campagne calomnieuse, réponse qui tente et réussit le plus souvent à ne pas tomber au niveau d'Hervé Le Bras, c'est à dire dans le bas règlement de compte.
    Mais, bien que très bien documenté, l'ouvrage est trop centré sur la polémique du monde de la recherche et peine à dégager de façon très claire les enjeux, risques et possibilités liées aux statistiques ethniques. On retient bien sûr quelques idées forces (connaître la réalité est un pré-requis pour travailler dessus dans le bon sens, les statistiques ethniques sont de plusieurs ordres, et pas seulement celui de la racial identity à l'anglo saxonne, etc.), mais elles ne sont prononcées qu'en décor de la description du coeur du livre: le récit précis de l'histoire du traitement de la statistique ethnique en France depuis les années 1940. On a connu plus funky comme thème d'essai.
  • Frère d'âme (2018)

    Sortie : . Roman.

    Livre de David Diop

    Lu le 17/04.