Films vus et sortis en 2018

Avatar Sinar1107 Liste de

72 films

par Sinar1107

Et c'est reparti pour une nouvelle année: frissons, euphories et pleurs au programme ! Mon objectif est évidemment de voir plus de films que l'année précédente tout en alliant cinéma d'auteur et cinéma grand public. Plus il y a de contenu, plus le classement du top à la fin de l'année sera complexe à faire janvier prochain. Mais on l'a tous compris depuis bien longtemps, la vie n'est pas facile, c'est justement le fait qu'elle soit parfois dure et imprévisible qui la rend si exceptionnelle. Après cette belle phrase digne d'un grand philosophe, je lance officiellement cette liste qui me tant à coeur et vous laisse déguster avec parcimonie mes commentaires sur chaque film visionné.

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    Les Heures sombres (2018)

    Darkest Hour

    2 h 05 min. Sortie : . Biopic.

    Film de Joe Wright avec Gary Oldman, Lily James, Kristin Scott Thomas

    N'étant pas un grand fan de biopic, je suis allé voir ce film pour passer un bon moment avec mes compères cinéphiles. Le film est extrêmement bavard, ce qui plombe la première partie du film, censé installer l'intrigue. De plus, le réalisateur offre une proposition très conventionnelle et ne tente pas de dynamiser le récit à l'aide de sa réalisation. Au contraire, elle accompagne Churchill et épouse ses déplacements mais aussi ses pensées. La mise en scène est soignée mais sans grande inventivité. Le film aurait pu être passionnant avec une forme plus recherchée sortant de ce que l'on peut voir dans les autres biopics. Néanmoins, l'histoire vraie de Churchill est prenante et exemplaire. D'où venait cette détermination? Comment a-t-il tenu le coup? Gary Oldman arrive d'ailleurs très bien à donner vie à ce personnage rude et cinglant. Le spectateur ne peut s'empêcher d'admirer cet homme, sublimé par de nombreux travelling tous plus beaux les uns que les autres. Les Heures sombres ne m'a cependant pas passionné, des longueurs sont présentes dans le film et la forme ne permet pas d'élever ma note. Le point positif? Je connais désormais le combat incroyable et acharné de Churchill !
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    3 Billboards, les panneaux de la vengeance (2018)

    Three Billboards Outside Ebbing, Missouri

    1 h 56 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Martin McDonagh avec Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell

    Tout d'abord, on ne peut qu'avouer que ce long-métrage est un bon film, assez prenant et dotée d'une mise en scène efficace. Il traite également de thèmes passionnants tels que la rédemption, l'acceptation de la perte d'un être cher ou encore le fait de se battre pour ses convictions. Les acteurs sont tous très bien dirigés et donnent à certaines scènes une grande puissance. Le spectateur erre à travers les différents protagonistes en attendant de trouver le coupable du viol. D'ailleurs, la fin prend tout son sens et correspond très bien à la réalité. C'est justement ce sentiment d'errance entre tous les personnages, qui n'ont pour la plupart pas de résolution, qui me gêne un peu. Le spectateur est trimbalé d'un côté à l'autre de la ville sans avancer concrètement dans l'histoire, c'est voulu et en adéquation avec l'intrigue principale mais cela peut être mal interprété par le spectateur. De plus, la bande annonce a très mal vendu le film, le faisant passer pour une comédie à l'humour noir alors qu'ici, le drame est le genre le plus adapté malgré quelques touches d'humours. Finalement, je retiendrai de ce film l'écriture intelligente et riche de ses personnages et en particulier l’évolution de Dixon, remarquable.
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    The Greatest Showman (2018)

    1 h 45 min. Sortie : . Biopic, drame, comédie musicale et romance.

    Film de Michael Gracey avec Hugh Jackman, Zac Efron, Michelle Williams

    Noter sur Senscritique, ça peut se révéler très ardu ! La note définie sur ce film risque d'osciller entre le 7 et le 8 au cours de l'année tant ce film m'a fait rêver. Plusieurs fois, j'ai ressenti des frissons retrouvant alors la magie des comédies musicales d'antan. Les chorégraphies sont dynamiques et très bien réalisées, notamment avec la scène du bar qui renouvelle le genre. Dès la séquence d'ouverture, on entre dans un cyclone magique, faisant entrer le spectateur directement dans le film avec des jeux d'ombres incroyablement classes. La mise en scène est d'ailleurs très soignée et offre aux spectateurs une caméra mobile et flottante. Les acteurs sont tous excellents, mention spécial à l'extraordinaire charisme de Hugh Jackman. Néanmoins, quelques effets spéciaux font défauts (animaux) et font tâche au milieu de cette oeuvre sublime. Il y a également un problème de rythme qui accélère trop d'un seul coup puis s'arrête avant de repartir de plus belle. The Greatest Showman est malgré ça un très bon film qui redonne la pêche, parlant de thèmes importants et faisant découvrir des musiques inoubliables !
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    Downsizing (2018)

    2 h 15 min. Sortie : . Comédie, drame et science-fiction.

    Film de Alexander Payne avec Matt Damon, Kristen Wiig, Christoph Waltz

    Ce film est clairement un ovni, une oeuvre originale et étonnante qui restera dans un coin de notre mémoire. Il représente une dystopie, censée sauver la Terre de la surpopulation. Alexander Payne se sert de sa société utopique miniaturisée pour traiter de thèmes importants comme les inégalités, l'égoïsme ou encore la recherche d'un système parfait. Il profite de son contexte amusant pour proposer aux spectateurs une farce satirique critiquant le fonctionnement individualiste et inégalitaire de notre société, en particulier celle de l'Amérique. Le début, malgré sa prévisibilité, arrive à émerveiller et à fait sourire grâce à des teintes ironiques. Mais à partir de la deuxième partie du film, trop de sujets veulent être traités et se retrouvent mal développés. Le long métrage s'étale pour rien et plonge dans une morale écologique douteuse qui vient engloutir l'intrigue, disséquée par fragments indépendants. Le réalisateur se perd lui même dans ses messages et ne tient pas compte de son spectateur. Les longueurs n'arrangent en rien cette confusion et ses thèmes, n'arrivant pas à être amenés subtilement, deviennent redondants et lourds.
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    The Cloverfield Paradox (2018)

    1 h 42 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, science-fiction et thriller.

    Film de Julius Onah avec Gugu Mbatha-Raw, David Oyelowo, Daniel Brühl

    Ce film repose malheureusement sur énormément de clichés et n'arrive pas à s'en détacher. Il reprend les codes du genre sans vraiment innover, sans parvenir à installer la moindre tension comme l'a fait par exemple le film Life. Les personnages sont très mal exploités et ne possèdent pas de propres personnalités, le spectateur ne peut donc pas s'attacher à eux. Le déroulement de l'intrigue est classique et sans surprise. Pourtant, le long-métrage commençait bien et installait des thématiques intéressantes et des situations inédites (bras, femme dans les câbles). Le tout finit n'importe comment avec une résolution de l'intrigue trop rapide et facile, on ne perçoit pas les enjeux. Ce troisième Cloverfield reste regardable même divertissant par moments mais utilise beaucoup trop de facilités scénaristiques et ne possède aucune profondeur pour qu'on puisse s'y intéresser.
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    Wonder Wheel (2017)

    1 h 41 min. Sortie : . Drame.

    Film de Woody Allen avec Kate Winslet, Justin Timberlake, Juno Temple

    Un Woody Allen surprenant, surtout par son ton. En effet, le film est beaucoup plus sombre que la plupart des longs métrages qui peuplent l'immense filmographie du réalisateur. Cependant, ses personnages sont toujours aussi complexes et passionnants à suivre, poétiques mais aussi toujours très réalistes. Le film embrasse le point de vue du personnage de Ginny et montre une femme brisée, lassée et rêvant d'un ailleurs pour ensuite mieux la voir détruire ce qu'il y a autour d'elle. Les acteurs sont tous très bons, on ne peut relever aucune fausse note. Un gros travail sur la lumière rend le visuel du film surprenant, presque trop beau comme s'ils étaient dans un monde parfait. Car derrière ce voile de perfection qu'est Coney island se cache des âmes en détresse qui ne voient même plus les attractions, tels des fantômes regrettant leur passé. L'intrigue reste cependant assez prévisibles malgré quelques surprises plaisantes mais c'est surtout les quiproquos et les dialogues imprévisibles, marque de fabrique de Woody Allen, qui se démarquent ici. Le long métrage est donc très plaisant à suivre, malgré un léger défaut de rythme, et emmène le spectateur vers un univers plus sombre et tourmenté. Pour moi, c'était mieux avant...
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    When We First Met (2018)

    1 h 37 min. Sortie : . Comédie romantique et fantastique.

    Film de Ari Sandel avec Adam DeVine, Alexandra Daddario, Robbie Amell

    Un film au concept vu et revu mais qui fait toujours plaisir à regarder. C'est bien réalisé, sans grande inventivité mais efficace grâce à son montage rapide. Le scénario est quant à lui prévisible mais se laisse regarder sans prise de tête. Quelques moments font sourire mais le réalisateur ne mise pas tout sur l'humour, ce que j'ai trouvé assez intelligent. L'acteur principal est bon et commence à tourner de plus en plus de films, surement pour ses étonnantes mimiques ! Le message que véhicule ce long-métrage me plait également, le fait que l'on puisse se tromper d'âme soeur et perdre les années de sa vie à réessayer au lieu d'avancer. Sans prise tête et sympa, When we first met reste quand même très classique dans son approche du voyage dans le temps et n'ose pas prendre trop de risques.
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    My Wonder Women (2018)

    Professor Marston & the Wonder Women

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et biopic.

    Film de Angela Robinson avec Luke Evans, Rebecca Hall, Bella Heathcote

    Une intrigue passionnante dévoilant les origines de Wonder Woman, la plus célèbre des super-héroines. Toute sa genèse, que ce soit au niveau du physique ou des idéaux, est construite à partir de la vie de Mr. Marston et des deux femmes qui l'ont accompagné tout au long de sa vie. Le réalisateur s'attarde beaucoup sur l'évolution de leur relation, arrivant à capter le désir et la sensualité avec des plans rapprochés/gros plans. Le jeu de regard est récurrent dans le film et révèle les pensées du personnage. Les visages deviennent des surfaces de contemplations dévoilant les vraies envies des protagonistes. D'habiles jeux de lumières permettent de rendre des plans iconiques, évoquant de manière immédiate Wonder Woman. Sa création repose finalement que sur trois personnes, s'aimant malgré les moeurs de l'époque, se battant pour l'égalité des sexes et désirant former les nouvelles générations à cette nouvelle façon de penser. Le long-métrage est bien construit et ne possède que peu de temps morts, se concentrant sur l'aspect intimistes de l'histoire. Les attributs de Wonder Woman se retrouvent dans la vie de son créateur et rappelle que toutes ses idées viennent des deux femmes qu'il aimaient, qui représentaient pour lui une source d'inspiration quotidienne.
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    Le Grand Jeu (2018)

    Molly's Game

    2 h 20 min. Sortie : . Biopic, policier et drame.

    Film de Aaron Sorkin avec Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner

    Un film extrêmement bavard qui n'arrive pas à rendre passionnant son sujet malgré son montage rapide, presque psychédélique. Au niveau de la mise en scène, Sorkin alterne entre des plans nerveux et mobiles avec des mouvements de caméra plus fluides et plus lents. Jessica Chastain incarne son personnage avec justesse mais la rend aussi très froide. En effet, le plus gros problème du film, c'est qu'on ne s'attache pas à ses personnages. L'héroïne est sobre et très renfermée, il faut malheureusement attendre la dernière demi-heure pour avoir de l'empathie envers elle. De plus, les personnes ne connaissant pas les règles du poker risquent d'être perdu pendant une grande partie du film. Cette limite restreint déjà l'histoire et l'intrigue patauge entre le présent et le passé sans réel lien ni intérêt. Néanmoins, il est toujours intéressant de découvrir la vie hors-norme de cette femme dicté par son désir de domination sur les hommes. Le long-métrage reste regardable mais peut vite ennuyer les non-connaisseurs de poker notamment en raison de ses nombreuses longueurs.
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    Black Panther (2018)

    2 h 14 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Ryan Coogler avec Chadwick Boseman, Michael B. Jordan, Lupita Nyong'o

    Black Panther offre une éblouissante escapée au Wakanda, sublimée par sa bande son et son magnifique visuel. Ryan Coogler impose une vraie mise en scène et parvient à créer des plans iconiques qui resteront gravés dans nos mémoires. Les personnages sont tous bien écrits et interprétés. On ne peut que souligner la mise en avant des femmes, qui sont fortes et indépendants dans Black Panther. Le méchant est quant à lui ambigu et sauvage, possédant un vrai background et un objectif plus que valable. Malgré une intrigue prévisible et sans surprise et des scènes d'actions parfois peu lisibles, le film est une grande réussite et crée des parallèles avec l'histoire des noirs aux Etats-Unis (Tchalla= Martin Luther Kings le pacifiste contre Killmonger= Malcolm X l'activiste) ou renvoie directement à notre époque avec la question de l'isolationnisme (Amérique sous Trump).
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    Batman : Gotham by Gaslight (2018)

    1 h 18 min. Sortie : . Animation, action, aventure, policier et fantastique.

    Film de Sam Liu avec Bruce Greenwood, Jennifer Carpenter, Anthony Head

    Un film d'animation très divertissant montrant une confrontation épique: L'homme chauve-souris contre Jack L'éventreur. Les dessins sont beaux et matures et l'animation bien faite excepté quelques moments où les faiblesses ressortent. L'histoire est quant à elle simple mais efficace. Néanmoins, certains choix scénaristiques laissent à désirer: l'utilité de la prison ou l'inutilité de certains personnages qui auraient mérité d'être approfondis (enfants, Harvey Dent). Les scènes d'actions sont jouissives et participent à rendre le film épique. Il est aussi passionnant de voir l'univers de Batman retranscrit au XIXème siècle, d'autant plus que ce changement d'époque fonctionne très bien. Quelques easter eggs sont disséminés tout au long du film et feront plaisir aux fans. Malgré une fin rapide et sans aucune originalité, le plus important est respecté: Jack L'éventreur est un bon méchant, avec un background et du charisme.
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    Le Labyrinthe : Le Remède mortel (2018)

    The Maze Runner : The Death Cure

    2 h 22 min. Sortie : . Action, science-fiction et thriller.

    Film de Wes Ball avec Dylan O'Brien, Thomas Brodie-Sangster, Kaya Scodelario

    Dernier volet de la seule saga Young-adult encore debout, Wes ball nous livre un film spectaculaire et il faut l'avouer bien bourrin pour terminer l'histoire de Thomas. Les effets spéciaux sont étonnamment beaux et crédibles.Toute la réflexion autour du virus est ici amoindris au profit de l'action.Toutefois, le long-métrage aurait aussi pu facilement tomber dans le manichéisme, ce qui n'est pas le cas. Le rôle de Teresa est bien plus développée que dans les précédents opus et dévoile une ambiguïté permanente enrichissante pour le film. Par contre, de nombreux personnages de la terre brûlée sont complètement délaissés alors que leur développement aurait pu apporter un petit plus au long-métrage. Enfin, quelques facilités scénaristiques classiques du genre sont visibles tout au long du film. La résolution de l'intrigue tourne évidemment autour de Thomas (comme par hasard la clef de l'histoire) mais réussit à conserver sa qualité ainsi que l'ambiance installée durant les trois précédents films (Contrairement à Hunger Games). Le discours du bad-guy final est quant à lui balancé sans aucune subtilité, dommage car il est charismatique. La saga se termine donc sans grosses prises de risques (fidélité au roman l'oblige) mais offre aux spectateurs 2h30 de spectacle, divertissant, émouvant par moments et assez prenant, à l'image de sa séquence d'ouverture survitaminé.
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    Phantom Thread (2018)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville

    Paul Thomas Anderson nous livre un film remplie de grâce et de poésie, faisant vivre à son spectateur un voyage au septième ciel. Certes, le long-métrage témoigne de l'industrie de la mode mais se concentre véritablement sur la relation du couple de protagonistes. On suit leur évolution avec un plaisir naturel, si bien qu'on a l'impression de les avoir toujours connus à la fin du film. Les personnages sont complexes et très bien caractérisés. Le trio soeur-Mr.Woodcock- épouse fonctionne merveilleusement bien. Daniel Day Lewis offre pour son ultime interprétation une prestation époustouflante, tantôt détestable mais aussi très émouvant. La symbolique des robes, subtile, épouse d'ailleurs complètement son personnage principal. La musique vient accentuer la délicatesse se dégageant de cette oeuvre. Phantom Tread dispose néanmoins d'un rythme extrêmement lent qui en déstabiliseront quelque uns. La fin est doublée d'une complexité presque inattendue et peut perdre son spectateur, tout en l'obligeant à réfléchir sur le temps de narration du film. Il restera néanmoins très intelligent de part son écriture et sa mise en scène flottante, se mêlant parfaitement à la senteur que dégagent certaines séquences.
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    La Forme de l'eau (2018)

    The Shape of Water

    2 h 03 min. Sortie : . Drame, fantastique et romance.

    Film de Guillermo del Toro avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins

    Guillermo Del Toro livre son meilleur film avec The Shape of Water et arrive à produire une oeuvre singulière qui émerveillera tous les spectateurs. En premier lieu, la mise en scène est parfaite et prouver une nouvelle fois le talent du réalisateur. C'est inventif, fluide et envoutant. Du côté du visuel, le film arbore une forte identité, jouant beaucoup sur la lumière, et nous plonge dans le passé avec des décors fait mains qui renforcent sa véracité. La créature est elle aussi une merveille pour nos mirettes, composée de prothèse, faite sans CGI. Les personnages sont très bien développés et très bien interprétés, caricaturaux mais passionnant à suivre grâce à leur traitement. L'eau est bien sûr l'élément central du film et, comme le titre l'anticipe, se décline sous plusieurs formes avec de nombreuses symboliques. Le tout sublimé par une grâce naturelle et par une profondeur qu'on ne retrouve que très rarement dans les long-métrages d'aujourd'hui. Les personnages sont vrais, leur représentation n'est pas idéalisée er va jusqu'à montrer l'héroïne dans un moment très intime. On regrettera néanmoins que la relation entre les deux protagonistes aille trop vite ce qui fait perdre de l'intensité au film. Ainsi, Del Toro fait passer de nombreux messages de tolérance et d'acceptation de la différence tout en révolutionnant le film de monstre. Le succès aux oscars est mérité !
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    Tomb Raider (2018)

    1 h 58 min. Sortie : . Action et aventure.

    Film de Roar Uthaug avec Alicia Vikander, Dominic West, Walton Goggins

    Séances de cinéma (1 salle)
    Lara Croft est de retour, moins sexualisé et plus vulnérable, ce qui la rend profondément humaine. Le spectateur peut donc s'attacher à elle plus facilement. Tous les acteurs du film, malgré leur potentiel et leur talent, sont néanmoins limités par leur rôle et notamment l'écriture superficielle de leur personnage. Le long-métrage possède également un problème de rythme, la mise en scène très classique et son montage sans intérêt n'aideront pas. Quelques plans et prises de vues rappellent inlassablement les jeux vidéos. De plus, les personnage secondaires sont incohérents (acolyte) ou très mal développé (bad-guy). On peut tout de même souligner la présence d'un plan séquence intéressant vers la fin du film, que le début marque par son originalité et son dynamisme et que Alicia Vikander incarne une héroïne forte et indépendante. Ainsi, mettre en scène une Lara Croft jeune et expérimentée est une bonne idée et annonce de multiples intrigues passionnantes avec la fin du film. Pour le prochain opus, essayez de réparer le gros défaut des effets spéciaux, nous sommes quand même en 2018 !
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    Annihilation (2018)

    1 h 55 min. Sortie : . Épouvante-Horreur, drame, science-fiction et thriller.

    Film de Alex Garland avec Natalie Portman, Tessa Thompson, Jennifer Jason Leigh

    Décidément, les films Netflix m'étonnent de plus en plus. Il n'y a désormais plus de différence de qualité avec le cinéma, les deux médiums sont au même niveau. Alex Garland nous livre un film très lent, qui prend le temps d'installer les choses. La construction narrative comporte plusieurs flash-backs qui n'apportent pas grand chose à l'histoire et coupe l'intrigue assez brutalement. Le gros problème de ce film, c'est effectivement son rythme qui n'arrive jamais à décoller et à passionner. Annihilation est néanmoins très beau visuellement, possédant des plans très picturaux et détaillés. Lorsque l'on comprend que le véritable sujet du film est la dépression du personnage principal, tout semble prendre sens et l'intelligence du long-métrage se démarque par sa subtilité et ses symboliques. La mise en scène, soignée et efficace, épouse le propos délivré par les images. Une violence accrue, réaliste et bestial donne au film un côté cinéma épouvante. La fin, prévisible, m'a tout de même perturbée par son étrangeté poussée vraiment à son paroxysme par le réalisateur. Une oeuvre singulière, déboussolante et très symbolique qui donne à réfléchir.
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    Ready Player One (2018)

    2 h 20 min. Sortie : . Science-fiction, action et aventure.

    Film de Steven Spielberg avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn

    Spielberg nous enseigne une nouvelle leçon de cinéma en nous prouvant que ses films n'ont rien perdu de leur magie. Il livre une mise en scène dynamique et dans l’ensemble lisible malgré quelques moments qui peuvent perdre le spectateur. Nous avons aussi droit à beaucoup de références mais qui sont au service de l’action et finalement peu pour le simple fan-service. Le choix des comédiens, aux physiques normaux et non-idéalisés, est une bonne chose. Ils réagissent tous de manière cohérente mais manquent toutefois de développement pour qu'on puisse vraiment s'attacher à eux. Le méchant et son but ne sont pas assez développés, on ne sait pas vraiment ce que veut la firme internationale représentant le "mauvais camp". Tous les effets spéciaux du film sont très bien réalisés et pas une seule fois remis en cause. Coup de cœur pour la séquence rendant hommage à Shining qui montre bien l'aisance du réalisateur de changer de registre en très peu de temps et de manière naturelle. Ainsi, Spielberg livre avec ce long-métrage, que l'on croyait tous nostalgique, une réflexion furtive sur notre futur et notamment les jeux vidéos tout en dressant un autoportrait à travers les personnages de Wade, un jeune homme rêveur voulant à tout prix s'échapper de la réalité, et de Halliday, le vieux créateur de rêves désirant partager son héritage.
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    Avengers : Infinity War (2018)

    2 h 29 min. Sortie : . Action, aventure, fantasy et science-fiction.

    Film de Anthony Russo et Joe Russo avec Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Chris Evans

    Je ne peux m'en remettre... Le visionnage de ce film m'a littéralement tué. Des minutes entières à m'empêcher de respirer et à ouvrir de grands yeux devant l'écran. Thanos devient immédiatement le meilleur méchant du MCU et surprend par sa profondeur et sa sensibilité ! La force de ce film, c'est qu’on ne sait jamais si nos personnages préférés vont mourir. On les connait depuis longtemps et on a peur pour eux. Des batailles dantesques et des rencontres épiques au sommet sont au rendez-vous ! Je vous invite à lire ma critique pour mieux saisir mon avis sur cet ultime Marvel.
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    Lady Bird (2018)

    1 h 33 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Greta Gerwig avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Beanie Feldstein

    Un Teen-movie qui nous montre ce qu'est tout simplement la vie, ça donne un grand coup d'air frais ! Tous les personnages sont étonnamment vrais et semblent traverser l'écran. Lady Bird, adolescente extravagante, se construit au fil du film qui, au fond, montre une quête d'identité. La relation qu'elle entretient avec sa mère est profondément touchante et sonne juste. Le passage à l'âge adulte est détaillé à travers la vie du personnage principal, devenant à la fin du long-métrage Christine. La mise en scène est classique mais efficace. Une bande son agréable et qui fait rêver accompagne un montage très bien dosé, rythmé au point de dynamiser le récit. Même si rien ne surprend vraiment, le film dégage une puissante aura et possède une vraie patte émanant de ses personnages.
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    Hostiles (2018)

    2 h 14 min. Sortie : . Aventure, drame et western.

    Film de Scott Cooper avec Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi

    Hostiles surprend par la profondeur de ses personnages, la composition de ses cadres et ses plans d'ensembles époustouflants éclairés par une lumière totalement maîtrisée. Les cow-boys impassibles et invincibles habitant le genre du western laisse ici place à des personnages torturés et fragiles psychologiquement, ce qui les rend beaucoup plus humains. La frontière du Bien et du Mal est aussi effacée, le long-métrage va à l'opposé du manichéisme originel Cow-boy/indiens. Les dialogues nous livrent des questionnements subtils sur la religion, la violence ou encore le rapport avec les autres. L'évolution de Christian Bale est aussi à souligner tant elle est belle et finement montrée. A la fin du film, il est son contraire, allant jusqu'à protéger les indiens. La relation qu'il entretient avec le Chef Cheyenne est d'ailleurs très touchante et sonne très juste. Tout est profond, contemplatif et le rythme lent accentue d'autant plus cette quête sur la vie. Scott Cooper prouve une nouvelle fois que le western vit encore, autrement mais sûrement.
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    Moi, Tonya (2018)

    I, Tonya

    2 h. Sortie : . Biopic, drame et sport.

    Film de Craig Gillespie avec Margot Robbie, Sebastian Stan, Allison Janney

    Un biopic qui sort de l'ordinaire tant par son fond que par sa forme. Le film révèle, à travers la vie de Tonya Harding, les travers de la société américaine. Le paraître devient un critère de sélection qui éjecte les personnalités les unes après les autres. L'héroïne du film est l'une de ses personnalités, victime d'une Amérique condamnatrice, injuste et inattaquable. Les relations entre les personnages sont très bien traitées, mention spéciale à celle avec sa mère. Les acteurs et actrices portent vraiment le long-métrage par leur incroyables performances. Le montage est quant à lui très original et conserve tout au long du film un rythme fou, boosté par une merveilleuse bande son. Dommage que cette forme devienne redondante à la fin et handicape l'intrigue. Quelques plans lors des acrobaties sur la patinoire font aussi apparaître de manière maladroite la doublure de l'actrice. Enfin, le réalisateur a choisi de ne pas montrer l'après-patinage alors que voir les conséquences de cette interdiction pour Tonya aurait été intéressant. Retenons tout de même l'humour savamment dosé et les personnages qui brisent le quatrième mur pour parler aux spectateurs, original et rafraîchissant pour un biopic !
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    Stronger (2018)

    1 h 59 min. Sortie : . Biopic et drame.

    Film de David Gordon Green avec Jake Gyllenhaal, Tatiana Maslany, Miranda Richardson

    Certaines fois, les biopics poussent la larme du spectateur et se veulent trop larmoyants, ici ça ne l'est peut être pas assez. A la fin du film, il manque ce petit quelque chose qui rendrait le film émouvant et puissant. Cette histoire vraie reste néanmoins une véritable ode à la vie et à l'espoir. La mise en scène de David Gordon Green s'efface derrière ses acteurs principaux, époustouflants du début à la fin. Les relations entre Bauman, sa femme et la mère est d'ailleurs très authentique et offre de belles scènes. Le spectateur s'attache à ces personnages grâce au caractère intimiste du long-métrage. La vie est imprévisible et tout peut basculer du jour au lendemain. L'évolution de Jake Gyllenhaal est très bien orchestrée et se déroule de manière totalement crédible, sublimée par sa performance. Le réalisateur nous montre le temps d'acceptation après le déni, puis la reconstruction accompagnée de tous ses problèmes et enfin un personnage qui décide de vivre, devenant un symbole d'espoir pour autrui. Le cadre presque immobile épouse l'handicap du personnage et capte au plus près ses émotions. Le parcours de Bauman est une ode à la vie et une invitation à garder espoir, surtout en ce moment avec la multiplication des attentats. Le voir faire de l'humour après s'être rendu compte qu'il avait perdu ses jambes, franchement respect.
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    Game Night (2018)

    1 h 39 min. Sortie : . Comédie, policier et thriller.

    Film de John Francis Daley et Jonathan M. Goldstein avec Jason Bateman, Rachel McAdams, Kyle Chandler

    Une vraie comédie qui fait passer un très bon moment, garanti sans prise de tête. Game Night possède tout le long de sa durée le bon équilibre entre humour exagéré, blagues cinéphiles et situations absurdes. Même lorsque le spectateur croit qu'ils sont aller trop loin, le long-métrage réussit un tour de force en se moquant de lui-même. Le film aurait néanmoins gagné à être plus court, son efficacité se réduisant légèrement vers la fin. Les acteurs sont tous très bons et hilarants. Le duo de protagonistes dispose d'une vraie alchimie (Rachel McAdams en même temps). La mise en scène est assez classique mais tente tout de même d'innover avec des plans où l'échelle est troublante, rappelant les plateaux de jeu, ou encore lors de la poursuite dans la maison entièrement réalisée en plan-séquence. On garde la banane lors des aventures du groupe et c'est à saluer !
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    Red Sparrow (2018)

    2 h 19 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Francis Lawrence avec Jennifer Lawrence, Joel Edgerton, Mary-Louise Parker

    Le risque avec les films d'espionnage, c'est qu'il faut faire attention de ne pas perdre le spectateur. C'est pour cela que les intrigues se ressemblent beaucoup mais les réalisateurs cherchent néanmoins à rendre leurs films originaux. Ici, Francis Lawrence nous pond un scénario qui n'a aucun sens, ne sachant absolument pas où il veut aller. Le personnage principal est antipathique et pas assez développé pour qu'on puisse s'attacher à elle. Jennifer Lawrence est froide et essaye de jouer avec intensité, en vain... à cause de l'écriture du nombre exorbitant de personnages, incohérents et superficiels. La réalisation est quant à elle banale et ne fait que ralentir le récit. Se différencier des autres long-métrages du genre en visant un ton beaucoup plus sombre sans se refuser ni violence ni sexe était une bonne idée. Malheureusement, le film tourne en rond lorsque le spectateur arrive à la moitié et l'histoire installée part dans tous les sens et rend le scénario incompréhensible. Bref...quelle était l'intérêt de débuter sur un montage alterné liant les protagonistes alors qu'ils restent fades et insipides sur toute la durée, se faisant tour à tour baiser, torturer et manipuler. La fin relève un peu le niveau mais c'est beaucoup trop tard pour que j'augmente ma note.
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    Les Moissonneurs (2019)

    Die Stropers

    1 h 46 min. Sortie : . Drame.

    Film de Etienne Kallos avec Brent Vermeulen, Alex van Dyk, Juliana Venter

    Un long-métrage qui avait du potentiel mais qui échoue sur toute la ligne. Le scénario déçoit par sa simplicité, son manque de prises de risques et sur les relations entre les différents personnages, pourtant au centre de l'intrigue. Un des protagonistes est un afrikaner, d'ailleurs l'un des points importants du récit, mais à aucun moment dans le film on explique ce terme et ce qu'il implique. La réaction très fermée du père devient alors inutile et incompréhensible, le rôle de la mère, pourtant intéressant, n'est que très peu développé. Le rythme lent et la caméra à l'épaule mal maîtrisé n'arrange pas cela. Néanmoins, je dois avouer que quelques plans et jeux de lumières font mouche mais restent très éphémères. Enfin, la relation des deux garçons est bien traitée par moment surtout quand l'un commence à prendre la place de l'autre au sein de la famille. Enfin, déçu par cette fin bien trop joyeuse et irréaliste par rapport au film.
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    Under the Silver Lake (2018)

    2 h 20 min. Sortie : . Thriller et drame.

    Film de David Robert Mitchell avec Andrew Garfield, Riley Keough, Jimmi Simpson

    Séances de cinéma (2 salles)
    Un nouvel ovni du cinéma, ce long-métrage coloré est néanmoins incompréhensible par son scénario décousu et qui laisse entrevoir que le réalisateur ne savait pas où il allait. Même pour la conférence, il ne pouvait pas éclairer les spectateurs sur le film. Sa mise en scène et son image sont toutefois magnifique et très dynamique, surprenante par moment. Elle permet de doter le film d'un rythme rapide et intense où l'on ne s'ennuie pas une seconde. La violence y est non-justifiée, ce qui peut déranger certains comme lors de la scène de la guitare. Le personnage principal, brillamment interprété par Andrew Garfield, est dur à cerner et demeure imprévisible du début à la fin. Ce qui est vraiment dommage, c'est ce scénario aux multiples complexifications qui embrouille le lecteur et peut le faire sortir de l'histoire. D'ailleurs, l'idée du complot en elle-même ne m'a pas beaucoup plu et emmenez les personnages là où je voulais pas les voir. Enfin, on se résous à abandonner la quête de sens de ce film et tente d'accepter que les mystères n'ont pas besoin d'être légitimés et identifier dans une oeuvre cinématographique.
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    Ayka (2019)

    1 h 49 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sergeï Dvortsevoy avec Samal Yeslyamova et Aleksandr Zlatopolskiy

    Quand on est ressorti de la projection à Cannes, les regards étaient graves et les lèvres plissés. Non pas parce que c'est mauvais mais parce que c'est tristement réel. Le taux de réalisme n'a jamais été aussi grand que dans ce film, dont la mise en scène est uniquement composée de caméra à l'épaule filmant toujours en gros plan ou en plan rapproché. C'est tellement suffocant que je désirais voir un peu plus que cette image sombre, qui enferme le personnage, j'avais besoin de plans plus ouverts pour souffler. Déjà que je ne suis pas adepte des caméra embarqués, le long-métrage parait interminable et aurait gagné à être raccourcit d'une demi-heure. En effet, le scénario est très redondant à partir de la moitié lorsque l’héroïne enchaîne les petits boulots dont l'issue est identique à chaque fois. L'actrice est douée mais pleure bien trop souvent, ils auraient peut être dû montré une évolution de son comportement en plus de sa mentalité. La lenteur du rythme et nécessaire et accentue cette impression du réel dans sa temporalité quasi exacte avec la notre. Enfin, la résolution finale peut sembler facile par son moyen mais fonctionne tout de même, à défaut d'être originale.
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    Dogman (2018)

    1 h 39 min. Sortie : . Drame et policier.

    Film de Matteo Garrone avec Marcello Fonte, Edoardo Pesce, Alida Baldari Calabria

    Séances de cinéma (1 salle)
    Dans les long-métrages que j'ai pu voir à Cannes, celui-ci demeure mon préféré. Tout d'abord pour son originalité, que ce soit de son histoire avec un toiletteur canin désirant s'intégrer dans son quartier ou pour son personnage principal brillamment interprété et incroyablement attachant. L'humour noir typique des films italiens est lui aussi un très bon point de Dogman. Néanmoins, à partir du passage en prison rapidement éclipsé, l'histoire prend une tournure qui m'a moins plu jusqu'à bien sûr une extraordinaire séquence de fin. J'aurais bien aimé voir ce qu'il s'est passé en prison pour que le personnage ait cette évolution. Enfin, restons tout de même sur une bonne note et notons que le film possède un rythme parfais pour sa lenteur. Je suis très heureux que Marcello Fonte ait obtenu le prix d'interprétation masculin au vu de son histoire, de son talent et de ce qu'il a vécu!
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    La Tendre indifférence du monde (2018)

    Laskovoe Bezrazlichie Mira

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Adilkhan Yerzhanov avec Dinara Baktybayeva, Kuandyk Dussenbaev, Teoman Khos

    Quel magnifique film, emprunt de poésie du début à la fin ! Comme le réalisateur l'a dit lorsqu'il était sur scène, il n'y a qu'une chose qui rende les Hommes bons: L'amour. Un long-métrage au rythme contemplatif et au symboliques nombreuses qui va au fond de son propos, quitte à perturber le spectateur par des scènes que l'on jugerait exagérées. Pour moi, c'est réussi. On s'attache aux protagonistes amants immédiatement et le film arrive même à ironiser sur le cinéma japonais à travers une séquence étonnamment drôle. Mais il montre également des choses très dures qui existent vraiment comme le recours au mariage forcé si l'on veut survivre ou encore la difficulté de trouver sa place dans le travail. N'oublions pas également l'étrange mais fascinante utilisation du hors-champ où l'on attend les voix beaucoup plus forte et placé selon la direction de celle-ci. Immersif, poétique et enivrant, ce film restera l'un de mes coups de coeur de Cannes 2018 et confirme une nouvelle fois ce qui nous rend humain.
  • Manto (2018)

    1 h 50 min. Sortie : . Biopic, drame et historique.

    Film de Nandita Das avec Nawazuddin Siddiqui, Rishi Kapoor, Paresh Rawal

    Manto est censé être un biopic mais se considère comme une fiction, ce qui pose déjà un doute supplémentaire sur la visée du film. Le long-métrage est tout d'abord lent et raconte très peu de choses en énormément de temps. La dilatation de l'histoire la rend interminable. Le personnage principal est à la fois admirable et détestable, ce qui est intéressant mais je n'ai pas réussi à m'attacher à lui ou aux autres. Ceux qui ne connaissent pas un minimum le contexte de l'Inde à l'époque montrée vont facilement être perdu. Le questionnement autour de l'écriture, des personnages et de l'implication de l'auteur dans une oeuvre est ce qui rend le film regardable. Sinon, celui-ci s'achève d'une manière très abrupt et bizarre, ne correspondant pas au ton du long-métrage. Je rapproche Manto d'un autre film qui se nomme Charulata de Satyajit Ray, mettant aussi en scène un drame de couple avec une place importante à l'écriture et la poésie. Comparé à celui-ci, Manto échoue dans la relation du couple et donne trop d'importance à la partie théorique pour que l'on veuille s'en intéresser. Une mise en scène classique et banale accompagne les images. A éviter même si vous n'avez rien à faire !