Carnet de Séries : Saison 2015/2016

Avatar Nushku Liste de

47 séries

par Nushku
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    BrainDead (2016)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie, thriller et drame.

    Série de Michelle King et Robert King avec Mary Elizabeth Winstead, Danny Pino, Tony Shalhoub

    MEW of course.

    Clairement longuet dans son côté horrifique (le format 30 irait peut-être mieux), son côté politique est aussi en demi-teinte. Parfois, quelques éclats qui rappellent The Good Wife avec ses dialogues entrecroisés à trois ou quatre et des coups de violon.

    Au moins, ça n'a pas l'hystérie décérébrée (lol) de The Brink.
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    Vice Principals (2016)

    30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie.

    Série de Danny McBride et Jody Hill avec Danny McBride, Walton Goggins, Georgia King

    McBride m'agace plus qu'autre chose ; une tête de punching-ball. Ca n'est pas drôle : mais quand est-ce la dernière fois qu'une comédie HBO a été drôle ?
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    The Get Down (2016)

    58 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Baz Luhrmann et Stephen Adly Guirgis avec Justice Smith, Herizen F. Guardiola, Shameik Moore

    Le premier épisode, celui réalisé par Baz Lourdmann, n'est franchement pas regardable et sa charte visuelle s'étale dans tous les autres épisodes : c'est donc kitsch, toujours over the top, surjoué dans des décors d'opérette en carton-pâte et en pixels baveux souslignés de lens-flares mais étrangement je n'ai pas détesté.
    Les deux héros sont plutôt attachants, j'aurais même envie d'écouter du Nas (second "previously on" chanté de la saison), la nana est insupportable et vulgaire — j'espère qu'elle meurt à la fin — et Jaden Smith a clairement refusé d'embrasser un autre homme alors il faut un montage clipesque pour le sous-entendre.

    Je crois que Netflix a compris qu'en lâchant les 12 épisodes d'un coup personne n'aurait tenu la saison entière. Il faut y aller par petites doses, comme Mithridate.
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    The Night Of (2016)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame, mini-série et thriller.

    Série de Richard Price et Steven Zaillian avec Riz Ahmed, John Turturro, Michael K. Williams

    Déçu par la seconde moitié : intrigue dans la prison convenue, clichée, trop longue et, paradoxalement, aussi trop rapide.
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    American Crime Story (2016)

    50 min. Première diffusion : . 2 saisons. Policier, drame, judiciaire et anthologique.

    Série de Scott Alexander et Larry Karaszewski avec Sarah Paulson, Sterling K. Brown, Courtney B. Vance

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    Fleabag (2016)

    25 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie et drame.

    Série de Phoebe Waller-Bridge avec Phoebe Waller-Bridge, Sian Clifford, Olivia Colman

    L'impression d'avoir la version trash-chav de Crazy Ex-Girlfriend.

    Problème de double tonalité ma équilibrée à mon sens (comme CZEGF à ses débuts, soit dit en passant) : se veut réaliste voire crue, pour nous embarrasser mais n'arrivant qu'à être vulgaire d'un côté avec des pointes d'absurde surréalisme qui ne fonctionnent pas vraiment de l'autre côté — tout ce qui a trait aux relations amoureuses rappelle ainsi la fausse absurdité (car toujours évidente, première) d'un "Man seeking Woman".
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    The Principal (2015)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Alice Addison et Kristen Dunphy avec Mirrah Foulkes, Alex Dimitriades et Aden Young

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    Making a Murderer (2015)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Policier et documentaire.

    Série de Moira Demos et Laura Ricciardi avec Dolores Avery, Steven Avery, Ken Kratz

    The Fight of
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    The Living and the Dead (2016)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, Épouvante-horreur et drame.

    Série de Ashley Pharoah avec Colin Morgan et Charlotte Spencer

    Critique.
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    The Secret Agent (2016) (2016)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Tony Marchant avec Toby Jones, Charlie Hamblett, Vicky McClure

    Adapter Conrad. Toby est parfait.
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    Animal Kingdom (2016)

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Policier et drame.

    Série de Jonathan Lisco avec Finn Cole, Jake Weary, Ben Robson

    Shawn Hatosy à peine reconnaissable s'il n'avait ces oreilles. Caricatural, romantisation adolescente, esthétique délavée et contre-amérique de pacotille en contre-plaqué IKEA à la Showtime.
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    Stranger Things (2016)

    51 min. Première diffusion : . 4 saisons. Fantastique, Épouvante-horreur, drame et science-fiction.

    Série de Matt Duffer et Ross Duffer avec Winona Ryder, David Harbour, Finn Wolfhard

    Non, elle n'est pas meilleure que Super 8 : c'était un film d'1h30, la linéarité, l'évidence du tout et cette finale impression de coquillette vide pouvaient se comprendre, si ce n'est s'excuser — on sait depuis que JJ est passé maître dans l'art de l'homme qui copie-colle.

    Sauf que ! Sauf que Stranger Things en 8 épisodes au format Netflix, c-a-d à durée variable, parvient à être encore plus linéaire et prévisible et plan-plan du côté de son intrigue principale et du charisme de ses méchants.

    Mais la nostalgie l'emporte, s'emblerait-il.
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    Preacher (2016)

    42 min. Première diffusion : . 4 saisons. Fantastique, drame, action, thriller et comédie.

    Série de Seth Rogen, Evan Goldberg et Sam Catlin avec Dominic Cooper, Joseph Gilgun, Ruth Negga

    Comment ? The Walking Dead est notre plus gros succès et c'est une adaptation de comics avec des zombies ? Comment ? Personne ne regarde nos autres séries sérieuses et même The Good Wife s'est moquée de la ridicule Low Winter Sun ? Tentons une autre adaptation de comics avec des vampires — ça avait bien réussi à HBO les vampires — et le léger côté western moderne rappellera BrBd !

    Preacher est paradoxalement chiante et fatigante à la fois : chaque scène s'étire, toujours ce qu'il faut de trop pour ne pas faire mouche mais faire long feu, toujours inutilement, comme par un certain réflexe de "série à ambiance", AMC s'auto-parodiant. Surtout que contrairement aux apparences, en fait toutes ces scènes trop longues ne sont qu'utilitaires, rien n'est gratuit, rien n'est détour rien ne vient construire une atmosphère ou épaissir les personnages (qui restent coquilles vidé, surtout le preacher, Dominic Cooper étant un énorme fail, 0 charisme et une tronche de crapaud. Gilgun et Negga l'écrabouillent) ou surprendre le spectateur, non, tout n'est qu'exposition maladroite, laborieuse et frustrante. Ils ont réussi à faire pire que Lost dans le syndrome de personne ne se parle, personne ne s'écoute et personne ne se pose de questions élémentaires mais on se laisse porter par les événements car sinon ça irait trop vite.

    C'est très scolaire, très guindé. Tel un premier de la classe qui voudrait faire un exposé sur du Rock ou un livre Beatnik. Rien ne vient casser le rythme, surprendre, accélérer, détourner (beaucoup se font chier devant BCS mais elle sait danser sur ses deux pieds quand il le faut, longues scènes d'ambiance, tendues comme un slip et petites vignettes burlesques. Alors Preacher saute du coq à l'âne, de scène trop longue en scène trop longue, dépareillées, mal emboitées, comme un patchwork détendu.

    Etant donné le passif de la chaine, je suis persuadé que c'est AMC qui a fourré son nez là-dedans et a transformé un projet de série estivale décomplexée et foutraque, un True Blood dans le monde de Supernatural, en Wannabe-Breakin Bad bis.
  • Kiznaiver (2016)

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Romance, science-fiction, comédie, drame et animation.

    Anime de Hiroshi Kobayashi avec Yuka Terasaki, Yūki Kaji, Misaki Kuno

    Les thèmatiques d'Evangelion ou d'un FLCL : la problématique du lien, les hérissons qui se frottent mais (dé)incarnés en un gimmick SF assez peu convaincant.
    A traiter ainsi le problème de manière si frontale, si théorique et si bavarde — nos héros sont toujours assis à ergoter sur leur amitié et leurs sentiments et du fait qu'ils ne peuvent pas exprimer leurs sentiments alors qu'ils ne font que ça — au lieu de nous le suggérer en les montrant vivre, Kiznaiver est caduque, stérile et artificiel. Et ce dernier épisode qui tombe comme un cheveux sur la soupe avec ce personnage sur cliché, calibré et qui ressemble plus à ce qu'aurait été une seconde partie ?

    "A Silent Voice" avait le même problème d'ailleurs, à toujours crier ce que chacun dit ressentir mais que l'on ne verra jamais sur le même pont. Je préfère des machins comme I'll, GTO, Pun Pun, Slam Dunk ou même le fan-service de Katsura.
    D'ailleurs, on se demande pourquoi aller chercher Shirow Miwa et son chara-design urbain hérissé vite fatiguant à l'œil pour des histoires si plan-plan.
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    My Hero Academia (2016)

    Boku no Hero Academia

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie, fantastique, animation, action et shōnen.

    Anime de Kenji Nagasaki avec Daiki Yamashita, Nobuhiko Okamoto, Ayane Sakura

    Shonen.
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    Space Patrol Luluco (2016)

    Uchuu Patrol Luluco

    7 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, comédie et animation.

    Anime de Akira Amemiya et Hiroyuki Imaishi avec Mao Ichimichi

    Kill la Kill compressé, émietté, distillé jusqu'à en tirer la quintessence hystérique et surréférencée pour donner cet alcool fort TRIGGER. Le genre qui rend aveugle et ne soule même pas.

    J'attends My Little Witch Academia.
  • Bande-annonce

    Love (2016)

    30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie et drame.

    Série de Judd Apatow, Paul Rust et Lesley Arfin avec Gillian Jacobs, Paul Rust, Claudia O'Doherty

    Ca se laisse regarder, d'accord, mais c'est très convenu, plat, beaucoup de clichés, de trucs déjà vus mille fois, de facilités et aucune prise de risque ou de recherche d'un truc un tantinet différent ou personnel. Avait-on besoin de nous ressasser encore tout ça, sous cette énième forme là ? C'est d'ailleurs très proche de Flaked : des mecs paumés, égoïstes, qui vont aux AA et qui glandouillent, vadrouillent, dans les quartiers tendances de L.A et paf ça fait une autre série tragicomique blanche.
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    Erased (2016)

    Boku dake ga Inai Machi

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Fantastique, drame et animation.

    Anime de Kishimoto Taku et Tomohiko Itou avec Shinnosuke Mitsushima, Tao Tsuchiya, Chinatsu Akasaki

    Ca n'est pas l'animé du siècle, ni même de la décennie, pour sûr, mais j'ai bien aimé la mélancolie qui baigne l'ensemble , la réalisation très propre, ainsi que le personnage principal loin des habituels héros chouineurs et geignards. La partie thriller sans briller et à la révélation par trop évidente — si évidente que même la série en joue — sait éviter les gros ecueils du thriller manga post-Death Note.

    Et puis ça va droit au but : j'imaginais la chose chez un network américain : l'on aurait un format 22 épisodes avec un 'revival' différent à chaque épisode façon Demain à la Une et l'intrigue principale 10 minutes tous les trois épisodes. Je lis des critiques lui reprochant son absence de complexité liée au voyage dans le temps, pas de twists, pas de paradoxes, pas de Airi était en fait..., de trucs comme si ou ça, et, moi, c'est que j'ai bien aimé, ça n'essaie pas d'être du Urobullshit.
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    Horace and Pete (2016)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Comédie et drame.

    Série de Louis C.K. avec Louis C.K., Steve Buscemi, Edie Falco

    Alan Alda !
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    Con Man (2015)

    15 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie et science-fiction.

    Série de Alan Tudyk avec Alan Tudyk, Nathan Fillion, Gina Torres

    Passée toute l'affection que l'on peut avoir pour Alan Tudyk et le plaisir des guest de Firefly, ça ne pisse pas très loin ces déboires d'acteur un peu has-been toujours en t-shirt... Ca fait très Netflix. Et toutes ces références geekocentrées deviennent, par ailleurs, rapidement étouffantes.

    Dans la lignée d'un 'The French Mistake' de Supernatural ou des 'Wormhole X-Treme' de Stargate, on a trop l'impression d'assister à une longue private joke entre des acteurs, producteurs et scénaristes, d'allusions et de réglement de comptes glissés en douce — même quand on connait la série et qu'on a suivi un peu les histoires derrières.
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    Flaked (2016)

    30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Drame.

    Série de Will Arnett et Mark Chappell avec Will Arnett, David Sullivan, Heather Graham

    J'aime beaucoup Will Harnett mais là ça ressemble vraiment à un truc griffonné sur un bout de serviette et improvisé au coin de la rue en une semaine, parce que Venice c'est chouette et que Californication c'était pas trop mal hein ? prenez donc ce Bojack Horseman plus maussade et moins nuancé, en espérant que la vague de petites séries (faussement) indies fasse passer la pilule.

    Si l'on doit louer les séries qui savent et osent prendre leur temps, poser des bases, faire des détours, les premiers épisodes ressemblent surtout à une errance sans aucune direction ni cerne. Il faudra attendre mi-saison, à quatre épisodes de la fin donc, pour que ça commence à démarrer et à prendre contours et là, pouf, ça bifurque vers un truc peu avenant. Ca peut être intéressant si bien traités en seconde saison. Disons qu'au moins ça aura quelque chose à raconter...
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    Vinyl (2016)

    57 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame et musique.

    Série de Mick Jagger, Martin Scorsese, Rich Cohen avec Bobby Cannavale, Olivia Wilde, Ray Romano

    Boardwalk Empire, c'était très bien, propre, soigné, tiré à quatre épingles, bien sous tout rapport et même très élégant et je m'y étais ennuyé d'un ennui poli mais profond. Je garde l'espoir de pouvoir un jour y revenir et dépasser la première saison. C'est juste que les histoires de gangsters ça m'ennuie, voire m'agace avec leurs histoires d'honneur mal placé {cf. la saison 2 de FARGO et cette famille à baffer de bout en bout.}

    Là, VINYL, on inverse la donne : c'est vulgaire, too much, déguenillé, sale, too much et je m'y suis encore plus emmerdé, surtout en n'ayant strictement aucune fascination pour la période (dans mon top 10 "là où je n'irais pas si j'avais un TARDIS." j'aurais mieux préféré que ça cause de réalisateurs ou de stars du pornos...)

    C'est en quelque sorte, si l'on voudra, la suite logique de Mad Men, la conséquence d'une décennie sur l'autre, la continuation de la colorisation d'un univers, de la liberté dans la mise en scène : on remplace le whisky par la poudre et Don ne se gomine même plus les cheveux ! On enfle, on se boursoufle, plus gros qu'un beauf, on se bourre de coke et c'est toujours prêt à exploser, toujours dans l'outrance, cherchant à qui mieux mieux l'explosion de couleurs, les musiques mal imitées des originaux, les montages fades à côté de ceux de Breaking Bad — qui reste la reine du "bon goût" dans l'esthétique outrée. Juno est ainsi un cast parfait : son infinie vulgarité naturelle ne dépareille pas et souligne bien tout ce qui ne va pas avec la série.

    Tout ça pour nous égrener son petit chapelet de clichés sur la période, sur les rockeurs, sur le thème de l'homme qui commence à perdre pied et le cliché de sa femme qui commence à découvrir qu'elle peut vivre sa vie. Et l'inutile histoire de meurtre lié à l'énième mafia kitshifiée qui n'apporte ni suspense ni tension.


    De toute façon, je n'ai jamais aimé le Pop Art, ni les Pop-tarts.
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    22.11.63 (2016)

    11.22.63

    50 min. Première diffusion : . 1 saison. Science-fiction, mini-série et drame.

    Série de Bridget Carpenter avec James Franco, George MacKay, Sarah Gadon

    Je n'en attends pas grand chose : une mini-série fantastique un peu kitschouille sur les bords mais à la narration efficace — c'est-à-dire sûrement en attendre beaucoup trop puisque de nos jours nous ne sommes plus à l'abri des maninthehighcastleries : filtres en excès, désaturation à gogo, froufrous et verroteries qui se prennent au sérieux, tentent de faire de la Grânde Série sur une écriture à peine digne d'une série SyFy.

    Or pour pour l'instant ça ne semble pas trop mal parti pour ne chercher qu'à nous raconter une histoire. Loin de la grisaille pipi qu'on pouvait attendre, des couleurs qu'on triture, les années 60 pètent de couleurs. Pas non plus de ces ornementations rococos sur les côtés... de flashbacks de traumatismes passés, d'intérêt amoureux inopérant pour épaissir, épicer, la sauce. L'épisode n'est même pas lardé de micro-cliffhangers.

    James Franco semble toutefois se croire dans une de ses comédies loufoques et n'a clairement pas les épaules pour porter la série à lui tout seul.
  • Bande-annonce

    Baskets (2016)

    25 min. Première diffusion : . 3 saisons. Comédie et drame.

    Série de Zach Galifianakis, Louis C.K. et Jonathan Krisel avec Zach Galifianakis, Martha Kelly, Louie Anderson

    Comme si Louis avait décidé de faire une caricature de son style.

    Ca ne fonctionne absolument pas et ça ne fait pas quand rire quand ça tente de faire rire, la déprime générale est artificielle au possible, l'univers ne semble pas tenir debout une seule seconde. Baskets n'est pas plus sympathique qu'un Tandy et, d'avantage que clown triste, est coquille vide.
  • Bande-annonce

    The Expanse (2015)

    44 min. Première diffusion : . 4 saisons. Drame, science-fiction et thriller.

    Série de Hawk Ostby et Mark Fergus avec Steven Strait, Cas Anvar, Dominique Tipper

    Bien tenté Syfy ! Tentative de retrouver la singularité BSG et de faire son Game of Thrones... in space ! (comparaison à côté de la plaque mais c'est celle que tout le monde ne peut s'empêcher de faire)
    Mais il y a quelque chose qui cloche dans cette série, un truc qui ne tourne pas rond, manque ou trop-plein. Cette saison ressemble surtout à une grosse introduction.

    Déjà, c'est fort désagréable à regarder : des gris-bleus trop foncés, des noirs bouchés, d'affreuses coupes de cheveux qu'on croirait sorties de Misfits et un ship-design sans grande inventivité ni réel soin du détail — je serais bien en peine de reconnaître un vaisseau. Les séquences spatiales d'ailleurs, illisibles et coupées à la truelle (on en vient à les redouter), n'ont jamais la longueur et la langueur qu'elles devraient avoir : on sent bien qu'ils rechignent à en faire car ça coûte cher. Ca se veut réaliste mais c'est uniquement fadasse ; au moins nous épargnent-ils les séances érotiques.

    La narration aussi manque de lisibilité, on égrène les scènes d'exposition, d'explications, d'engueulade sans réel liant logique. Un rythme bouché lui aussi donc, très mal géré, qui va trop vite sans avancer ou, à l'inverse, n'avance pas sans jamais se poser.

    Impossible de trouver une quelconque empathie pour ces personnages ridicules, têtes à claques même, aux dialogues manquant d'âme. Personnages qui sont, en fin de compte, peut-être pas assez nombreux pour vraiment nous donner toute la mesure de l'imbroglio politique du système solaire. Espérons que la saison 2 se décolle de Holden et du détective (espérons des mots) en rajoutant des points de vues et paysages plus variés.

    On ne se sent jamais dans l'espace, qu'il s'agisse d'une grande station, d'un astéroïde perdu dans la ceinture de Kuiper ou d'un vaisseau à la dérive — toujours la même couleur, lumière, ambiance. Jamais on ne croit à toute cette exo-politique tendue... Là où, justement, BSG nous faisait toujours bien sentir le huis-clos, la précarité de cette caravane du désert interstellaire ; là où Game of Thrones nous faisait au moins facilement imaginer toute la géographie de Westeros. (c'est pourtant le thème du générique avec lignes de forces, trajets, pointillés, son esthétique du Dessous des Cartes. https://vimeo.com/146590747 ) — Leviathan wakes, Nush falls asleep. Trop appliqué, manquant de caractère, il faudra se lâcher pour la suite.
  • Crazy Ex-Girlfriend (2015)

    42 min. Première diffusion : . 4 saisons. Comédie.

    Série de Aline Brosh McKenna et Rachel Bloom avec Rachel Bloom, Vincent Rodriguez III, Donna Lynne Champlin

    Tout d'abord, un gros bémol sur le format : ça a la tête, la saveur, le ton et l'écriture d'une série 25 min mais en dure 45, alors par une sorte de réflexe pavlovien un peu bête les épisodes semblent ne jamais finir, n'avoir aucune ossature et partir dans tous les sens sans pour autant affleurer une quelconque liberté.

    Très léger, second degré, oui, avec l'impression d'avoir un "Girls" pour pré-ados sans la nouveauté ou l'acidité... Plus exactement l'impression d'en avoir la version Disney ; ça me semble bien aller dans la mouvance des Frozen & cie avec un simili-inversement des codes somme toute superficiel et quelque peu forcé.
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    Dimension W (2016)

    Dimenshon Daburyū

    25 min. Première diffusion : . 1 saison. Animation, science-fiction et action.

    Anime de Kamei Kanta avec Reina Ueda, Daisuke Ono, Yuichi Nakamura

    Décevant !
    D W m'a fait tout du long fait penser à Last Exile et à Xam'd.

    Comme ces deux là, on a un univers a priori acrocheur qui, dès qu'on s'y plonge, s'avère sans originalité aucune, aseptisé, collage de choses mal digérées et trop souvent incohérent ; en l'occurrence du cyberpunk Playskool. Comme ces deux là, l'embryon d'histoire ne fait qu'utiliser d'ennuyants MacGuffins pour faire avancer son chapelet de clichés , ses backgrounds surannés et, toujours, comme ces ces deux là, ça ne ne semble pas aller jusqu'au bout de son idée.

    Surtout, Dimension W, passé son protagoniste principal pas trop dégueu, n'est peuplé que de personnages au mieux inintéressants, à la caractérisation paresseuse et à l'allure ignoble : le scientifique fou kitschouille que Jared Leto aimerait incarner, pire poncif des manga et des comics, la gamine-robot et l'insupportable fan-service qui lui est attaché, la gamine gothique lolita et l'insupportable fan-service qui lui est attaché, le meilleur-ennemi-du-héros que l'on voudrait "classe" (à 14 ans), la clique de chasseurs de primes qu'on voit 5 minutes et qui condensent toutes les mauvaises idées de design.

    Un bonhomme qui tombe par hasard sur une jeune fille très étrange aux cheveux colorés, à moitié nue, et aux pouvoirs encore plus étranges... On n'avait jamais vu ça ! Certes ça n'est pas là un jeune jouvenceau glabre mais son évolution, le stade 2 : le trentenaire mal rasé et débraillé un peu bougon. Mugen de Samurai Champloo quoi ! La lolita-robot si pure et si innocente à la limite de l'autisme prétexte à de l'immonde fan-service malgré la robotitude rend la chose très pénible à regarder.


    _________________
    (écrit après l'épisode 3 :)
    « J'ai du mal à voir un réel potentiel : une fois les premiers épisodes indépendants passés, petites enquêtes planplan sur les méfaits des coils, le fil rouge s'épaississant sur les Numbers, le père et faisant le lien avec le passé torturé de notre sous-Mugen, on poussera l'accélérateur dans les derniers épisodes ? un petit passage dans la Dimension W où l'on découvre l'horrible vérité qu'on nous cachait bien mal, quelques monstres, plus de baston. — Je vois déjà la fin typique de 90% des séries animées du genre, une fin à la End of Evangelion avec symbolisme forcé, grosses explosions des tours Tesla, la lolita qui se dissout dans le Grand Tout, devient corps éthéré et change le monde à jamais en fermant/ouvrant la Dimension W. J'espère être surpris... »
  • Tu mourras moins bête (2015)

    3 min. Première diffusion : . 1 saison. Documentaire et animation.

    Dessin animé de Marion Montaigne avec Nathalie Fort, Jérôme Pauwels et François Morel

    Vite ennuyant quand on suit le blog en question depuis quelques années ; c'en est un simple copié-collé et le format animé en moins de 3 minutes ne fait qu'accentuer la maigreur relative de la chose.
  • Bande-annonce

    Agatha Christie : Ils Étaient Dix (2015)

    And Then There Were None

    56 min. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, mini-série, policier et drame.

    Série de Craig Viveiros et Agatha Christie avec Maeve Dermody, Charles Dance, Aidan Turner

    Lourd, ça pèse plus sur l'estomac que la dinde de Noël.

    Elle tente, en vain, dès le début et ce très fort d'offrir une ambiance pesante, trouble, avec d'affreux gimmicks de réalisation et tous les acteurs qui surjouent affreusement mal, le regard bas et l'accent agressif (arrêtons d'engager Burn Gorman diable !). L'héroïne, envahissante car supposée être attachante ? est insupportable de bout en bout.

    Une fois dans le vif du sujet, la série tournera de plus en plus autour du pot cherchant à repousser les maigres révélations par de longs flashbacks de plus en plus redondants et de ralentis laborieux où tout semble se figer dans de la mélasse.

    J'aurais du lire le livre à la place, c'eut été moins long.
  • Bande-annonce

    Childhood's End : Les Enfants d'Icare (2015)

    Childhood's End

    1 h 25 min. Première diffusion : . 1 saison. Thriller et science-fiction.

    Série de Matthew Graham avec Mike Vogel, Osy Ikhile, Daisy Betts

    C'est ça aussi de vouloir adapter un roman plus porté sur les idées, leur développement, que sur des personnages.

    Les scénaristes ne peuvent pas s'empêcher de vouloir les épaissir ou de les rendre plus vivants ou bien plus proches de nous ; qu'importe, on se retrouve avec la ribambelles de clichés de personnages mal écrits, à commencer par le Barbie de 'Under the Dome' et sa veuve et ces plans plan-plans sans fin à se faire des bisous sous les draps trop javélisés. On a vu ça mille fois et ça n'a jamais servi à rien. Ils en font donc carrément un héros qui est là du début à la fin quand le diplomate du roman était bien plus trouble, plus gris et disparaissait, en toute logique, à mi-livre.

    Ca sera sûrement pareil avec Fondation malheureusement : des personnages minces pour ne pas dire transparents mais qui servent la narration deviendront des poids morts alourdis par de mièvres backstories.

    Surtout quand la réalisation fait à peu près tous les pires choix possibles dans les FX, les effets, les costumes et autres effets de style pour rendre l'ensemble kitsch et ridicule et de ressembler à un long épisode d'Au-delà du Réel version 98 (ou Extant). Il y avait des moyens de garder une retenue voire pourquoi pas d'élégance dans tout ça. Surtout que la série est faible en explications : qui n'a pas lu le livre aura sûrement du mal à bien comprendre et, surtout, à saisir l'idée de Clarke, ce mélange d'optimisme et de mélancolie. En l'état, c'est surtout creepy.
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