Ces showrunners qui comptent

Avatar PFloyd Liste de

50 séries

par PFloyd

Depuis une bonne vingtaine d'années, les séries télévisées prennent de plus en plus d'importance par rapport à leurs cousins du 7e art ; la qualité technique ainsi que l'augmentation des budgets ont permis de créer des sagas marquantes et reconnues mondialement.

Les showrunners ne sont néanmoins pas tous logés à la même enseigne : avec des budgets qui augmentent de façon exponentielle, les chaînes demandent de la rentabilité. Et si ce n'est pas le cas, la sentence est irrévocable : annulation.

Ainsi, dans cette liste, il n'y a pas que des créateurs chanceux ; beaucoup se sont pris des gamelles, et continueront d'en prendre, alors que d'autres s'en tirent très bien, sans forcément être les plus talentueux. Mais il ont tous, chacun à leur niveau, influencés la création sérielle.

(Si vous avez des suggestions, n'hésitez pas à me les donner dans les commentaires)

Merci pour leurs participations à herkan, Antoineverley et Nushku (notamment via sa liste Top 15 : http://www.senscritique.com/liste/Top_15_Showrunners_de_series/44719).

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    Le Prisonnier (1967)

    The Prisoner

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Patrick McGoohan avec Patrick McGoohan

    Les visionnaires.

    Le Prisonnier n'est pas le premier projet de Markstein et McGoohan : quelques temps plus tôt, ils avaient travaillé ensemble sur Danger Man, une série d'espionnage. Mais c'est celui qui va marquer l'Histoire des séries : encore aujourd'hui, Le Prisonnier constitue la référence des séries d'espionnage et parano, sans compter les hommages dans des séries comme The Avengers ou The Simpsons. En seulement 17 épisodes, McGoohan et Markstein créèrent un phénomène qui ne cesse d'intriguer. Son remake diffusé en 2009 sur AMC avec Jim Cazaviel et Ian McKellen ne rencontra pas un grand succès. Même si elle a vieilli, la version originale mérite d'être vue. Elle le doit si vous vous dîtes fan de séries.
  • Columbo (1968)

    1 h 30 min. Première diffusion : . 18 saisons. Policier et drame.

    Série de Richard Levinson et William Link avec Johnny Cash, Robert Conrad, Peter Falk

    Procedural 1.0

    Ah, Colombo, son imper, son chien, sa femme, ses questions tordues, sa structure si particulière... Vous trouvez ça has-been ? Alors, jetez un coup d’œil à Luther, qui reprend exactement les mêmes codes, mais avec un héros plus badass. Colombo, c'est la force tranquille de Peter Falk, tour à tour tchatcheur, blagueur et aussi collant qu'une sangsue. C'est aussi un des vrais premiers procedural ayant encore une influence aujourd'hui. Ses créateurs, Richard Levinson et William Link, avaient déjà crée Mannix, une série policière. En 1984, ils créèrent Arabesque, un décalque de Colombo mâtinée de Miss Marple qui pour le coup, vous pouvez le pensez, est un peu ringard.
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    Les Simpson (1989)

    The Simpsons

    25 min. Première diffusion : . 27 saisons. Comédie et animation.

    Dessin animé de Sam Simon, James L. Brooks et Matt Groening avec John Ratzenberger, Sébastien Dhavernas, Johanne Léveillé

    Le marginal (au début en tout cas).

    Quand Matt Groening propose le concept des Simpson à la Fox en 1989, la chaîne est sceptique : un dessin animé fera t-il un programme populaire ? Pendant l'été 1990, la Fox place la série face à un monstre de la télé américaine, le Bill Cosby Show (NBC) le vendredi soir. Résultat ? 24 saisons diffusées et une 25e en préparation. Matt Groening a crée la série d'animation la plus longue jamais diffusée (8 saisons pour les Pierrafeu). Ses autres projets eurent néanmoins moins de succès : Futurama, lancée en 1999, aura une diffusion chaotique, étant annulée en 2003 par la Fox, puis reprenant épisodiquement sur Comedy Central jusqu'à la fin (définitive ?) cette année. Il n'empêche, Groening contribua à un nouvel essor des séries animés dans les années 90 et 2000.
  • Seinfeld (1989)

    25 min. Première diffusion : . 9 saisons. Comédie.

    Série de Jerry Seinfeld et Larry David avec Jerry Seinfeld, Michael Richards, Jason Alexander

    Le nonsense.

    Avec Seinfeld, diffusé en 1989 sur NBC, la sitcom connut sa plus grosse évolution dans la forme et dans le fond. Contrairement à la plupart des séries de ce genre, Seinfeld et Larry David mettent en scène des potes (jusque là tout est normal) qui se complaisent dans la banalité de leurs vies. Basé sur des dialogues parlant de tout et n'importe quoi (les digressions sur les machines à laver ou encore les tartines), Seinfeld ressemble énormément au Flying Circus des Monthy Python (avec une vraie réalisation de série néanmoins). Dans la forme, Seinfeld introduit aussi des scènes de stand-up au début et à la fin (aussi au milieu dans les premières saisons) où il blague sur les thématiques abordées dans l'épisode. Totalement délirante, Seinfeld s'arrête en 1997 et son créateur homonyme continua de faire des shows mais en restant éloigné de la télé. Seinfeld devint une série culte, considéré comme une des séries les plus drôles jamais créées, et elle influença pas mal de créateurs, comme Ricky Gervais ou dans une moindre mesure Chuck Lorre. En 2012, il revint dans une websérie, Comedians in Car getting coffee, où il conduit des célébrités.
  • New York Police Judiciaire (1990)

    Law & Order

    45 min. Première diffusion : . 20 saisons. Drame.

    Série de Dick Wolf avec Denis O'Hare, Sarah Paulson, Vivica A. Fox

    Le pionnier.

    Il faut bien un point de départ à tout. Pour le procedural moderne, ce point de départ, c'est Law & Order, série créée en 1990 et diffusée sur NBC. Aujourd'hui, cette série a très mal vieilli, surtout depuis l'apparition des Experts ; mais Dick Wolf a quand même réussi à créer un phénomène qui dure encore aujourd'hui : avec 5 séries à son CV (Unité Spéciale, Section Criminelle, Los Angeles, UK) dont 2 encore en activité, Wolf a non seulement permis à NBC de dominer la fin du 20e siècle mais a aussi inspiré toutes les autres séries policière sorties sur les networks américains ou même étrangers (la preuve en France avec Paris : Enquêtes Criminelles diffusée en 2007). Un visionnaire en quelque sorte, qu'on le veuille ou non.
  • Babylon 5 (1993)

    1 h. Première diffusion : . 5 saisons. Science fiction, drame et action.

    Série de J. Michael Straczynski avec Mira Furlan, Richard Biggs, Stephen Furst

    Le touche-à-tout. (Merci à herkan)

    Scénariste de films et de comics - il a notamment travaillé sur Watchmen ou Thor, Joseph Michael Straczynski a aussi une vie de showrunner dans le monde des séries. Sa plus grande oeuvre, la plus connue en tout, est Babylon 5, lancée en 1993 sur Syndication (et qui basculera sur TNT en 1997). Conçue comme un roman télévisé, Straczynski réussit à convaincre la Warner Bros de la produire alors qu'elle sortait d'un échec cuisant sur V. Écrite de bout en bout par Straczynski, Babylon 5 aborde de nombreux sujets, comme les relations diplomatiques, les problèmes sociétaux, les médias, le mysticisme, les dérives fascistes et l'eugénisme qui va avec, etc. Elle est aussi la première série de SF à adopter les images de synthèse - alors qu'auparavant l'on se servait de maquettes très coûteuses. Babylon 5 eut une influence notable sur le genre du space opera à la télévision, lui redonnant de l'attrait (Firefly, Battlestar Galactica lui doivent leur diffusion notamment) ; quant à Straczynski, il eut des difficultés sur Jeremiah (2001), où il s'embrouilla avec TNT ; néanmoins, il fera son grand retour en 2014 avec la fratrie Wachowski dans Sense8, sur Netflix.
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    X-Files : Aux frontières du réel (1993)

    The X Files

    45 min. Première diffusion : . 11 saisons. Fantastique et science-fiction.

    Série de Chris Carter avec Gillian Anderson, David Duchovny, Mitch Pileggi

    Le paranormal (oui, elle est facile, je sais).

    Comment ne pas nommer Chris Carter dans cette liste ? Si X-Files n'avait pas existé, pas sûr que Haven, Warehouse 13, voire Fringe et Lost auraient existé elle aussi, du moins dans leurs formes actuelles. Mulder et Scully, c'était une équipe que personne n'a oublié ; et X-Files a contribué à la bonne santé de la Fox en étant diffusé pendant 9 saisons (1993-2002) et en donnant deux films. Quant à Chris Carter, il fit trois autres séries pendant la diffusion de son bébé : Millenium (1996-99) - série sur la traque d'un serial killer mâtinée de paranormale, Harsh Realm (2000) et The Lone Gunmen (2001), annulées au bout d'une saison. Depuis, Carter s'est tournée vers le cinéma.
  • Urgences (1994)

    ER

    45 min. Première diffusion : . 15 saisons. Drame.

    Série de Michael Crichton avec Don Cheadle, Wentworth Miller, Jorja Fox

    Le médical.

    Urgences n'est pas la première série médicale sur le petit écran : Doogie Howser M.D. avait commencé à être diffusé quelques années auparavant sur ABC. Forcément, la première chaîne des années 90, NBC, devait avoir sa série médicale. L'idée d'une saga sur les urgences arriva au début des années 90 : c'est en amenant son chien dans ces services que Steven Spielberg eut l'idée de faire une série. Mais pris par Jurassic Park, il contacta l'auteur d'un script sur un interne aux urgences. C'est ainsi que Michael Crichton, pendant 15 saisons, dirigea la plus longue série médicale sur les networks. Saga ayant vu passé des centaines d'acteurs, et lancé des dizaines de carrières (dont celle de George Clooney), elle inspira toutes les séries médicales des années 2000 - de Grey's Anatomy à Docteur House en passant par Nurse Jackie ou Scrubs. Quant à Crichton, il se tourna vers le cinéma avant de mourir en 2008.
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    Friends (1994)

    25 min. Première diffusion : . 10 saisons. Comédie.

    Série de David Crane et Marta Kauffman avec Jennifer Aniston, Courteney Cox, Lisa Kudrow

    Les potes.

    Marta Kauffman et David Crane n'ont pas inventé l'eau chaude, et ce n'est pas Friends qui réinventa la sitcom. Néanmoins, on peut saluer cette série, proche d'une pièce de théâtre dans sa production (les épisodes étaient tournés en public), et drôle, sans être non plus très profonde. Elle a néanmoins re-popularisé ce genre, et permit l'émergence de séries comme Spin City ou encore les sitcoms de CBS plus tard (voir Chuck Lorre).
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    South Park (1997)

    25 min. Première diffusion : . 18 saisons. Comédie et animation.

    Dessin animé de Matt Stone et Trey Parker avec Christophe Lemoine, Thierry Wermuth, William Coryn

    Oh my God, they killed Kenny ! You Bastards !

    C'est souvent la seule réplique que les gens retiennent de South Park, et c'est plutôt triste. Car Trey Parker et Matt Stone ont vraiment réussi à créer un phénomène animé qui a fait en partie la gloire de Comedy Central. Subversive, drôle et intelligente dans ses références, la série a réussi assez vite à s'éloigner du délire pipi-caca pour devenir une vraie série, avec un vrai propos. Parker et Stone ont d'ailleurs profité du succès de South Park pour étendre son univers, avec plusieurs films à leur actif et le jeu vidéo développé par Obsidian prévu cette année (et dont ils sont les scénaristes). Côté série, ils ont aussi crée en 2001 Bush President, mais elle fut annulée au bout de 8 épisodes seulement par Comedy Central.
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    Oz (1997)

    55 min. Première diffusion : . 6 saisons. Drame.

    Série de Tom Fontana avec Ernie Hudson, J.K. Simmons, Lee Tergesen

    La dureté.

    Lancé dans le monde audiovisuel dès les années 1980 (avec St. Elsewhere sur NBC), il contribua tout d'abord à l'écriture ou la création de séries telles qu'Homicide, avant de proposer à HBO une série sur l'univers carcéral : Oz (1997). Pendant 6 saisons, Fontana ne va s'interdire aucune limite quant aux thématiques abordées : violences physiques et morales, sévices, viols, conflits,... Oz est d'une noirceur très forte. En 2003, Fontana est célèbre et va voir ailleurs avec The Jury (2004, Fox), un drame sur des délibérations de jurys. La série est annulée au bout de dix épisodes, et Fontana ne va aller que d'annulation en annulation : The Bedford Diaries (2006, The WB), The Philantropist (2009, NBC). Ce n'est qu'en 2011 qu'il trouve de la stabilité avec Borgia (Canal +), loin d'être sa meilleure création. En 2012, il crée Copper, sur BBC America, qui sera elle aussi renouvelée l'année prochaine.
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    Sex and the City (1998)

    30 min. Première diffusion : . 6 saisons. Comédie.

    Série de Darren Star avec Geri Halliwell, Sarah Michelle Gellar, Sarah Jessica Parker

    Le sentimental.

    Darren Star est un vieux routier des studios américains. On lui doit notamment Beverly Hills, 90210 (1990, Fox) et Melrose Place (1992) quand il propose à HBO de diffuser sa nouvelle série en 1998. Inspiré du livre éponyme de Candace Bushnell et de ses chroniques dans le New York Observer (où elle met en scène le personnage de Carrie Bradshaw, son alter ego), Star réussit à s'imposer comme un auteur original dans le monde audiovisuel ; quelle autre série américaine de l'époque peut se targuer de parler aussi librement de sexe ou d'évoquer l'adultère comme un plaisir coupable ? Même si la série a plutôt mal vieilli (et que la recette s'essouffla au bout de 4 saisons), elle continue d'avoir de l'influence, notamment sur les séries pour ados diffusés sur la CW (Gossip Girl, etc.). Quant à Darren Star, il continua à écrire, créant plusieurs séries dans les années 2000, avec moins de succès (Grosses Pointes ou GCB). A la rentrée, il doit faire son grand retour avec The Viagra Diares (une comédie-soap).
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    Ally McBeal (1997)

    1 h. Première diffusion : . 5 saisons. Judiciaire, comédie dramatique et fantastique.

    Série de David E. Kelley avec Daniel Picard, Louise Rémy, Hélène Mondoux

    Le coup d'une fois.

    David Edward Kelley a connu un avant et un après Ally McBeal. Dès 1986, il participe à L.A. Law, un procedural de Steven Boccho (NYPD Blue), puis ils créent ensemble Doogie Howser M.D en 1989 (série culte si il en est) ; il crée trois autres séries, dont The Practice (1996-2004), qui met en scène un cabinet d'avocat fauché qui doit accepter toutes les affaires qui viennent. De ce drame, Kelly va en tirer une comédie, Ally McBeal (lancée en 1997 sur la Fox), qui reprend la thématique (cabinet d'avocats) mais sur un ton plus léger. Après cette date, Kelly va lancer 11 séries ; seules 3 d'entre elles passeront la première saison. Boston Legal et Boston Justice (spin-off de The Practice) dureront 4 ans, mais les autres séries se feront descendre par la presse américaine. En février, Kelley lança une nouvelle série, Monday Mornings sur TNT qui d'après les rumeurs serait peut-être annulée à la fin de la première saison...
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    Buffy contre les vampires (1997)

    Buffy, the Vampire Slayer

    45 min. Première diffusion : . 7 saisons. Fantastique, comédie, Épouvante-horreur, drame et action.

    Série de Joss Whedon avec Sarah Michelle Gellar, Nicholas Brendon, Alyson Hannigan

    Selon vos préférences, l'idole des jeunes ou l'idole des nerds (2e partie sur Dr. Horrible).

    Bon, ici je fais place aux voix discordantes qui, dans les commentaires, me faisaient remarquer ma mauvaise foi à négliger Buffy quant à son impact sur les séries. En effet, on retrouve l'influence de cette série aux États-Unis à travers quasiment toutes les séries ados de la CW (Gossip Girl, Cult, etc), les séries fantasy (Being Human, Haven) et sur Russel T. Davies qui en incorpora des éléments dans le redémarrage de Doctor Who. Rien que pour ça, Buffy remonte (légèrement) dans mon estime.

    Buffy peut remercier Tallowisp et Nushku pour leur lobbying :)
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    Les Soprano (1999)

    The Sopranos

    50 min. Première diffusion : . 6 saisons. Policier et drame.

    Série de David Chase avec James Gandolfini, Edie Falco, Jamie-Lynn Sigler

    Le discret.

    Comme Alan Ball après lui, le grand public découvrit subitement son nom avec une série qui devint rapidement culte : Les Sopranos (1999-2007) diffusé sur HBO. En développant cette famille de mafieux (avec un James Gandolfini de feu), Chase devint un showrunner reconnu par ses pairs, mais aussi très demandé. Détestant les networks américains, il ne réussit cependant pas à lancer d'autres séries - son projet le plus ambitieux "A Ribbon of Dreams" fut abandonné par HBO - et il se lança dans le cinéma. Néanmoins, pour l'impact qu'eut les Soprano sur le câble américain, on peut lui rendre hommage.
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    Stargate SG-1 (1997)

    45 min. Première diffusion : . 10 saisons. Science-fiction, fantastique et action.

    Série de Jonathan Glassner et Brad Wright avec Richard Dean Anderson, Amanda Tapping, Christopher Judge

    La porte des Étoiles.

    Même si Stargate SG-1 n'est pas la saga SF la plus profonde, ni la mieux réalisée (notamment par rapport à Babylon 5 ou Battlestar Galactica), elle a apporté beaucoup d'argents à ses créateurs, Janathan Glassner et Brad Wright qui déclinèrent la série en 3 spin-off - Infinity, Atlantis et Universe. Suite du film éponyme - conçu comme une trilogie mais qui n'eut qu'un épisode, elle fit aussi le succès de Syfy, qui récupéra les droits en 2002, Showtime n'en voulant plus.
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    À la Maison Blanche (1999)

    The West Wing

    45 min. Première diffusion : . 7 saisons. Drame.

    Série de Aaron Sorkin avec Taye Diggs, Martin Sheen, Allison Janney

    L'idéaliste.

    Aaron Sorkin est un type qui divise sur chacune de ses créations. Haï par les républicains, il n'hésite pas à montrer sa vision du monde, que ce soit dans sa plus grande création, The West Wing, ou plus récemment dans The Newsroom. Fournissant des scripts très fouillés, avec énormément de dialogues et de références (notamment The West Wing), mais en étant rarement chiant, Sorkin a quand même permit au grand public de se sentir près du Président des États-Unis sans que ce dernier ne les prenne pour des demeurés. Et ça, c'est vraiment classe.
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    Les Experts (2000)

    CSI: Crime Scene Investigation

    45 min. Première diffusion : . 14 saisons. Policier et drame.

    Série de Ann Donahue et Anthony E. Zuiker avec Denis O'Hare, April Bowlby, Abigail Spencer

    L'expert (forcément).

    Qu'on le veuille ou non, il n'y a qu'à regarder la plupart des séries policières de networks américains du milieu des années 2000 pour voir l'influence des Experts. Même si Law & Order a inventé le premier "l'affaire qui dure 42 minutes", la série de CBS a popularisé la formule et l'a fluidifié dans sa forme (en supprimant les écrans noirs ou l'intro pompeuse). Usant de la technologie, la formule a convaincu quelques années, avant de devenir lassante. Après deux spin-off (annulés) et des clones par dizaines, la série a permit à CBS de devenir le network dominant du 21e siècle.
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    Larry et son nombril (2000)

    Curb Your Enthusiasm

    30 min. Première diffusion : . 8 saisons. Comédie.

    Série de Larry David avec Larry David, Jeff Garlin, Cheryl Hines

    Le névrosé.

    Créateur avec Jerry Seinfeld de la série homonyme, Larry David partit de son côté pour créer en 2000 Curb Your Enthusiasm, diffusé sur HBO. Jouant son propre rôle, il n'hésite pas à se mettre en scène dans des situations rarement à son avantage. Se moquant de tout le monde, y compris de lui-même, Larry David a lancé la mode de la comédie auto-biographique : Louie C.K. créa Louie (2009), Marc Maron dans Maron (2013) ou encore Mindy Kaling dans The Mindy Project (2012).
  • Alias (2001)

    1 h. Première diffusion : . 5 saisons. Thriller, drame et action.

    Série de J.J. Abrams avec Carl Lumbly, Ron Rifkin, Jennifer Garner

    Le nerveux.

    Si Alias n'est pas la première série de J.J. Abrams, c'est celle qui va vraiment le rendre célèbre. Diffusé sur ABC (et produite par Disney), la série bat des records d'audience et atteint son apogée à la deuxième saison. En 2004, il délaisse Alias pour créer Lost sur la Fox. Rebelote en 2008 où il abandonne cette dernière pour créer Fringe. Avec des réalisations au cinéma (Mission Impossible III, Star Trek, Super 8), il arrive quand même à produire Person of Interest et Revolution. A la rentrée, il fera son grand retour avec Believe (sur NBC). Avant de l'abandonner sans doute pour ne pas torcher Star Wars.
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    The Office (UK) (2001)

    30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie.

    Série de Ricky Gervais et Stephen Merchant avec Kathy Bates, Ricky Gervais, Martin Freeman

    Le sarcastique.

    Gervais est un hyperactif depuis la fin des années 90. D'abord comique puis animateur sur Channel 4, il crée en 2001 The Office (BBC), qui fait un carton et se retrouve rapidement porté sur les écrans américains en 2005 sur NBC. Continuant à animer des émissions sur la télévision britannique, il lança la même année Extras sur la BBC et HBO (2005-2007), sur les coulisses des studios de cinéma et des seconds rôles. En 2010, il lança le Ricky Gervais Show, une série animée où il se met en scène ; en 2011, Life's Too Short, un faux-docu humoristique sur Warwick Davies, un acteur anglais nain ; enfin, l'année dernière, il lance Derek, aussi un faux-docu où Gervais joue un ambitieux naïf et prêt à tout pour devenir célèbre. Néanmoins, cette hyperactivité est aussi causée par des annulations, même si Gervais n'a jamais vraiment voulu créer des séries au long cours. Il reste en tout cas une référence dans le monde de l'humour télévisuel.
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    24 Heures Chrono (2001)

    24

    45 min. Première diffusion : . 9 saisons. Thriller, policier, drame et action.

    Série de Robert Cochran et Joel Surnow avec Kiefer Sutherland, Mary Lynn Rajskub, Carlos Bernard

    Le militant.

    En 2001, les séries à suspense basculèrent dans le vingt-et-unième siècle. 24 fut la série qui dynamita les codes : split-screen à outrance, parano aiguë, héros badass et mauvaise conscience de l'Amérique,... Les raisons du succès de 24 sont nombreuses. Son showrunner principal, Joel Surnow, donne sa propre vision de l'Amérique. Si la série donne à l'Amérique son premier président noir (démocrate), le fond était quand même très républicain. Pas un hasard : Surnow est un militant du parti de longue date.
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    The Shield (2002)

    45 min. Première diffusion : . 7 saisons. Thriller, policier et drame.

    Série de Shawn Ryan avec Michael Chiklis, Catherine Dent, Walton Goggins

    L'enragé.

    Si 24 révolutionna les séries de suspense, The Shield marqua de son empreinte les séries policières urbaines. Plus populaire que The Wire, elle met en scène Vic Mackay et sa Strike Force qui lutte contre les gangs de Los Angeles, avec des méthodes peu orthodoxes (tortures, meurtres, corruption). On suit aussi le reste du commissariat qui gravite autour de Mackay. Fascinante, violente et très rythmé, The Shield reste la référence de la plupart des nouvelles séries policières d'action. Ryan eut moins de succès avec ses deux dernières séries, The Chicago Code (2011, Fox) et The Last Resort (2012, ABC) qui furent chacune annulée au bout d'une saison.
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    Six Pieds sous Terre (2001)

    Six Feet Under

    55 min. Première diffusion : . 5 saisons. Comédie et drame.

    Série de Alan Ball avec Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy

    Le torturé.

    Sorti de quasiment nulle part (il n'avait participé qu'à une saison de Père Malgré Tout et au scénario d'American Beauty), Alan Ball frappa un grand coup avec Six Feet Under, une magnifique série sur une famille de croque-mort endeuillé par la perte du chef de famille. Après ce coup de maître, Ball créa True Blood en 2008, pour un résultat plus mitigé. Mais Ball reste un showrunner de qualité, capable de fulgurance et de coup de génie dans ses scripts.
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    Sur écoute (2002)

    The Wire

    1 h. Première diffusion : . 5 saisons. Action, thriller, policier et drame.

    Série de David Simon avec Dominic West, John Doman, Deirdre Lovejoy

    Le surdoué.

    David Simon, c'est LE showrunner des années 2000. Sa série la plus connue, The Wire (HBO), est considérée comme une des meilleures de la décennie. Mais il a aussi été impliqué dans d'autres projets tout aussi bons, comme The Corner (2000) ou plus récemment Treme (2009). Un très grand showrunner, même si certains le trouvent trop élitiste.
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    NCIS : Enquêtes spéciales (2003)

    NCIS : Naval Criminal Investigative Service

    45 min. Première diffusion : . 11 saisons. Drame.

    Série de Donald P. Bellisario et Don McGill avec Mark Harmon, Michael Weatherly, Sean Murray

    L'amoureux du treillis.

    Ancien sergent de l'US Marine (de 1955 à 1959), Donald Paul Bellisario se reconvertit en journaliste, puis en scénariste à la fin des années 60. Sa première grande série fut Black Sheep Squadron (1976-78, NBC), suivi du mythe Battlestar Galactica (1978, ABC) où il rencontra Glen A. Larson. Ensemble, ils créèrent Magnum (1980-88, CBS), qui lança définitivement notre homme. Successivement, on lui doit Airwofl (Supercopter en français, 1984-87), Code Quantum (1989-93, NBC), JAG (1995-2005, sur NBC puis CBS) et NCIS, spin-off de JAG (depuis 2003). Cette dernière est actuellement première des audiences aux États-Unis, et participe activement à la très bonne santé de CBS qui réussit le steal des années 90 en piquant les droits de JAG à NBC. Teinté de valeurs républicaines (importance de la famille, amour du drapeau et de l'armée), quasiment toutes les séries de Bellisario intègrent des militaires, en service ou retirés (comme Magnum). A noter qu'une bonne partie de sa famille travaille dans le monde de la télévision, comme acteur ou producteur.
  • Nip Tuck (2003)

    Nip/Tuck

    50 min. Première diffusion : . 7 saisons. Drame.

    Série de Ryan Murphy avec Dylan Walsh, Julian McMahon, John Hensley

    Le poids des mots, le choc des photos.

    Ryan Murphy est quelqu'un de très honorable, avec de nobles causes : militant de la cause homosexuelle, satire du bling-bling, amoureux du cinéma américain. Mais ses séries ont toutes un point commun : la lourdeur. Nip/Tuck est la plus fine des séries de Murphy, qui réussit à tenir 7 saisons, dont 4 bonnes. Depuis, Murphy alterne le purement commercial (Glee) et les série qui se veulent plus ambitieuses (American Horror Story). A titre personnel, je comparerais ses séries à une orgie de crème chantilly : c'est bon au début mais écœurant à la fin.
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    Arrested Development (2003)

    25 min. Première diffusion : . Comédie.

    Série de Mitchell Hurwitz avec Will Arnett, Michael Cera, Jeffrey Tambor

    Le décalé.

    Mitchell Hurwitz est un habitué des séries comiques, notamment des sitcoms : il travailla pour The Golden Girls, Nurses (spin-off de cette dernière) ou encore The Golden Palace (spin-off de cette der... attendez, je l'ai pas déjà dit ?!) dans les années 90. En 1999, il crée sa première série, Everything's Relative, petit projet sur NBC en 1999. Mais c'est en 2003 qu'il décolle : avec la bénédiction de Ron Howard, il crée Arrested Development (Fox), une série sur les déboires d'une ancienne famille riche, condamnée à payer pour les erreurs du père, mais sans en tirer les leçons. Géniale, la série peine à séduire un large public, et après deux alertes, elle est finalement annulée en 2006. Hurwitz va néanmoins continuer à écrire : Sit Down, Shut Up (2008, Fox), Running Wilde (2011, Fox) toutes deux annulées au bout d'une saison. Au mois de juin, la 4e saison d'Arrested Development sera mise en ligne sur Netflix, pour le plus grand bonheur des fans (moi inclus).
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    Deadwood (2004)

    1 h. Première diffusion : . 3 saisons. Western, policier et drame.

    Série de David Milch avec Kristen Bell, Sarah Paulson, Timothy Olyphant

    Le canal historique.

    David Milch pourrait presque faire figure d'ancêtre dans cette liste. New York Police District Blue fut crée en 1993, une autre époque. Après 12 années de loyaux services, la série s'arrêta et Milch travailla sur d'autres projets. Pour moi, son chef d'oeuvre est Deadwood, une série qui prend place dans une ville nouvellement créée au 19e siècle pendant la Ruée vers l'or. Sa dernière série, Luck - sur l'univers des courses hippiques, fut annulée cette année pour causes de chevaux morts et de budget trop lourd.
  • Bande-annonce

    Desperate Housewives (2004)

    45 min. Première diffusion : . 8 saisons. Comédie, drame et soap.

    Série de Marc Cherry avec Teri Hatcher, Felicity Huffman, Marcia Cross

    Le dynamiteur.

    Marc Cherry est lui aussi sorti de quasiment nulle part. Quand il propose son projet à ABC en 2004, il sort d'une annulation avec Macho Man (2002). ABC lui fait confiance, et la chaîne ne le regrettera pas. Pendant 8 saisons (faut être honnête, à partir de la 5 ça devient plan-plan), Cherry va renouveler le soap. Fini les plans mous et les intrigues qui duraient cinq saisons ; ici, tout va vite, c'est drôle et les dialogues sont bien écrits. Même si Cherry va se perdre au fil du temps (notamment après la grève des scénaristes), il a aéré le genre du soap. Son nouveau projet, Devious Maids, sera sur les écrans à la rentrée 2013.
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