Films de l'année MMXVIII (avec annotations)

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70 films

par Liverbird
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    Entre le ciel et l'enfer (1963)

    Tengoku to jigoku

    2 h 23 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Kyôko Kagawa

    Séances de cinéma (1 salle)
    La première partie, le huis-clos, est un modèle du genre. La précision de la mise en scène est juste hallucinante. La séquence du train ensuite est également chiadée comme il faut. C'est ensuite malheureusement que le film accuse une grosse baisse de régime. Jusqu'au final,de nouveau plus soutenu et assez prenant.

    Bon y'a pire pour commencer 2018 comme film vous me direz.
  • Trois Enterrements (2005)

    The Three Burials of Melquiades Estrada

    2 h 01 min. Sortie : . Aventure, policier, drame et western.

    Film de Tommy Lee Jones avec Tommy Lee Jones, Barry Pepper, January Jones

    Bonne petite claque.
    Je me faisais cette réflexion pendant le film, les "post-western" américains du 21ème siècle sont vraiment un genre à part. Il y a comme une fibre sociale, tragique puissance mille qui s'en dégage, en plus d'avoir un putain de cachet. Chose qu'il est bien difficile de retrouver parfois de nos jours.
    Et certains plans, l'air de pas y toucher, sont juste magnifiques d'esthétisme et de mise en scène.
    Puissant et aride. Parfait.
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    Le Crabe-tambour (1977)

    1 h 55 min. Sortie : . Aventure, drame et guerre.

    Film de Pierre Schoendoerffer avec Jean Rochefort, Claude Rich, Aurore Clément

    Un bien drôle de film, assez décousu, mais irrésistiblement attirant. L'appel du large sans doute...
    Et puis, revoir Messieurs Rochefort, Rich et Perrin, quelle classe chez ces hommes !
    Un coté très littéraire dans les dialogues aussi, quelques beaux plans marins, un film qui peut laisser beaucoup de monde à quai, c'est évident, mais pour peu que le sujet vous parle, c'est sacrément plaisant à regarder.
  • Bande-annonce

    Le Trésor de la Sierra Madre (1948)

    The Treasure of the Sierra Madre

    2 h 06 min. Sortie : . Aventure, drame et western.

    Film de John Huston avec Humphrey Bogart, Walter Huston, Tim Holt

  • Rencontres au bout du monde (2007)

    Encounters at the End of the World

    1 h 39 min. Sortie : .

    Documentaire de Werner Herzog avec Werner Herzog, Scott Rowland, Stefan Pashov

    Belle galerie de portraits dans ce bout du monde glacé.
    J'adore le commentaire parfois ironique d'Herzog en background.
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    Sur les quais (1954)

    On the Waterfront

    1 h 48 min. Sortie : . Policier, drame et thriller.

    Film de Elia Kazan avec Marlon Brando, Karl Malden, Eva Marie Saint

    Voir ma critique.
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    Genesis : Sum of the Parts (2014)

    Genesis : Together and Apart

    1 h 30 min. Sortie : . Comédie musicale.

    Documentaire de John Edginton avec Phil Collins, Mike Rutherford, Peter Gabriel

    Le film est sympa et brosse à grands traits, trop grands sans doute d'ailleurs, la carrière du groupe tout en parlant des carrières respectives de chacun. Pour un gros fan comme moi, je n'y apprends pas grand chose, les anecdotes sont connues et les archives déjà vues. Par contre, j'ai adoré les passages d'interview lorsqu'ils se sont tous réunis en 2014. Tony Banks et Peter Gabriel, les deux " égos" du groupe, se chamaillent toujours et c'est presque étonnant de découvrir qu'il y a encore aujourd'hui une rivalité entre eux.
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    Octobre blanc (2017)

    43 min. Sortie : 2017.

    Documentaire de Christophe Raylat

    Voir ma ""critique"".
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    Lawrence d'Arabie (1962)

    Lawrence of Arabia

    3 h 36 min. Sortie : . Aventure, biopic, drame, historique et guerre.

    Film de David Lean avec Peter O'Toole, Omar Sharif, Alec Guinness

    Lawrence d'Arabie faisait partie de ses classiques parmi les classiques que je me devais de revoir afin de décemment lui apposer une note. À l'instar des 7 Samouraïs de Kurosawa par exemple.

    Classique, il en a plus que l'allure. Tout respire l'ampleur et la démesure dans ce film. Les plans sont somptueux et cette version restaurée ne fait qu'encore plus leur donner une puissance rarement égalée dans l'Histoire du Cinéma. Seul peut-être le Guerre et Paix de Bondartchuk me semble être un cran supérieur dans la fresque épique.

    Le personnage de Lawrence reste éminemment intéressant parce qu'ambigu et profond, le film se permet même de se terminer sur une énigme le concernant.
    Évidemment un film majeur, mais pour je ne sais quelle raison, il me manque un chouia de je-ne-sais-quoi pour le considérer véritablement comme un chef-d'œuvre...
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    Faute d'amour (2017)

    Nelyubov

    2 h 07 min. Sortie : . Drame.

    Film de Andrei Zvyagintsev avec Maryana Spivak, Aleksey Rozin, Matvey Novikov

    Les temps modernes sont lourds.

    Pendant tout le film, Je pensais à ce titre de livre de l'inénarrable BHL: " Ce grand cadavre à la renverse ". C'est un peu à mon sens, le letivmotiv d'Andrei Zvyagintsev par delà ses films. Ce grand cadavre c'est la Russie du 21ème, sa Russie en tout cas, vue par son propre prisme. Un pays atone, perdu entre modernité et tradition, qui tarde à se remettre de près de 70 ans de communisme et ou l'asthénie est omniprésente, dans les têtes et dans les cœurs.

    Plastiquement splendide, d'un noir glacial, le réalisateur filme l'abandonné, aussi bien humain, qu'architectural, de manière époustouflante. Je pense que ce plan de radiotélescope ancien, perdu au milieu d'une forêt me hantera longtemps. Il donne à la nature et aux bâtiments, un peu à l'instar du cadavre de la baleine dans Léviathan, une dimension presque "monstrueuse" qui écrase tout.

    Éprouvant, long mais toujours justifié, un film résolument pessimiste et tragique. C'est un peu le Memories of Murder boréal; l'absurde en moins.
    C'est dire la pesanteur de ce film.
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    3 Billboards, les panneaux de la vengeance (2018)

    Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

    1 h 56 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Martin McDonagh avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell

    Voir ma critique.
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    Phantom Thread (2018)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville

    Parfois ronflant, souvent charmeur, toujours austère. 
    Si je devais qualifier simplement le dernier film de Paul Thomas Anderson, ces adjectifs donnent une idée de mon ressenti général.

    Phantom Thread est un film exigeant, supérieurement intelligent, trop sans doute, tant on étouffe presque de solennité classique un brin péremptoire sur ces plus deux heures bien étirées. Mais le film esquisse si bien ces personnages, c'est d'une profondeur inouïe ! Un brin subversif je dirais même, dans cette image de couple aux rapports ambigus et .... Vu l'époque démagogique et manichéenne d'aujourd'hui, je suis presque surpris que le film ne se fait pas plus éreinté que cela. Sans doute que tellement subtil, le message passe. Mais je ne dévoilerais rien ici.... 

    On retrouve notre PTA en forme je dois dire, fini l'insondabilité qu'il cultivait dans "The Master" ou "Inherent Vice", dommage également qu'il ne retrouve pas cette mise en scène implacable de ce qui reste à mon sens son chef-d'œuvre : "There Will Be Blood". Il perd en radicalité plastique ce qu'il gagne en emphase, j'ose le mot oui... (pastaper)

    Je conseille évidemment le film, "Phantom Thread" reste du cinéma d'esthète, dans ses bons et ses moins bons cotés, mais le résultat est définitivement brillant. 
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    Coco (2017)

    1 h 49 min. Sortie : . Animation, aventure, comédie, fantastique et comédie musicale.

    Long-métrage d'animation de Lee Unkrich et Adrian Molina avec Anthony Gonzalez, Gael García Bernal, Benjamin Bratt

    Séances de cinéma (3 salles)
    J'avais presque peur de le voir... Flairant le potentiel lacrymal de "Coco", je repoussais presque le moment d'enfin le regarder.
    Soyons concis, c'est splendide. Voilà.
    Et subversif. Déjà après avoir vu le film " Kubo et l'Armure magique" je m'étais fait cette réflexion de me dire que les films d'animation aujourd'hui, semblent être les seuls à oser traiter de sujets tellement vilipendés aujourd'hui. La famille, la tradition, la transmission, etc... Je déteste avoir une grille de lecture (trop) politique du Cinéma, mais imagine-t-on un film, autre que d'animation, aborder de telles thématiques sans passer pour mièvrerie ou pire, film estampillé de droite ?

    Mais c'est un débat finalement sans importance compte tenu de l'extrême qualité de ce Coco. L'on y chante les morts, on y fait danser les pétales pourpres comme de petites lanternes pour guider les vivants, c'est coloré, frais, tendre et profond.
    J'ai évidemment pleuré comme ça ne m'était plus arrivé depuis longtemps. Car le film, en restant toujours digne, arrive à nous parler à tous de la mort et du temps qui passe à travers le prisme de la tradition mexicaine. Micro et macro, précis et universel, le propre des chefs-d'œuvres Messieurs, Dames !
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    La Forme de l'eau (2018)

    The Shape of Water

    2 h 03 min. Sortie : . Drame, fantastique et romance.

    Film de Guillermo del Toro avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins

    La forme du conte, ou de la fable, c'est inhérent à leur genre presque, symbolise et représente plus qu'elle ne décrit. La Forme de l'eau en cela, est un bel exemple des limites de ce genre au Cinéma à mes yeux. Il y a évidemment des contes réussis au Cinéma, ce n'est pas ce que je veux dire, mais trop souvent le réalisateur, peut-être comme grisé par son projet passionné, oublie dans sa fuite en avant d'approfondir, de détailler, de nuancer, de rendre tangible l'histoire et les personnages.
    C'est clairement le problème de ce film. Pourtant la silhouette est belle, c'est indéniable, le souci du détail notamment dans la reconstitution de ces 60's aux allures de classique fantasmé du Cinéma ainsi que la mise en scène de Del Toro sur la forme liquide et son essence ( et son insaisissabilité) sont en effet bluffants.
    C'est tout le reste qui se noie si j'ose dire...
    Les héros ne dépassent jamais le stade d'archétype, on ne saisit pas bien les prémices de la relation entre l'héroïne et la créature, vraiment, cela arrive comme un cheveux au milieu de la piscine...
    Certaines facilités d'écritures dérangent, ce manichéisme aussi, alourdit le propos et c'est bien dommage.
    Voilà, un conte mineur en ce qui me concerne. Les 4 Oscars me semblent franchement exagérés, pas usurpés non plus, mais tout de même...
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    Annihilation (2018)

    1 h 55 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, drame, science-fiction et thriller.

    Film de Alex Garland avec Natalie Portman, Tessa Thompson, Jennifer Jason Leigh

    De deux choses l'une, soit on rend grâce de l'audace du film, soit on considère qu'il pète plus haut que son c**. J'ai du mal encore à me situer entre ces deux hypothèses..

    Plus concrètement, j'ai eu l'impression de suivre une série B de SF, sympathique au demeurant, mais série B néanmoins. En tout cas tellement éloignée des éloges lus ici. L'imagerie organique, presque florale est certes intéressante, même si les ciels et quelques autres effets frisent parfois le new-wave un peu kitsch, les passages plus musclés, eux, sont aussi brefs que brutaux, et tranchent agréablement avec la tonalité contemplative du film. Bon point.
    J'imaginais Annihilation comme un énième ersatz d'Alien ou de The Thing. Il se rapproche presque plus finalement d'un Stalker voire même d'un Under The Skin, notamment dans son dernier quart d'heure, où la ressemblance est frappante.
    On y perd malheureusement en vertiges philosophiques/métaphysiques ce qu'on y gagne en éclats de couleurs aveuglants.

    Assez vain au final, ce film manque cruellement de densité pour tutoyer les influences qu'il convoque. De nouveau, sympathique mais tout à fait dispensable.
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    Downsizing (2018)

    2 h 15 min. Sortie : . Comédie, drame et science-fiction.

    Film de Alexander Payne avec Matt Damon, Christoph Waltz, Hong Chau

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    Blade Runner 2049 (2017)

    2 h 44 min. Sortie : . Science-fiction et film noir.

    Film de Denis Villeneuve avec Ryan Gosling, Harrison Ford, Jared Leto

    Revu hier. Indéniablement un grand film.
    Pas une sorte de film-monde, parfait en tout point, comme le premier.
    Mais il y a chez ce BR2049, un charme irrésistible.
    La direction artistique est folle, le travail sur le son, immersif et si sensoriel, donne au film une impression de cocon dans lequel on viendrait se lover.

    Je me demande s'il aura un destin comme son prédécesseur.
    Salué par la critique, mais boudé par le public à sa sortie, gagnera-t-il avec les années ? Wait n see...
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    Boulevard du crépuscule (1950)

    Sunset Boulevard

    1 h 50 min. Sortie : . Film noir et drame.

    Film de Billy Wilder avec William Holden, Gloria Swanson, Erich von Stroheim

    Classique parmi les classiques, le film déroule un scénario écrit au cordeau et diablement retors. La reconstitution est minutieuse, la photographie classe, sans non plus en faire des tonnes. C'est évidemment tout le coté mise en abyme qui impressionne, notamment dans cette mise en scène de Wilder, qui utilise les miroirs et autres projecteurs, comme des focales pour illustrer la démence de plus en plus grande de son héroïne déchue. Très bien fichu.

    Après, je m'attendais à encore plus fort, peut-être au vu de sa réputation immense.
    Le final lui, est effectivement d'un force hallucinante (et hallucinée...).
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    Duel dans le Pacifique (1968)

    Hell in the Pacific

    1 h 43 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de John Boorman avec Lee Marvin et Toshirō Mifune

    Un brin décevant.
    Mais c'est un film en tout cas tout à fait étrange. Quasi muet, Boorman voulait apparemment faire ce film sans dialogue et même sans "bagarres".
    Très lent, trop d'ailleurs, certaines intentions de mise en scène font mouche, d'autres sont à la lisière du kitsch. Duel dans le Pacifique ne démarre jamais vraiment mais malgré l'ennui, un petit truc se passe, on garde un intérêt je dirais timide pour le sort de nos héros. Et puis Toshiro Mifune bien sûr, embrigadé dans le film sous les conseils de Lee Marvin, grand admirateur du japonais.

    Bref, un survival bancal et curieux. À la fin d'ailleurs surprenante. Je conseille seulement pour les aficionados de films de naufragés.
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    L'Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (2007)

    The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford

    2 h 40 min. Sortie : . Biopic, policier, drame, historique et western.

    Film de Andrew Dominik avec Brad Pitt, Casey Affleck, Mary-Louise Parker

    J'en attendais énormément, et je dois dire qu'il confirme sans peine cette réputation de chef-d'œuvre confidentiel qui est la sienne depuis 10 ans.
    Le film est en effet fascinant, d'une photographie léchée, doucereuse, lumière naturelle je présume, on pense souvent aux Moissons du ciel de l'ami Malick pour ce coté non-altéré dans l'image et évidemment ces épis de blés perdus dans les grands espaces américains.

    J'ai eu peur l'espace d'un moment, au début, d'un coté presque "poseur", trop solennel dans la mise en scène. Mais il n'en est rien, Andrew Dominik déroule un film superbe, à la narration un brin éclatée, parfois confuse où le temps n'importe plus finalement, seul l'inéluctable chemin vers la chute.

    Paradoxalement, là est aussi son point faible à mon sens. Parce qu'on en sort frustré. Frustré de ne pas en savoir plus sur la genèse, je dirais, du mythe Jesse James. Le pari du film de ne se concentrer que sur le crépuscule du hors-la-loi s'il fonctionne très bien, nourrit un regret de ne pas en savoir davantage. Là n'est pas son projet, j'en conviens.

    Bref, un anti-western lancinant et tout à fait intense malgré sa durée et son manque de coups de feux. La scène de l'attaque du train dans le premier tiers est incroyable. Une séquence d'anthologie.
    Un casting fou, le Pitt joue parfaitement cette icone vivante mais quelle ironie finalement de s'apercevoir qu'il aura fallut aussi 10 ans pour reconnaître les talents immenses de ces deux p'tits gars: Casey Affleck et Sam Rockwell, aujourd'hui auréolés d'une récompense au sommet de la pyramide hollywoodienne.

    Un film américain jusque dans ses entrailles, épris de violence et de gloire.
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    Ready Player One (2018)

    2 h 20 min. Sortie : . Science-fiction, action et aventure.

    Film de Steven Spielberg avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn

    Séances de cinéma (1 salle)
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    Guet-apens (1972)

    The Getaway

    2 h 03 min. Sortie : . Action, policier et thriller.

    Film de Sam Peckinpah avec Steve McQueen, Ali MacGraw, Ben Johnson

    The Getaway faisait partie de ces films dont, l'âge aidant, et avec un peu plus de bouteille, je me devais de les revoir. Mais quelle bonne idée ais-je eu...

    Arrêtons-nous déjà sur le prologue, un modèle du genre, en moins de 10 minutes, presque sans parole, le montage de Peckinpah réussit à décrire l'enfer d'une prison. À l'instar de McQueen, nous aussi avons qu'une seule envie: déguerpir au plus vite. Impeccable.
    Le film oscille ensuite entre le polar et le western, avec la trame classique du film de poursuite. La mise en scène de Peckinpah est repérable entre mille, cette fascination pour la violence, qu'il contrebalance presque toujours par des plans sur les enfants, l'innocence donc, elle-même aussi pervertie inéluctablement par les affres des adultes.
    Il a des gimmicks le mec, c'est sûr, les ralentis pendant les gunfight, ce montage très cut et nerveux. Le sordide n'est jamais loin non plus, en témoigne l'arc parallèle du "méchant" increvable du film, un peu poussif d'ailleurs tout ce pan de l'histoire.

    The Getaway, classique des 70's, reste un modèle du genre, très particulier, très marqué par la signature de son réalisateur, ce bon vieux bougre Sam Peckinpah.
    ...

    Quelle étrange ironie sur la fin... Ce américain qui, subitement, gagne la loterie au Mexique et doit donc regagner les États-unis à pieds, en passant par la frontière...
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    Call Me by Your Name (2018)

    2 h 11 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Luca Guadagnino avec Armie Hammer, Timothée Chalamet, Michael Stuhlbarg

    Call Me By Your Name fait partie de ces films qui à mon sens, étire inutilement sa trame, une trame franchement bien malingre…
    Attiré par son plébiscite, aussi bien public que journalistique, je m’attendais à bien plus car au final, je reste circonspect devant le film. Tout cela reste tellement anodin, conventionnel, alors oui, joli, bien sûr, mais en même temps, faudrait se montrer un sérieux sagouin pour salir ton image avec un décorum pareil.

    Le film prend son temps, c’est rien de le dire, il développe une atmosphère certes charmante et lumineuse mais malheureusement, se complaît dans son introspection lancinante à l’éveil sexuel du héros. Rien n’avance, l’histoire stagne et notre intérêt décline. Le film avance comme par poussées, certaines non dénuées de charme, une nouvelle fois. Néanmoins, Call Me By Your Name s’empêtre dans son exploration romantique et initiatique.

    Le film aurait grandement mérité à être resserré, plus explicite, il manque parfois d’audace.
    Voilà, pas grand chose à dire de plus, après je comprends d’un coté son succès, il étale souvent une érudition ostentatoire, un poil « branchouille » faites de références gréco-latines (allégorie du film) et littéraires classiques, qui disons-le, brosse les adeptes dans le sens de la pellicule et fait donc vendre…
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    Creed : L'héritage de Rocky Balboa (2015)

    Creed

    2 h 12 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de Ryan Coogler avec Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson

    Solide.
    La réalisation est plutôt chiadée, quelques belles intentions de mise en scène.
    Décidément, tu ne peux pas faire plus "cinégénique" que la boxe.
    Plutôt touchant aussi. Un beau nouveau round dans la saga.
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    Hostiles (2018)

    2 h 14 min. Sortie : . Aventure, drame et western.

    Film de Scott Cooper avec Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi

    Voir ma critique.
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    La Prisonnière du désert (1956)

    The Searchers

    1 h 59 min. Sortie : . Aventure, drame et western.

    Film de John Ford avec John Wayne, Jeffrey Hunter, Vera Miles

    Des plans plus que beaux, iconiques, qui ont pour toujours posé les codes du Western classique. Après, je me suis ennuyé aussi, trop long pour ce que ça raconte. Incontournable néanmoins.
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    Black Panther (2018)

    2 h 14 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Ryan Coogler avec Chadwick Boseman, Michael B. Jordan, Lupita Nyong'o

    Rien ne ressemble plus à un film Marvel, qu'un autre film Marvel.

    Et ce n'est visiblement pas Black Panther qui échappera à cette loi inscrite dans leur cahier de charges... Le film en tout point ressemble à ces prédécesseurs (et à ses successeurs) , une sorte "d'origin story" comme ils disent, pataude et éculée.

    Malheureusement la promesse d'un univers "neuf et créatif" tombe complètement à plat. Je ne vois aucune innovation si ce n'est peut-être une surcouche de CGI's encore plus ostentatoire ! Ils ont essayé de créer un monde hybride, mêlant les aspects d'une cité techno-futuriste aux éléments des cultures traditionnelles d'Afrique centrale et de l'Afrique de l'Ouest. Cela donne le Wakanda, une ville-monde aux parures clinquantes fluos... Et c'est à peu près tout.

    Quel dommage de voir Ryan Coogler qui pour ma part, m'avait plus qu'enthousiasmé avec son dépoussiérage convaincant de la saga Rocky il y a quelques années, se retrouver engoncer dans les barrières que j'imagine imposées par la production. On retrouve ça et là, oui, quelques jolis mouvements de caméra dans les combats rapprochés, et encore, parfois une certaine majesté dans des plans fixes, mais globalement, cette mise en scène ne raconte pas grand chose du film. Fonctionnelle, comme le scénario, qui ne sert qu'à introduire, sans aucune sorte d'inventivité des personnages et des actions.

    Où le film m'a encore plus surpris, dans le mauvais coté de nouveau, c'est sur son casting ! Quel erreur dans le choix des personnages principaux ! Le "méchant" possède 1000x plus de charisme que le "héros", lui insipide et comme incrédule pendant l'entièreté du film.

    Ce Black Panther est donc en ce qui me concerne taillé du même bois, enfin vibranium cette fois-ci, que ces autres copains superhéros. Parfois sympa, souvent mauvais, toujours moyen.
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    Casablanca (1942)

    1 h 42 min. Sortie : . Drame, romance et guerre.

    Film de Michael Curtiz avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman, Paul Henreid

    Une petite merveille...
    Ça doit être le 4 ou 5 ème film que je vois de Michael Curtiz et je ne peux m'empêcher de penser qu'on l'oublie trop souvent, ce mec, lorsqu'on on énumère les plus grands réalisateurs de tous le temps.
    Je vais peu-être étayer mon ressenti dans une critique. Stay tuned.
  • Bande-annonce

    Genre c'est du Cinéma ? (2018)

    1 h 20 min. Sortie : .

    Documentaire de InThePanda avec Pascal Laugier, Àlex de la Iglesia, Xavier Gens

    Pas super intéressant je dois dire, hormis quelques interventions. J'ai du mal à saisir le projet et au final, on en sort un peu décontenancé.
    Un peu trop mollasson à mon goût aussi et on retrouve (malheureusement) ses tics de réalisations saccadés tellement cheap...
    Sinon, définitivement, on devrait mettre en prison pour la dubstep.
  • Bande-annonce

    Solo : A Star Wars Story (2018)

    2 h 15 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Ron Howard avec Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke

    Voir ma critique.