Deuxième journal pour les annoter tous (visionnages en 2018)

Avatar Chaosmos Liste de

453 films

par Chaosmos

422 films de vus en 2017 sans compter ceux qui ont été revus aussi. Compliqué de faire mieux mais sait-on jamais.

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  • Xenogenesis (1978)

    12 min. Sortie : 1978. Science-fiction.

    Court-métrage de Randall Frakes et James Cameron avec Margaret Undiel et William Wisher Jr.

    01/01

    On commence donc l'année avec le premier court métrage de James Cameron. Sans surprise l'amoureux des univers et ses décors se révèle dès les premières secondes. Des visuels épurés où la machine l'emporte sur tout de manière écrasante. L'humain condamné à s'en servir ou s'y asservir. Visuellement très daté mais pas inintéressant avec ce travail des échelles et forces en présence. Thématiquement rien de trop surprenant. Expérimentation et établissement d'enjeux que l'on retrouvera par la suite avec déjà des designs qui parleront aux spectateurs par ailleurs.
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    Les Oubliés (2015)

    Under sandet

    1 h 41 min. Sortie : . Drame, historique et guerre.

    Film de Martin Zandvliet avec Roland Møller, Mikkel Boe Følsgaard, Joel Basman

    01/01

    Film ultra classique de la première à la dernière seconde, Les Oubliés s'illustre malgré tout par son récit qui n'est pas monnaie courante. La seconde guerre mondiale s'achevant il est temps de littéralement faire table rase d'un passé, une histoire que les "bourreaux" devront effacer à main nue. Le poids de l'Histoire, l'héritage instantané indésirables de leurs aînés, c'est alors dans un presque huis clos sur le sable d'une plage que tout se joue. Une tension omniprésente, les rôles qui tendent à s'effacer pour un retour de l’innocence comme véritable victoire face à ces maux qui ne cicatriseront jamais vraiment.

    La réalisation est typique du film, jamais dans la surenchère ni le pathos dégoulinant. Les larmes comme le sang sont discrets, le travail est avant tout dans ces esprits brisés, ce rapport au groupe, à la nation, à l'autorité. Un microcosme belliqueux au minimalisme évident qui permet à ce film de déborder de beaux sentiments, de posséder ce souffle délicat entre espérance et désenchantement constant. La symbolique du déminage exploitée à merveille offre au film une identité forte pour un genre qui menace de s'épuiser bien souvent avant de nous surprendre. Une sobriété pour un attachement certes facile en raison des êtres concernés mais une véritable et palpable sensibilité font de l'oeuvre de Zandvliet une des très belles réussites de 2017. Un classicisme propice à bon nombre de scènes frappantes malgré tout, des sacrifiés de l'histoire comme tant d'autres également. L'histoire a ses oubliés mais à dorénavant ces visages, de la mort la fuite salvatrice peut émerger, le poing peut devenir cette main tendue inespérée. Une sagesse inhérente à l'intégralité du film. Du beau et pertinent cinéma en définitive.
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    Batman v Superman : L'Aube de la Justice (2016)

    Batman v Superman: Dawn of Justice

    2 h 33 min. Sortie : . Action, aventure, fantastique et science-fiction.

    Film de Zack Snyder avec Ben Affleck, Henry Cavill, Amy Adams

    02/01

    Le film que j'ai le plus vu ces derniers mois, rien à redire de plus. Ambition à tous les niveaux pour ce blockbuster comme on ne peut plus en faire.
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    La Planète sauvage (1973)

    1 h 12 min. Sortie : . Animation, drame et science-fiction.

    Long-métrage d'animation de René Laloux avec Jennifer Drake, Jean Topart, Eric Baugin

    04/01

    Une fable surréaliste qui durant plus d'une heure aura l'effet d'une bombe sensorielle voilà comment on pourrait rapidement résumer mon expérience du jour. La Planète sauvage c'est la démonstration de l'art, une bande son comme langage pour accompagner ces images à la richesse évidente. Une fable sur la liberté, sur l'ordre du monde où le vivant est aliéné par la mécanique et ses créateurs. De la SF pas nécessairement mémorable dans son propos même si le manichéisme éclate de manière bienvenue. C'est bien par ses visuels typiques d'une époque aussi que le film sort du lot incontestablement. L'animation est absolument magnifique dans ses choix et partis pris. Une foultitude d'idées par le travail visuel comme sonore. La parole s'efface alors logiquement dans ce monde où le dialogue est à rebâtir. C'est par l'art et le savoir que celui-ci peut prétendre reprendre ses droits par ailleurs ce qui confère un film une valeur certaine. L'individu s'efface alors peu à peu pour un collectif naissant malgré les difficultés rencontrées, les mondes se créent, les rapports de force évoluent et le savoir prend une autre dimension, non plus aliénante mais salvatrice cette fois-ci. Une oeuvre qui s'expérimente, un pur objet d'art toujours d'actualité maîtrisant ses codes et son imaginaire. Une vraie pépite d'animation.
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    Les Heures sombres (2018)

    Darkest Hour

    2 h 05 min. Sortie : . Biopic.

    Film de Joe Wright avec Gary Oldman, Lily James, Kristin Scott Thomas

    05/01

    Autant briser tout suspense : oui Gary Oldman est mémorable dans ce rôle. Adaptation d'un roman avant tout, Les Heures sombres est typique du film à oscar ce qui en soi n'est pas un mal. C'est comme souvent ce qui fait la faiblesse d'une oeuvre qui s'oubliera plus ou moins vite mais c'est aussi une force. Cette force c'est ici une réalisation qui en impose. Joe Wright en structurant son récit en échéances historiques donne une véritable grandeur à ces conflits internes plus ou moins glorieux. Le travail de réalisation est évident et impressionne, le jeu sur les ombres et lumières, grandeurs et décadences successives de nos personnages à la lueur de l'Histoire et ses enjeux offre son lot de visuels magnifiquement composés. Formellement une très grande réussite donnant une vraie prestance à l'ensemble, le film se démarque bien entendu par ses décors et costumes mais aussi par le jeu d'acteur. Le soin apporté impose le respect.

    Ainsi la sublime Lily James ou l’élégance incarnée de Kristin Scott Thomas en seconds rôles fonctionnent parfaitement bien, Stephen Dillane qui fait toujours la même tête du type qui boude n'entache pas le long métrage. Ben Mendelsohn comme à l'accoutumée confirme un vrai talent mais tout cela fait bien pâle figure devant Gary Oldman. Une prestation qu'on ne peut cantonner à une simple transformation physique pour l'acteur embrassant une figure historique et ses facettes multiples, passant par tous ses états dans un temps devenu insensé, une époque pour ne pas dire un monde désormais étranger. Malgré ce casting et ce soin de réalisation couplé à des dialogues et discours dans ce conflit du verbe, le film s'ajoute à cette liste de biopics que l'on évoquera tout au plus à l'avenir.

    Beau mais si académique jusqu'à la dernière seconde le film ne s'attarde pas assez sur les motivations de certaines figures cantonnées à se répéter bêtement (Halifax) ou à changer radicalement au détour d'un déjeuner ou d'une petite scène (George VI). Churchill capte tout malgré de vrais efforts pour ouvrir le film à tout ce qui l'environne quitte à "surprendre" (métro). Une oubliable réussite mais assurément une belle expérience en salle où le bourreau deviendra homme providentiel avant d'être balayé par l'ultime source d'inspiration rencontrée. Une douce ironie pour celui qui aura été en première ligne sur tous les fronts institutionnels de son temps. Une année 2018 qui par là même commence bien au cinéma c'est certain.
  • Le Silence (1963)

    Tystnaden

    1 h 36 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Ingrid Thulin, Gunnel Lindblom, Jörgen Lindström

    05/01

    Huis clos de l'ineffable sous le règne d'un chaos belliqueux extérieur, The Silence entre rivalités et dualités complémentaires laisse parler les sens et ces corps passionnés. Un son omnipotent, ces maux enfouis qui éclatent au fil des réalités qui se révèlent. Déchaînement des corps et de la chair sous le regard d'un enfant où apprentissage va de pair avec la fin d'une certaine innocence aussi. Une sueur, un souffle coupé, le temps s'achève tandis que la souffrance dévore nos êtres incarcérés dans la fin du monde et de leurs liens. Bergman livre un film à la plastique inspirée, un cinéma sensoriel au noir et blanc épuré et aux trouvailles visuelles mémorables comme moyen de véhiculer ce désastre annoncé à la chute sublimée. Un décompte maladif qui en inspirera beaucoup par ces lieux et images. Un vrai bijou de cinéma qui s'éprouve, se vit. Une expérience plus accessible que Persona aussi.
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    Tout l'argent du monde (2017)

    All the Money in the World

    2 h 12 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Ridley Scott avec Michelle Williams, Christopher Plummer, Mark Wahlberg

    06/01

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    Legend (1985)

    1 h 34 min. Sortie : . Aventure, fantasy et romance.

    Film de Ridley Scott avec Tom Cruise, Mia Sara, Tim Curry

    07/01

    Objectif d'achever la filmo de sieur Scott et ça commence donc par Legend. La folie chez mes éclaireurs où les notes varient énormément. Avec Blade Runner 3 ans auparavant Scott accouchait d'une oeuvre atemporelle, un poème sublime prophétique pour son art et plus encore. Par la forme du conte même, la possibilité d'emprunter une voie similaire n'était peut-être pas si impossible mais en fin de compte c'est tout l'inverse qui s'est produit. Legend est dès son ouverture et cela jusqu'à la toute fin par ses décors comme sa narration un film ultra daté. Visuellement il transmet le merveilleux au travers de séquences admirables qui sont pourtant destinées à marquer durablement mon esprit. Les images véhiculent ce souffle, transmettent une véritable identité. C'est tout bonnement sublime à contempler tant les composition sont belles, à la fois palpables et si irréelles. C'est à regretter que le film ne se soit pas cantonné aux images tant celles-ci sont "parlantes".

    Car c'est là un des deux problèmes du film. Par sa narration terriblement classique c'est le grossier qui l'emporte très souvent. Le charme des images opère mais il n'est pas inépuisable pour autant. Possiblement conscient du public visé, le film fait alors l'économie de son récit. C'est le second problème du film, Legend ne raconte rien ou trop peu de choses comparé à Dark Crystal ou Willow qui pourtant restent assez convenus de ce point de vu mais si riches toutefois. Beaucoup de remplissage et de scènes étirées, un conte à la richesse visuelle qui n'a d'égale que le néant de son histoire et enjeux. Un minimalisme du récit pour une ambition visuelle sans compromis c'est certain. La réalisation aussi excessive soit-elle est l'immense point fort du film doublé par une composition musicale de très grande qualité utilisée avec parcimonie par ailleurs. Ce cinéma de la fantasy typé 80' qui toutefois manque de propos, mais qui je me répète ne raconte pas grand chose ou le fait de manière bien maladroite. Les images se suffisaient pourtant à elles-mêmes, mais au service de peu finalement. Le parti pris du contemplatif à outrance, d'un conte d'images merveilleuses est plus que respectable mais atteint ses limites à mes yeux. Un incontournable de la filmographie de Ridley Scott toutefois.
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    Lucky (2017)

    1 h 28 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Carroll Lynch avec Harry Dean Stanton, David Lynch, Ron Livingston

    10/01

    Filmer ce quotidien avant la fin, cette solitude oscillant parmi les vivants tantôt subis tantôt nécessaires, c'est ce à quoi s'attaque notre réalisateur. Une banalité, des regards portés et supportés aussi, une routine brisée par le doute, Lucky fait preuve d'une délicatesse assez remarquable. Un cinéma extrêmement sincère qui laissera difficilement le spectateur de marbre il faut le dire. Harry Dean Stanton multiplie les scènes touchantes, une magnifique conclusion à sa carrière faite d’œuvres d'une sensibilité sans pareille bien souvent, une conclusion digne aussi. Un cinéma de l'ouverture, de la solitude également, un récit de l'aveu et de l'acceptation de soi comme d'autrui sous ce soleil incessant, une voie à suivre, une lumière des cœurs.

    John Carroll Lynch dans l'usage de ses musiques, dans le déroulé de son récit et par certaines scènes laisse paraître une maîtrise faillible convenue et maladroite parfois, comme si le doute de notre personnage emportait tout malgré l'expérience et la reconnaissance de ce dernier par son entourage si chaleureux mais désertique. La mort menace mais ne l'emportera jamais vraiment. Sous cette chaleur pesante persiste ce souffle permis par l'autre que moi. Que de moments tendres, ce quotidien inlassablement nouveau et nuancé, ces riens de valeurs cristallisés par la présence même de David Lynch qui habillé de blanc constitue entre le grossier et le sincère un second souffle aussi. Un film qui dans la mort se vit pleinement, s'éprouve comme se contemple, une sensibilité parfois dure mais aussi enivrante. Lucky est une oeuvre qui insuffle quelque chose de fragile, vacillant mais d’admirable, qui ne fera jamais défaut à son art. Imparfait il l'est, mais qu'importe. De biens beaux moments.
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    Les Espions d'à côté (2016)

    Keeping Up with the Joneses

    1 h 45 min. Sortie : . Comédie et action.

    Film de Greg Mottola avec Jon Hamm, Gal Gadot, Zach Galifianakis

    12/01

    Très peu à en dire, je n'ai regardé ce film que pour Jon Hamm et Gal Gadot (possiblement notre prochain couple à la tête de la justice league ou plutôt ce qu'il en reste). Gal Gadot dont 95% des gifs en petite tenue proviennent de ce film d'ailleurs (ne me jugez pas). Une plastique irréprochable mais pour le coup une catastrophe à voir jouer. On peut dire que c'est le film avec ses pauvres (mais sympathiques) dialogues qui la gâche mais en face il y a sieur Joh Hamm (BON SANG DONNEZ LUI DES RÔLES ET DANS DES BONS FILMS SI POSSIBLE !!!!!!!!!). Ce dernier est excellent et vu le niveau du film ce n'est pas un mince exploit.

    En réalité je suis sans doute sévère sur un film qui n'intéressera probablement personne. C'est de la comédie moyenne qui fait sourire avec des acteurs qui font globalement le boulot. Une caméra de l'utile à défaut d'ambition mais fallait s'y attendre. On passe un plutôt bon moment mais entre un dernier acte bâclé au possible et des scènes interminables on sent que le rendu final aurait pu être meilleur, 20 minutes de moins et le reste mieux exploité aurait pu donner quelque chose de mieux c'est certain. Reste un film correct qui divertit assez facilement malgré tout. Puis le cinéma c'est aussi se regarder des films juste pour des actrices et acteurs qu'on idolâtre non ?
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    Wonder Woman (2017)

    2 h 21 min. Sortie : . Action, aventure et fantastique.

    Film de Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright

    13/01 (critique)
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    Le Grand Jeu (2018)

    Molly's Game

    2 h 20 min. Sortie : . Biopic, policier et drame.

    Film de Aaron Sorkin avec Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner

    13/01

    Molly's Game c'est quand même se compliquer les choses pour si peu en fin de compte. Jessica Chastain use de son charisme dans un rôle bancal bien souvent, Idris Elba utilisé avec parcimonie reste la seule vraie qualité du film au détour de deux scènes à l'intensité certaine.

    Pour le reste Sorkin à travers une réalisation banale mais pas forcément inintéressante arrive miraculeusement à rendre ses 2h30 de films relativement digestes, miracle puisque le film multiplie les points faible et pas des moindres à mes yeux. L'écriture est relativement médiocre. Le récit artificiellement chargé s'avère relativement pauvre et peu intéressant personnelllement. Le montage use de facilités parfois grossières tandis que la narration est brouillonne au possible, se perdant artificiellement à coup de voix off lourdes ne créant aucune dynamique entre la vision que tient Molly sur sa vie et le regard même de Sorkin. En parlant de regard le film remporte pour le moment la palme du dernier acte le plus raté. Entre les grosses facilités, une scène surréaliste pour ne pas dire deux et une morale explosée avec un partie pris d'une stupidité profonde concernant le père comme la fille Sorkin se perd définitivement et par la même occasion rate totalement son sujet. Pas de quoi faire du hors piste avec une histoire si peu intéressante pourtant. Je ne m'étendrai pas sur les choix vestimentaires lourdeaux de notre Molly, du dernier plan qui aura au moins le mérite de faire réfléchir sur ce qu'est la conclusion de Scorsese dans le Loup de Wall Street et ainsi éviter de lire encore des inepties.

    Le film se laisse regarder mais à l'arrivée il ne reste pas de réels points positifs. Beaucoup de scènes ratées parce que mal dirigées ou totalement improbables. Forcément que certains dialogues et échangent fonctionnent mais l'ensemble est bien trop bavard et maladroit pour un contenu si creux. Comme Molly avec son histoire nous subissons quant à nous cette narration faussement bien pensée. Peut-être aussi que The Social Network fonctionnait car Fincher en tant que réalisateur avait de son côté tout compris à son temps et savait formellement le restituer non ? Premier film et donc premier faux pas sans être une totale catastrophe pour autant.
  • L'Éternel Mirage (1947)

    Skepp till India land

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Ingmar Bergman avec Anna Lindahl, Ingmar Bergman, Birger Malmsten

    14/01
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    Jigsaw (2017)

    1 h 31 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Michael Spierig et Peter Spierig avec Matt Passmore, Callum Keith Rennie, Clé Bennett

    14/01
  • À l'assaut du boulevard (1917)

    Bucking Broadway

    53 min. Sortie : . Western et muet.

    Film de John Ford avec Harry Carey, Molly Malone, L.M. Wells

    15/01

    Western tendance comédie romantique à certains moments qui durant 50 minutes vise très juste John Ford oblige. On retient d'abord ce rythme dynamique qui ne laisse jamais le spectateur de côté. Une musique de prime abord assez classique qui va pourtant être un élément fondateur de la réussite de métrage entre enjeux et ludisme. Une réalisation qui a ses coups d'éclats avec bon nombre de plans assez travaillés entre lumières reflets et ombres. Une vraie légèreté se dégage de l'ensemble et offre des paysages qui impressionnent mais aussi un intimisme pertinent dans le relationnel. Un mélange des registres qui fonctionne assez souvent au service d'un réel divertissement à la portée artistique bien souvent évidente. Petite pépite de cinéma où l'image se suffit à elle-même, où le son porte l'ensemble avec un recul véritablement jouissif ce qui donne au film un vrai souffle, une véritable diversité de contenu à l'ensemble cohérent.
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    Pixels (2011)

    2 min. Sortie : . Animation et action.

    Court-métrage d'animation de Patrick Jean

    16/01
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    Fog (1980)

    The Fog

    1 h 29 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de John Carpenter avec Adrienne Barbeau, Jamie Lee Curtis, Janet Leigh

    16/01

    Carpenter une fois encore fait la démonstration d'un minimalisme exploité de manière intelligente. Par son sujet même c'est la simplicité pour ne pas dire le vide vaporeux qui domine. Un beau prétexte pour ce réalisateur et une nouvelle fois compositeur de talent qui fait de The Fog une merveille de film d'ambiance horrifique. Une base si simple mais à l'arrivée énormément d'intelligence et de savoir faire pour rendre le tout cohérent et cultiver cette tension que l'on ne doit qu'à la réalisation vues les limites plus ou moins criantes du casting.

    Malgré tout les personnages ne sont pas ignorés et c'est au détour d'une structure des plus classiques que Carpenter va alors multiplier les scènes d'une admirable beauté. Plans larges paysages et intérieurs sont systématiquement carcéraux. La colorimétrie employée a beau varier elle reste d'une cohérence évidente et rend le tout véritablement admirable il faut bien l'avouer, parfois sublime, palpable et authentique dans ce surnaturel, joli paradoxe. Ajoutons Jamie Lee Curtis et nous avons là un objet de cinéma artisanal qui réussit ce qu'il entreprend bien souvent, limité par son postulat de base ceci étant et souffrant de facilités malgré une gestion des émotions maîtrisée.

    Carpenter ne se perd que trop rarement en fin de compte. L'ambition de ses films peut varier mais par la plastique comme le son c'est toujours une expérience qui marque durablement. Une simplicité au service de la peur, une simplicité en définitive apparente, résultat d'une oeuvre pensée qui contrairement à nos personnages ne s'égare jamais.
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    Quand vient la nuit (2014)

    The Drop

    1 h 47 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Michael R. Roskam avec Tom Hardy, Noomi Rapace, James Gandolfini

    17/01

    TOM HARDY mais cet acteur est MONSTRUEUX. Sérieusement entre Keanu Reeves et notre acteur mieux vaut ne jamais toucher à un chien qui ne nous appartient pas. Plus sérieusement j'ai beau idolâtrer cet acteur je dois bien reconnaître que sa prestation impose une fois encore le respect. Ne serait-ce que cette confrontation en face à face devant les menaces d'un illuminé, le moindre nerf, le moindre muscle est mis à contribution, il y a une force une résistance annonciatrice de quelque chose de si puissant si incontrôlable et insoupçonné. Un rapport de force contenu nuancé qui s'inverse, juste fascinant. Ce plan, ce visage, c'est incroyable de talent et d'émotion. Beaucoup d'autres moments où notre Bob impressionne tant il incarne d'états disparates dans cet environnement autodestructeur. Car si Tom Hardy excelle, ce dernier évolue au sein d'un casting absolument remarquable. Le regretté Gandolfini suinte le talent mais Rapace que je trouve naturellement sublime ici n'est pas en reste.

    Roskam filme l'environnement avec talent il faut bien le dire. Tout ceci suinte les maux du passé gangrené annonciateur d'un futur tout aussi sombre et putride, où les corps et les êtres sous le joug se meuvent pour durer qu'importe la fin espérée. Vit-on seulement pour quelque chose dans ce monde ? Malgré ce pessimisme palpable la lueur d'espoir est encore permise même si la vanité de ces beaux sentiments menace. A travers une réalisation qui sait distiller ses effets et instaurer une ambiance de fin continue, Roskam use avec talent de ses acteurs à travers un scénario parfois convenu mais qui a le mérite d'être efficace. Une vraie réussite à mes yeux. Confirmation que Tom Hardy est au sommet de son talent depuis un moment déjà, ici dans un film de qualité indéniablement.
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    Spider-Man (2002)

    2 h 01 min. Sortie : . Action, aventure, science-fiction, drame et romance.

    Film de Sam Raimi avec Tobey Maguire, Willem Dafoe, Kirsten Dunst

    18/01
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    3 Billboards, les panneaux de la vengeance (2017)

    Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

    1 h 56 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Martin McDonagh avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell

    19/01
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    Bons baisers de Bruges (2008)

    In Bruges

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie dramatique et gangster.

    Film de Martin McDonagh avec Colin Farrell, Brendan Gleeson, Ralph Fiennes

    20/01

    Bons baisers de Bruges n'a peut-être pas à mes yeux le statut de petit film culte que certains lui confère mais il a indéniablement un charme et une identité propre dans la disparité qui la compose. Ce film c'est déjà Colin Farrell. Ce dernier est absolument génial et nous fera passer par tous nos états. Pas seulement une question de dialogues ou de situation, l'acteur suinte le talent et véhicule toutes les émotions qu'il souhaite par de simples intonations comme les expressions qu'il adopte. Un grand acteur assurément, tout semble si simple et naturel. Simple et naturel ce sont aussi ces registres adoptés. Au risque de me faire taper sur les doigts je trouve que dans l'objectif de mêler tonalités et registres on atteint ici un naturel une virtuosité que 3 Billboards ne prouvait pas forcément. Le souci c'est que cette virtuosité est bien trop passagère quand son dernier film possède un souffle et une énergie parfois maladroitement gérée mais néanmoins très forte et aboutie.

    Par ailleurs le scénario n'a rien de passionnant et s'épuise extrêmement vite. Le délire des nains m'échappe un peu, humour noir (que j'adore) certes mais l'obsession me laisse songeur même si la démarche a du sens il est vrai. Le casting est au top mais une fois encore si le film est bon et parfois génial il y a certains passages qui s'étirent, d'autre à l'écriture si répétée qu'ils ne surprennent plus ou pire se prévoient et se subissent un peu (scène du silencieux et sa suite par exemple). Malgré tout le charme opère bien souvent, il y a une vraie audace. Regrettable que la disparité des discours se heurte à une certaine répétitivité du processus créatif dans l'écriture même, rien de dommageable car le film est indéniablement réussit en ce qu'il concrétise ce qu'il entreprend bien souvent !
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    7 Psychopathes (2012)

    Seven Psychopaths

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie, gangster et thriller.

    Film de Martin McDonagh avec Colin Farrell, Sam Rockwell, Christopher Walken

    21/01

    Très conquis par ce second film de McDonagh. Film pas assez estimé et que je trouve en fin de compte plus abouti et personnellement plus intéressant que Bons baisers de Bruges. Commençons par les évidences avec ce casting en or. Walken Farrell ou Rockwell sans oublier Harreslon sont absolument géniaux dans leurs rôles respectifs. Ils portent des personnages qui oscillent entre la facilité et l'originalité selon les moments, absolument jouissifs à voir jouer. Le jeu, un film comme grand terrain de jeu créatif à l'imaginaire maîtrisé tel est le sort de ces 7 psychopathes. La force du film est indéniablement son écriture. Cette grille de lecture meta où l'ironie ludique est reine d’absolument toutes les actions fonctionne de manière plus ou moins régulière avec parfois un gros manque de subtilité mais permet toutefois un souffle, une énergie pour une fin à la conclusion réussie. Ces différents niveaux pour le spectateur comme nos personnages à la fois témoins et acteurs de leur histoire en continue, à la fois soumis à cette dernière mais omniscients offre au film un charme fou, une identité se nourrissant également des genres appropriés. L'excès comme la lenteur donne un ensemble assez dynamique où la gravité des enjeux et épreuves se fond bien avec le côté ludique sur les bords de notre réalisateur à l'humour toujours si inspiré y compris dans le choix des sujets visés qu'il s'agisse de religion comme du deuil par exemple. Sam Rockwell suinte le talent dans sa déraison paradoxalement si sensée. De beaux et surtout attachants personnages qui nous entraînent dans ces différentes lectures possibles. Une comédie qui dans sa démarche ne s'écroule jamais vraiment, quand on a de l'inspiration comme ici ce n'est finalement pas si surprenant.
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    A Taxi Driver (2017)

    Taeksi Woonjunsa

    2 h 17 min. Sortie : . Drame.

    Film de Jang Hun avec Song Kang-ho, Thomas Kretschmann, Yu Hae-jin

    22/01
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    Pentagon Papers (2018)

    The Post

    1 h 56 min. Sortie : . Biopic, drame, historique et thriller.

    Film de Steven Spielberg avec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson

    23/01

    Au jeu des notes j'aurais pu mettre un 8 parce que c'est assez rare en fin de compte que l'art cinématographique prenne tellement de sens dans le traitement de son sujet. Le cinéma cet art du temps et du mouvement a une réelle pertinence car il correspond idéalement à la définition de l'information ici au cœur de l'oeuvre même. Par une iconisation mesurée et surtout un talent pour imager la tension et les enjeux de nos personnages campés par un casting absolument parfait même dans les rôles les plus minimes, Spielberg livre un film magnifiquement au rythme maîtrisé.

    Un film qui déborde d'énergie, ce mouvement incessant de l'information circulant dans ces regards et esprits qui se confrontent offre alors un souffle réel à l'ensemble, un élan libérateur, une quête salvatrice. En ce sens Pentagon Papers est un film indéniablement beau dans sa forme comme par son propos. Le tout profitant d'un intérêt prononcé pour ces personnages tantôt obstinés tantôt tiraillés par le poids de l'histoire, de l'héritage, qu'il soit intime ou plus grand encore. Que de tableaux mais parallèlement que de fluidité dans ces combats incessants. Une réalisation de grande qualité indéniablement.

    Le combat c'est finalement ce qui pose aussi problème à mon sens ici pourtant. Spielberg bien souvent accouche de films d'époque et très clairement le contexte de cette sortie offrait des possibilités d'en faire de même. Mais la manière n'y est pas. Le propos égalitaire par exemple donne à voir des scènes à la limite du ridicule (un peu de subtilité n'était pas interdit qui plus est sur un tel sujet). De la même façon le personnage de Kay interprété avec talent par Merryl Streep n'est pas assez approfondi donnant dès lors quelque chose de parfois surfait lorsque l'on veut mêler l'intime à l'actuel, si ces décisions pèsent et que son évolution marque, elle est souvent coupée du mouvement pour le coup, en décalage avant de s'y rattacher sur la fin nécessairement.

    C'est là le paradoxe du film, mettre en image avec brio ce mouvement oscillant en continu qu'est l’information pour se heurter à une actualisation du film figée et parfois grossière, ou quand le mouvement côtoie bêtement l'immobilité d'un message bien maladroitement livré. C'est ce qui prive Spielberg d'un grand film, vouloir réactualiser quelque chose de suffisamment fort et parlant à l'origine, s'obstiner presque artificiellement à s'ancrer dans son temps alors que le temps était pourtant la clé de la réussite du film.
  • Traquée (1987)

    Someone to Watch Over Me

    1 h 46 min. Sortie : . Policier, drame, romance et thriller.

    Film de Ridley Scott avec Tom Berenger, Mimi Rogers, Lorraine Bracco

    24/01

    Traquée n'est pas un mauvais film, mais d'une médiocrité certaine bien souvent il l'est assurément. Avec une histoire aussi vide, des personnages si faiblement écrits et joués, forcément que la tâche serait délicate. Ridley Scott veut son histoire d'amour centrale sur le papier mais la mise en image de celle-ci est bien trop vouée à l'échec avec un tel néant scénaristique aux clichés si grossièrement amenés. S'impliquer pour ces personnages caractérisés par leurs bêtises relève alors de l'exploit. L'écriture est d'une faiblesse terrible et condamne le film avant même sa réalisation. Pour autant tout n'est pas à jeter.

    En plus d'une BO qui a son effet, Ridley Scott par une photographie de qualité il est vrai livre bon nombre des scènes mémorables, ces instants qui se démarquent, une temporalité suspendue où la banalité du film vole en éclat pour une virtuosité passagère. Les scènes de meurtres sont absolument géniales, de véritable compositions entre icone et tension, silence et déchaînement. Véritablement beau et sûr de lui dans ses effets le film reste un plutôt bel objet de cinéma Scott oblige. On évite le naufrage par ces fulgurances qui surprennent, une élégance pour ne pas dire une grâce dans la violence et l'action, dans ces instants détachés du reste. Malgré tout c'est bien peu. Il n'aura pas fallu attendre un Prometheus pour faire le procès de Scott dont le présent film partage bien des maux avec la créature bâtarde d'Alien pour beaucoup.
  • Scooby-Doo et Batman : L'Alliance des héros (2018)

    Scooby-Doo! & Batman : The Brave and the Bold

    1 h 15 min. Sortie : . Animation, action, comédie et policier.

    Film de Jake Castorena avec Frank Welker, Grey Griffin, Matthew Lillard

    25/10

    Un visionnage nocturne désespéré et 24h après quasiment obligation de reconnaître que sans relever du génie ce pur produit de détectives que tout sépare tient assez bien la route, qui plus est au regard des dernières productions animés Batman. Une histoire qui tente de fusionner les codes des deux univers (je n'ai jamais été fan de Scooby-Doo au passage) mais ici l'ensemble fonctionne relativement bien. On a pris soin de respecter malgré le décalage opéré les mondes respectifs avec un style visuels cohérent dans l'ensemble. Un dtv pour enfants qui n'oublie pas une certaine dose de gravité malgré tout. C'est d'ailleurs le parti pris visuel qui m'a le plus marqué. Nostalgique de l'ancienne animation warner typée 90' ou pas je trouve que le style adopté depuis plus de 5 ans est absolument immonde pour ne pas dire irrespectueux des traits de comics d'origine. Un refus culturel pas forcément condamnable en soi sauf quand il donne à voir quelque chose de si laid et sans rapport. Ici le grotesque colle parfaitement avec des couleurs et traits grossiers omniprésents. L'histoire tient la route et même si le résultat n'a que très peu d’intérêt en raison d'un contenu très rapidement épuisée cet animé est une petite surprise loin de la honte cupide de ce massacre de Lego Batman ou de la faute de gout beauf de Batman & Harley Quinn. Plutôt validé par un inconditionnel du chevalier noir.
  • Bande-annonce

    Les cinéphiles (2015)

    1 h 30 min.

    Documentaire de Maxime Solito avec Céline Sciamma, Rafik Djoumi, Pacôme Thiellement

    26/01
  • Bande-annonce

    The Greatest Showman (2018)

    1 h 45 min. Sortie : . Biopic, drame, comédie musicale et romance.

    Film de Michael Gracey avec Hugh Jackman, Zac Efron, Michelle Williams

    27/01

    Dès l'ouverture le film joue la carte de l'honnêteté, une musique qui aura de quoi surprendre pour une absence d'identité visuelle globale que seuls les intentions et choix de casting pourront quelque peu sauver. Terriblement mal écrit, grossier au possible et trahissant ses intentions d'ouverture en se concentrant sans talent sur le clinquant de la troupe et l'ego de son protagoniste principal, The greatest showman a pour lui cette générosité ainsi qu'un duo Efron Jackman efficace dans leurs rôles respectifs. Mais c'est tout globalement. Les chansons rébarbatives terriblement peu inspirées donnent une bouillie auditive bien souvent secondée par une bouillie visuelle où les seuls beaux plans sont horriblement mal exploités. Le découpage des scènes comme de l'intrigue est raté, le traitement des personnages aussi maladroit qu'inégal. L'ode à la rêverie, à la différence et à l'imaginaire sont de bonnes intentions mais cela n'ira jamais vraiment plus loin. Michelle Williams sous exploitée au possible, des acteurs mauvais, des incohérences en pagaille pour un récit pourtant si simple(t) cela fait beaucoup à encaisser.

    Difficile de ne pas rire par moment. Toutes ces erreurs et maladresses ont parfois un certain charme mais le faux des situations et l'architecture faiblarde de l'ensemble aura eu raison de ma bienveillance si je peux dire. Tout fait forcé, aucune authenticité ne se dégage de ce récit absorbé par son protagoniste principal jusqu’à exclure la troupe qui ne restera qu'une entité collective utile au récit plutôt qu'une somme d'identités écrites, c'est là que l'échec est le plus flagrant. On ne retient aucun nom, uniquement des situations grotesques au manichéisme trop mal amené. Et pourtant impossible de détester ou rejeter en bloc ce qui est bien souvent ici un mauvais film. Parce que ces spectacles, ces acteurs, ces couleurs et parfois ces chansons il y a moyen de trouver des débuts de satisfaction. Mais ce ne sont que des débuts, des promesses. Des intentions à commencer par celle de donner un peu de joie aussi, mais sans réalisation potable et avec une écriture absente quand elle n'est pas mauvaise c'est bien compliqué d'exister durablement dans les esprits en tant qu'oeuvre. Reste que la salle a applaudi (et oui), que ce visionnage est un concours de circonstances, et que j'attends qu'un réalisateur sérieux prenne Zac Efron sous son aile, ma curiosité du moment.
  • Bande-annonce

    Line of Fire (2017)

    Only the Brave

    2 h 14 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de Joseph Kosinski avec Josh Brolin, Miles Teller, Jeff Bridges

    28/01
  • Bande-annonce

    Immortel (ad vitam) (2004)

    1 h 43 min. Sortie : . Animation, action, policier, drame et science-fiction.

    Film de Enki Bilal avec Linda Hardy, Thomas Kretschmann, Charlotte Rampling

    29/01

    Immortel est une anomalie dans le cinéma et plus particulièrement dans le nôtre. Un film bâtard dans sa forme, cinéma d'une époque avec ses influences esthétiques (Matrix pour ne citer que ça) et paradoxalement assez unique puisque l'on parle ici d'un adaptation d'une BD de SF française par son dessinateur et écrivain.

    Immortel est une histoire dans la lignée des récits homériques, divins et mortels mêles dans une aventure terrestre où les dangers se multiplient de manière incessantes entre hommes et créatures. En abordant les thématiques de la mémoire et de la chair qu'un Cronenberg ne renierait pas Bilal offre un regard très marqué avec un univers visuellement très travaillé, avec parfois un sens du cadre intéressant et surtout une esthétique ultra travaillée entre froideur et putréfaction. Beaucoup de choses sont tentées avec parfois un certain succès, plans et scènes mémorables sont au programme par une atmosphère, une colorimétrie ou des idées malignes. Le tout offre de beaux et pertinents moments de cinéma, une vraie identité se dégage lorsque l'effet reste palpable. Mais la batardise d'Immortel est avant tout formelle. Film d'animation avant tout le rendu est souvent aussi immonde que le sort réservé à la vie ici. Les cgi niveau cinématiques PS1 sont absolument horrible à regarder et surtout trahissent les intentions. Tout est factice ce qui de fait rend le traitement de la chair pour ne pas dire du transhumanisme tantôt brillant tantôt irregardable, mais le film étant à 80 en cgi nous sommes face à un réel problème insurmontable.

    Pire encore, si les images peinent à traduire les thématiques abordées suivant les effets, Bilal ne sait quant à lui ni raconter une histoire ni présenter un univers. La narration est catastrophique. Comme dans le Valerian de Besson on ressent le poids de cet univers qu'on ne sait finalement pas comment aborder. On manque d'informations, des scènes sont parfois clairement absentes, les dialogues souvent faibles. Beaucoup trop de zones d'ombre, des séquences pas toujours utiles. Nos personnages sont trop survolés ce qui rend l'attachement difficile. Le film côtoie parfois le génie mais c'est malheureusement assez rare. La réalisation est aux abonnées absents bien souvent, une inconstance pour ne pas dire inconsistance tant l'inégalité du rendu est flagrante.

    Un film sur lequel je reviendrai en critique plus sérieusement sans doute car c'est un cas pour le moins fascinant.