Cherchez la Muse, cherchez la Femme...

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74 livres

par Aurea

La femme a de tout temps inspiré les artistes : poètes, écrivains, peintres, sculpteurs, et les hommes.
Femme mi-ange, mi-démon...?

"Beauté des femmes, leur faiblesse,, et ces mains pâles qui font souvent le lien et peuvent tout le mal, et ces yeux, où plus rien ne reste d'animal
Que reste assez pour dire "assez" aux fureurs mâles."

Paul Verlaine, Sagesse

Merci pour leurs propositions à SanFelice, Alangray, gabbydestroy (Ligeia), MrsChan, Surestimé, Jackal, Bob_Page, pphf, Bob Fishermann, No_Hell, PierreAmo, Ratdebibli

En couverture un extrait de Bright Star avec Ben Wishaw et Abbie Cornish

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  • Les Chimères (1854)

    Sortie : 1854. Poésie.

    Livre de Gérard de Nerval

    El Desdichado

    Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
    Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
    Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
    Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

    Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
    Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
    La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
    Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

    Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
    Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
    J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

    Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
    Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
    Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

    Jenny Colon, actrice et chanteuse lyrique (soprano) fréquente le salon de Madame Boscary de Villeplaine, où une rivalité amoureuse pour la conquérir oppose le financier William Hope au poète Gérard de Nerval dont elle devient la muse.

    Merci No_Hell
  • Les Fleurs du mal (1857)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Charles Baudelaire

    "Jeanne Duval est la principale muse de Baudelaire, avant Apollonie Sabatier et Marie Daubrun. Il entretint une relation tumultueuse et résolument charnelle avec cette mystérieuse quarteronne, proche des gens de théâtre et même comédienne secondaire au théâtre de la Porte-Sainte-Antoine."

    "Je veux te raconter, ô molle enchanteresse, les diverses beautés qui parent ta jeunesse.." (Le beau Navire)
  • Capitale de la douleur (1926)

    Sortie : 1926. Poésie.

    Livre de Paul Éluard

    Recueil dédié à sa muse : Gala

    "La Courbe de tes yeux
    La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
    Un rond de danse et de douceur,
    Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
    Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
    C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu."
  • Le temps déborde (1947)

    Sortie : 1947.

    Livre de Paul Eluard

    "Le 28 novembre 1946, Paul Eluard perd brutalement Nusch, sa deuxième femme, sa muse, son égérie. Le 16 juin 1947, il publie sous le pseudonyme de Didier Desroches, et pour quelques amis, "Le temps déborde", dans lequel figure le poème "Ma morte vivante" à forme irrégulière dédié à sa défunte femme Nusch où il y relate sa mort qui lui fut très douloureuse."
  • Les Contemplations (1856)

    Sortie : 1856. Poésie.

    Livre de Victor Hugo

    Poème suggéré par la passion que lui inspire Juliette Drouet

    "Mon bras pressait ta taille frêle
    Et souple comme le roseau;
    Ton sein palpitait comme l’aile
    D’un jeune oiseau.

    Longtemps muets, nous contemplâmes
    Le ciel où s’éteignait le jour.
    Que se passait-il dans nos âmes?
    Amour! amour!

    Comme un ange qui se dévoile,
    Tu me regardais dans ma nuit,
    Avec ton beau regard d’étoile
    Qui m’éblouit."
  • Les Yeux d'Elsa (1942)

    Sortie : 1942. Poésie.

    Livre de Louis Aragon

    Auteur surréaliste, Aragon rassemble dans ce recueil les poèmes que lui inspira sa femme et muse Elsa Triollet dans les années 1941-1942

    "Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
    J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
    S'y jeter à mourir tous les désespérés
    Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
    À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
    Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
    L'été taille la nue au tablier des anges."
  • L'Adolescence Clémentine (1532)

    Sortie : 1532. Poésie.

    Livre de Clément Marot

    Poème écrit pour déclarer sa flamme à
    Anne Valençon.

    Le dizain de neige :

    "Anne par jeu me jeta de la neige
    Que je cuidais froide certainement
    Mais c'était feu, l'expérience en ai-je
    Car embrasé je fus soudainement.
    Puisque le feu loge secrètement
    Dedans la neige, où trouverai-je place
    Pour n'ardre point? Anne, ta seule grâce
    Eteindre peut ce feu que je sens bien,
    Non point par eau, par neige, ni par glace,
    Mais par sentir un feu pareil au mien."
  • Les Amours (1552)

    Sortie : 1552. Poésie.

    Livre de Pierre De Ronsard

    "À partir de 1560, Ronsard regroupera l'ensemble de ses pièces poétiques d'inspiration amoureuse sous le titre inchangé d'Amours les Amours: (1552-1553), qui célèbrent Cassandre Salviati.

    Ode à Cassandre :
    "Donc, si vous me croyez, mignonne,
    Tandis que votre âge fleuronne
    En sa plus verte nouveauté,
    Cueillez, cueillez votre jeunesse :
    Comme à cette fleur, la vieillesse
    Fera ternir votre beauté."

  • Poésies (1555)

    Sortie : 1555. Poésie.

    Livre de François de Malherbe

    François de Malherbe (1555-1628)

    Sonnet à Caliste

    Il n’est rien de si beau comme Caliste est belle :
    C’est une oeuvre où Nature a fait tous ses efforts,
    Et notre âge est ingrat qui voit tant de trésors,
    S’il n’élève à sa gloire une marque éternelle.

    La clarté de son teint n’est pas chose mortelle :
    Le baume est dans sa bouche et les roses dehors
    Sa parole et sa voix ressuscitent les morts,
    Et l’art n’égale point sa douceur naturelle.

    La blancheur de sa gorge éblouit les regards ;
    Amour est en ses yeux, il y trempe ses dards,
    Et la fait reconnaître un miracle invisible.

    En ce nombre infini de grâces et d’appas,
    Qu’en dis-tu ma raison ? crois-tu qu’il soit possible
    D’avoir du jugement, et ne l’adorer pas ?

    Le Sonnet à Caliste (1620) fut composé en l’honneur de la vicomtesse d’Auchy avec qui Malherbe a eu une liaison malheureuse.
    Ce poème, bien que né d’une expérience personnelle, est le modèle même de l’idéal classique fait de mesure et de raison. Malherbe dans cet éloge proche du blason conserve une retenue qui ressemble plus à un exercice de style impersonnel et à une célébration du concept de beauté classique qu’à un cri d’amour spontané."
  • Vie nouvelle (1295)

    Vita nuova

    Sortie : 1295. Poésie.

    Livre de Dante Alighieri

    "En 1274, Dante rencontre pour la première fois sa muse Béatrice. Sa rencontre avec la jeune fille est racontée d'une manière sublimée dans la Vie Nouvelle (ou Vita Nuova en italien). Ce poème est composé entre 1292 et 1294."
    Première apparition de Béatrice :
    " A ce moment, je puis dire véritablement que le principe de la vie que recèlent les plis les plus secrets du coeur se mit à trembler si fortement en moi que je le sentis battre dans toutes les parties de mon corps d'une façon terrible..."
  • Canzoniere

    Poésie.

    Livre de Pétrarque

    Pour Laure de Sade dite aussi Laure de Noves (1310-1348)

    "Il était une fois des cheveux d’or
    Des cheveux d’or qui s’envolaient en mille doux lieux,
    Et la lumière vague brûlait étrangement,
    Les beaux yeux ne sont pas aussi faibles qu’ils paraissent.

    Et je les vis de la pitoyable couleur des farces,
    Je ne sais si c’était vrai ou faux, il me semblait
    Que l’appât amoureux arrivait à ma poitrine,
    Quelle merveille est si vite brûlée?"
  • La bonne chanson / Jadis et Naguère / Parallèlement (1872)

    Sortie : 1872. Poésie.

    Livre de Paul Verlaine

    La bonne chanson est un recueil de 21 poèmes composés par Paul Verlaine l'hiver 1869 et le printemps 1870. Ils sont adressés à Mathilde Mauté de Fleurville, 16 ans, avec qui Verlaine se marie en 1870.

    "Et si la sottise l'amuse
    Et la fait rire sans pitié,
    Elle serait, étant la muse,
    Clémente jusqu'à l'amitié,

    Jusqu'à l'amour - qui sait ? peut-être,
    A l'égard d'un poète épris
    Qui mendierait sous sa fenêtre,
    L'audacieux ! un digne prix

    De sa chanson bonne ou mauvaise!...!"
  • Poèmes saturniens (1866)

    Sortie : 1866. Poésie.

    Livre de Paul Verlaine

    "Tout ce premier recueil "Mélancholia" des poèmes saturniens est rempli de la douce Elisa, la sœur adoptive du poète, son premier amour qui repoussera ses avances.

    À UNE FEMME

    À vous ces vers, de par la grâce consolante
    De vos grands yeux où rit et pleure un rêve doux,
    De par votre âme, pure et toute bonne, à vous
    Ces vers du fond de ma détresse violente."
  • Méditations poétiques et nouvelles méditations poétiques (1820)

    Sortie : 1820. Poésie.

    Livre de Alphonse De Lamartine

    Julie Charles, la muse de Lamartine est plus connue sous le nom d'Elvire : c'est pour elle que le poète composera Le Lac.

    "Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
    Que les parfums légers de ton air embaumé,
    Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
    Tout dise : Ils ont aimé !"
  • L'olive (1550)

    Sortie : 1550. Poésie.

    Livre de Joachim Du Bellay

    Déjà la nuit en son parc amassait :

    "C’est le 83ème sonnet du recueil l’Olive (1549) qui a été publié en même temps que Défense et Illustration de la langue française. Du Bellay reprend un thème de Pétrarque et Rinieri : le lever du soleil dont la beauté est comparée à celle de la femme aimée mais qui éclipse le soleil. Il Célèbre le jour mais surtout la femme de ses désirs."
  • Lettres à Missy

    Roman.

    Livre de Colette

    "Ce recueil apporte un éclairage essentiel à l’intime connaissance de Colette : ses amours féminines ont toujours entretenu autour d’elle une sulfureuse légende. Or ces Lettres à Missy témoignent d’une tendresse singulière, authentique, un partage humain au plus beau sens du terme."
  • Orlando (1928)

    Sortie : 1928. Roman.

    Livre de Virginia Woolf

    "Vita : Cette femme est dans la réalité la romancière Vita Sackville-West, l’amie que Virginia admire car " elle ose vivre ouvertement la dualité de sa nature ". Mais loin d’assumer harmonieusement les deux sexes (comme Vita), Orlando est déchirée par leur affrontement."
  • Une femme m'apparut (1904)

    Sortie : 1904. Roman.

    Livre de Renée Vivien

    "Une femme m'apparut est l'histoire autobiographique d'une passion amoureuse inoubliable et fatale, celle que Renée Vivien, une petite Anglaise ayant adopté la langue française a vécue avec la célèbre salonnière Natalie Barney.."
  • Lorenzaccio (1834)

    Sortie : 1834. Théâtre.

    Livre de Alfred de Musset

    "En novembre 1833, Musset part pour l'Italie, en compagnie de George Sand, dont il a fait la connaissance lors d'un dîner donné aux collaborateurs de La Revue des Deux Mondes le 19 juin. Ce voyage lui inspire Lorenzaccio, considéré comme le chef d'œuvre du drame romantique, qu'il écrit en 1834."
  • Lettres à Fanny

    So Bright and Delicate : Letters to Fanny Brawne

    Poésie.

    Livre de John Keats

    Une magnifique correspondance romantique au service d'une histoire d'amour pure, contrariée, intense, impossible.

    " Dites, mon amour, s'il n'est pas très cruel à vous de m'avoir ainsi pris dans vos filets, d'avoir détruit ma liberté. L'avouerez-vous dans la lettre que vous devez sur-le-champ m'écrire et où vous devez par tous les moyens me consoler; qu'elle soit aussi envoûtante qu'une bouffée de pavots et me fasse tourner la tête; tracez les mots les plus doux et baisez-les..."
  • Mémoires d'outre-tombe (1848)

    Sortie : 1848. Autobiographie & mémoires.

    Livre de François René de Chateaubriand

    "Comme beaucoup d’adolescents, Chateaubriand se construit un " fantôme d’amour" , une sorte de Muse qui l’accompagne partout, la Sylphide :
    " Je me composai donc une femme de toutes les femmes que j’avais vues : elle avait la taille, les cheveux et le sourire de l’étrangère qui m’avait pressé contre son sein ; je lui donnai les yeux de telle jeune fille du village, la fraîcheur de telle autre. Les portraits des grandes dames du temps de François Ier, de Henri IV et de Louis XIV..."
  • Alcools (1913)

    Sortie : 1913. Poésie.

    Livre de Guillaume Apollinaire

    " Vous y dansiez petite fille
    Y danserez-vous mère-grand
    C'est la maclotte qui sautille
    Toutes les cloches sonneront
    Quand donc reviendrez-vous Marie."

    Les masques sont silencieux
    Et la musique est si lointaine
    Qu'elle semble venir des cieux
    Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
    Et mon mal est délicieux."

    L'inspiratrice : sans doute le peintre Marie Laurencin
  • Poèmes à Lou (1947)

    Sortie : 1947. Poésie.

    Livre de Guillaume Apollinaire

    "De magnifiques poèmes composés par Apollinaire alors qu'il était dans les tranchées, pendant la Première Guerre mondiale. Une bouffée de liberté et d'amour pour le poète soldat et pour ses lecteurs, des dizaines d'années plus tard ! Des poèmes d'amour à l'intention de Lou, c'est-à-dire Louise, la maîtresse du poète avant son départ pour la guerre, avec le célèbre poème :

    Si je mourais là-bas sur le front de l'armée
    Tu pleurerais un jour ô Lou ma bien-aimée
    Et puis mon souvenir s'éteindrait..."
  • Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée : Les Vers du Capitaine (1998)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Pablo Neruda

    "ai vécu dans un port et de là je t'aimais.
    Solitude où passaient le songe et le silence.
    Enfermé, enfermé entre mer et tristesse.
    Silencieux, délirant, entre deux statues de gondoliers."

    Pablo Neruda a vécu dans sa maison d'Isla Negra face à la mer, auprès de sa dernière épouse et muse Matilde Urrutia.
  • La vie secrète de Salvador Dali (2006)

    Sortie : avril 2006. Biographie et beau livre.

    Livre de Salvador Dali

    Gala muse sulfureuse.

    "Elle est née Helena Dimitrieva Deluvina Diakonova, en 1891, elle meurt Gala Dali en 1982. Entre ces deux dates une vie ardente où l'amour, la séduction et l'âpreté se conjuguent entre surréalisme et mondanité, jubilation amoureuse et marchandage avec une pointe, au final, de fébrilité sexuelle à en croire la chronique. C'était bien la muse qu'il fallait pour "avida dollars" comme l'avait baptisé André Breton qui pourtant avait salué l'arrivée de Dali dans le groupe."
  • Nana (1880)

    Sortie : 1880. Roman.

    Livre de Emile Zola

    "Marie Ernestine Blanche d'Antigny, dite Blanche D'Antigny (née à Martizay en 1842, morte en 1874) est une actrice française qui se produisit sur toutes les grandes scènes des théâtres européens. Elle passe toutefois, à l'inverse de Sarah Bernhardt, pour une médiocre interprète. Fameuse demi-mondaine et courtisane de haute-volée du Second Empire, elle inspire à Émile Zola son personnage de Nana."
  • Adolphe (1816)

    Sortie : 1816. Roman.

    Livre de Benjamin Constant

    "Ellénore est amoureuse d’Adolphe. C’est une des plus belles figures féminines de la littérature. Elle est de noble extraction, d’origine polonaise. La critique constantienne a pu retrouver en elle la transposition littéraire d’Anna Lindsay, une belle anglaise avec laquelle Constant a eu une courte aventure. Nul doute que Madame de Staël a également inspiré la composition du personnage."
  • La flamme et la cendre (2006)

    Sortie : octobre 2006.

    Livre de Paul Valéry et Catherine Pozzi

    "Elle n'aurait pu n'être qu'une grande bourgeoise cultivée brillant par son élégance et sa culture dans les beaux salons du beau Paris. Mais elle sera cette assoiffée d'absolu nommée Catherine Pozzi, l'amie de Rilke, l'amante torturée de Paul Valéry pendant huit ans d'amour passion, d'amour douleur, d'amour fou."
  • Correspondance 1890-1913

    Correspondance.

    Livre de Pierre Louÿs et Henri De Régnier

    "Marie de Heredia passa sa jeunesse au milieu de poètes, parnassiens pour la plupart, mais pas uniquement. Heredia, très accueillant, aimait en effet recevoir, dans son salon, de jeunes écrivains qui se plaçaient sous son patronage ou celui de Mallarmé. Parmi eux, le poète Henri de Régnier et son ami Pierre Louÿs.

    Le premier épousa Marie de Heredia, le second devint son amant. Ce fut le début pour elle d’une vie plus romanesque que celle des héroïnes de ses romans qu’elle signait du nom de Gérard d’Houville. Marie de Régnier eut à ses pieds tant d’écrivains de la Belle Époque qu’on ne peut ici tous les énumérer. Citons tout de même Jean de Tinan, Gabriele D’Annunzio, Henry Bernstein et bien sûr Pierre Louÿs, très attaché à Marie de Régnier (dont il épousa la sœur cadette). Il écrivit pour elle de magnifiques poèmes, et, contre les Heredia, un roman pornographique extrêmement violent, Trois filles de leur mère, publié après sa mort, en 1925. De sa liaison avec Louÿs, Marie de Régnier eut un fils, surnommé Tigre, qui fut pour l’état civil (mais seulement pour l’état civil) Pierre de Régnier."
  • Trois filles de leur mère (1926)

    Sortie : 1926. Roman.

    Livre de Pierre Louÿs

    "Inspiré par les rapports de l'écrivain à la femme de José-Maria de Heredia et ses trois filles (dont la plus jeune, Louise, avait été mariée à Louÿs) aux mœurs réputées alors assez libres, il présente les aventures d'un jeune homme de vingt ans, qu'une prostituée de trente-six ans, Teresa, et ses trois filles, Mauricette, quatorze ans et demi, Lili, dix ans, et Charlotte, vingt ans, visitent à tour de rôle, avant qu'ils ne se livrent tous ensemble à une grande mise en scène de jeux obscènes."