Cinéma expressionniste allemand

Avatar Kalopani Liste de

26 films

par Kalopani

"Le terme Expressionnisme est utilisé dans des sens différents. En 1911, le critique Wilhelm Worringer l’utilise pour désigner un ensemble de tableaux exposés à Berlin et pour les opposer à l’Impressionnisme . Par extension, la notion devient plus particulièrement l’étiquette sous laquelle se manifestent à cette époque les avant-gardes allemandes dans les arts plastiques, mais aussi en littérature et au théâtre, plus tard encore en architecture et en cinéma. Cette période expressionniste des arts en Allemagne couvre les années entre 1910 et 1925 environ.

Par ailleurs, le terme " Expressionnisme " renvoie également à un style caractérisé par un pathos expressif et un mode de représentation fondé sur la distorsion - style que l’on peut alors identifier dans des œuvres d’art d’époques et de peuples différents.

L’épithète " expressionniste ", désigne donc tantôt une période spécifique dans l’histoire des arts en Allemagne, tantôt une qualité stylistique générale. Cette ambivalence concerne aussi l’utilisation de cette notion par rapport au cinéma"
source: http://www.odysseeducinema.fr/Expressionnisme-allemand.php

Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • Bande-annonce

    Le Cabinet du docteur Caligari (1920)

    Das Cabinet des Dr. Caligari

    1 h 16 min. Sortie : . Muet, drame, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Robert Wiene avec Werner Krauss, Conrad Veidt, Friedrich Feher

    "Caligari puisait son inspiration plus dans le théâtre que dans les racines esthétiques et philosophiques des arts plastiques expressionnistes. On assista dans les mois qui précédèrent Caligari à une floraison de productions théâtrales expressionnistes. Les décorateurs de Caligari ont étudié ces pièces pour parvenir à définir le style « expressionniste » de leurs décors.
    On vit dans Le cabinet du Docteur Caligari « une authentique manifestation de l'expressionnisme, une extension essentielle de cet art à un nouveau moyen d'expression"
  • De l'aube à minuit (1920)

    Von Morgens bis Mitternacht

    1 h 15 min. Sortie : 1920. Drame.

    Film de Karl-Heinz Martin avec Adolf Edgar Licho, Eran Morena, Ernst Deutsch

    "Inspiré de l'oeuvre éponyme de Georg Kaiser, De l'aube à minuit est, par l'originalité de ses décors et ses inventions visuelles, une des films majeurs du courant expressionniste allemand. Ici, les branches des arbres se transforment en gigantesques mains qui cherchent à saisir l'infortuné caissier ; les décors paraissent inachevés et maladroits, à la manière d'un dessin d'enfant, donnant la sensation d'un rêve étrange ou d'un cauchemar"
  • Genuine (1920)

    44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Robert Wiene avec Fern Andra, Ernst Gronau et Harald Paulsen

    "Les décors se caractérisent par le chaos avec des formes torturées, des perspectives brisées, des lignes obliques niant l'espace géométrique. L'éclairage est « arbitraire » et vraiment inquiétant. L'image opère une forte accentuation du contraste entre noir et blanc. Les acteurs alternent des mouvements saccadés « cassant » la forme humaine pour les conformer au décor. Leur jeu est basé sur l'intériorisation"
  • Raskolnikov (1923)

    2 h 15 min. Sortie : . Drame.

    Film de Robert Wiene avec Gregori Chmara, Elisabeta Skulskaja, Alla Tarasova

    "Les influences du nihilisme russe se mêlent à celles du romantisme allemand que le cinéma de la Weimar continuait à cultiver."
  • Bande-annonce

    Le Cabinet des figures de cire (1924)

    Das Wachsfigurenkabinett

    1 h 24 min. Sortie : . Muet, sketches et fantastique.

    Film de Paul Leni et Leo Birinsky avec Werner Krauss, Olga von Belajeff, John Gottowt

    "A la demande de son directeur et inspiré par sa fille d'une grande beauté, un poète invente les histoires de trois personnages d'un musée de cire : la première met en scène le sultan Haroun-El-Rashid, aux prises avec un boulanger dont il convoite la fille, la seconde le tsar Yvan le Terrible se délectant des supplices qu'il inflige et kidnappant la fille de son apothicaire. Le troisième épisode, à l'inverse des deux autres qui sont simplement intercalés dans le récit, constitue l'action principale : le cauchemar du jeune poète qui s'endort au lieu d'écrire la troisième histoire dans laquelle apparaît Jack l'Eventreur."
  • La Chatte des montagnes (1921)

    Die Bergkatze

    1 h 29 min. Sortie : . Muet et comédie dramatique.

    Film de Ernst Lubitsch avec Pola Negri, Victor Janson, Paul Heidemann

    "Lubitsch joue beaucoup avec les décors, des décors de poupée assez stylisés et extravagants ; il joue aussi avec la multiplication d’objets ou de personnages. Il utilise de façon importante des caches (en rond, en zigzag,…) pour se libérer du cadre carré et l’inventivité est quasi permanente."
  • Bande-annonce

    Le Golem (1920)

    Der Golem

    1 h 26 min. Sortie : . Muet et comédie dramatique.

    Film de Paul Wegener et Carl Boese avec Ernst Deutsch, Hans Sturm, Paul Wegener

    "Le Golem est avec Le cabinet du docteur Caligari (Robert Wiene, 1920) l'un des rares films à posséder les caractéristiques esthétiques majeures de l'expressionnisme en peinture que sont la déformation de la ligne et des couleurs au profit d'une affirmation exacerbée du sentiment de l'artiste."
  • La Rue (1923)

    Die Strasse

    1 h 15 min. Sortie : . Muet et drame.

    Film de Karl Grune

    "Karl Grune dans La Rue en 1923 va jouer sur la dialectique du voyeurisme coupable et de l'exhibitionnisme réprimé. Un homme, dominé par sa femme, est attiré vers le monde extérieur par les ombres projetées des lumières de la ville sur le plafond de sa chambre. Il s'y en échappe et tombe dans « les griffes » d'une prostituée dont le souteneur l'accuse d'un faux crime. Libéré, il réintègre, désabusé, le domicile conjugal qu'il trouvait étouffant. On retrouve les thèmes de la tentation, de la déchéance morale, la grande partie du drame se joue à travers les métaphores de la vue avec un plan sur la prostituée clignant de l'œil, un enseigne d'opticien qui s'allume soudainement « comme pour se moquer de la curiosité du héros », une petite fille guide un vieillard aveugle tout en se donnant en spectacle pour attirer la police sur les lieux du crime. Le spectateur voit la prostituée se transformait en tête de mort quand un homme de la campagne exhibe un gros portefeuille, le héros lui regardant la caméra ne la voit pas."
  • Bande-annonce

    Le Docteur Mabuse (1922)

    Dr. Mabuse, der Spieler

    4 h 57 min. Sortie : . Drame, policier et muet.

    Film de Fritz Lang avec Rudolf Klein-Rogge, Aud Egede-Nissen, Gertrude Welcker

    "c'est tout un arsenal d'écrans de télévisions, de moniteurs vidéo, et d'autres engins de surveillance encore plus diaboliques installés à l'hôtel Luxon, site hérité de la terreur nazie par la guerre froide, qui permet à Lang d'évoquer l'idée d'un monde miroir où la vue n'est pas seulement le sens le plus facile à tromper, mais aussi le plus facile à séduire "
  • Bande-annonce

    Faust (1926)

    Faust: Eine deutsche Volkssage

    1 h 56 min. Sortie : . Muet, drame et fantasy.

    Film de Friedrich Wilhelm Murnau avec Gösta Ekman, Emil Jannings, Camilla Horn

    "Dans Faust de Murnau, la caméra survole forêts, lacs, rivières et montagnes. Dans les airs avec Méphisto, Faust rencontre un vol d'oiseaux décharnés?"
  • Bande-annonce

    L'Aurore (1927)

    Sunrise: A Song of Two Humans

    1 h 34 min. Sortie : . Drame, romance et muet.

    Film de Friedrich Wilhelm Murnau avec George O'Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingston

    "Dans L'Aurore, le lac est envahi par un brouillard persistant, devenant l'endroit idéal pour noyer sa femme."
  • Le Dernier des hommes (1924)

    Der Letzte Mann

    1 h 27 min. Sortie : . Muet et drame.

    Film de Friedrich Wilhelm Murnau avec Emil Jannings, Maly Delschaft, Max Hiller

    "L'expressionnisme ne voit plus, il a des « visions ». Les bâtiments n'existent pas, seul existe la vision intérieure qu'ils provoquent
    Dans Le dernier des hommes, on retrouve un intérieur suffocant avec les reflets d'objets brillants dans la vapeur sur les glaces des lavabos."
  • Les Nibelungen (1924)

    Die Nibelungen

    4 h 53 min. Sortie : . Muet, fantasy, drame et aventure.

    Film de Fritz Lang avec Hanna Ralph, Hans Adalbert Schlettow, Paul Richter

    "Les expressionnistes voulaient se détacher de la nature et s'efforcer de dégager « l'expression la plus expressive » d'un objet.
    Dans Les Nibelungen, un arbre se change en tête de mort, les paysages sont dominés par la brume, « l'énigmatique » clair-obscur, le Walhala, symbole de l'effrayante solitude, est envahi d'une grisaille où règnent des héros réfractaires et des dieux ennemis. » Walther Ruttmann illustre le cauchemar prémonitoire de Kriemhild par une colombe attaquée par deux aigles."
  • Bande-annonce

    Metropolis (1927)

    2 h 25 min. Sortie : . Muet, drame et science-fiction.

    Film de Fritz Lang avec Alfred Abel, Gustav Fröhlich, Rudolf Klein-Rogge

    "Edschmidt, romancier allemand, disait que « l'homme expressionniste est à tel point l'être absolu, originel, il est capable de tant de grands sentiments directs qu'il semble « porter son coeur peint sur sa poitrine »
    Dans Metropolis, Rudolf Klein-Rogge « gesticule d'une façon saccadée, comme un pantin », Brigitte Helm a des mouvements brusques pour exprimer la douleur ou la frayeur de la vraie Maria. Les visages des ouvriers sont déformés, privés d'expression naturelle."
  • Bande-annonce

    Nosferatu le vampire (1922)

    Nosferatu, eine Symphonie des Grauens

    1 h 22 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et muet.

    Film de Friedrich Wilhelm Murnau avec Max Schreck, Gustav von Wangenheim, Greta Schröder

    "Dans Nosferatu, on retrouve plusieurs narrateurs, le spectateur au lieu de se sentir menacer par le pouvoir tyrannique de Nosferatu se sent en réalité menacé par l'absence de « voix de la vérité » qui découle de la multiplication de narrateurs non dignes de confiance. Le spectateur se sent menacé par ce manque de contrôle. Le procédé qui permet d'introduire ces nouvelles incertitudes est sans doute aussi le trait narratif le plus remarquable des films de Weimar : le récit emboîté ou encadré. Le mot « cadre » pourrait suggérer une manière de contenir les excès mais dans la réalité son utilisation n'a fait que compliquer les choses."
  • Bande-annonce

    M le maudit (1931)

    M

    1 h 57 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Fritz Lang avec Peter Lorre, Ellen Widmann, Inge Landgut

    "L'escalier représente le Werden ( le Devenir ) . On peut facilement user du clair-obscur à cet endroit
    M le maudit est jeté en bas des escaliers pour être jugé par les malfrats, « la déchéance »!"
  • Bande-annonce

    L'Ange bleu (1930)

    Der Blaue Engel

    1 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Josef von Sternberg avec Emil Jannings, Marlene Dietrich, Kurt Gerron

    "La rue est le lieu de toutes les tentations, de toutes les embûches, de tous les drames.
    On retrouve dans la rue : des endroits déserts, des réverbères, la pluie sur l'asphalte, des fenêtres éclairées des maisons. Elle représente l'opposé de leur pauvre vie.
    Dans L'Ange bleu, le professeur Immanuel Rath devient un clown tragique en s'élançant dans de sombres ruelles"
  • La Découverte d'un secret (1921)

    Schloß Vogelöd

    1 h 15 min. Sortie : . Policier, drame, Épouvante-horreur et muet.

    Film de Friedrich Wilhelm Murnau avec Arnold Korff, Lulu Kyser-Korff, Lothar Mehnert

    "Murnau réalise une œuvre de fort belle facture sur le plan esthétique. On admirera ainsi l’alternance toujours signifiante entre le jour et la nuit (durant laquelle les éclairages expressionnistes ne sont utilisés qu’avec parcimonie mais toujours à bon escient) qui reviendra dans nombre de ses films ultérieurs ou encore les rares mais très beaux plans de nature. Quelques moments – les passages de porte ; la traversée d’un torrent par une calèche ; la baronne Safferstaett (Olga Tschekowa) caressant des fleurs comme Ellen (Greta Schröder) au début de Nosferatu, une symphonie de l’horreur"
  • Fantôme (1922)

    Phantom

    2 h 05 min. Sortie : . Drame et muet.

    Film de Friedrich-Wilhelm Murnau avec Alfred Abel, Frida Richard, Aud Egede-Nissen

    "on y trouve des moments de fantastique «décoratif» à la manière expressionniste : les pointes des toits s’inclinant sur l’acteur Alfred Abel fuyant dans les rues sous leur menace, la table du couple Alfred Abel-Lya de Putti s’affaissant brusquement dans les profondeurs de la terre, ou bien encore ce plan nocturne – les scènes de nuit furent véritablement tournées la nuit – de la rencontre entre la sœur de Abel et un ivrogne titubant sous les réverbères. Sans oublier non plus quelques touches expressionnistes plus discrètes : le physique inquiétant, lunaire, drogué, du frère de Lorenz, au corps et au visage presque caligaresques, les visions fugitives de Lorenz qui le surprennent en privé comme en public. Visions typiques de cette «réalité endormie», de ce «demi-sommeil» que Murnau voulait expressément mettre en scène"
  • Le Montreur d'ombres (1923)

    Schatten - Eine nächtliche Halluzination

    1 h 30 min. Sortie : . Drame, fantastique, Épouvante-horreur, romance et muet.

    Film de Arthur Robison avec Alexander Granach, Max Gülstorff, Lilli Herder

    "Ce film fut une remarquable réussite. Sa direction purement psychologique, la coïncidence entre son temps de projection et son action, son ensemble intime ouvraient des perspectives nouvelles au cinéma. Ce fut un rare exemple de complète unité de lieu filmique. La continuité du thème, le passage homogène d'une séquence à l'autre, l'affermissement graduel des pensées et des caractères, tout cela se déroulait dans une atmosphère romantique, fantastique, tragique'
  • Bande-annonce

    Le Testament du docteur Mabuse (1933)

    Das Testament des Dr. Mabuse

    2 h 02 min. Sortie : . Policier et fantastique.

    Film de Fritz Lang avec Rudolf Klein-Rogge, Gustav Diessl, Rudolf Schündler

    "Ce film illustre toutes les qualités de Fritz Lang. Remarquable directeur d'acteurs, il sait à merveille utiliser le cadre et l'éclairage, il utilise des trucages particulièrement étonnants, surtout si on songe à la date de la réalisation du film 1932. Le cinéma parlant venait de naître et pourtant Lang exploite à merveille les possibilités du rapport du son et de l'image en particulier dans le traitement de la voix."
  • Les Mains d'Orlac (1924)

    Orlacs Hände

    1 h 39 min. Sortie : . Muet et Épouvante-horreur.

    Film de Robert Wiene avec Conrad Veidt, Alexandra Sorina, Fritz Kortner

    "Le regard de fou qu'Orlac, alias Conrad Veidt, jette sur ses mains criminelles est un des points d'orgue du septième art. Tel un mauvais rêve, l'«Orlac look» reviendra hanter le cinéma tout au long du siècle. "
  • Bande-annonce

    L'Homme qui rit (1928)

    The Man Who Laughs

    1 h 56 min. Sortie : . Muet et drame.

    Film de Paul Leni avec Mary Philbin, Conrad Veidt, Julius Molnar

    "Le film débute par une séquence ajoutée au roman de Hugo, qui constitue une sorte de genèse explicative des malheurs de Gwynplaine. On y voit en effet le roi Jacques II et son bouffon Barkilphedro apprendre à lord Clancharlie père, revenu d’exil pour retrouver son enfant, que celui-ci a été livré aux comprachicos qui l’ont défiguré en fendant sa bouche en un rire permanent. Le lord est condamné à mourir par le supplice de la “Dame de fer”, sorte de sarcophage intérieurement hérissé de pointes dans lequel le condamné est enfermé vivant
  • Manon Lescaut (1926)

    1 h 39 min. Sortie : . Drame et muet.

    Film de Arthur Robison avec Lya de Putti, Vladimir Gajdarov, Eduard Rothauser

    "La belle et capricieuse Manon Lescaut est conduite par ses tantes dans un couvent, car celles-ci espèrent que la vie cloîtrée apaisera le tempérament ardent de leur nièce. Mais Manon ne pense qu'à s'échapper, et lors d'une halte à Amiens elle se confie au riche marquis de Bli, qui lui promet de l'attendre à minuit avec sa voiture, afin de l'emmener à Paris. Hors Manon n'en fait qu'à sa tête et disparaît en compagnie d'un jeune homme rencontré dans l'auberge, le chevalier Des Grieux..."
  • La Chronique de Grieshuus (1925)

    Zur Chronik von Grieshuus

    1 h 50 min. Sortie : .

    Film de Arthur von Gerlach

  • Torgus (1921)

    1 h 04 min. Sortie : .

    Film de Hanns Kobe