Cheminement filmique 2020

Avatar καιρός Liste de

117 films

par καιρός

Objectifs 2020:
- annoter ma liste avec plus de rigueur que l'année dernière. (SPOILER : Raté !)
- voir au moins 150 films.

Janvier : 22
Février : 12
Mars : 15
Avril : 15

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    Les Misérables (2019)

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ladj Ly avec Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Zonga

    [Janvier] Vu sous la recommandation de Eddie Wood Jr. Merci à lui.
    Je redoutais un film cliché sur les banlieues, d'autant plus que j'habite désormais dans le 93. Et pourtant. Là où le film tire son épingle du jeu, c'est par sa capacité à ménager le suspense jusqu'au bout. La moindre intrigue, péripétie, devient passionnante. Puis le film est mené de telle sorte qu'on parvient à s'identifier ou au moins à ressentir de l'empathie pour chaque personnage (bon, sauf peut-être pour le cochon rose, le meneur de l'équipe de la Bac pour ma part, haha). "Les misérables" se clot par une citation du livre qui résume l'esprit du film : ici, il ne s'agit pas de juger, que ce soit les gars de la bac ou les délinquants, mais plutôt de poser un amer constat sur l'état d'abandon, de délabrement dans lequel se trouvent certains quartiers. Rien de plus. Alors je pense que chacun trouvera son compte en regardant ce film, qu'on haisse la police ou qu'on s'inquiète des questions de sécurité. Notons aussi la fluidité de certaines scènes, certains plans au drone sont excellents...
  • Boogaloo et Graham (2014)

    Boogaloo and Graham

    14 min. Comédie et drame.

    Court-métrage de Michael Lennox avec Martin McCann, Charlene McKenna et Jonathan Harden

    [Janvier] Ce court métrage, me semble-t-il est paru il y a quelques temps au festival du film court de Brest. Je n'avais pas pu y aller. Je conseille ce court métrage aux douces couleurs de l'enfance, plein de malices mais aussi dur (le regard des enfants sur la mère notamment, même si elle s'avère elle-même sévère envers eux, ne semblant presque pas les aimer).
    D'ailleurs, j'ignore si cela s'avère volontaire mais ce court métrage montre le phénomène de dissonance cognitive : le fait d'aimer les animaux et les manger.
  • Bande-annonce

    Timecode (2016)

    15 min. Sortie : 2016. Drame.

    Court-métrage de Juanjo Giménez Peña avec Lali Ayguadé, Nicolas Ricchini, Pep Domenech

    [Janvier] Le rapport au corps et au temps de ce court métrage est saisissant.
  • L'Annonce (2016)

    Annunciation

    22 min. Drame.

    Court-métrage de Halit Ruhat Yildiz avec Neshe Demir et Ismail Zagros

    [Janvier] Je peine vraiment à analyser ce que je vois ces temps derniers, donc navré si mes avis sont d'une rare platitude. Surtout que je ne suis pas habituée à commenter des courts métrages puisqu'il s'agit d'un format avec lequel je suis peu familière. Bref. Ce qui m'a saisi dans "L'annonce", c'est comment la jeune femme prend tout le poids de la décision d'enfanter un enfant qui n'est pas le sien. Elle est seule. Son mari, pourtant à l'origine de ce trouble, la laisse se dépatouiller avec la charge conséquente que représente la fameuse annonce : celle qu'il a un embryon congelé issu de son ancienne femme, décédée d'un cancer et il ne veut avoir d'autre enfant que celui-ci. Au départ, on est pris d'empathie pour le jeune homme, surtout face à la réaction violente de sa femme. Puis voyant à quel point elle est démunie, seule, et qu'il la soutient à peine, on en vient à presque le mépriser...
  • Antoine et Colette (1962)

    32 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Court-métrage de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud, Marie-France Pisier, Rosy Varte

    [Janvier] Ce cours métrage peut-être considéré comme une forme de passerelle entre les 400 coups et Baisers volés.
    On y retrouve Antoine, toujours aussi fougueux en dépit de sa vie rythmée par le travail, la musique et la lecture. A un concert, il aperçoit Colette et en tombe amoureux. Il faut dire que Colette est magnifique, impétueuse. Il se met donc en quête de l'approcher au point qu'elle devient son obsession. Il s'immisce dans sa vie, déménage en face de chez elle et dîne avec ses parents, mais est relégué au second rang, celui de copain.
    Pourtant, leur amitié semble bien belle, mais elle ne suffit à Antoine, l'insatiable.
    Ce court métrage garde la malice des 400 coups. En dépit du comportement souvent déplacé d'Antoine, on est pris d'affection pour lui. L'originalité d'Antoine et Colette d'un point de vue technique réside dans la bande son : le travail sur la prise de son est très nouvelle vague (les voix qui s'entrechoquent montrant la vacuité de la conversation, par exemple), la musique est un acteur même du film.
  • Bande-annonce

    Baisers volés (1968)

    1 h 30 min. Sortie : . Romance et comédie.

    Film de François Truffaut avec Jean-Pierre Léaud, Delphine Seyrig, Claude Jade

    [Janvier] Je dois avouer que j'ai été un peu déçue par "Baisers volés". Peut-être parce que le personnage d'Antoine ne parvient plus vraiment à susciter une forme de sympathie chez moi. Alala, la distanciation ou l'identification au personnage. Bon, c'est un argument pourri, mais il a joué dans mon expérience filmique alors je devais le signifier. Peut-être parce que Antoine répète un peu les mêmes schémas que dans "Antoine et Colette" vis à vis de sa relation avec Christine : il est adoré par ses parents et elle semble jouer de ses sentiments amoureux, à la fois en le considérant qu'en copain mais en s'irritant quand il semble la délaisser.
    D'ailleurs, on peut bien se demander à ce qu'il trouve à cette Christine. Mon dieu qu'elle semble bête et gauche. Vraiment, ça m'a sauté aux yeux.
    Antoine devient détective privé. Hélas, les enquêtes n'illustrent que la gaucherie d'Antoine et le fait qu'il est inapte au travail. Elles servent certes l'intrigue à un moment, ceci dit.
    Le montage du film est assez fantasque, surtout dans la scène de l'adultère.
  • Bande-annonce

    Mr. Nobody (2009)

    2 h 21 min. Sortie : . Drame, fantastique, romance et science-fiction.

    Film de Jaco van Dormael avec Jared Leto, Sarah Polley, Diane Kruger

    [Janvier] Pour contextualiser, je n'ai vu que "Le huitième jour" de ce réalisateur et ce film m'intriguait au vu du synopsis.
    Au début, on peut aisément se laisser impressionner par la multitude des temporalités, des "vies", "choix" du héros en se demandant lequel est celui qui le héros a choisi. Cependant, il ne faut pas se focaliser là-dessus, et peut-être même se laisser bercer par le déroulement du film au risque de se poser des questions existentielles qui n'ont peut-être pas lieu d'être ; [spoiler] tout ceci n'étant que le fruit de l'imagination d'un garçon en proie à un dilemme atroce : celui de choisir de vivre avec son père ou sa mère.
    Le film est fantasque, vif, et Jared Leto y est un vrai caméléon.
    Je reprocherais au film de parfois trop s'éterniser, en partie sur les relations amoureuses.
  • Bande-annonce

    Cléo de 5 à 7 (1962)

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie musicale et comédie dramatique.

    Film de Agnès Varda avec Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, Dominique Davray

    [Janvier] Premier film vu d'Agnès Varda. Et oui, enfin.
    "Cléo de 5 à 7" est singulier. On suit l'attente des résultats médicaux de Cléo, une chanteuse prometteuse. Elle redoute le cancer. Elle redoute la maladie qui conduit, selon elle, au dépérissement de sa beauté.
    Ce film est singulier par son rapport à la temporalité ; en effet, "Cléo de 5 à 7" se découpe en plusieurs séquences de quelques minutes sous l'angle d'un personnage en particulier. Ceci permet de brosser un portrait de Cléo plus complet : elle apparaît à certains égards capricieuse et vaniteuse, ses proches se demandent si elle ne feint pas la comédie ou plutôt, si elle ne sombre pas dans l'exagération quand elle dit être malade. Du coup, on ne s'identifie pas au personnage, on n'a pas vraiment d'empathie pour elle ce qui rend l'expérience filmique intéressante.
    De plus, ce film est totalement avant-gardiste au niveau du travail de la prise de son (son en dehors du champ plus fort que celui du champ par exemple pour montrer la vacuité d'une conversation) ; enfin, je comprends pourquoi ce film est un classique de la nouvelle vague.
    Enfin, tout comme Jacques Demy dans "La baie des anges", Agnès Varda sublime son actrice en jouant sur le noir et blanc. La mort et la vie.
  • Bande-annonce

    Comme des frères (2012)

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Hugo Gélin avec François-Xavier Demaison, Nicolas Duvauchelle, Pierre Niney

    [Janvier] Je n'attendais rien de ce film. On m'a dit que c'était un film léger, agréable à voir en groupe. Et c'est vrai. J'avoue, je suis du genre (chiant) à peu voir de films pour le divertissement, et je me méfie, sans doute de manière exagérée, des comédies françaises récentes.
    Eh bien "Comme des frères" fait bien son travail. J'ai bien ri à certains moments. Alors oui, les ficelles scénaristiques étaient parfois faciles, le fait que les trois personnages aient un faible pour Charlie était un peu lourd (un aurait suffit, enfin, l'amitié n'est-elle pas aussi belle que l'amour par instant ?) mais j'ai passé un agréable moment en le visionnant, et je pense que c'est parfois un peu le principal.
  • Bande-annonce

    Les Ailes du désir (1987)

    Der Himmel über Berlin

    2 h 10 min. Sortie : . Drame, romance, fantastique et biopic.

    Film de Wim Wenders avec Bruno Ganz, Otto Sander, Solveig Dommartin

    [Janvier] : Je n'ai que deux mots à dire : Walter Benjamin. S'il avait été réalisateur, peut-être aurait-il créé un film comme celui-ci. Bon, je pense que c'est surtout parce que Wenders a du le lire, glissant une référence à son acquisition de la peinture Angelus Novus de Klee avant de rédiger "Thèses sur le concept d'histoire". Beaucoup d'éléments propres à Benjamin y sont : des personnages presque mythologiques (l'acteur qui voit au-delà des apparences, la funambule, le vieux conteur), et un questionnement sur le cours de l'histoire. Après voilà, ce sont des éléments qui m'ont sauté aux yeux, mais je peux me tromper.
    Ce film est contemplatif, pendant un tiers du film, on entend l'écho des pensées de personnes, dont deux qu'on suit en particulier : la funambule, dont l'un des anges tombe amoureux, et l'acteur, [Spoiler] qui décèle la présence des anges. Les anges ne sentent rien, voient la vie en noir et blanc. Ils se lamentent parfois de ne pas pouvoir toucher réellement les choses, de ne sentir ni le froid, ni le chaud. En fait, leurs lamentations font écho à notre expérience de spectateur au début du film : on entend toutes ces voix internes s'entrechoquer sans pour autant les saisir. On les subit presque.
    On retrouve Peter Falk qui interprète ici son propre rôle. C'est la deuxième fois que je le vois jouer dans un film, le premier étant "Une femme sous influence". Je pense que c'est un acteur assez remarquable
  • Bande-annonce

    The Grand Budapest Hotel (2014)

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Wes Anderson avec Ralph Fiennes, Tony Revolori, Saoirse Ronan

    Séances de cinéma (1 salle)
    [Janvier] Revu. Un délice plein de malice ~. J'aimerais tellement vivre dans les décors de ce film. Je vous renvoie à mon avis 2018 si jamais cela vous intéresse, il n'a pas vraiment changé ~
  • Théorème (1968)

    Teorema

    1 h 34 min. Sortie : . Drame.

    Film de Pier Paolo Pasolini avec Anne Wiazemsky, Laura Betti, Silvana Mangano

    [Janvier] Ceci n'est que le second film que j'ai vu de Pasolini. Le premier étant "Œdipe Roi" que j'ai subi plus qu'autre chose dans un cadre scolaire. J'insiste sur le cadre scolaire, car je pense que maintenant, trois ans après le fameux visionnage (où j'ai manqué de m'endormir à cause de la flute constamment en arrière fond), je l'aurais apprécié.
    Reste qu'il m'est possible de comparer les deux oeuvres par l'attrait qu'a Pasolini pour filmer l'Italie industrielle ainsi que le regard de Silvana Mangano.
    Ici, un inconnu réussit à envoûter toute une famille et son départ laisse d'immenses séquelles.
    Je peux comprendre pourquoi on ne peut pas aimer le film : cet homme n'apparaît que comme une forme de bellâtre mutique. Mais le plus intéressant selon moi n'est pas comment il les a conquis, mais le bouleversement qu'il a opéré dans cette famille bourgeoise en leur renvoyant la vacuité de leur existence ; vacuité propre à leur classe. Bon, c'est (encore ?) une lecture pseudo marxiste d'un film, mais je ne pense pas quelle soit incohérente.
    J'aime comment la caméra de Pasolini tremble par instant, comment elle est crue, insistante sans pour autant montrer l'acte (de nombreux cinéastes devraient en prendre de la graine), comme elle montre l'italie industrielle et rurale et puis comment elle dévore la jeune fille, Odetta, qui n'aura jamais été aussi belle que consumée par la mort.
  • Bande-annonce

    Persona (1966)

    1 h 24 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Bibi Andersson, Liv Ullmann, Margaretha Krook

    [Janvier] Revu au Cinéma. C'était sublime. Si auparavant, j'ai tenté de saisir les images, d'y déceler des théories psychanalytiques, lors de cette séance, j'ai juste voulu contempler ce film. Peut-être en ai-je saisi davantage de choses. Ou pas. En tout cas, j'ai savouré cette expérience filmique.
  • Bande-annonce

    The Animal (2018)

    25 min. Drame.

    Court-métrage de Ole Sebastian Kåss avec Emily Glaister et Ingvild Marie Lien

    [Janvier] Au début, j'ai apprécié ce court métrage car il me rappelait la sincérité et l'ambiance de Skam (série mettant en scène des adolescents).
    Cependant, je le trouve inabouti, en particulier par une fin qui m'a énervé. Vous savez, ce fameux cut lorsque survient le dénouement qu'on voit partout et qui nous laisse sur la fin à défaut de nous donner une vraie fin ? Eh bien voilà. C'était tristement prévisible.
  • Bande-annonce

    Sid & Nancy (1986)

    Sid and Nancy

    1 h 49 min. Sortie : . Drame et biopic.

    Film de Alex Cox avec Chloe Webb, Gary Oldman, Debby Bishop

    [Janvier] Ce film est mauvais. Déjà, les personnages sont insupportables. Les scènes répétitives, alternant entre Nancy et Sid qui se droguent et font n'importe quoi puis un concert. On va me dire que le réalisateur voulait montrer un couple à la dérive, dont la passion meurt comme eux, à petit feu, sous le poids de la drogue et l'alcool. Certes. M'empêche que c'est pauvre au niveau de la mise en scène et du scénario puis que l'actrice qui joue Nancy est mauvaise. Et dire que Courtney Love aurait pu avoir son rôle, cela aurait peut-être été moins pire.
  • Bande-annonce

    Tenue de soirée (1986)

    1 h 24 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Michel Blanc, Miou-Miou

    [Janvier] Honnêtement, je dois avouer que je n'étais pas très concentrée pendant le visionnage de ce film.
    Je ne saurais rien dire de plus hormis que le trio Miou-Miou, Depardieu et Blanc fonctionne à merveille et que ce film a une verve digne des précédents films que j'ai vu de Blier.
  • Something About Alex (2017)

    Anders

    19 min. Drame.

    Court-métrage de Reinout Hellenthal avec Maas Bronkhuyzen, Kay Greidanus, Joes Brauers

    [Janvier] Un court métrage sur la dysphorie de genre assez simple.
  • Nada, le dernier film (1978)

    3 min.

    Court-métrage de Maurice Lemaître

    [Janvier] Une expérience filmique gâchée par deux meufs qui passaient leur temps sur leur portable. J'ai du leur faire une réflexion à la fin du film. Et ne soyez pas mauvaise langue, elles avaient plus 25 ans que 15.
    C'était un écran noir. La démarche de Lemaître visait à ce qu'on imagine un film à travers cet écran noir de sorte à ce qu'on sorte de notre passivité de spectateur et qu'on devienne créateur.
  • Bande-annonce

    Un chant d'amour (1950)

    25 min. Sortie : 1950. Drame et muet.

    Court-métrage de Jean Genet avec Bravo, Jean Genet, Java

    [Janvier] Vu à l'écran, excellent cinéma de Saint Denis sur le thème du rêve. Ce film était présenté par le CJC, "Collectif Jeune Cinéma". Apparemment, il a été interdit à sa sortie, causant même une arrestation d'une personne qui l'a projeté. Un film scandaleux, devenu culte.
    Je pense que Mandico (Les garçons sauvages) s'en est pas mal inspiré. "Un chant d'amour" est à la fois vulgaire, poétique, érotique et onirique.
  • Bande-annonce

    Tetsuo (1989)

    1 h 07 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et expérimental.

    Film de Shinya Tsukamoto avec Tomorô Taguchi, Kei Fujiwara, Nobu Kanaoka

    [Janvier] Vu aussi à l'écran, dans le cadre d'un festival sur le thème du rêve et présenté par le fantasque Mandico, qui, on peut le dire, semble vraiment avoir une connaissance approfondie du cinéma expérimental japonais.
    J'ai adoré ce film, totalement barré et steampunk. C'est énergique, le montage est presque épileptique, la bande son est folle, la métamorphose d'un homme en homme d'acier est monstrueuse, digne de "La mouche". Ceci dit, le film finit par être fatiguant, éprouvant et quelque peu redondant. J'ai vraiment envie de découvrir le cinéma japonais.
  • Bande-annonce

    ExtaZus (2019)

    20 min. Expérimental, fantasy et musique.

    Court-métrage de Bertrand Mandico

    [Janvier] Toujours vu à l'écran, présenté par Mandico lui-même. Ce sont trois clips musicaux assemblés en un. Des femmes vivant dans un univers fantasy veulent s'émanciper de leur créateur. L'univers de Mandico est totalement pulp, onirique. On retrouve l'esthétique des "Garçons sauvages" : colorée, sauvage et érotique (parfois jusqu'à l'écoeurement). C'est agréable à regarder mais on reste sur sa fin.
  • Bande-annonce

    L'Œuf de l'ange (1985)

    Tenshi no Tamago

    1 h 11 min. Sortie : . Animation, drame, fantastique et Épouvante-horreur.

    Long-métrage d'animation de Mamoru Oshii avec Mako Hyôdô, Jinpachi Nezu et Kei'ichi Noda

    [Janvier] C'était le film secret qui clôturait la soirée carte blanche à Mandico. J'étais très déçue. Je n'ai pas du tout aimé ce film, déjà parce que je trouvais le dessin vraiment laid, vraiment mal vieilli. Je sais, cela paraît assez creux comme critique mais ça m'a empêché de rentrer dans le film. Les personnages sont inexpressifs, le jeu sur les cheveux de l'ange est juste laid à mes yeux. Le film se veut contemplatif, plaçant quelques références à "Orphée" de Cocteau, mais je l'ai juste trouvé lent. Il y a quelques moments de grâce par exemple quand l'ange s'élance dans l'eau, mais c'est tout. Après, j'étais assez fatiguée pendant le visionnage, ce qui explique peut-être que je n'ai pas fait beaucoup d'efforts pour dépasser la dépréciation de l'esthétique du film.
  • Le Ghetto expérimental (1975)

    1 h 50 min. Sortie : 1975.

    Documentaire de Jean-Michel Carré et Adam Schmedes

    [Février] Vu à Paris VIII, aka la descendante de l'Université de Vincennes, dans le cadre d'un séminaire de grève. Quel contexte !
    Ce documentaire ne vise pas à montrer les prestigieux cours de Deleuze, par exemple, mais comment les militant.e.s prennent possession ou non de ce lieu qu'est l'université. L'université de Vincennes est singulière, car est un "ghetto de gauchistes", le but étant de les rassembler dans cette fac pour qu'ils ne créent pas de tumultes dans les autres université. Or, elle est aussi une vitrine pour l'Europe car ses méthodes d'apprentissages sont avant-gardistes. Bref, l'Université de Vincennes est un ghetto expérimental. Ainsi sont interviewés des militant.e.s, que ce soit des marxistes convaincus, des membres du MLF ou des anarchistes totalement nihilistes qui tentent d'occuper le lieu de la fac à leur manière. Ce qui est intéressant dans ce documentaire, c'est que les réalisateurs ne cherchent pas l'orienter ; eux-même sont dans une démarche d'enquête. Ils finissent par douter que l'université soit un lieu de lutte déterminant, surtout face au discours hypocrite de certains professeurs, jaugeant les uns pas assez révolutionnaires tout en ayant un discours pour le moins ambigu sur le lien entre théorie et pratique. Les questions que soulèvent ce documentaire sur le militantisme étudiant et la relation entre enseignant et "pédagogie dite révolutionnaire" dans un cadre institutionnel sont toujours d'actualité, en particulier dans un lieu comme Paris 8, toujours connue pour être une université "militante".
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    L'Île aux fleurs (1989)

    Ilha das Flores

    13 min. Sortie : 1989.

    Court-métrage de Jorge Furtado avec Paulo José, Cica Reckziegel, Douglas Traini

    [Février] Ce court métrage au ton ironique, au montage singulier, dénonce l'absurde et la cruauté du monde actuel [ceci n'est pas une fiction] où des êtres humains mangent des détritus d'autres humains qu'on ne laisse même pas aux porcs. Il tente de saisir comment on en est arrivés là à travers une démonstration presque enfantine de ce qu'est l'argent et le capitalisme.
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    Fantastic Mr. Fox (2009)

    1 h 27 min. Sortie : . Aventure et comédie.

    Long-métrage d'animation de Wes Anderson avec George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman

    [Février] Que dire ? Encore un délice pour les yeux de la part de Wes Anderson.
  • Agent secret (1936)

    Sabotage

    1 h 16 min. Sortie : . Thriller et drame.

    Film de Alfred Hitchcock avec Sylvia Sidney, Oskar Homolka, Desmond Tester

    [février] Je vous préviens, ce film a surtout pour intérêt une scène en particulier. Une scène qui bravait les interdits de l'époque et qui montre le génie d'Hitchcock pour mener un rare suspense. Sinon, le film est assez bancal, on suit un gérant de cinéma qui s'avère un terroriste (on ignore ses motivations, ce qui est dommage dans un sens) ; celui-ci est pris en filature par un jeune homme qui s'éprend de sa femme.
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    L'Adieu (2020)

    The Farewell

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Lulu Wang avec Awkwafina, Shuzhen Zhao, Hong Lu

    [Février] "L'Adieu" est un film doux, presque autobiographique apparemment, qui montre le décalage entre la culture chinoise et américaine avec humour alors même qu'elle montre le tragique : l'adieu d'une famille à une personne malade. Sauf que la malade ignore elle-même la gravité de sa maladie et la famille fait tout pour qu'elle ne le sache pas. Billi, élevée aux Etats-Unis, ne comprend pas cette tradition : celle de "préserver" le malade de la connaissance de sa pathologie, de sa mort prochaine.
    Le film est pétillant, surtout lorsqu'il met en scène le faux mariage. Là où il pêche, c'est par ses tentatives d'être "esthétique" à travers des ralentis inutiles qui sont presque gênants.
  • Pas sur la bouche (1999)

    Nicht auf den Mund

    12 min. Comédie dramatique.

    Court-métrage de Kathrin Feistl avec Maximilian von Pufendorf et Sandra Hüller

    [Février]
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    Le Goût du saké (1962)

    Sanma no aji

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Chishû Ryû, Shima Iwashita, Keiji Sada

    [Février]
  • Bande-annonce

    Les Délices de Tokyo (2015)

    An

    1 h 53 min. Sortie : . Drame.

    Film de Naomi Kawase avec Kirin Kiki, Masatoshi Nagase, Kyara Uchida

    [Février]