Confiné entre le sabre et l'épée (2020)

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264 films

par Psycox

Elle a débuté sur des films de Wu Xia Pian, elle se termine en Chanbara... mon année visionnage 2020 !

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    Antiporno (2016)

    Anchiporuno

    1 h 16 min. Sortie : . Drame et Érotique.

    Film de Sion Sono avec Ami Tomite, Mariko Tsutsui, Fujiko

    01/01

    C'est plein de rage que Sono attaque le sujet de la sexualité féminine dans ce très excentrique et expérimental "Antiporno". Masquant l'horreur du propos derrière un enrobage visuel ultra bariolé faussement gai, Sono met en image la lutte introspective d'une femme face à ses démons et son mal-être sexuel. Malgré toute cette rage qui émane du film, la tristesse reste l'émotion principale véhiculée par le récit. On retrouve ici le côté désespéré et la solitude du protagoniste que nous avions déjà pu découvrir dans l'excellent "Himizu", "Antiporno" reprenant également l'image symbolique du personnage peinturluré - littéralement - qui profite de ce masque éphémère pour laisser exploser ses émotions afin de ne pas se laisser dévorer par celles-ci. Si "Hiso Hiso Boshi" était jusqu'alors sa plus belle photographie, "Antiporno" se place désormais comme son plus sérieux concurrent, proposant une myriade de plans surréalistes mais plus magnifiques les uns que les autres.
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    Vampires en toute intimité (2014)

    What We Do in the Shadows

    1 h 26 min. Sortie : . Comédie et Épouvante-horreur.

    Film de Jemaine Clement et Taika Waititi avec Taika Waititi, Jemaine Clement, Jonny Brugh

    02/01

    Le documenteur est un style de film rare mais qui, bien réalisé, offre de vrais bons moments aux spectateurs. "Vampires en toute intimité" se range instantanément dans la catégorie des faux-documentaires réussis, aux côtés de films comme le cynique "C'est arrivé près de chez vous" ou encore l'horrible "Suède, enfer et paradis". Extrêmement créative, l'oeuvre utilise parfaitement les codes du vampirisme pour créer des situations amusantes en détournant le quotidien d'une bande de potes vampires vivant en collocation à notre époque. De nombreux gags ou détails m'ont fait sincèrement rire, aidés bien souvent par quelques effets spéciaux surprenants et tout autant inventifs. Pour éviter de divulgacher, je pense en particulier à l'impossibilité de se voir dans un miroir, qui devient un problème pour s'apprêter avant d'aller chasser des proies humaines en boîte de nuit par exemple... Ou encore le "pote humain" un peu nul en apparence qui finit par obtenir les faveurs de tous. L'humour est toujours bien amené, jamais poussif, la quasi totalité des blagues fait mouche, bref ça regorge d'idées trop cool donc foncez si vous ne l'avez pas vu ! Je terminerai juste en disant que j'ai adoré le côté naze des loup-garous, menés par Jean-Loup himself, chef de meute voulant participer à une meilleure acceptation et insertion en société de sa bande.
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    Possession (1981)

    2 h 04 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Andrzej Zulawski avec Isabelle Adjani, Sam Neill, Margit Carstensen

    03/01

    "Possession" relève bien plus de l'expérience éprouvante que d'une narration classique... Rares sont les films aussi profondément maléfique que ce dernier. A mesure que la folie s'empare des personnages, le spectateur se retrouve lui aussi plongé dans un sentiment étrange entre incompréhension, malaise et fascination. Le jeu d'acteur particulier ainsi que le côté très nébuleux de certains passages peuvent cependant perdre par instant. Reste qu'il s'agit là d'une proposition originale et marquante, aussi bien psychologiquement que visuellement, avec des scènes particulièrement traumatisantes. En tant que fan de monstres et créatures étranges, j'étais ravi de voir à quel point l'entité démoniaque de ce film est effrayante et bien foutue. Note provisoire, il mérite d'être digéré pour en donner un avis fini. Revoir Adjani jeune m'a rappelé à quel point la chirurgie esthétique est rarement une bonne idée...
  • Le Moine d'acier (1977)

    Sam Dak woh seung yi Chung Mai Luk

    1 h 33 min. Sortie : . Action et comédie.

    Film de Sammo Hung et Lee Jeong-ho avec Sammo Hung, Chen Sing, James Tin Chuen

    04/01

    "Le moine d'acier", premier film de Sammo Hung, premier grand succès. Tout son cinéma est condensé dans ce film. Le ton est tantôt léger, tantôt grave, le film étant capable de changer d'une scène à l'autre entre un gag potache propre au cinéma hongkongais de l'époque et une séquence de viol ultra explicite et particulièrement violente. Les héros se placent comme de véritables justiciers, mauvais moines certes mais humains exemplaires qui n'hésitent pas à se battre pour défendre leur peuple face à la menace Mandchou. Bien qu'encore aux balbutiements de l'oeuvre de Sammo Hung, les chorégraphies sont vraiment époustouflantes et ce dès la scène d'introduction qui - une fois de plus - annonce la couleur quant à la qualité des combats à venir. J'ai particulièrement apprécié la baston finale en deux contre deux, où on change d'adversaire au détour d'une esquive de manière parfaitement fluide sans briser le rythme du combat: délicieusement jouissif une fois de plus. Une note sans doute généreuse si on remet "Le moine d'acier" en perspective avec les autres films de l'époque mais qui témoigne du sincère bon moment que j'ai passé devant.
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    First Love, le dernier Yakuza (2020)

    Hatsukoi

    1 h 48 min. Sortie : . Comédie, gangster et romance.

    Film de Takashi Miike avec Masataka Kubota, Sakurako Konishi, Nao Ômori

    04/01

    Takeshi Miike est un des rares réalisateurs japonais dont je n'attends pas vraiment les sorties avec impatience. Son cinéma, bien souvent foutraque, n'arrive que rarement à me séduire. Je pourrais même dire qu'hormis le surprenant "Audition", aucun film ne m'avait plu à ce jour. Mais voilà qu'arrive "First Love" et sa bande annonce aguicheuse, avec d'excellents retours de mes éclaireurs... Fan de cinéma japonais oblige, je tente ma chance. J'ai été récompensé. Enfin Miike décide de ne pas expérimenter à la fois dans le fond et la forme en même temps. Le film suit un schéma narratif bien plus sage, classique et stable qu'à l'accoutumée... Mais sans pour autant négliger la folie et la violence jouissive et gratuite qui fait sa patte. "First Love" est drôle, de part les interprétations des acteurs et le côté gore/violent totalement décomplexé qu'il assume à fond et jusqu'au bout. On s'attache aux personnages, l'histoire reste cohérente et prenante, et globalement il y a des tas d'idées sympa de twists et de mise en scène qui fonctionnent parfaitement. Un pur divertissement de qualité, certes moins marquant que d'autres cinéastes japonais selon moi mais ça fait vraiment plaisir de voir que Miike part enfin dans une direction encourageante !
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    Le Lac aux oies sauvages (2019)

    Nanfang chezhan de juhuì

    1 h 53 min. Sortie : . Thriller, drame et film noir.

    Film de Diao Yi'nan avec Hu Ge, Liao Fan, Gwei Lun-mei

    04/01

    Je suis habituellement très friand de ce genre de cinéma poseur chinois... Mais trop c'est trop. J'avais beaucoup aimé "Black Coal" et sa part de mystère, se déroulant dans un milieu sale et quasiment exclusivement de nuit. Ici la formule est la même, mais le film traîne énormément pour au final ne raconter que très peu de choses. On ne peut cependant pas lui enlever sa photographie magnifique, ses brillantes idées de mise en scène et ses accès de violence crue inattendus mais bigrement efficaces. Je pense sincèrement que sans le ventre mou de près de 30min au milieu de l'oeuvre, il aurait gagné en pertinence et m'aurait totalement séduit. Au lieu de ça, j'ai fait quelque-chose que je ne fais jamais d'habitude... j'ai regardé l'heure pendant la séance... c'est jamais bon signe quand tu en arrives là. Dommage, un gros potentiel gâché selon moi, il ne manque pas grand chose !
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    Aliens : Le Retour (1986)

    Aliens

    2 h 17 min. Sortie : . Action, science-fiction et Épouvante-horreur.

    Film de James Cameron avec Sigourney Weaver, Carrie Henn, Michael Biehn

    05/01

    Revisionnage, +1 +reco

    La planète des Xenomorphes me rappelle ma Lorraine natale. C'est tout aussi beau en terme de paysage, les complexes militaires-scientifiques sont justes remplacés par des usines désaffectées qui datent de l'âge d'or de la sidérurgie industrielle, et on a globalement la même météo: gris quand il fait pas trop moche, pluie le reste du temps. Cela dit, hormis quelques renards et autres oiseaux, la faune est un poil moins létale. "Aliens" c'était le film de la saga qu'il fallait absolument revoir, réévaluer l'opus qui méritait plus qu'un pauvre 7. Je ne suis pas le plus grand fan de Cameron, mais il faut reconnaître que ce mec sait faire du grandiose. En terme de SF d'action, "Aliens" est définitivement un des plus grands chef d'oeuvre du genre. Mon principal reproche serait plutôt au niveau des personnages secondaires, même chose que pour "Abyss", je les trouve assez mal écrits hors protagonistes si bien qu'ils font plus décors que réellement personnages utiles à l'histoire. Pour n'en citer que deux, je pense à la pseudo Michelle Rodriguez avant l'heure ou encore le méchant cliché qui sert ses propres intérêts avant la survie de ses congénères. Ripley reste et restera sans doute à jamais le personnage féminin badass le plus cool de tous les temps, ses scènes de bravoures et son segment final avec son lance-flamme/mitraillette homemade sont purement anthologiques. C'est clairement jouissif et généreux, d'autant plus que j'ai pu le découvrir en director's cut, et qu'on a le droit à 2h30 bien remplies devant lesquelles on ne s'ennuie jamais. Pour résumer, je préfère le côté film à ambiance, huit-clos horrifique absolument magnifique visuellement parlant et plus subtil de manière générale qu'est le premier volet de Scott, mais je reconnais ENFIN que "Aliens" est un très grand film !
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    Exilé (2006)

    Fong juk

    1 h 40 min. Sortie : . Film noir, gangster, action, thriller et policier.

    Film de Johnnie To et Law Wing-cheong avec Anthony Wong Chau-sang, Francis Ng, Simon Yam

    06/01

    "Exiled" est sans conteste le film le plus abouti de Johnnie To que j'ai vu à ce jour. Une sorte de version évoluée de "The Mission" sorti 7 ans plus tôt. Version évoluée aussi bien sur le plan formel, que sur le fond ou encore la photographie. Le film se place comme un nouveau genre de buddy movie, toujours très sérieux et sans bromance à la Woo. Le ton est grave, mais jamais les valeurs humaines et le code d'honneur ne sont transgressés. To joue une fois de plus sur l'économie des mots se basant quasiment exclusivement sur la mise en scène, sa science du plan chirurgicale et la synergie entre ses acteurs. Classe est une fois encore le premier mot qui me vient en tête. Les scènes d'actions sont parfaites, utilisant l'environnement et les décors pour donner naissance à un véritable ballet unique et magnifique à chaque fois. En témoigne l'iconique scène des draps dans la clinique clandestine au milieu du film, où les personnages se battent au milieu d'étoffes virevoltant au rythme des balles. L'action est beaucoup plus statique et propre que dans la plupart des films du genre, la détermination du tireur semblant prédominer sur tout le reste. Cela lui confère presque des pouvoir, lui permettant de s'exposer sans sourciller face aux feux ennemis. L'impression qui se dégage de ce choix est que les protagonistes sont les seuls maîtres de leur destin, leur volonté pouvant les laisser choisir quand se retirer... mais jamais avant d'avoir atteint leur but initial. La notion de hasard est également mise en avant dans le film. A plusieurs moments, n'ayant plus rien à perdre, les protagonistes laissent un pile ou face décider de leur choix, on se doute bien cependant que malgré tout une seule destinée les attend à la fin. Si le film est très réalistes sur bien des aspects, il incorpore subtilement de petites touches surréalistes par moment qui donnent un style sans entacher la qualité et l'immersion proposée par le récit. Comme énoncé plus tôt, la photographie est sublime, alliant format cinémascope, lumières tamisées et tons jaunes et ocres pour un plus bel effet. To met un point d'orgue sur le fait de mettre en valeur ses personnages à chaque instant, jouant sur les perspectives et la profondeur de champ pour composer des plans iconiques durant la totalité de l'oeuvre ou presque. Enfin, on appréciera également sa transition en mode "eastern" durant sa seconde moitié.
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    Mother (2009)

    Madeo

    2 h 08 min. Sortie : . Policier, drame, thriller et film noir.

    Film de Bong Joon-ho avec Kim Hye-ja, Won Bin, Jin Goo

    08/01

    Revisionnage, note inchangée.

    Commentaire rapide car je l'ai vu il y a quelques jours et je ne suis pas chez moi cette semaine, mais pour résumer: tout aussi bon que dans mes souvenirs. Ce film est horrible. On se sent sale, impuissant, triste, face à cette mère désespérée qui tente de faire ce qui lui semble le meilleur pour son fils. Beaucoup de similitudes avec "Memories of Murder" que ce soit le cadre, petit village reclus sur lui-même; les personnages, flics dépassés, personnage central handicapé accusé d'office, etc.. ; le déroulement du récit, avec cette enquête qui piétine et nous tiens en haleine jusqu'au bout. A la nuance près que cette fois nous aurons des réponses, mais elles ne nous feront pas forcément plaisir... Le film est sublimé par la bouleversante performance de l'actrice principale qui arrive à nous transmettre toute la détresse et la souffrance de son personnage. Expérience éprouvante immanquable qui ne laisse clairement ni indifférent, ni réellement indemne.
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    Love on Delivery (1994)

    Po Huai Zhi Wang

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Lee Lik-Chi, Stephen Chow et Ching Siu-Tung avec Stephen Chow, Ng Man-Tat, Christy Chung

    10/01

    Même si il faut reconnaître que ce n'est jamais très intellectuel, j'aime bien le cinéma de Stephen Chow. L'humour est débile mais les petites touches de sur-exagération sont toujours les bienvenues. Y'a toujours ce côté ultra jouissif de voir des coups de poing qui font valdinguer des types à 10m de haut, qui brisent des murs en briques ou génèrent des ondes de choc au contact de la bidoche d'un pauvre gars clairement pas au niveau. Au delà de ça, la plus grande réussite de ce "Love on Delivery" réside selon moi dans son protagoniste très attachant. Looser complet mais foncièrement bon et bienveillant qui n'hésite pas à se sacrifier pour les autres, toujours avec le sourire. Le ton reste très léger, une comédie sans réellement de fond dont on devine les tenants et aboutissants dès le générique mais qui offre cependant un divertissement sans prise de tête qui donne le sourire. Je me suis bien plus maré devant "Crazy Kung-Fu", mais j'aime vraiment bien ce film !
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    La Rage du tigre (1971)

    Xin du bi dao

    1 h 42 min. Sortie : . Arts martiaux et drame.

    Film de Chang Cheh avec David Chiang, Ti Lung, Li Ching

    11/01

    "La Rage du Tigre", un classique parmi les classiques du Wu Xia Pian signé Shaw brothers sorti en 1971. 1971, soit une décennie avant mes films de sabres préférés ! L'oeuvre pose les bases et délivre un récit épique jonché de personnages plus badass les uns que les autres. Bromance, combat jusqu'à la mort, amputations sauvages et trahisons théâtrales vous attendent et vont vous en mettre plein les mirettes ! Le film est cependant selon moi un peu moins intemporel que ses successeurs, la faute à un jeu d'acteur un peu daté qui me bloque toujours. Après c'est surtout pour chipoter parce qu'en réalité "La Rage du Tigre" mérite bel et bien sa réputation de classique, offrant des scènes de batailles bien rythmées et un combat final plus que mémorable. Un très bon film du genre, à ne manquer sous aucun prétexte si comme moi vous aimez les films de sabres chinois !
  • Le Village des damnés (1995)

    Village of the Damned

    1 h 38 min. Sortie : . Fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de John Carpenter avec Michael Paré, Meredith Salenger, Mark Hamill

    11/01

    John Carpenter est sans doute mon réalisateur non-asiatique préféré. Un style visuel et sonore inimitable, un talent incontestable pour raconter des histoires, une gestion de l'ambiance parfaite: bref, je suis un grand fan. J'ai donc par conséquent dévoré tous ses films les plus réputés, ne me reste donc que les moyens... voir mauvais. "Le village des Damnés" se place dans la première catégorie. Bien que l'adaptation du film originel par Carpenter possède toutes les caractéristiques qui font le charme de son cinéma, je me suis un peu ennuyé devant ce film. Je n'ai pas été autant tenu en haleine et j'ai vite commencé à décrocher à mesure que le récit avançait, même si je dois reconnaître que - ne connaissant pas le matériel de base, une fois encore - j'ai beaucoup aimé le début du film avec la dodo party géante. Un autre point que j'aime particulièrement chez Carpenter et qui m'a déçu cette fois, c'est la fin. Je la trouve bien trop précipitée et décevante quand on la remet en perspective face à des chefs d'oeuvre comme "The Thing", "Halloween" ou encore "Prince of Darkness". C'est assez attendu en plus, j'me doutais que le film se terminerait de cette manière. Enfin les effets visuels sont un peu cheapos et ne rivalisent pas du tout avec le bon vieux latex des années 80. Regardable mais clairement dispensable.
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    La 36ème Chambre de Shaolin (1978)

    Shao Lin san shi liu fang

    1 h 51 min. Sortie : . Arts martiaux.

    Film de Liu Chia-liang avec Gordon Liu, Lo Lieh, Lau Kar-wing

    12/01

    "La 36ème chambre du Shaolin" n'est pas un film d'arts martiaux comme les autres. Le film met l'accent pendant près d'une heure sur la quête d'accomplissement du protagoniste et nous présente les différentes épreuves qui l'attendent afin de devenir un vrai combattant de Shaolin. Les exercices sont variés, tous plus difficiles les uns que les autres, mais surmontable par un esprit déterminé... et accessoirement par un type avec une génétique respectable au départ, parce que si moi j'me lance là dedans demain, je suis pas prêt de sortir. Toujours est-il que le film porte un vrai message de motivation et de dépassement de soi, guidé par des valeurs et la volonté de protéger les siens. Les combats sont particulièrement généreux, rythmés et occupent une par colossale du film. C'est en soi ce point qui les rend impressionnant, car les chorégraphies sont tenues sur la durée sans jamais se répéter ou lasser. L'oeuvre nous délivre une sorte de dépliant de tout l'attirail du moine qui se respecte et le bon usage qu'il faut en faire. Son statut de classique est évident, je le recommande chaudement. Je vais sans doute me mettre l'album du Wu-Tang Clan éponyme pour fêter ce 1600e visionnage de qualité !
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    Serpico (1973)

    2 h 10 min. Sortie : . Biopic, policier et drame.

    Film de Sidney Lumet avec Al Pacino, John Randolph, Jack Kehoe

    13/01

    Alors je vais être exceptionnellement très bref dans mes avis parce que j'ai vu beaucoup de films ces derniers jours entre deux séances d'observations nocturnes, et que je suis encore en train en ce moment ! "Serpico" ça faisait super longtemps que je devais le voir, j'avais hésité à de multiples reprises de le lancer, et c'est enfin fait ! Comme pour "Dog Day Afternoon" j'ai trouvé ça très bien, Pacino est génial, l'histoire est prenante, c'est bien réalisé... mais ça ne m'a pas non plus marqué comme les plus anciens films de Lumet, "Fail-Safe" étant je pense mon film préféré des années 60 tout pays confondus. J'ignorais qu'il s'agissait d'un biopic avant de le lancer, ça rend le tout encore plus intéressant, bien qu'on se doute qu'il y ait des pratiques douteuses dans certains commissariats, je pense qu'à l'image de Serpico j'idéalisais un peu trop la profession. Très bon film, Lumet solide comme d'habitude.
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    District 9 (2009)

    1 h 52 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Neill Blomkamp avec Sharlto Copley, Jason Cope, David James

    13/01

    Alors pour le coup c'est une excellente surprise. On m'avait dit que c'était super, mais je ne m'attendais pas du tout à ça. Le film est très original, aussi bien sur sa forme et que dans sa manière d'appréhender l'invasion extra-terrestre. L'alien n'est plus l'espèce qui vient attaquer la Terre, mais la race en danger qui cherche de l'aide. J'ai beaucoup aimé tout ce concept de ghettos alien où on trafique aussi bien de la pâté pour chat que des cannons à plasma du turfu. C'est rafraîchissant, ça fait plaisir de voir un projet aussi audacieux qui en plus s'avère réussi, j'ai passé un excellent moment devant !
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    Le Septième Sceau (1957)

    Det sjunde inseglet

    1 h 36 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Ingmar Bergman avec Max von Sydow, Gunnar Björnstrand, Bengt Ekerot

    13/01

    Bergman a un style reconnaissable dès le premier coup d'oeil. J'adore ses ambiances, son noir et blanc saturé, ses dialogues aux envolées lyriques... bref je suis plutôt client. Ce n'est pas pour faire une blague de mauvais goût, mais la Mort rôde réellement autour de ce film et de ses personnages. Elle est au centre de tous les débats, omniprésente et cruelle. Sa personnification est très jolie, sobre mais classe, pour un plus bel effet. On se perd un peu dans la narration au début, mais tout devient plus clair quand les personnages se réunissent, scellant ainsi un funeste destin commun. Reste cependant que le film m'a nettement moins séduit que je l'espérais, loin derrière "L'Heure du Loup" ou "Persona" pour citer les films de la même époque. Il me reste encore énormément de films à découvrir chez Bergman, mais pour le moment j'ai tout aimé !
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    Casablanca (1942)

    1 h 42 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid

    14/01

    Excellent. Malgré les nombreux conseils et recommandations, je mets toujours du temps avant de me lancer dans les films des années 40, le style de l'époque me faisant moins rêver... même si parfois (souvent) le jeu en vaut clairement la chandelle ! Un triangle amoureux en pleine seconde guerre mondiale, dans la ville de Casablanca au Maroc. Le film se déroule très majoritairement en huit-clos dans le bar classieux de Rick - Humphrey Bogart - patron cynique en apparence qui cache en réalité une profonde empathie pour ses prochains. J'ai trouvé ce personnage vraiment excellent, il inspire une classe et un charisme instantané et naturel, avec des répliques vraiment cinglantes qui restent en tête. J'ai aimé également l'ambiguïté quand aux positions politiques de certains personnages, rendant le récit prenant, ne sachant pas vraiment qui va finir par aider ou entraver la quête des protagonistes. Ingrid Bergman est magnifique, très grande actrice qui crève l'écran une fois encore. J'irai voir ce que donne les autres films de Michael Curtiz, c'est promis !
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    Detective Dee : Le Mystère de la flamme fantôme (2010)

    Di Renjie: Tong tian di guo

    2 h 02 min. Sortie : . Arts martiaux, policier, fantastique et action.

    Film de Tsui Hark avec Andy Lau, Li Bingbing, Tony Leung Ka-fai

    14/01

    Mes craintes se sont confirmées. A trop vouloir faire du spectaculaire, Hark se parodie lui-même. Le film part dans tous les sens, proposant une histoire décousue et trop complexe pour rien, basée au final uniquement sur quelques twists un peu décevants et sans grand intérêt. Le numérique est vraiment sur-exploité, rendant la plupart des effets visuels - notamment ceux liés au feu - vraiment moches. De même pour les paysages à grande échelle, dont on se rend instantanément compte qu'ils sont factices au premier coup d'oeil. Je ne me retrouve pas du tout là dedans, je ne retrouve pas ce qui faisait le charme du cinéma de Hark. Même les chorégraphies sont moins spectaculaires, usant du numérique une fois de plus au lieu des talents physiques des acteurs. Ce n'est pas non plus une purge, mais ça reste selon moi un film moyen, extrêmement décevant quand on voit ce qu'était le cinéma de Hark 20 ou 30 ans plus tôt.
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    Full Contact (1992)

    Haap dou Ko Fei

    1 h 36 min. Sortie : . Action et drame.

    Film de Ringo Lam avec Chow Yun-fat, Simon Yam, Anthony Wong Chau-sang

    14/01

    Archétype. "Full Contact" c'est le bon film d'action hongkongais type. Héros badass certes truant mais aux valeurs chevaleresques, bromances et désillusions, gunfights violents, méchants excentriques très méchants parce que c'est des méchants, etc... Tout y est, tout est cool, tout fonctionne. Chow Yun-Fat reste et restera la référence en la matière, parfait pour ces rôles de surhommes cools n'ayant peur de rien ni personne. Le cinéma de Ringo Lam a un côté décomplexé et assez extrême que j'apprécie. Le personnage de Simon Yam est assez sympa également, un peu en mode Seigneur Humungus version "propre sur lui". Pas grand chose d'autre à dire, il fait parti des bons films d'action hongkongais des années 80-90 qui vaut le coup d'oeil si le genre vous plaît, il reste dispensable sinon.
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    Jin-Roh - La Brigade des loups (1999)

    Jin-Rô

    1 h 42 min. Sortie : . Animation, drame, science-fiction et thriller.

    Long-métrage d'animation de Hiroyuki Okiura avec Yoshikazu Fujiki, Sumi Mutoh, Hiroyuki Kinosha

    15/01

    L'animation japonaise explicitement dédiée aux adultes est jonchée de pépites plus ou moins connues. Celle qui nous intéresse ici, "Jin-Roh, la brigade des loups" est peut-être moins connue que d'autres mais mérite tout autant d'être vue. Style à la Oshii - qui bosse sur le projet en tant que scénariste et pas réalisateur cette fois - très triste et sombre, sur fond de guerre civile, où éclatent des luttes meurtrières entre supers soldats entraînés à la solde de l'état et milices extrêmes vivant dans les égouts prêts à tout pour la cause. Politique, fortement basé sur les dialogues, le film demande un plus grand investissement au spectateur, qui sera amené à se questionner sur les choix moraux des différents personnages à mesure que le récit avance et que les révélations s'enchaînent. Pour ce qui est de l'animation et du dessin en eux-mêmes, c'est juste magnifique. Une fois encore, l'ambiance est très austère, profondément triste et pessimiste, tantôt chaotique avec la révolution, calme avec Fuse ce protagoniste quasi mutique, le tout avec une palette de couleur restreinte dans les tons froids, gris et bruns principalement. Mais là où le travail est particulièrement bluffant, c'est sur la lumière et la construction des plans. On a parfois tendance à ne pas juger un film d'animation là dessus, sous le prétexte débile que c'est pas "un vrai film", mais ici on a bien une fois de plus une vraie oeuvre de cinéma où les plans sont toujours habillement pensés, composés et seulement ensuite animés. L'oeuvre se compose principalement de clair-obscurs fantastiques, se déroulant majoritairement dans des lieux peu éclairés comme les sous-terrains ou carrément de nuit. Tout se veut dans un style très réaliste, aussi bien dans le chara-design que dans les blessures et les impacts de balle, rendant le tout très percutant. C'est donc un grand oui pour ce film qui rejoint directement la liste des classiques à ne pas manquer dans l'animation japonaise !
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    Le Marin des mers de Chine (1983)

    'A' gai wak

    1 h 45 min. Sortie : . Action, comédie et arts martiaux.

    Film de Jackie Chan avec Jackie Chan, Sammo Hung, Yuen Biao

    19/01

    "Le Marin des Mers de Chine" est un véritable trésor. Jouissif, toujours efficace, avec une brochette de stars du milieu particulièrement savoureuse, des chorégraphies au poil et une mise en scène superbe, je ne peux que m'avouer vaincu. Jackie Chan est un acrobate hors pair. Tout ce qu'on pourrait perdre en arts martiaux purs est converti en cabrioles plus folles et impressionnantes les unes que les autres. Le film m'a fait penser à plusieurs moments à du muet à la Chaplin ou Keaton, avec de vraies cascades qui s'enchaînent sur un rythme effréné, subtilement parsemées de gags sympathiques sans que cela n'empiète sur la qualité de l'action. Au contraire : moi qui ne suis habituellement pas fan des touches humoristiques, je dois reconnaître qu'ici elles se fondent parfaitement dans l'oeuvre au point d'alimenter et générer une part non-négligeable des idées de mise en scène. Toutes ses qualités sont condensées et se retrouvent dans cette longue scène de course-poursuite avec la police vers le milieu de l'oeuvre qui se termine par une chute du haut d'un clocher. Ce n'est pas la première fois que je me fais cette réflexion en voyant Jackie Chan jouer ou réaliser, mais je suis bluffé par la fluidité des chorégraphies et surtout l'utilisation parfaite des accessoires et décors pour enrichir l'action. Cela créé des situations assez uniques, comme notamment se combat à & avec un vélo dans une petite ruelle. Pour ne rien gâcher, le trio made in Seven Little Fortunes, Jackie Chan, Sammo Hung et Yuen Biao jouent avec une vraie complicité qui donne un vrai charme à l'oeuvre... en plus de jouir du talent individuel de chacun en terme de combat pur. De plus, le personnage de Sammo Hung est sincèrement drôle et participe grandement à la réussite de l'humour dans ce film. Rien à dire, un excellent film qui se retrouve directement catapulté parmi mes meilleurs films d'arts martiaux hongkongais.
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    Séjour dans les monts Fuchun (2020)

    Chun jiang shui nuan

    2 h 30 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Gu Xiaogang avec Zhenyang Dong, Hongjun Du, Wei Mu

    20/01

    Fresque familiale sur fond de modernisation d'un pays qui commence à assumer de plus en plus son statut de puissance mondiale, quittant fatalement son côté traditionnel au dépend de la nouveauté, "Séjour dans les monts Fuchun" est un petit film simple et sincère qui dépeint avec délicatesse la vie pas forcément facile d'une fratrie de 4 frères confrontée à la sénilité naissante de leur mère. Entre problèmes personnels de chacun et soucis familiaux communs, tous se serrent les coudes à leur façon et avancent malgré les difficultés de leurs modestes vies et l'argent qui globalement tend à manquer. Le film jouit d'un cadre somptueux, se déroulant dans les régions montagneuses de Hangzhou sans jamais cacher sa volonté de faire écho à la peinture éponyme. Outre le fait que c'est l'endroit que je souhaite le plus visiter en Chine, la sérénité des lieux impose un sentiment de sagesse et de grandeur quasi divine au récit, comme si la nature - dépeinte en 4 saisons - supervisait les opérations de manière juste mais autoritaire. Si la manière de filmer colle parfaitement au ton de l'oeuvre, nonchalante, toute en longueurs et en élégance, le film tombe tout de même selon moi dans l'éternel écueil de ce cinéma émergeant chinois, à savoir le syndrome de "quand faut-il couper la caméra ?". Certains travelling ou plans séquences sont certes du plus bel effet mais restent bien trop étirés en longueur sans que cela ne soit réellement pertinent. Je ne sais pas si les réalisateurs chinois tentent de valider des achievements ou ont un partenariat avec l'office du tourisme local, mais, bien que fan de cinéma contemplatif, j'ai tout de même trouvé qu'il y avait certaines longueurs parfaitement inutiles par moment. Après voilà, n'oublions pas que c'est encore le travail d'un jeune réalisateur prometteur, sans conteste pas mauvais pour dépeindre de manière réaliste et juste la vie de la classe moyenne chinoise sans stigmatiser ni juger bêtement. Beau moment, un poil longuet cependant.
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    Good Bye, Lenin ! (2003)

    2 h 01 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Wolfgang Becker avec Daniel Brühl, Katrin Saß, Chulpan Khamatova

    21/01

    Séance spéciale organisée par la fac de Strasbourg dans le cadre des échanges franco-allemands entre universités. Dire que je devais être le seul type au monde qui faisait allemand mais qui ne l'avait jamais vu en cours au lycée... m'enfin mieux vaut tard que jamais ! Les débuts de Daniel Brühl derrière la caméra pour un drame familial sympathique, témoin d'une période charnière de l'histoire de l'Allemagne : la réunification de la RFA & la RDA. A la fois touchant et intéressant historiquement parlant, le film offre une belle expérience aux spectateurs, bien que nettement moins gaie que je ne l'imaginais avant mon visionnage. Sans être non plus transcendant, je reconnais son importance et son efficacité à faire découvrir, par le biais de l'histoire de Alexander, ces événements majeurs qui sont à l'origine de ce que l'Allemagne d'aujourd'hui.
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    Swallow (2020)

    1 h 34 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Carlo Mirabella-Davis avec Haley Bennett, Austin Stowell, Denis O'Hare

    23/01

    "Swallow" sonnait comme un OFNI, vendu comme un thriller-épouvante par SC... Même si le propos est important, le film est faussement original. Si on enlève la maladie de Pica, il a clairement une bonne vingtaine d'année de retard. Très convenu, pas assez pertinent pour vraiment marquer la cause qu'il défend, pas assez choquant pour se dinstinguer d'une quelconque manière que ce soit... "Swallow" n'est pas une purge pour autant, mais je ne suis pas vraiment rentré dedans et malgré sa courte durée je me suis un peu ennuyé. Je trouve notamment que les personnages sont beaucoup trop stéréotypés et certains dialogues pas vraiment très bien écrits... En bref c'est pas mauvais mais le film n'étonne pas, ne marque pas, il existe et basta.
  • Swordsmen (2011)

    Wu Xia

    1 h 55 min. Sortie : . Arts martiaux, action, policier, drame et thriller.

    Film de Peter Chan Ho-sun avec Donnie Yen, Tang Wei, Takeshi Kaneshiro

    24/01

    Je suis très content. Je pensais que le cinéma de Wu Xia hongkongais était mort depuis l'arrivée du numérique et la fin de la créativité fauchée des grands réalisateurs des années 70 à 90, réalisateurs qui produisent maintenant des bouillies numériques sans queue ni tête, mais il y a un espoir. Le but n'est pas de reproduire bêtement l'oeuvre des pères, mais de s'en inspirer pour proposer du neuf tout en acceptant les codes élémentaires propres au genre mais aussi ceux imposés par l'époque dans laquelle évolue le cinéaste. C'est pour ces raisons que pour moi "Swordsmen" est une belle réussite. Dans un style beaucoup plus sérieux et sombre qu'habituellement, le réalisateur propose une histoire à mi-chemin entre le film d'arts martiaux et le thriller policier. Le numérique ne sert pas ici à faire apparaître des dragons géants en 3D fumante à travers des montagnes factices mais juste à ajouter une touche originale aux combats sous la forme d'explications illustrées du narrateur-enquêteur quand aux coups portés par le supposé maître d'arts martiaux criminel. Le film est soigné, dans un style visuel sobre mais efficace, avec une vraie volonté de rester classieux et sérieux en tout instant. L'utilisation de ralentis, rembobinages, ainsi que de flashbacks sur l'action donnent un point de vue quasi omniscient et didactique aux spectateur sur les combats, touche de fraîcheur intéressante une fois encore. Les combats offrent de très belles chorégraphies même si on aurait aimé en voir un peu plus à ce niveau là, car au final la principale part du film est dédiée à l'enquête et non aux bastons en elles-même. Mon principal reproche serait d'ailleurs que le titre du film est un poil mensongé. Il n'y a pas tant de combat au sabre dans "Swordsmen", bien plus d'échanges sont proposés à main nues. Même si ces derniers sont de grande qualité, on lance clairement ce genre de film pour voir des épées virevolter dans tous les sens et fendre de la chair... Bon pour être honnête, y'a un peu de ça, mais clairement moins qu'espéré. Belle découverte, je nourris l'espoir de découvrir plus de film de ce genre dans les années à venir.
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    Warriors Two (1978)

    Chan sin sang yue chau gung Wa

    1 h 35 min. Sortie : . Arts martiaux et comédie.

    Film de Sammo Hung et Choi Dong-joon avec Leung Kar-yan, Casanova Wong, Sammo Hung

    26/01

    "Warrior Two", deuxième film de Sammo Hung, deuxième immanquable du cinéma d'arts martiaux hongkongais. Le film propose une expérience quasiment schizophrène aux spectateurs, alternant d'une scène à l'autre combat fun mêlant arts martiaux pur et gags potaches à des éclats de violence particulièrement brutaux et visuels. Extrêmement généreux en terme de baston, "Warrior Two" jouit une fois de plus des talents de chorégraphe du cinéaste, doublé d'une mise en scène encore plus léchée que dans son premier film. Sammo Hung est impressionnant, sa carrure ne l'empêche pas de sauter dans tous les sens et de rouler à terre entre deux passes à la vitesse de l'éclair. Je l'aime cependant un peu moins que "Le Moine d'acier" car plus orienté sur l'humour que ce dernier. Cela reste cependant un excellent film sur le Wing Chun que je vous recommande une fois encore chaudement. Enfin on appréciera le clin d'oeil aux classiques du genre, avec cette ouverture dans une forêt de bambou, qui revient plus tard dans le récit.
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    1917 (2020)

    1 h 58 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Sam Mendes avec George MacKay, Dean-Charles Chapman, Benedict Cumberbatch

    27/01

    Bien que j'essaye toujours de rester neutre avant un visionnage, pour ce "1917" je partais sceptique. Plein d’à-priori négatifs, en partie dus à certains retours que j'avais pu voir à droite et à gauche concernant le film : démonstration technique sans âme, peu de pertinence, pas d'identité propre... bref, malgré des retours majoritairement positifs sur SC notamment, ma hype était descendue au fil du temps, parasitée par ces avis cinglants. Cependant et heureusement, la réalité fut tout autre : j'ai beaucoup aimé ce film. "1917" m'a vraiment scotché à mon siège du début à la fin. La proximité de la caméra majoritairement de dos qui n'est pas sans rappeler les jeux vidéo à la 3e personne, les longs plans-séquence qui offrent une expérience en temps réel ainsi que le côté très sobre et réaliste, tout ce mélange offre une expérience unique très immersive qui m'a vraiment conquis. J'ai été également très impressionné par McKay qui passe littéralement 95% du temps devant la caméra et tient vraiment la baraque en jeune soldat déterminé envoyé au casse-pipe. Visuellement et en terme de lumière, c'est une fois de plus sobre mais très beau, "1917" faisant parti de ces films qui prouvent que l'on peut avoir une belle photographie même par temps gris. Même si le style de Nolan est très différent, "1917" se rapproche pour moi d'un Dunkerque en terme d'immersion et d'expérience pure du film de guerre. Un genre qui à travers les années a été vu et revu, sous toutes ses coutures, mais qui avec cette nouvelle génération prouve qu'il y a encore moyen d'innover dans le domaine. Pour finir et répondre aux principales attaques, il n'est pas selon moi juste un défi technique, je trouve vraiment que le format en plan séquence ajoute à l'immersion ; pour moi l'absence de scène de combat à proprement parler n'est pas un manque, on est clairement plus sur de l'infiltration que sur des films de champ de bataille à proprement parler. Donc oui, agréablement surpris, même très agréablement surpris. Je partais sans grande conviction dans un mauvais mood, je suis ressortis satisfait. Merci cinéma !
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    Green Snake (1993)

    Ching Se

    1 h 30 min. Sortie : . Drame, fantasy et péplum.

    Film de Tsui Hark avec Joey Wong, Maggie Cheung, Chiu Man-cheuk

    29/01

    Revisionnage, note inchangée.

    Je comprends mieux ma note. "Green Snake" est l'adaptation made in Tsui Hark d'une des plus grandes légendes ancestrales chinoises. Magnifique visuellement parlant avec des partis pris plutôt osés mais qui payent au final, le film se lâche et propose le cocktail ultime pour nous plonger dans ce monde à part : décors et costumes d'époque, créatures mystiques, moine taoiste tueur de démons, magie et sortilèges à gogo. L'histoire est plus vieille que le monde - présente dans toutes les mythologies sous des formes différentes - mais toujours efficace, celle d'une créature démoniaque ou divine qui tombe amoureuse d'un Homme malgré tous les interdits. Cependant, et c'est un reproche purement personnel qui s'est confirmé à mesure que je découvrais de plus en plus le cinéma de Tsui Hark, je suis clairement moins fan de ses films aussi expérimentaux et frénétiques en terme de montage. J'aime savourer les instants de grâce, d'amour ou simplement de beauté picturale. Dans "Green Snake", le montage et le rythme sont tellement rapides que certaines scènes perdent en lisibilité. Bien que plus maîtrisé sur tous les points, je le range dans la même catégorie que "Zu" qui m'avait totalement perdu passé la première heure de visionnage. "Green Snake" m'aurait vraiment séduit s'il avait été plus classique sur sa forme, sans rien changer à son contenu et ses péripéties. J'adore le casting, j'adore l'ambiance, j'adore les visuels, j'adore l'histoire... mais c'est trop chaotique pour moi. Du coup j'appréhende un peu le second revisionnage du premier que j'avais vu à l'époque "Time and Tide", pour les mêmes raisons. Pour conclure, disons que j'aimerais adorer "Green Snake" mais que je ne peux pas passer outre cette forme folle qui ne me convient définitivement pas... C'est rare que je porte la "pire note" parmi tous mes éclaireurs sur un bon film, asiatique et d'un de mes réalisateur préféré de surcroît.
  • Pedicab Driver (1989)

    Kwun lung hei fung

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie romantique et arts martiaux.

    Film de Sammo Hung avec Sammo Hung, Nina Li Chi, Sun Yueh

    30/01

    "Pedicab Driver" en plus d'avoir un nom stylé en anglais, est un très bon film tragi-comique d'arts martiaux. Le film propose du Sammo Hung pur jus dans une Chine plus contemporaine qu'à l'accoutumée, où on suit les aventures amoureuses de deux membres d'une bande de chauffeurs de cyclo-pousses, bagarreurs mais bons vivants. A l'image de films comme "Peking Opera Blues" ou "Shanghai Blues", ce film est un mélange de genres assez ambitieux mais très réussi. Sammo Hung oblige, à la réalisation et toujours dans un des rôles principaux, les combats sont vraiment superbes. L'utilisation de ralentis et surtout d'accélérés est parfaitement dosé, sans trop abuser sur la vitesse de ces derniers, cela donne un côté ultra nerveux et jouissif aux coups portés par les personnages. Deux scènes de combat en particulier ont retenu mon attention. Il y a bien entendu celle du combat final où le film se transforme en quête vengeresse assez classique mais toujours efficace où la haine renforce les pieds et poings; mais surtout celle du tripot où Sammo hung se bat contre un ancien maître d'arts martiaux et offre une démonstration particulièrement savoureuse. Auto-incluse dans un top des meilleures scènes de combat du cinéma d'arts martiaux.

    Mais "Pedicab Driver" n'est pas un film d'arts martiaux... C'est avant tout et surtout une grande comédie romantique tragique pour l'un, heureuse pour l'autre. Comme pour les références de Hark citées plutôt, le film emprunte énormément au théâtre, que ce soit dans sa construction globale ou dans sa manière de faire jouer ses acteurs. L'humour est certes présent mais modéré, contrairement à "The Prodigal Son" par exemple, et je me suis vu l'apprécier bien plus que d'habitude. Il n'empiète jamais sur les scènes chargées émotionnellement ni sur le côté épique de certains combats mais vient ajouter une petite touche légère et sympathique par moment qui fait plaisir. Tout est super bien dosé pour au final offrir au spectateur un pur moment de cinéma mémorable, je suis conquis. Notons également que "Pedicab Driver" propose une scène de combat au "sabre laser" avec des néons qui - bien que durant 15 secondes tout au plus - est 1) mieux chorégraphiée que dans le dernier opus de Star Wars; 2) plus épique que dans le dernier opus de Star Wars; 3) a le mérite de faire sourire sans que ce soit pour se moquer du film. Hâte de continuer à découvrir le cinéma de Sammo Hung, c'est clairement mon nouveau chouchou.
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    Clash Commando (1986)

    Clash of the Ninjas

    1 h 30 min. Sortie : 1986. Action et policier.

    Film de Godfrey Ho avec Paulo Tocha, Louis Roth, Eric Neff

    01/02

    Jamais déçu par Godfrey Ho, un partenaire de choix pour une soirée nanar réussie. C'est presque émouvant de voir une passion si débordante pour le ninja couplée à un aussi gros manque de talent en tant que cinéaste. "Clash Commando", c'est encore un film 2 en 1 : Ho pique des scènes de films hongkongais peu connus et utilise des rush pour ajouter des scènes d'actions dans son récit. Il essaye ensuite de compléter avec ses propres scènes, en priant pour que l'histoire soit compréhensible de tous... Raté, pour notre plus grand plaisir. On ne pige rien aux enjeux de l'histoire, rien aux motivations des antagonistes, y'a beaucoup trop de personnages, c'est monté avec le cul, y'a des flashbacks qui démarrent sans crier gare et les transitions musicales se terminent 20 sec trop tard à chaque fois... Bref c'est encore un grand cru que nous propose le maître ici. Le doublage français est exceptionnel, avec une mention spéciale pour celui des seules femmes présentes dans le récit, qui nous offrent une des pires expériences de doublage féminin que j'ai pu voir de ma vie. Mais là où le doublage est encore plus juteux, c'est dans ses accents étrangers à la table des méchants venus des quatre coins du monde. Aucun accent n'est réussi : tous clichés et jamais tenus sur la longueur. Une prouesse en soi. Les costumes sont toujours aussi mémorables, sorte de pyjamas monochromes sur lesquels on scotche des étoiles ninja et des drapeaux américains pour créer une illusion, illusoire. Godffrey Ho régale parce qu'en plus, il en fait toujours des caisses. Les ninja sont des super-héros qui peuvent faire de la magie, se téléporter, cracher du feu, etc... Mais tout ça, c'était encore trop classique à la longue. Dans "Clash Commando", les ninja sont carrément "bullet-proof" à condition que les balles soient tirées par des moldus : des humains sans pouvoir ninja. Pour résumer, je vous conseille vivement de voir ce chef d'oeuvre si vous aimez les nanars et que vous avez d'autres potes amateurs de bières & pizza, avides de mauvais crus cinématographiques.