[Filmographie annotée] John Ford, un cow-boy humaniste

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91 films

par WeSTiiX

John Ford est l'un des réalisateurs qui me fascinent le plus. D'abord insensible à son cinéma, c'est en me penchant sur sa période de jeunesse et ses premiers muets que mon intérêt pour lui a grandi. Père d'une filmographie fleuve touchant à tous les genres, sa carrière connaît un découpage étonnant avec des périodes que l'on peut pour chacune rattacher à un acteur fétiche, John Wayne étant sans doute le plus célèbre. Son cinéma accorde une place prépondérante aux dialogues, aux conflits d'opinions, à l'expression des sentiments, faisant de ses longs-métrages des témoignages historiques et sociaux plus que des fictions pures et dures. Grand humaniste, Ford entrevoit toujours le chemin du pardon, de la rédemption, de l'espoir et par-dessus tout de la liberté. Génial durant sa période muet comme avec ses parlants qui composeront la majeure partie de ses œuvre, John Ford est un puits sans fond d'inspiration et de découvertes qui, comme un compagnon de route, attise régulièrement la curiosité et pousse à l'admiration.

Biographie : John Ford, nom d'artiste de John Martin Feeney, est un réalisateur américain né le 1er février 1894 à Cape Elizabeth près de Portland (Maine) et mort le 31 août 1973 à Palm Desert (Californie). Il est l'un des réalisateurs américains les plus importants de la période classique d'Hollywood (de la fin des années 1920 à la fin des années 1960).

Récompenses :
- 1935 : Oscar du meilleur réalisateur pour "Le Mouchard"
- 1940 : Oscar du meilleur réalisateur pour "Les Raisins de la colère"
- 1941 : Oscar du meilleur réalisateur pour "Qu'elle était verte ma vallée"
- 1952 : Oscar du meilleur réalisateur pour "L'Homme tranquille"

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  • Le Ranch Diavolo (1917)

    Straight Shooting

    57 min. Sortie : . Western.

    Moyen-métrage de John Ford avec Harry Carey, Duke R. Lee, George Berrell

    Un premier film pour John Ford qui impressionne par sa maîtrise de la caméra, mais qui ne m'a pas franchement convaincu dans sa narration. Un beau témoignage qui sert de faire-part de naissance au futur maître, et en cela je ne peux que saluer le travail et être indulgent devant une telle générosité. Oubliable, oui, mais pourtant indispensable.
  • À l'assaut du boulevard (1917)

    Bucking Broadway

    53 min. Sortie : . Western et muet.

    Film de John Ford avec Harry Carey, Molly Malone, L.M. Wells

    Si le film n'atteint pas les sommets de la filmographie du réalisateur, on y trouve déjà des personnages au grand cœur et sa science du plan parfait. Un sauvetage étonnant conclu par une bagarre épique et chaotique.
    Belle découverte.
  • Du sang dans la prairie (1918)

    Hell Bent

    50 min. Sortie : . Western.

    Film de John Ford avec Harry Carey, Duke R. Lee, Neva Gerber

    Après Le Ranch Diavolo, premier western de Ford en 1917, maladroit, et À l'assaut du boulevard, un autre western sorti la même année et bien plus maîtrisé, le futur maître continue sur sa lancée. Ce petit film de 50 minutes met en scène un sale type bourru et grande gueule qui va petit à petit, pour une femme, s'assagir et passer de hors-la-loi à protecteur. Un anti-héros qui annonce le trio inoubliable de Trois sublimes canailles !
  • Tête brûlée (1919)

    A Gun Fightin' Gentleman

    28 min. Sortie : .

    Film de John Ford

    La seule copie de ce moyen-métrage de Ford étant très abîmée, et en plus avec des intertitres hollandais, mon jugement est assez superficiel. C'est histoire de dire que je l'ai vu. Harry Carey tenait déjà son rôle avec prestance, cela dit.
  • By Indian Post (1919)

    13 min. Sortie : 1919. Western.

    Court-métrage de John Ford avec Pete Morrison, Duke R. Lee, Magda Lane

  • Pour la sauver (1920)

    Just Pals

    50 min. Sortie : . Drame et western.

    Film de John Ford avec Buck Jones, Helen Ferguson, Georgie Stone

    John Ford réalise son "The Kid" à lui, où l'on suit un jeune adulte et un petit garçon qui font les casses-cou dans leur village et en viennent à se lancer au secours d'une jeune femme en perdition. Beaucoup de bonne humeur, des sourires et de l'amitié.
  • L'homme aux camées (1923)

    Cameo Kirby

    Drame.

    Film de John Ford avec John Gilbert, Gertrude Olmstead, Alan Hale Sr.

    Autre film de Ford qui mériterait grandement une petite restauration, tant il est difficile de suivre l'histoire dans ces conditions (intertitres uniquement en portugais... bien que ce ne soit pas très compliqué à comprendre rien qu'avec les images). Premier long-métrage que le réalisateur signe sous le nom de "John" d'ailleurs, plutôt que "Jack" comme auparavant. Une histoire de jeux d'argent pas très intéressante quoi qu'il en soit.
  • Le forgeron du village (1923)

    The Village Blacksmith

    1 h 20 min. Sortie : .

    Film de John Ford

    En l'état, c'est un court-métrage d'une dizaine de minutes puisque le film est quasiment perdu. Toutefois, c'est un extrait qui donne un bon aperçu de ce que le film était, avec un expressionnisme épatant. Et puis la scène se suffit à elle-même, ce qui fait que l'on comprend le bout d'histoire qu'il nous reste.
  • Le Pionnier de la baie d'Hudson (1923)

    North of Hudson Bay

    46 min. Sortie : .

    Film de John Ford

    Ford réalise ici un sympathique muet, où deux hommes innocents sont condamnés à la "piste de la mort", une longue marche dans les montagnes enneigées jusqu'à mourir de faim ou d'épuisement. Les blancs paysages sont beaux et on décèle déjà le talent de Ford pour filmer le grandiose. Les relations entre les personnages et l'écriture sont assez rudimentaires, le film ne faisant qu'à peine trois quarts d'heure, mais le rythme et l'action compensent largement le manque de consistance de l'ensemble.
    En bref, un petit film simple et efficace, sans ambitions mais plein de maîtrise.
  • Le Cheval de fer (1924)

    The Iron Horse

    2 h 30 min. Sortie : . Western et muet.

    Film de John Ford avec George O'Brien, Madge Bellamy, Charles Edward Bull

    Fresque historique passionnante que ce Cheval de Fer, avec des panoramas d'envergure et des reconstitutions impressionnantes. Un peu long par moments, mais porté par une histoire de vengeance prenante.
    Même les intertitres sont très classieux. Et puis y'a George O'Brien, ce qui est un argument en soi.
  • Sa nièce de Paris (1925)

    Lightnin

    1 h 44 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de John Ford avec Jay Hunt, Wallace MacDonald, Richard Travers

    Sa Nièce de Paris est une comédie muette paradoxalement assez bavarde, mais plutôt réussie par moments. L'humour fonctionne bien, notamment grâce aux personnages hauts en couleur, et même à certains intertitres humoristiques. L'histoire de rachat d'une grande propriété n'est pas bien passionnante, mais elle n'empêche pas de passer un bon moment. Pas le plus mémorable des Ford malgré tout, notamment à cause d'une réalisation des plus plates.
  • Gagnant quand même (1926)

    The Shamrock Handicap

    1 h 06 min. Sortie : . Romance, drame et muet.

    Film de John Ford avec Janet Gaynor, Leslie Fenton, Willard Louis

    Petit Ford très agréable, sans grandes ambitions sinon de montrer avec amour et générosité son Irlande natale, donnant lieu à des plans très jolis et des décors fleuris. Le rythme est bon et le couple Janet Gaynor/Leslie Fenton est attachant. Pas son film le plus grandiose et mémorable mais un témoignage sincère d'où il vient, et rappelant ô combien il aime ses racines.
  • Bande-annonce

    Trois sublimes canailles (1926)

    Three Bad Men

    1 h 32 min. Sortie : . Muet, western et drame.

    Film de John Ford avec Tom Santchi, Olive Borden, George O'Brien

    -> Critique.
  • L'Aigle bleu (1926)

    The Blue Eagle

    58 min. Sortie : . Action, drame et muet.

    Film de John Ford avec George O'Brien, Janet Gaynor, William Russell

    Romance maladroite sous le signe du triangle amoureux, où deux marins se disputent par lettres interposées (et par les poings !) la ravissante Janet Gaynor. Si les personnages auraient mérité plus de développement, ne boudons pas notre plaisir pour un bon moment d'à peine une heure.
  • Upstream (1927)

    1 h. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de John Ford avec Nancy Nash, Earle Foxe, Grant Withers

    Cette fois-ci John Ford ne me convainc pas du tout avec son histoire de troupe de théâtre. Un film pourtant court (1h) mais qui traine encore et encore durant une bonne partie, n'arrivant jamais à décoller. Reste quelques dialogues bien sentis et des acteurs beaux à voir jouer, mais ça s'arrête là malheureusement.
  • Maman de mon cœur (1927)

    Mother Machree

    1 h 15 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Ford avec Victor McLaglen, Neil Hamilton et Belle Bennett

  • Les Quatre Fils (1928)

    Four Sons

    1 h 40 min. Sortie : . Muet et comédie dramatique.

    Film de John Ford avec Ralph Bushman, George Meeker, Robert Parrish

    Film de guerre absolument sublime, déjà visuellement (le village comme le champ de bataille) et dans son mélange des registres qui fait passer par toutes les émotions, même les plus opposées. L'horreur vue par les yeux d'une mère solitaire qui doit dire tour à tour adieu à ses enfants.
  • La maison du bourreau (1928)

    Hangman's House

    1 h 20 min. Sortie : . Muet et drame.

    Film de John Ford avec June Collyer, Larry Kent, Victor McLaglen

    Film aux teintes expressionnistes évidentes, tant dans les regards monstrueux de certains personnages que dans l'architecture très verticale avec ce "vide" angoissant que l'on peut retrouver chez Murnau par exemple, et bien sûr dans les jeux d'ombres. Un genre où l'on n'attend pas John Ford habituellement. Mais en y ajoutant ses thèmes personnels et ses moments de vie plus légers, le mélange est encore une fois assez réussi, il faut l'avouer.
  • Riley the cop (1928)

    1 h 08 min. Sortie : . Comédie, drame et muet.

    Film de John Ford avec J. Farrell MacDonald, Nancy Drexel, David Rollins

    Petit Ford d'une heure qui met en scène un policier un peu maladroit mais efficace tentant de faire bonne figure durant ses rondes. Parallèlement, il aide un couple de jeunes amoureux à se marier. La figure du policier n'est pas très originale dans les années 20, Buster Keaton comme Chaplin l'ayant utilisée et réutilisée à maintes reprises pour en tirer un portrait peu flatteur, souvent bébête et brutal. John Ford prend le contrepied, en partant de cette image réductrice pour développer un personnage sensible et attentionné. Bien sûr, l'aspect comique inhérent à sa fonction est exploité mais sans jamais tomber dans le grotesque ou la surenchère. Par ailleurs, la romance impossible permet d'ajouter des enjeux dramatiques à ce qui aurait pu n'être qu'une simple comédie. Et si la réalisation n'a rien de très "fordien", on retrouve bien sa touche personnelle dans ses personnages et la place laissée à la construction de leurs relations.
    Un petit film oublié, pas inoubliable non plus, mais somme toute réjouissant.
  • Salute (1929)

    1 h 24 min. Sortie : .

    Film de David Butler et John Ford avec John Wayne, Ward Bond, Stepin Fetchit

    Une comédie parlante légère, peut-être trop. Pour une fois, l'armée donne lieu non pas à l'autorité ou aux combats, mais au sport et aux romances, offrant une heure et demi agréable mais sans grand enjeu. On notera toutefois le petit rôle de John Wayne, déjà, et ceux de Ward Bond et George O'Brien, eux aussi incontournables chez John Ford.
  • La Garde Noire (1929)

    The Black Watch

    1 h 33 min. Sortie : . Guerre.

    Film de John Ford avec Myrna Loy et Victor McLaglen

    Un Ford aux allures de téléfilm, plat et peu passionnant. Ça blablate beaucoup en plan fixe, sans que les dialogues soient particulièrement bien écrits par ailleurs, ce qui confine rapidement à l'ennui. Heureusement, Victor McLaglen est là, ce qui apporte au moins un peu de gueule au casting. Je sauverai quelques scènes de chants qui sont toujours aussi jolies chez Ford, ainsi que quelques noirs et blancs réussis.
  • Hommes sans femmes (1930)

    Men Without Women

    1 h 17 min. Sortie : . Action et drame.

    Film de John Ford avec Kenneth MacKenna, Frank Albertson, J. Farrell MacDonald

    Un John Ford particulier, puisqu'il marque la transition entre son cinéma muet et ses débuts dans le parlant. Il y a de nombreuses scènes de danse et de chants, où les hourras de la foules retentissent, les clappements de mains aussi ; mais les dialogues restent de leur côté sous forme d'intertitres. Une histoire de marine au ton assez grave, mais qui, comme toujours chez Ford, nous livre de véritables instants de comédie autour d'une bande de matelots buveurs et séducteurs. Léger comme il faut, avec une mise en scène soignée.
  • Born Reckless (1930)

    1 h 22 min. Sortie : . Drame.

    Film de Andrew Bennison et John Ford avec Edmund Lowe, Catherine Dale Owen, Frank Albertson

    Petite comédie fordienne comme on les aime, pleine de légèreté et de classe, avec un contexte de guerre et de traque qui apporte son lot d'enjeux dramatiques. Ford parvient toujours à trouver l'équilibre parfait pour raconter une histoire à hauteur humaine, celle d'un ancien voleur devenu héros de guerre, tout en donnant à voir un bout de grande Histoire qui dépasse les personnages. La réalisation de ce Born Reckless est globalement sage (quelques fulgurances, notamment lors des assauts sur le sol français), mais les acteurs -aussi inconnus soient-ils- sont convaincants. Il ne faut pas s'attendre à un chef-d’œuvre, mais comme toujours Ford fait le nécessaire pour nous faire passer un bon moment.
  • Up the River (1930)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de John Ford avec Spencer Tracy, Claire Luce, Warren Hymer

    Excellente surprise que ce film où l'on découvre un Humphrey Bogart fringant. Une romance sur fond d'univers carcéral où l'amitié est chantée à voix haute, dans une prison à l'ambiance étonnamment chaleureuse où les différents personnages hauts en couleur s'entraident coûte que coûte. Vision utopique et romancée d'une réalité bien plus difficile, ce n'en est pas moins une très jolie balade.
  • Arrowsmith (1931)

    1 h 48 min. Sortie : 1931. Drame.

    Film de John Ford avec Ward Bond, Myrna Loy, Helen Hayes

    Film charmant mais surtout passionnant d'un point de vue scientifique, que ce soit pour montrer l'évolution des techniques comme des maladies et des manières de les traiter, tout comme les domaines de recherches favorisés à l'époque bien différents d'aujourd'hui. Par ailleurs, le film aborde le colonialisme, non pas en le rejetant ou en l’approuvant, mais en intégrant les colonies au processus de recherche médicale et en leur donnant un vrai intérêt expérimental (Arrowsmith sera d’ailleurs aidé par un docteur noir).
    L'histoire est donc celle d’Arrowsmith, docteur plein d'ambitions qui tente de conjoindre sa vie effrénée et chronophage de chercheur avec sa vie de couple, alors que sa femme aimerait avoir un peu plus d'attention et se sent abandonnée à chacun de ses voyages.
    Pas des plus originaux dans sa forme et sa plastique (quoique certains plans sont magnifiques), John Ford parvient tout de même à captiver par le sujet traité et ses personnages qu'il rend toujours très humains.
  • Le Corsaire de l'Atlantique (1931)

    Seas Beneath

    1 h 30 min. Sortie : . Guerre.

    Film de John Ford avec George O'Brien

    Une aventure marine prenante avec des personnages attachants. Un film assez ambitieux visuellement et des scènes de bataille navale impressionnantes. Et même si l'histoire demeure classique, le récit est bien ficelé et très agréable à suivre.
  • Tête Brûlée (1932)

    Air Mail

    1 h 24 min. Sortie : 1932. Aventure.

    Film de John Ford avec Ralph Bellamy et Gloria Stuart

    Petit Ford méconnu et pas franchement mémorable, quoique proposant certaines scènes d'aviation assez grandioses et un casting plus que convainquant. L'histoire n'est pas bien passionnante, les dialogues non plus, et l'on peine à voir ce qu'il y a de fordien là-dedans (si ce n'est, peut-être, dans les romances).
    Un film pas mauvais sans être bon non plus, très oubliable et dispensable, bien qu'indéniablement agréable sur le moment.
  • Une femme survint (1932)

    Flesh

    1 h 35 min. Sortie : 1932. Drame.

    Film de John Ford avec Wallace Beery, Ricardo Cortez, Karen Morley

    Comme à son habitude, John Ford propose un généreux mélange de drame et de comédie. On retrouve les rôles archétypaux de ses films, avec ce Polakai, grande brute épaisse un peu benêt mais au cœur tendre (le rôle semblait taillé pour Victor McLaglen, tiens...), ou avec la jolie blonde manipulatrice. L'histoire n'est pas forcément passionnante, et la réalisation peu inspirée, mais l'ambiance légère et les acteurs suffisent presque à faire passer un bon moment.
  • Deux femmes (1933)

    Pilgrimage

    1 h 36 min. Sortie : août 1933. Drame.

    Film de John Ford avec Bess Flowers, Beatrice Roberts, Betty Blythe

    Film poignant sur le deuil, et la relation mère-fils. Ford utilise encore une fois le contexte post-guerre mondiale et propose une réflexion sur le devoir de mémoire intéressante.
    Visuellement, la première partie à la campagne est absolument magnifique, la deuxième à Paris donne moins lieux aux jeux d'ombres mais ça reste joli.

    -> Critique.
  • Doctor Bull (1933)

    1 h 17 min. Sortie : . Drame.

    Film de John Ford avec Robert Parrish, Francis Ford, Marian Nixon

    Drame sympathique où un médecin moderne et humaniste est confronté à un village dans lequel rumeurs et commérages vont bon train. Ford manque un peu de subtilité dans sa dénonciation de l'effet de masse et des institutions vétustes, mais parvient tout de même à enthousiasmer par son personnage principal réussi, espiègle et marquant.