En 2020, les films que je regarde font des bas. - Mes films vus en 2020

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10 films

par EvyNadler
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    Le Dîner de cons (1998)

    1 h 20 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Francis Veber avec Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster

    01/20

    Oh le con. Il est content. Ca sonne et il est content.
  • Bande-annonce

    Evil Dead (2013)

    1 h 30 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Fede Alvarez avec Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci

    01/20

    Un remake qui ne brille que par les fulgurances de l'opus originel. Le charme est bafoué, l'acting aussi. D'une banalité rare.
  • Bande-annonce

    The Lighthouse (2019)

    1 h 49 min. Sortie : . Drame, fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Robert Eggers avec Willem Dafoe, Robert Pattinson et Valeriia Karaman

    01/20

    Si The Lighthouse est un exercice formel parfaitement maîtrisé, il souffre d'un vide considérable noyé dans un fantastique Lovecraftien trop étouffant, empruntant à Poe son fatalisme lugubre sans en mesurer l'impact. The Lighthouse peut se targuer de réunir dans son univers des films comme Shining ou Mother !, par son atmosphère oppressante et son symbolisme à outrance, même si le manque d'enjeu vient amocher la beauté visuelle et sonore du film. Si The Lighthouse est une déception, il en reste un cinéaste aussi obsessionnel que Ari Aster, et des hypothèses et réflexions plein la tête en sortant du cinéma. Une oeuvre très étonnante et torturée, parfois tortueuse.
  • Bande-annonce

    Swallow (2019)

    1 h 34 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Carlo Mirabella-Davis avec Haley Bennett, Austin Stowell, Denis O'Hare

    Ceux qui disent que c'est le premier film de Léa Seydoux franchement déjà ça se fait pas on respecte toutes les femmes ici, les actrices comme celles qui ne sont pas actrices.

    Bon sinon c'est bien construit, c'est intelligent, original, ça manque néanmoins de rythme et d'envergure.
  • Bande-annonce

    La Plateforme (2019)

    El Hoyo

    1 h 34 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de Galder Gaztelu-Urrutia avec Ivan Massagué, Zorion Eguileor, Antonia San Juan

    Un Snowpiercer like avec moins de budget, moins d'action mais plus subtil dans sa métaphore de l'image, des propos et des personnages. Néanmoins, il en reste un goût d'inachevé. Si le film brille par ses références à la religion et à la lutte des classes sociales, et par son rythme soutenu, il échoue dans la narration de ses personnages et dans cet ultime paradoxe de la forme limitée et du fond illimité. Ici, la forme captive, alors que le fond n'apporte rien.
  • Bande-annonce

    Don't Breathe : La Maison des ténèbres (2016)

    Don't Breathe

    1 h 28 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Fede Alvarez avec Stephen Lang, Jane Levy, Dylan Minnette

    Up d'un point, si j'ai toujours tendance à trouver que le film tire la corde jusqu'au bout du bout, et les ficelles totalement extravagantes, le métrage reste un exemple de huis clos d'horreur ces dernières années.
  • Bande-annonce

    All Is Lost (2013)

    1 h 46 min. Sortie : . Drame et aventure.

    Film de J.C. Chandor avec Robert Redford

    Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un ami m'avait fait une liste de films que je devais regarder et qui me plairaient sûrement. Cela fait 27 ans, j'ai déjà trois enfants et une baraque sur Montpellier. Mais, enfin, je commence à les regarder petit à petit ! Je vous conseille d'aller jeter un oeil à son profil et de vous y abonner, c'est un cinéphile, un vrai, pas un glandu comme moi. Choisissez bien vos éclaireurs putain.

    All Is Lost, c'est l'histoire Robert Redford, dont on ne sait rien, qui ne dit rien, perdu en plein milieu de l'océan avec son bateau qui prend l'eau. Et c'est la grosse galère. De désillusion en désillusion, il va passer des jours entiers à tenter d'éviter l'inévitable. Parce qu'il ne vous aura pas échappé que boire un litre d'eau par jour c'est bien, en boire l'équivalent de 200 bouteilles parce que tu te prends des tasses sa mère, c'est pas le mieux.

    La force du film réside dans le parti pris du cinéaste, Chandor Bing, à nous mettre dans la peau de ce type qui lutte contre la mort. Ici, pas de plans d'ensemble, pas ou peu de dramaturgie, et pas vraiment de fil conducteur. On est exactement à la place de ce type, qui repousse sans cesse les assauts de la malchance et de la nature, impuissant et qui voit le temps et ses rations de nourriture défiler à toute vitesse. On lutte avec lui.

    Si le film brille par son réalisme et sa spectaculaire immersion, il est aussi très entraînant grâce à un Robert Redford qui joue juste, jamais dans la surenchère et toujours avec cette fausse désinvolture. Pas d'exagérations, pas de plans resserrés où il jouerait le personnage étranglé de douleur et de peur, juste un homme seul dans l'océan qui se bat.

    Malheureusement, la fin est telle qu'elle casse, du moins pour ma part, totalement le concept même du film. Outre le choix du cinéaste, discutable mais valable, le film se perd dans des plans allégoriques et métaphoriques qui tranchent totalement avec le reste. Si, évidemment, on peut en conclure qu'il s'agit de plans à plusieurs lectures et que tout n'est pas à prendre au sens littéral, il est incommodant de lever les yeux au ciel et de ne pas se dire que tout vient d'être gâché par un sens du lyrisme totalement inopportun.

    https://www.senscritique.com/Mattchupichu77
  • Bande-annonce

    Au nom du père (1993)

    In the Name of the Father

    2 h 13 min. Sortie : . Biopic, drame et thriller.

    Film de Jim Sheridan avec Daniel Day-Lewis, Pete Postlethwaite, Emma Thompson

    Ce chef d'oeuvre est admirablement bien porté par Daniel Day-Lewis, l'un des meilleurs acteurs de tous les temps, qui vit ses personnages et les projets qu'on lui propose, comme si à chaque fois c'était le dernier de sa vie.

    Une magnifique fresque sur le destin tragique d'un homme accusé à tort, d'avoir été là au mauvais endroit au mauvais moment, avec une gueule et un passif qui ne plaidaient pas en sa faveur. Parce qu'il fallait des coupables, il passa la moitié de sa vie en prison, et le film nous raconte, plus que la lutte pour en sortir, les déboires intérieurs de cet homme, qui dans un huis clos où il ne peut fuir son père, est obligé de l'affronter. Si peu de manichéisme ! Tant de richesse dans les dialogues, dans les confrontations entre eux deux. Le film est magnifique, et il émeut autant qu'il révolte, par son scénario qui prend aux tripes et sa technique parfois très brutale.

    Magistral, et très enrichissant !

    https://www.senscritique.com/Mattchupichu77
  • Bande-annonce

    The Lodge (2020)

    1 h 40 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et drame.

    Film de Severin Fiala et Veronika Franz avec Richard Armitage, Riley Keough, Alicia Silverstone

    Je l'ai vu au cinéma la semaine dernière, et je ne regrette pas. Et arrêtez de me signaler sur gouv.fr je plaisante, et de toute façon j'avais mon attestation j'allais acheter des crêpes whaou juste après donc arrêtez de rager bande de petits batards.

    Du coup, je ne regrette pas d'avoir loué le DVD sur louerledvd.com parce que c'est une très bonne surprise. Le froid polaire envahit et engourdit les personnages comme la caméra, lente, lourde, vaporeuse parfois. On se sent pris au piège dans ce triptyque en mode Wind River-Shining-Les Autres sur fond de film chelou avec Eva Green dedans, mais sans Eva Green, et un peu de The Visit. Remplacée par Riley Keough, un pâle sosie de Kristen Stewart (ah voilà, les jaloux vont pas aimer) mais qui campe bien son personnage.

    L'histoire, c'est une belle-maman qui garde les deux gosses de son mec parce qu'il est parti du chalet on ne sait pas trop pourquoi. Leur mère s'est tiré une balle il y a peu en plus, mauvais mood pour eux. La belle-maman va commencer à avoir des hallucinations, et sombrer petit à petit dans une folie somme toute assez problématique, persuadée d'être hantée par le fantôme de la mère décédée.

    Un gros bordel, pour un film au scénario assez plat. Le métrage doit son rythme et ses lettres de noblesse à sa photographie et son rythme lancinant et étouffant. Un bon film, qui manque un peu de consistance et de prise de risque.
  • Bande-annonce

    Seuls les anges ont des ailes (1939)

    Only Angels Have Wings

    2 h 01 min. Sortie : . Aventure, drame et romance.

    Film de Howard Hawks avec Cary Grant, Jean Arthur, Richard Barthelmess

    Alors moi je suis désolé, mais toute mignonne que soit Jean Arthur (oui, c'est pas un homme, te casse pas la tête), quand il y a Rita Hayworth à côté, il n'y a plus de Jean Arthur. Tu donnes le lead du film à Rita et tu arrêtes de nous pomper l'air. Ces femmes, à dire qu'elles sont celles qui ne diront rien quand nous les hommes, nous partirons dans notre airbus survoler le ciel juste pour nous foutre au pieu, pour au final nous la mettre à l'envers et nous faire culpabiliser ! Rita a juste un peu plus de décence que toi, ma vieille. Donc Gilda elle va redescendre de trois étages déjà.

    Quel film ! Mais quelle déception de n'avoir aucune belle et grande histoire d'amour, et qu'une sorte de triangle amoureux entre le héros, sa fan number one et le ciel ! Je ne peux imaginer la perfection des années 30-40 sans une extraordinaire histoire de love, à la manière d'un des plus grands génies Douglas Sirk allez c'est dit c'est plus à dire.

    Pour l'époque, Seuls les anges ont des ailes (ce titre sublime absolument irremplaçable) est d'une immersion absolument folle, alors que le thème de l'aviation aurait pu paraître très cheap aujourd'hui. Les vols sont palpitants, les personnages complexes avec un vrai background et des personnalités qui donnent envie de les écouter parler, la mise en scène sonne toujours juste et ne tire jamais d'émotions superflues.

    Howard Hawks, génial cinéaste d'aventure mais aussi de comédies (L'impossible monsieur bébé avec Grant again est à mourir de rire) dirige un film qui a fait date et sans nul doute qui a permis à toute une autre génération de films de voir le jour. C'est étonnant, émouvant, frissonnant, et même si il manque ce petit (gros) plus de cette relation entre Cary et Jean, trop banale pour être passionnante, Seuls les anges ont des ailes est le parfait manuel de comment donner une épaisseur à un film en se servant du ciel et du sol, de la vie et de la mort, et à quel point chaque individu est différent et à le droit de choisir les secousses de son existence.

    https://www.senscritique.com/Mattchupichu77