Et si c'était... un animal ?

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77 livres

par Aurea

La femme mystère, la femme secret, la femme fleur, et la femme animal, pourquoi pas ? Ce pourrait être, au choix, un félin, un serpent, un oiseau, voire un merlan !
Jeu du portrait chinois où je me suis amusée à découvrir, au fil des pages, les diverses comparaisons auxquelles se sont livrés des auteurs divers et variés.

Popositions bienvenues

En couverture, femme à sa toilette de Berthe Morisot

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  • Les Jeunes-France (1833)

    Sortie : 1833. Recueil de nouvelles.

    Livre de Théophile Gautier

    "Madame Crapouillet n’était pas jolie, mais M. Crapouillet était affreux ; elle avait l’air d’un merlan roulé dans la farine, et il ressemblait à un homard passant du bleu au rouge. Je fis le mari couleur pomme d’amour peu mûre, et la femme d’un gris perle tout à fait mélancolique, dans le genre des peintures d’Overbeck et de Cornélius."
  • L'Argent (1891)

    Sortie : 1891. Roman.

    Livre de Émile Zola

    "Et, dans cette paix humide de cave, en haut de ce perron disjoint, la première personne que madame Caroline avait aperçue était la comtesse de Beauvilliers, une grande femme maigre de soixante ans, toute blanche, l’air très noble, un peu surannée. Avec son grand nez droit, ses lèvres minces, son cou particulièrement long, elle avait l’air d’un cygne très ancien, d’une douceur désolée."
  • La Peur (1882)

    Sortie : . Recueil de nouvelles.

    Livre de Guy de Maupassant

    "Le fuyard, à bout de forces et perclus par la terreur, allait tomber, quand un enfant qui gardait des chèvres accourut, armé d’un fouet ; il se mit à frapper l’affreuse bête humaine, qui se sauva en poussant des cris de douleur. Et Tourgueneff la vit disparaître dans le feuillage, pareille à une femelle de gorille.

    C’était une folle, qui vivait depuis plus de trente ans dans ce bois, de la charité des bergers, et qui passait la moitié de ses jours à nager dans la rivière."
  • Toine (1885)

    Sortie : 1885. Nouvelle.

    Livre de Guy de Maupassant

    La Mère aux monstres

    "Elle parlait vite, les yeux baissés, d’un air hypocrite, pareille à une bête féroce qui a peur. Elle adoucissait le ton âpre de sa voix, et on s’étonnait que ces paroles larmoyantes et filées en fausset sortissent de ce grand corps osseux, trop fort, aux angles grossiers, qui semblait fait pour les gestes véhéments et pour hurler à la façon des loups."
  • Marie-Claire (1910)

    Sortie : 1910. Roman.

    Livre de Marguerite Audoux

    "Madeleine me regardait avec un air de fausse compassion, et elle ne pouvait pas toujours s’empêcher de me dire que je méritais une sévère punition.

    Elle paraissait très attachée à sœur Marie-Aimée ; elle la servait attentivement, et fondait en larmes au moindre reproche.

    Elle avait des crises de gros sanglots que sœur Marie-Aimée calmait en lui caressant les joues. Alors, elle riait et pleurait tout à la fois. Elle avait un mouvement des épaules qui laissait voir son cou blanc, et qui faisait dire à Bonne Néron qu’elle avait l’air d’une chatte."
  • La Curée (1871)

    Sortie : 1871. Roman.

    Livre de Émile Zola

    "Quand il revint à lui, il vit Renée agenouillée, penchée, avec des yeux fixes, une attitude brutale qui lui fit peur. Les cheveux tombés, les épaules nues, elle s’appuyait sur ses poings, l’échine allongée, pareille à une grande chatte aux yeux phosphorescents. Le jeune homme, couché sur le dos, aperçut, au-dessus des épaules de cette adorable bête amoureuse qui le regardait, le sphinx de marbre, dont la lune éclairait les cuisses luisantes. Renée avait la pose et le sourire du monstre à tête de femme, et, dans ses jupons dénoués, elle semblait la sœur blanche de ce dieu noir."
  • Le génie des parisiennes (2002)

    Sortie : . Essai.

    Livre de Théodore De Banville

    Les Parisiennes de Paris

    "Pour les spectateurs, ce dernier effort fut mille fois plus poignant que la minute même où on l’avait crue morte, car maintenant elle ressemblait à un oiseau qui balaye la terre de son ventre souillé et de ses ailes fracassées."
  • Vive la vie (1892)

    Sortie : 1892. Conte.

    Livre de Alphonse Allais

    "Charmantes, les pensionnaires, et pleines d’enjouement.

    Steelcock tomba dans les lacs d’une petite Toulonnaise, noire comme une taupe, qui aurait beaucoup gagné à être mieux peignée, mais bien gentille tout de même.

    Les amoureux se retirèrent et ce qu’ils firent pendant la nuit ne regarde personne."
  • Les Misérables (1862)

    Sortie : 1862. Roman.

    Livre de Victor Hugo

    "Arrivé au bureau de police qui était une salle basse chauffée par un poêle et gardée par un poste, avec une porte vitrée et grillée sur la rue, Javert ouvrit la porte, entra avec la Fantine, et referma la porte derrière lui, au grand désappointement des curieux qui se haussèrent sur la pointe du pied et allongèrent le cou devant la vitre trouble du corps de garde, cherchant à voir. La curiosité est une gourmandise. Voir, c’est dévorer.

    En entrant, la Fantine alla tomber dans un coin, immobile et muette, accroupie comme une chienne qui a peur.

    Le sergent du poste apporta une chandelle allumée sur une table. Javert s’assit, tira de sa poche une feuille de papier timbré et se mit à écrire."
  • Novembre (1842)

    Sortie : 1842. Nouvelle.

    Livre de Gustave Flaubert

    Paru en 1842

    "Elle m'étala, avec un orgueil de courtisane, toutes les splendeurs de sa chair. Je vis à nu sa gorge dure et toujours gonflée comme d'un murmure orageux, son ventre de nacre, au nombril creusé, son ventre élastique et convulsif, doux pour s'y plonger la tête comme sur un oreiller de satin chaud ; elle avait des hanches superbes, de ces vraies hanches de femme, dont les lignes, dégradantes sur une cuisse ronde, rappellent toujours de profil, je ne sais quelle forme souple et corrompue de serpent et de démon; la sueur qui mouillait sa peau la lui rendait fraîche et collante; dans la nuit ses yeux brillaient d'une manière terrible, et le bracelet d'ambre, qu'elle portait au bras droit, sonnait quand elle s'attrapait au lambris d'alcôve."
  • Madame Bovary (1857)

    Sortie : 1857. Roman.

    Livre de Gustave Flaubert

    "Emma revenait à lui plus enflammée, plus haletante, plus avide. Elle se déshabillait brutalement, arrachant le lacet mince de son corset qui sifflait autour de ses hanches, comme une couleuvre qui glisse. Elle allait sur la pointe de ses pieds nus regarder encore une fois si la porte était fermée, puis elle faisait d’un seul geste tomber ensemble tous ses vêtements ; — et pâle, sans parler, sérieuse, elle s’abattait contre sa poitrine, avec un long frisson."

    "Pauvre petite femme ! Ça bâille après l’amour, comme une carpe après l’eau sur une table de cuisine. Avec trois mots de galanterie, cela vous adorerait ; j’en suis sûr ! ce serait tendre ! charmant !… Oui, mais comment s’en débarrasser ensuite."
  • La Tentation de saint Antoine (1874)

    Sortie : 1874. Roman.

    Livre de Gustave Flaubert

    "Puis il m'envoya ses filles—belles, bien fardées, avec des ceintures d'or, les dents blanches comme le jasmin, les cuisses rondes comme la trompe de l'éléphant."
  • Contes et Récits fantastiques (1850)

    Sortie : 1850. Recueil de contes.

    Livre de Théophile Gautier

    La peau de tigre

    "Un jour, Ninette, assise à côté de sa maman, sur un coussin de tapisserie brodé par elle-même, feuilletait un livre plein de ses histoires favorites ; bientôt elle poussa un soupir comme une colombe étouffée, et jeta le volume avec un geste d’humeur et d’impatience."
  • L'Éducation sentimentale (1869)

    Sortie : 1869. Roman.

    Livre de Gustave Flaubert

    "Un vieux beau, vêtu, comme un doge vénitien, d’une longue simarre de soie pourpre, dansait avec Mme Rosanette, qui portait un habit vert, une culotte de tricot et des bottes molles à éperons d’or. Le couple en face se composait d’un Arnaute chargé de yatagans et d’une Suissesse aux yeux bleus, blanche comme du lait, potelée comme une caille, en manches de chemise et corset rouge. Pour faire valoir sa chevelure qui lui descendait jusqu’aux jarrets, une grande blonde, marcheuse à l’Opéra, s’était mise en femme sauvage ; et, par-dessus son maillot de couleur brune, n’avait qu’un pagne de cuir, des bracelets de verroterie, et un diadème de clinquant, d’où s’élevait une haute gerbe en plumes de paon."

  • De l'Angelus de l'aube à l'Angelus du soir (1898)

    Sortie : 1898. Poésie.

    Livre de Francis Jammes

    "Une feuille morte tombe

    Maintenant tu es loin, petite caressante.

    Où est ta gorge tendue et mince, et ta hanche

    qui s’arrondit et se ramasse comme une vague ?

    Je te revois avec tes cheveux noirs comme une hirondelle,

    tes yeux beaux comme toi, ta bouche un peu épaisse,

    et ton cou pur, large à l’épaule, et volontaire."
  • Le carillonneur (1897)

    Sortie : 1897. Roman.

    Livre de Georges Rodenbach et G. Rodenbach

    "À mesure que les mois s’écoulèrent, Borluut s’étonna de plus en plus de cette douceur de Godelieve. Jamais rien encore ne l’avait entamée une minute, pas même les impatiences de Barbe qui se tournaient parfois contre elle. Humeur inaltérable, séraphique mansuétude ! Sa voix allait et venait, se dépliait et se repliait ; on aurait dit une grande aile blanche, toujours égale, avec les mêmes mots sans tache, le même arpège de plumes. Il en venait un apaisement, la candeur d’une brise du ciel, on ne sait quoi qui pacifie et lénifie."
  • Une histoire sans nom (1882)

    Sortie : 1882. Roman.

    Livre de Jules Barbey d'Aurevilly

    "Dans une petite ville de province, par une après-midi de décembre, deux jeunes filles venaient de s’habiller pour le bal. C’étaient deux amies de pension, — deux contrastes ou deux harmonies : l’une avec de grands yeux noirs comme la mort et farouches comme la peur, des dents bleuâtres, un teint de bistre et des cheveux bruns blondissant en atomes d’un or pâle à la pointe, — éternel adieu du soleil de son enfance resté écrit sur ces boucles légères où la vie, déjà plus avancée, avait versé ses obscurités, — petite, flexible, gracieuse, qu’un tissu aérien et rose enveloppait : on aurait dit une guêpe dont les ailes de velours noir seraient sorties d’une feuille de rose du Bengale ; l’autre, plus grande, plus forte, splendide et vermeille comme une grenade entr’ouverte, brune aussi par la chevelure, mais dont les épaules, d’une plus lumineuse substance, dans les plis de la blanche robe qu’elle portait, ressemblaient à une touffe de lys avant l’aurore couronnant un beau vase grec, svelte, pur et tout en albâtre."
  • Romans et conte

    Conte.

    Livre de Voltaire

    "Le moment de mon bonheur se diffère de jour en jour. Le cruel sultan ne me permet pas de voir ces joues plus vermeilles que les roses ; je n’ose encore y cueillir un baiser. La douceur de vos charmes a ravi mon cœur. Vos yeux sont noirs et attrayants comme ceux de la biche ; vos yeux, comme ceux de la biche, sont sauvages et dédaigneux."
  • Les Fleurs du mal (1857)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Charles Baudelaire

    Le serpent qui danse

    "Que j'aime voir, chère indolente,
    De ton corps si beau,
    Comme une étoffe vacillante,
    Miroiter la peau.

    Sur ta chevelure profonde
    Aux âcres parfums,
    Mer odorante et vagabonde
    Aux flots bleus et bruns,

    Comme un navire qui s'éveille
    Au vent du matin,
    Mon âme rêveuse appareille
    Pour un ciel lointain.

    Tes yeux où rien ne se révèle
    De doux ni d'amer,
    Sont deux bijoux froids où se mêlent
    L’or avec le fer.

    A te voir marcher en cadence,
    Belle d'abandon,
    On dirait un serpent qui danse
    Au bout d'un bâton.

    Sous le fardeau de ta paresse
    Ta tête d'enfant
    Se balance avec la mollesse
    D’un jeune éléphant,

    Et ton corps se penche et s'allonge
    Comme un fin vaisseau
    Qui roule bord sur bord et plonge
    Ses vergues dans l'eau.

    Comme un flot grossi par la fonte
    Des glaciers grondants,
    Quand l'eau de ta bouche remonte
    Au bord de tes dents,

    Je crois boire un vin de bohême,
    Amer et vainqueur,
    Un ciel liquide qui parsème
    D’étoiles mon cœur !"


    Le chat

    "Lorsque mes doigts caressent à loisir
    Ta tête et ton dos élastique,
    Et que ma main s’enivre du plaisir
    De palper ton corps électrique,

    Je vois ma femme en esprit. Son regard,
    Comme le tien, aimable bête
    Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

    Et, des pieds jusques à la tête,
    Un air subtil, un dangereux parfum
    Nagent autour de son corps brun."

  • Le Spleen de Paris (1869)

    Sortie : 1869. Poésie.

    Livre de Charles Baudelaire

    Un cheval de race

    "Elle est bien laide. Elle est délicieuse pourtant !
    Le Temps et l’Amour l’ont marquée de leurs griffes et lui ont
    cruellement enseigné ce que chaque minute et chaque baiser
    emportent de jeunesse et de fraîcheur.
    Elle est vraiment laide ; elle est fourmi, araignée, si vous
    voulez, squelette même ; mais aussi elle est breuvage, magistère, sorcellerie ! en somme, elle est exquise.
    Le Temps n’a pu rompre l’harmonie pétillante de sa démarche
    ni l’élégance indestructible de son armature. L’Amour n’a pas
    altéré la suavité de son haleine d’enfant ; et le Temps n’a
    rien arraché de son abondante crinière d’où s’exhale en fauves
    parfums toute la vitalité endiablée du Midi français : Nîmes,
    Aix, Arles, Avignon, Narbonne, Toulouse, villes bénies du soleil, amoureuses et charmantes !
    Le Temps et l’Amour l’ont vainement mordue à belles dents ;
    ils n’ont rien diminué du charme vague, mais éternel, de sa poitrine garçonnière.
    Usée peut-être, mais non fatiguée, et toujours héroïque, elle
    fait penser à ces chevaux de grande race que l’œil du véritable
    amateur reconnaît, même attelés à un carrosse de louage ou à un lourd chariot.
    Et puis elle est si douce et si fervente ! Elle aime
    comme on aime en automne ; on dirait que les approches de
    l’hiver allument dans son cœur un feu nouveau, et la servilité
    de sa tendresse n’a jamais rien de fatiguant."

    La femme-sauvage et La petite maîtresse

    « À vous voir ainsi, ma belle délicate, les pieds dans la fange et les yeux tournés vaporeusement vers le ciel, comme pour lui demander un roi, on dirait vraisemblablement une jeune grenouille qui invoquerait l’idéal. Si vous méprisez le soliveau (ce que je suis maintenant, comme vous savez bien), gare la grue qui vous croquera, vous gobera et vous tuera à son plaisir !"
  • Les Diaboliques (1874)

    Sortie : novembre 1874. Recueil de nouvelles.

    Livre de Jules Barbey d'Aurevilly

    "Le satin, c’était la femme, qui avait une robe de cette étoffe miroitante — une robe à longue traîne. Et il avait vu juste, le docteur ! Noire, souple, d’articulation aussi puissante, aussi royale d’attitude, — dans son espèce, d’une beauté égale, et d’un charme encore plus inquiétant, — la femme, l’inconnue, était comme une panthère humaine, dressée devant la panthère animale qu’elle éclipsait ; et la bête venait de le sentir, sans doute, quand elle avait fermé les yeux. Mais la femme — si c’en était un — ne se contenta pas de ce triomphe. Elle manqua de générosité. Elle voulut que sa rivale la vît qui l’humiliait, et rouvrît les yeux pour la voir. Aussi, défaisant sans mot dire les douze boutons du gant violet qui moulait son magnifique avant-bras, elle ôta ce gant, et, passant audacieusement sa main entre les barreaux de la cage, elle en fouetta le museau court de la panthère, qui ne fit qu’un mouvement… mais quel mouvement !… et d’un coup de dents, rapide comme l’éclair !… Un cri partit du groupe où nous étions. Nous avions cru le poignet emporté : ce n’était que le gant. La panthère l’avait englouti. La formidable bête outragée avait rouvert des yeux affreusement dilatés, et ses naseaux froncés vibraient encore…

    — Folle ! dit l’homme, en saisissant ce beau poignet, qui venait d’échapper à la plus coupante des morsures."
  • La Chatte (1933)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Colette

    "-Camille, les bras levés et noués en anses derrière sa nuque, l'appelait du regard. Mais il n' avait d'yeux que pour l'ombre. "Qu'elle est belle sur le mur! Juste assez étirée, juste comme je l'aimerais..." " (l'homme, la femme, La Chatte).
  • Vipère au poing (1948)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Hervé Bazin

    "Mon regard tendu vers ta vipère de regard à toi, tendu comme une main et serrant, serrant tout doucement, serrant jusqu'à ce qu'elle en crève"
    Lignes 44-46
  • Carmen (1847)

    Sortie : 1847. Recueil de nouvelles.

    Livre de Prosper Mérimée

    "Carmen précise bien que « si [elle est] habillée de laine »,
    elle n’en est pas pour autant « mouton » (p. 968). Bien au contraire. Cabri du fait de son agilité (p. 964-965), singe par ses sauts et gambades qui trahissent une énergie et une vigueur indomptables, caméléon par son humeur changeante(p. 958), chien qui chemine par son errance et sa liberté (p. 965), elle est surtout« crocodile » (p. 979), fascinante et inquiétante, prête à croquer sa proie.

    Merci o_Truchette

    Autre extrait :

    "elle s'avançait en se balançant sur ses hanches comme une pouliche du haras de Cordoue"

    Merci coupigny
  • Colomba (1840)

    Sortie : 1840. Nouvelle.

    Livre de Prosper Mérimée

    "Colomba est peut-être encore plus explicite dans cette ligne de partage : si l’héroïne éponyme est une colombe – sauvage, réclamant le sang et non pas annonçant la paix –, par son intransigeance, son obstination vengeresse, sa totale identificationà la loi ancestrale du pays, par son physique même, imposant. La fragile Miss Lydia la comparera à un « lion » à exhiber dans les salons ou zoos de Londres(« Colomba à Londres dansant à Almack’s !... Quel lion, grand dieu ! à montrer !... C’est qu’elle ferait fureur peut-être… », p. 802)."

    Merci o_Truchette
  • L'abbesse de Castro (1839)

    Sortie : 1839. Recueil de nouvelles.

    Livre de Stendhal

    Paru en 1855

    "Réveillée par ces paroles, Hélène leva les yeux et rencontra trois regards méchans. -Eh bien ! se dit-elle en fermant la fenêtre sans saluer, voici assez de temps que je suis agneau dans ce couvent, il faut être loup, quand ce ne serait que pour varier les amusemens de messieurs les curieux de la ville."
  • Justine, ou les malheurs de la vertu (1791)

    Sortie : 1791. Roman.

    Livre de Marquis de Sade

    "Mais nous, Thérèse, nous que cette Providence barbare, dont tu as la folie de faire ton idole, a condamnés à ramper dans l’humiliation comme le serpent dans l’herbe"

    Merci Lindy
  • Poésies complètes (1895)

    Sortie : 1895. Poésie.

    Livre de Arthur Rimbaud

    A la musique

    "Place de la Gare, à Charleville.

    Sur la place taillée en mesquines pelouses,
    Square où tout est correct, les arbres et les fleurs,
    Tous les bourgeois poussifs qu’étranglent les chaleurs
    Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses.

    - L’orchestre militaire, au milieu du jardin,
    Balance ses schakos dans la Valse des fifres :
    Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ;
    Le notaire pend à ses breloques à chiffres.

    Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs :
    Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames
    Auprès desquelles vont, officieux cornacs,
    Celles dont les volants ont des airs de réclames"
  • La Renarde (1917)

    Gone to Earth

    Sortie : 1917. Roman.

    Livre de Mary Webb

    "Hazel had her mother's eyes, strange, fawn-coloured eyes like water, and in the large clear irises were tawny flecks. In their shy honesty they were akin to the little fox's. Her hair, too, of a richer colour than her father's, was tawny and foxlike, and her ways were graceful and covert as a wild creature's."
  • Les Trois Mousquetaires (1844)

    Sortie : 1844. Roman.

    Livre de Alexandre Dumas

    Cependant milady, ivre de colère, rugissant sur le pont du bâtiment comme une lionne qu’on embarque, avait été tentée de se jeter à la mer pour regagner la côte, car elle ne pouvait se faire à l’idée qu’elle avait été insultée par d’Artagnan, menacée par Athos, et qu’elle quittait la France sans se venger d’eux."