Errances littéraires d'un chinois pas comme les autres (2017)

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69 livres

par Confucius
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  • La Peur du savoir

    Sortie : 2009. Essai.

    Livre de Paul Boghossian

  • L'Établi (1978)

    Sortie : 1978. Récit.

    Livre de Robert Linhart

  • Goethe se mheurt (1965)

    Goethe schtirbt

    Sortie : 1965. Récit et recueil de nouvelles.

    Livre de Thomas Bernhard

  • Le Neveu de Wittgenstein (1982)

    Wittgensteins Neffe

    Sortie : 1982. Roman.

    Livre de Thomas Bernhard

  • Dans la dèche à Paris et à Londres (1933)

    Down and Out in Paris and London

    Sortie : . Autobiographie & mémoires.

    Livre de George Orwell

    Très beau récit "journalistique" de la misère banale que George Orwell a vécu et observé lors de son expérience de grand dénuement à Paris et à Londres.
    Je dis style journalistique, sans ici arrière pensée péjorative, mais dans le sens où il observe, détaille minutieusement et pertinemment, sans user de trop de superlatifs ou d'envolées lyriques.
    Je trouve, sans m'y connaître, que ça ressemble au style ethnographique. Une immersion dans un monde différent que l'auteur décrit, et commente régulièrement.
    Le style est d'ailleurs froid, sans identité diront certains, ce qui tranche par rapport à London qui parle aussi de la misère et du labeur extrême de certaines catégories de travailleurs (le passage sur les plongeurs de restaurant est parfaitement évocateur) mais pourtant, il est en parfaite adéquation avec le sujet du livre.
    Bien entendu, on est frappé, consterné par ce qu'on lis. Et c'est à la lumière de témoignages pareils qu'on se dit qu'on est content de vivre à notre époque et que les choses ont tout de même pas mal évolué.
    Il n'est pas ici opportun de faire un inventaire à la Prévert des misères décrites par Orwell, mais je me dis en tout cas que Paris offre plus d'opportunité et une crimininalisation moins frappante de la pauvreté qu'à Londres où le système organisé et voulu par les autorités des pauvres des grandes routes scandalise à un point inimaginable.
    Outre ce récit frappant et poignant de ces pauvres hères, ce qui marque, c'est aussi cette vie, cette réserve d'humanité qui émane de ces gens, de ce milieu ô combien défavorisé. C'est finalement une formidable leçon de vie de voir ces gens toujours debout malgré les affres de l'existence.
    C'est donc un ouvrage à la fois dépressif, triste, poignant malgré sa froideur, mais aussi par certains aspects la chaleur qui s'en dégage grâce à ces hommes qui l'animent et cette volonté de vivre, de faire face aux événements. Finalement pour eux, exister, c'est résister.
    La camaraderie, l'humour, l'ambition, l'effort, la positivité sont des réponses à une société qui tolère et organise une grande pauvreté comme Orwell le décrit bien dans son ouvrage.
    Une ode à la solidarité, un éveil des consciences face à la stigmatisation de la pauvreté.

    A méditer pour ces indécrottables idiots qui parlent encore aujourd'hui de politique trop généreuse envers les plus démunis.
  • Le Seigneur des porcheries (1999)

    Lord of the Barnyard: Killing the Fatted Calf and Arming the Aware in the Corn Belt

    Sortie : 1999. Roman.

    Livre de Tristan Egolf

    Dommage. C'est vraiment le mot qui m'ai venu à l'esprit une fois 'l'ouvrage reposé. Dommage car pourtant l'auteur commence sur les chapeaux de roues. C'est violent, c'est crade, c'est poisseux, c'est mauvais. Un blède du fin fond des USA où semble se retrouver toute la misère humaine. Ratés, alcooliques, incestueux, violents, miséreux, la galerie présentée ici par Egolf fait peur à voir (mention spéciale pour les vautours religieux). Le personnage principal prend cher, par tout le monde. On sent que tel une cocotte minute il emmagasine sa frustration, le mépris généralisé. On pense qu'au bout d'un moment tout va craquer et exploser, que sa vengeance sera violente, saignante, terrible, qu'il va se venger de cette communauté qui l'étouffe. Et là, le dommage arrive. Passé le 1/3 tiers de l'ouvrage un rythme lancinant s'installe. Une sorte de routine. C'est comme le début, mais en moins puissant. Comme si Egolf avait tout donné pendant 200 pages qu'il prend ensuite un rythme de croisière, plat. Et là c'est la lassitude et la déception. La force du début se tasse pour se transformer en une forme d'indifférence. Dommage. En fait, c'est plus la trame narrative qui plombe le bouquin, car en dehors de ça l'écriture est vraiment plaisante, ça m'a d'ailleurs fait penser dans le ton à du Céline, du Céline énervé (même si le style n'est pas du tout analogue au phrasé jargonneux du français), faite de longues phrases semblables à des monologues intérieurs aux accents bernhardiens.
  • Martin Eden (1909)

    Sortie : 1909. Roman.

    Livre de Jack London

    Ce fut une lecture étrange que celle-ci. Roman tout d'abord sur l'amour d'un "moins que rien" envers une représente de la bourgeoise (ou aristocratie, à voir). La volonté d'un homme de quitter le sol où il est pour atteindre les ciel des bonnes manières, de la grace, de la culture et la bienséance. Le début est ainsi frustrant, cette façon de dépeindre d'un regard merveilleux ce monde bourgeois et cette vision ô combien négative des classes laborieuses. On s'énerve on s'agace devant tant de candeur/brutalité. Mais London a en fait l'intelligence de suivre parfaitement l'évolution mentale de son personnage. Nous sommes dans sa tête et entendons ce qu'il vit. Car passé le premier tiers, c'est le début des ennuis, c'est dira t on, une progression lente mais sûre vers le désespoir et les faux semblants. Faux semblants de ce monde bourgeois à la culture classique et très sectorialisée vivant sur ses acquis. C'est aussi la fin de l'illusion de la réussite par ses efforts, cette méritocratie tant vantée. Martin se démène, il donne tout ce qu'il a et voit que rien ne marche, malgré un scrupuleux respect des règles établies. Dans un même mouvement, les masques tombent. Le succès soudain et rationnellement inexplicable ne lui procure aucune sensation mise à part une forme de dégoût et les illusions bourgeoises se mêlent à ce tiré de rideau. Malheureusement pour Martin, il a choisi une voie qui ne mène à rien, seul, individualiste, c'est dans la solitude, sans groupe auquel se raccrocher qu'il termine sa vie. Ni bourgeois ni prolétaire. Seul.
    Un livre poignant, tragique, qu'on ne lâche plus une fois le 1/3 entamé. L'écriture est simple, directe, sans fioritures stylistiques, mais poignante et émotionnelle.
  • Le Froid (1981)

    Die Kälte

    Sortie : 1981. Autobiographie & mémoires.

    Livre de Thomas Bernhard

    Du Bernhard. Cela m'a logiquement fait penser aux deux opuscules que j'ai lu. Sa misanthropie transpire toujours de ses écrits. Ses tourments intérieurs sont toujours présents. Ses longues tirades répétitives aussi, même si je trouve moins prononcé de ce que j'ai lu dans Excinction, peut être qu'il était encore à ce moment en train de murir et poser son style.
    Reste que tout ce qui touche à l'hôpital, les pratiques des médecins, les conditions de vie, ses relations avec les autres m'ont intéressées, c'est drôle, piquant comme d'habitude. Mais j'aime moins quand il parle sur des réflexions plus générale sur sa famille et sa jeunesse. Question de centres d'intérêts sans doute.
  • Un privé à Babylone

    Dreaming of Babylon : A Private Eye Novel 1942

    Sortie : 1977. Roman.

    Livre de Richard Brautigan

  • Le Chef-d'œuvre inconnu (1831)

    Sortie : 1831. Recueil de nouvelles.

    Livre de Honoré de Balzac

  • D'un retournement l'autre

    Comédie sérieuse sur la crise financière. En quatre actes et en alexandrins

    Sortie : . Théâtre, politique & économie et essai.

    Livre de Frédéric Lordon

    Petite pièce de théâtre sur la crise financière, essentiellement non pas sur ses conséquences, mais plutôt sur son origine, son mauvais traitement et sur les principaux protagonistes.
    On trouve ainsi pêle mêle des grands banquiers gestionnaires qui n'ont pas du tout anticipé ce qu'ils se passent, ne connaissent rien des pratiques de leurs subordonnés (mise à part que ça rapporte gros) et adorateurs du "Marché", des tradeurs totalement dépassés mais pourtant conscients, un président royal supérieur qui place la flagornerie à son encontre en art et code de conduite et ses conseillers, tantôt cireurs de pompes et effrayés à l'idée de déplaire au grand maître ou au contraire, bien conscients de ce qu'il se passe et connaissent les moyens de sortir de cette situation ubuesque.
    Mention spéciale aux instants où les banquiers se rendent comptent qu'il doivent s'en remettre aux autorités étatiques.
    Acerbe, drôle, précis, qui tape là où ça fait mal, mais aussi didactique. Une très bonne pièce sur la crise, ses absurdités mais aussi les moyens d'en sortir.
  • Bartleby le scribe (1853)

    Bartleby the Scrivener : A Story of Wall Street

    Sortie : 1853. Nouvelle.

    Livre de Herman Melville

  • Roman avec cocaïne (1934)

    Роман с кокаином (Roman s kokainom)

    Sortie : 1934. Roman.

    Livre de M. Aguéev

  • Le Monstre des Hawkline (1974)

    The Hawkline Monster : A Gothic Western

    Sortie : 1974. Roman.

    Livre de Richard Brautigan

    Petite déception après la réjouissante surprise du privé à Babylone. On retrouve la patte de l'auteur, cette légèreté poétique si plaisante qui fait passer les mots dans l'esprit comme l'eau sur les plumes d'un canard mais néanmoins je n'ai trouvé ce double discours du privé à la fois humoristique et critique de la société américaine (ou alors elle ne m'a pas frappée). De même l'aventure en-elle même, malgré quelques passages amusants et des répliques d'anthologie m'a plus que laissé sur ma faim. Bof.
  • Principes élémentaires de propagande de guerre

    Sortie : septembre 2010. Culture & société.

    Livre de Anne Morelli

  • La diversité contre l'égalité

    Sortie : février 2009. Essai.

    Livre de Walter Benn Michaels

  • Une histoire populaire des États-Unis (1980)

    A People's History of the United States

    Sortie : 1980. Essai et histoire.

    Livre de Howard Zinn

  • Faire l'opinion

    Sortie : .

    Livre de Patrick Champagne

  • Turner

    Turner - 1775-1851, Le monde de la lumière et des couleurs

    Sortie : novembre 1991. Beau livre, essai et culture et société.

    Livre de Michael Bockemühl et M. Bockemuhl

  • Le concert des puissants

    Sortie : . Essai.

    Livre de Paul Lagneau-Ymonet et François Denord

  • Manuel d'économie critique

    Sortie : . Essai.

    Livre de Le Monde Diplomatique

  • Pourquoi Bruxelles brade l'Europe ?

    Sortie : . Essai.

    Livre de Charlotte Dammane

  • La fin de l'Union européenne

    Sortie : . Essai.

    Livre de Coralie Delaume et David Cayla