Films vus et sortis en 2019

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79 films

par Sinar1107
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    Bande-annonce

    Bienvenue à Marwen (2019)

    Welcome to Marwen

    1 h 56 min. Sortie : . Biopic, drame et fantastique.

    Film de Robert Zemeckis avec Steve Carell, Leslie Mann, Diane Kruger

    Robert Zemeckis nous livre un très beau film sur la résilience et l'acceptation de soi après un traumatisme. Le fait que le récit soit tiré d'une histoire vraie renforce son impact et sa véracité. La technologie de motion capture marche plutôt bien et permet de réaliser de bons gags. Mais le réalisateur reste encore trop timide et n'arrive pas à transmettre la magie de ses précédents chef d'oeuvres. Pendant toute la séance, je me suis dit qu'il manquait quelque chose à Marwen, les scènes s'y déroulant deviennent peu à peu prévisibles et peu originales. Le plus passionnant vient de a similitude entre la réalité et la fiction et le développement psychologique du personnage principal, très bien écrit et brillamment interprété par Steve Carell. Le long-métrage est également un hommage aux femmes de sa vie et au genre féminin en général. L'idée de quintessence féminine dans les chaussures m'a beaucoup plu et fonctionne très bien avec l'histoire du personnage. C'est dommage que certaines des femmes du groupe soient mises de côté par rapport à d'autres. Le décalage avec la réalité est bien montré mais la transformation du héros se fait trop rapidement selon moi. La bataille finale tend à devenir épique mais ne le devient jamais, se contentant d'une référence à retour vers le futur. Le film est intelligent, original et dénonce la discrimination d'une très bonne manière, par la créativité. Il restera quelques problèmes de rythmes et de redondance qui manqueront de faire décoller l'histoire. On retiendra surtout le talent de Zemeckis pour la mise en scène et pour l'image, avec de très belles idées.
  • 2
    Bande-annonce

    Creed II (2019)

    2 h 10 min. Sortie : . Drame et sport.

    Film de Steven Caple Jr. avec Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson

  • 3
    Bande-annonce

    Glass (2019)

    2 h 09 min. Sortie : . Thriller et fantastique.

    Film de M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Bruce Willis, Samuel L. Jackson

    La fin d'une trilogie surprenante et inventive ! Night Shyamalan choisit de rejeter le spectaculaire et l'action pour mieux mettre en avant la psychologie des personnages et la déconstruction de la notion de héros, déjà amorcé dans les précédents opus. Les acteurs habitent brillamment leur personnage, permettant de lier deux films que personne n'aurait vu ensemble. L'écriture du réalisateur est toujours aussi bonne, s'amusant avec les attentes des spectateurs. Le double twist final fonctionne très bien (le premier, prévisible et le deuxième simple mais inattendu) et insufflent une dose d'épique moral et spirituelle à l'oeuvre. Néanmoins, on peut constater quelques longueurs en milieu de film, accompagnées de facilités scénaristiques mineures. Shyamalan admire beaucoup trop la performance de James McAvoy et lui donne une grande place dans l'histoire, effaçant certains personnages principaux (David Dunn) et secondaires. Je regrette aussi un peu le manque de pathos qui aurait rajouter de la puissance à cette fin. Par contre, la direction artistique et la mise en scène impressionnent, gros point fort du long-métrage. C'est vraiment avec peu de moyens (25 millions d'euros contre 75 pour Incassable) qu'on retrouve notre bon vieux Shyamalan dans toute sa grandeur. Le film, qu'on peut rapprocher d'un huis-clos, interroge intelligemment la notion de héros et développe ses personnages en les inscrivant dans le réel. Nombreux sont les rapports aux comics (trop peut être), permettant ensuite d'explorer les thèmes du mythe, des croyances et de la réalité personnelle de chacun. Glass est avant tout une réflexion sur les écrans de notre société et sur les individus qui la peuplent. Tout le monde peut-il devenir un super-héros? En tout cas, j'ai pris mon pied et adoré réfléchir sur ses trois personnages iconiques.
  • 4
    Bande-annonce

    Si Beale Street pouvait parler (2019)

    If Beale Street Could Talk

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Barry Jenkins avec Kiki Layne, Stephan James, Regina King

    Séances de cinéma (1 salle)
    Après Moonlight, Barry Jenkins prouve irrémédiablement qu'il sait parler de l'Amour, le vrai. Le gros point de son nouvel long-métrage, c'est ses acteurs, éblouissant de justesse et d'intensité avec quelques très bons caméos surprises. Sa mise en scène commence également à se définir: beaucoup de regards caméra, grande place à la musique, esthétique très stylisée. La direction artistique est très belle et très propre. Néanmoins, le film navigue en terrain connu, ce qui est assez bizarre puisque c'est une histoire originale. Certes vécue de beaucoup d'Afro-américains, je pense que c'est surtout la construction narrative en flash-back qui gâche un peu la puissance du message. Niveau émotion, cela ne passe pas tout le temps. Il y a de très beaux moments, poétiques mais ceux-ci sont assez effacés par une scénario qui ne sait pas vraiment quoi traiter principalement. Le procès est tantôt mis en avant, tantôt relégué en arrière plan. On sent que Barry Jenkins veut avant tout mettre en valeur leur relation amoureuse et la notion de famille au vu du dernier tiers mais ce n'est pas assez développé d'après moi. J'ai eu du mal à vraiment m'investir. C'est peut être trop propre justement, trop réglé... Il n'empêche que le réalisateur arrive à faire passer son message et à témoigner de la condition de vie des noirs en Amérique. Certaines fois de manière subtile (discussions intimes, scènes de la parfumerie) et d'autres fois d'une façon brutale et assez grossière (flic blanc, images d'archives). Lorsque le générique apparait, le sentiment de frustration d'en voir plus est présent, de ne pas avoir été complètement satisfait. J'en retiens donc un film intéressant et beau, porté par des acteurs en devenir mais qui restera presque inachevé dans sa beauté et sa profondeur. Bref, j'ai préféré Moonlight.
  • 5
    Bande-annonce

    Fahim (2019)

    1 h 47 min. Sortie : . Biopic, comédie et drame.

    Film de Pierre-François Martin-Laval avec Assad Ahmed, Gérard Depardieu, Isabelle Nanty

    Séances de cinéma (22 salles)
    6/10
    J'ai eu la chance de voir ce film dans des conditions très particulières: en projection test 6 mois avant sa sortie ! Le montage n'était pas même pas terminé, il manquait l'étalonnage et les effets spéciaux. J'ai donc fait véritablement partie du processus créatif influençant la version finale du long-métrage. Je fus grandement surpris du résultat, m'attendant à une comédie comme Ducobu ou les Profs. Certes, Fahim n'échappe pas à une histoire prévisible doté d'un schéma narratif classique que l'on retrouve dans les biopics initiatiques de sport mais il arrive à se démarquer par un sujet original, émouvant et d'actualité. La fuite du Bangladesh pour vivre en France rappelle Dheepan d'Audiard. Ici, c'est évidemment plus "grand public" mais c'est en réalité vraiment efficace. Combiner une compétition d'échec et une dénonciation du système d'accueil de la France fonctionne étonnamment bien. Les personnages sont intéressants et surtout interprétés avec brio. Coup de coeur à Gérard Depardieu en professeur/champion d'échec déchu, aussi cynique que touchant. On regrettera seulement des flash-backs inutiles qui viennent alourdir un rythme vraiment bien géré et le manque de développement de la relation père/fils ainsi que de certains personnages secondaires. Les musiques pathos sont également en trop et diminuent la portée dramatique de certaines scènes. Sinon, sans être surprenant, l'histoire passionne et fait tour à tour sourire, pleurer (surtout les âmes très sensible) et étonne par son discours aussi brutal que réaliste. Une vision assez utopique se dégage néanmoins de la conclusion comme pour faire garder espoir. J'en ressors donc reboosté pour mes concours de cinéma, mes rêves deviendront réalité !
  • 6
    Bande-annonce

    La Mule (2019)

    The Mule

    1 h 56 min. Sortie : . Drame, gangster et thriller.

    Film de Clint Eastwood avec Clint Eastwood, Bradley Cooper, Laurence Fishburne

    Un film de, avec et sur Clint Eastwood. De retour de la caméra, le mythique acteur/réalisateur montre qu'il est encore là, pour combien de temps encore ? C'est une question que l'on peut se poser après avoir vu la mule, mettant en scène un vieil homme se battant inexorablement contre le temps, de peur d'être oublié. Le parallèle avec le réalisateur est passionnant, celui-ci est allé jusqu'à faire jouer sa propre fille cadette pour le rôle de la fille du personnage. Les limites réalité/fiction sont maigres, d'autant plus que le sort de sa femme est le même. La morale de fin est très belle et fait part des peurs de Clint Eastwood mais aussi de ses regrets quant au temps passé avec sa famille. Des thématiques qui nous touchent tous forcément. La réalisation est toujours aussi soignée et efficace, semblable à Gran Torino. On y retrouve cette fraicheur de "vrai" qu'il avait perdu avec ses récents biopics. Cette image du vieil homme qui conduit, ridé par les années mais qui continue d'avancer, est très belle. L'humour fonctionne bien et se mêle au drame avec une justesse imparable. Clint Eastwood en profite également pour jouer sur son image pour ce qui sera surement son dernier tour de piste. Sa réputation de macho et de raciste est ici tourné en autodérision de manière très intelligente. Le spectateur s'autorise à rire de blagues qui ne passeraient plus désormais, c'est la grande force du réalisateur. Tout un type de cinéma qui aura bientôt disparu. Je propose donc qu'on en profite jusqu'au dernier moment car à part quelques répétitions et un rythme assez classique dans le scénario, La mule rappelle qu'il n'y aura qu'un Clint Eastwood, ce personnage bad-ass qui nous apprend encore la vie du haut de ses 90 ballet !
  • 7
    Bande-annonce

    Alita : Battle Angel (2019)

    2 h 02 min. Sortie : . Action et science-fiction.

    Film de Robert Rodriguez avec Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly

    A un moment, faut pas pousser mémé dans les orties ! Laisser le spectateur sur un cliffanger frustrant qui annonçait la meilleure partie du film, c'est une très mauvaise idée... Déjà car ça rend encore plus commun le blockbuster qu'il ne l'est, à une époque où les premiers films ne sont plus des préparatifs pour leurs suites et puis parce que franchement, c'est le moment où l'appétit montait. Bon sinon, on a affaire à un semblant d'histoire originale mais qui reprend des codes et stéréotypes que l'on connait par coeur. Les dialogues sont tout sauf subtiles et légers, le scénario ne fournit qu'une infime partie des réponses et demeure assez pesant dans sa construction. On pourrait citer aussi le manichéisme constant et le manque de développement pour la plupart des personnages secondaires, cantonnés à des archétypes sans profondeur (hello Jennifer Connelly et Mahershala Ali). C'est vraiment dommage car le long-métrage dispose d'interprètes vraiment talentueux. Néanmoins, je ne peux ignorer les qualités de l'oeuvre. Alita est un personnage attachant et badass, qui agit et ne stagne jamais. C'est assez rafraichissant en effet. Le gros point fort du film, c'est le visuel. Textures incroyables, l'emphase des lumières, le design de la ville, aucune bavure. Ca fait du bien à la rétine de ce côté-là. De même que les scènes d'actions, (trop) souvent accompagnées de ralentis spectaculaires, jouissives à souhait. On décèle également une violence refoulée qui ressort par moment et crée une grande excitation chez le spectateur. Le dynamisme et le mouvement sont filmés de la plus belle des manières dans la scène du motordrome. Par contre, la musique est désastreuse et tellement banale, alourdissant encore plus les dialogues. Ainsi, Alita Battle Angel st divertissant et impressionnant niveau effets spéciaux et bastons mais à côté de ça... La technologie explique tout, justifiant des facilités scénaristiques assez décevante. L'émotion ne parvient jamais réellement chez le spectateur qui suit les aventures de l'héroïne avec un second degré assez intriguant. A voir si la suite se fait, mais l'adaptation parvient tout de même (maladroitement) à offrir, au moins, un conclusion partielle à son personnage principal. Pour ce qui est du contexte, rendez vous dans 3 ans !
  • 8
    Bande-annonce

    Dragon Ball Super : Broly (2019)

    Doragon Bôru Sûpâ: Burorī

    1 h 40 min. Sortie : . Animation, action, aventure, fantasy et science-fiction.

    Long-métrage d'animation de Tatsuya Nagamine avec Masako Nozawa, Aya Hisakawa, Bin Shimada

    Séances de cinéma (1 salle)
    Je n'attendais rien de ce nouveau film Dragon Ball au vu de la récente série Super mais je me suis quand même laissé tenter. Une perte de temps. Tout va beaucoup trop vite et l'histoire ne respecte même pas les étapes narratives inhérentes à un scénario. On a un combat final sans intérêt et complètement bourrin, qui révèle l'investissement des créateurs de cette fiction. On est encore nostalgique du temps où les scènes d'actions servaient l'intrigue et contenaient de l'intelligence dans les coups et les rebondissements. Ici, que nenni ! Certes, le film d'animation possède de bons effets visuels et une bonne dynamique dans l'action mais cette mise en scène efficace est noyé dans le néant du scénario. Tout son contenu est prévisible, le manichéisme (une des seules bonnes choses de Dragon Ball super, c'est qu'il était plus nuancé) repart de plus belle et la surexploitation de Freezer commence à le rendre ridicule. C'est un des gros problèmes, les personnages n'évoluent pas d'un pouce et pire, ils deviennent leur propre caricature ! Il n'y a qu'un seul combat et il est dépourvu de tensions dramatique. Pour Dragon Ball, c'est grave quand même... Plus rien n'a de conséquence, l'important ici, c'est de jouer sur la fibre nostalgique (avec un Broly robotisé et sans cerveau, fusion) en mettant de côté toute créativité. Félicitation, vous venez d'enterrer définitivement Dragon Ball à mes yeux. Les musiques n'arrangent pas le tout, désagréables et caricaturales. Je suis évidemment déçu, surtout que la première partie sur la planète Vegeta est bien foutue et intéressante mais elle ne demeure, au vu de la suite, une illustration purement gratuite de ce qui était dit dans le manga. Tout simplement, éviter de perdre votre temps !
  • 9
    Bande-annonce

    Green Book : Sur les routes du sud (2019)

    Green Book

    2 h 10 min. Sortie : . Drame, biopic et road movie.

    Film de Peter Farrelly avec Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini

    Séances de cinéma (1 salle)
    Quel plaisir de se rendre compte que l'on continue de sourire bêtement après l'apparition des lumières ! Green Book est un très bon film, qui mérite amplement ses nominations aux oscars. Doté d'une mise en scène assez classique mais rudement efficace, c'est véritablement le scénario qui va élever le long-métrage au titre de grand film. D'abord pour la relation des deux personnages principaux, brillamment écrite et impressionnant par sa justesse. L'interprétation de Viggo Mortensen et Mahershala Ali y sont pour beaucoup, très touchants et viscéralement drôle. Ce que j'aime beaucoup, c'est le discours moral sur la tolérance et le racisme qui est, ici, subtilement montré. Les situations le dénonçant ne sont pas forcées et parsèment le récit pour un équilibre étonnant. Cela fait écho à cette période sombre que l'on est aussi en train de vivre. Ce sont deux personnages qui ne trouvent pas leur place dans le monde et qui vont le parcourir ensemble. Le film inverse et joue avec les stéréotypes habilement et possède surtout un humour sincère, naturel et puissant. Cela faisait longtemps que je n'avais autant ris. L'émotion est donc au rendez-vous, parfaitement répartie. Le réalisateur arrive également à rendre l'apparente répétitivité de l'intrigue comme une véritable force tout en faisant intervenir les attentes de son spectateur, avide des prochaines péripéties. De très bonnes musiques accompagnent ce road-trip interacial et une direction artistique soignée enjolive l'image. En bref, je vous conseille très vivement d'aller voir cette petite pépite d'inventivité au cinéma et de vivre l'ambiance de la salle qui, je vous l'assure, sera animée !
  • 10
    Bande-annonce

    L'Amour debout (2019)

    1 h 23 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Michaël Dacheux avec Paul Delbreil, Adèle Csech, Samuel Fasse

    Ayant rencontré et posé plusieurs questions au réalisateur, ma note peut se modifier au fil du temps, en fonction de mon humeur. Ce film est compliqué à juger, s'inspirant maladroitement d'un de mes réalisateurs préférés, Eric Rohmer. Les dialogues peuvent parfois sembler lourds et le jeu d'acteur pitoyable mais c'est en réalité une intention du réalisateur. En effet, il tenait à couper avec un modèle de jeu d'acteur conventionnel qui ne représente selon lui pas du tout la réalité. créer cette rupture rejoint l'idée de créer du vrai avec du faux. De belles scènes de sincérité apparaissent alors si l'on accepte de les voir. Le scénario est disparate et oscille entre bonnes idées et impression de déjà vu. La construction narrative en saisons épouse le fait que le tournage s'est déroulé sur une année entière en raison du budget: 0 euros de la part des producteurs. Ce n'est pas une blague, le réalisateur a tout payé de sa poche. Un vrai projet qui s'avère aussi très personnel puisqu'il y a un aspect autobiographique. Il restera surtout des défauts technique et de mise en scène, assez transparentes. Néanmoins, certains passages jouent très bien avec la lumière. Ce qui manque finalement à ce film, c'est l'émotion et une véritable ré-appropriation du cinéma de Rohmer, qu'il soit également un peu moins référencé. Mais avec si peu de moyens, on peut l'en excuser. En tout cas, un bon moment quand on connait ses inspirations et qu'on les accepte, même s'il n'arrive pas à retrouver cette sérénité et cette fraicheur de certains films de Rohmer.
  • 11
    Bande-annonce

    Nicky Larson et le Parfum de Cupidon (2019)

    1 h 31 min. Sortie : . Action, comédie et policier.

    Film de Philippe Lacheau avec Philippe Lacheau, Elodie Fontan, Tarek Boudali

    La preuve que la comédie française populaire n'est pas morte et que les fans d'une oeuvre doivent attendre de voir l'adaptation pour pouvoir juger. Après le déferlement de haine que Philippe Lacheau a reçu, il ne compte désormais plus les excuses. Et c'est bien normal vu l'étonnant résultat que cela donne à l'écran. Je ne jugerai que le film en lui-même, ne connaissant pas Nicky Larson. Tout d'abord, le long-métrage démarre sur une scène d'action aussi dynamique qu'inventive. On retrouve la mise en scène à la Kingsman, ce qui est pas gagné avec le budget du film. Tous les combats impressionnent et passionnent dans le même temps. Un autre point fort du film: ses acteurs. On connait tous le talent de la bande à Fifi pour la comédie, poussée ici à son paroxysme. A part quelques moments où le jeu d'acteur retombe, les interprètes se donnent à fond. Laura et Nicky possède une relation très bien équilibrée et agréable à suivre, complexe mais réaliste. L'alchimie est bien présente. Les personnages de Pancho et du "chauve" sont poussés à la caricature et ne sont pas forcément bien écrits, ils plombent quelque peu le récit. En fait, c'est qu'il y a une véritable hétérogénéité entre l'aventure de Nicky (action, enquête) et ces personnages qui sont sortis de nulle part et qui ont l'air d'appartenir à un autre film, dont les motivations n'ont pas du tout les mêmes enjeux que nos héros. En ressort une impression bizarre de mix, qui marche une fois sur deux. L'histoire, finalement assez simple, se révèle divertissante et rafraichissante (tout le monde a un jour rêvé de cette idée). Les gags fusent et nous contraignent à sourire, malgré quelques moments assez malfaisants où on ne sait pas si on doit rire ou se cacher. Il restera également cette BO entrainante mais trop exagérée pour produire les émotions dans les scènes en question. C'est assez dur d'émouvoir le spectateur qui prend le film à la rigolade. C'était risqué et ils l'ont tentés ! Enfin, je ne suis pas fan des trop nombreux ralentis qui crée, à répétition, une lourdeur agacante. Nicky Larson est néanmoins un réussite, on sent que les gens qui l'ont fait ont du coeur et aiment le matériau d'origine. Forcément, l'exaltation est là et on bondit sur notre siège à chaque référence brillamment placées ! Juste trois mots: Merci Philippe Lacheau.
  • 12
    Bande-annonce

    My Hero Academia The Movie: The Two Heroes (2019)

    Boku no Hero Academia movie

    2 h. Sortie : . Animation, action, comédie et fantastique.

    Long-métrage d'animation de Kenji Nagasaki et Kōhei Horikoshi avec Justin Briner, Christopher Sabat, Ray Chase

    Etonnant pour un premier film d'animation ! Cela ressemble plus à un long épisode d'une heure qu'à un véritable long-métrage mais tout est bien exécuté. C'est le parfait contraire de Dragon Ball Super Broly où le combat n'avait pas de but et l'intrigue aucun intérêt. Ici, on reste dans l'idée d'héritage entre deux générations engagée dans le dernier arc de My Hero Academia. Les personnages sont toujours aussi bons et possèdent chacun son importance, pour certains mineure mais toujours en faisant avancer l'histoire. Le méchant est assez basique tout en arborant un look assez charismatique et un pouvoir puissant. Il aurait néanmoins gagner à avoir une réel objectif personnel. Ce qui réussit le plus, c'est évidemment la relation All Might-Deku avec l'effet miroir des nouveaux protagonistes du film. Les qualités du manga sont présentes: des rebondissements, des leçons de vie inspirantes et des scènes d'actions bien dessinés, jamais dans l'abus et s'étalant sur une durée parfaite. On regrettera toutefois des enjeux importants et un impact plus importants sur les personnages principaux (Un drame, ça chamboule autant le spectateur que son héros). Un pur moment de plaisir, divertissant et efficace ! On remerciera la musique qui accompagne le tout, entraînante et envoutante.
  • 13
    Bande-annonce

    Captain Marvel (2019)

    2 h 04 min. Sortie : . Action, aventure et science-fiction.

    Film de Anna Boden et Ryan Fleck avec Brie Larson, Samuel L. Jackson, Jude Law

  • 14
    Bande-annonce

    Isn't It Romantic (2019)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie et comédie romantique.

    Film de Todd Strauss-Schulson avec Rebel Wilson, Liam Hemsworth, Adam DeVine

    Bon, c'est vraiment pas terrible ! Disons que l'intention de base est bonne, se moquer des codes de la comédie romantique peut être exceptionnel mais il faut savoir le faire. Ici, à part quelques gags bien placés et efficaces, tout le récit reste bien timide et extrêmement prévisible. Dès le début, le spectateur sait tout. Par contre, j'aime l'énergie qui est mis à l'oeuvre par les acteurs, points forts du film, qui sont pour une fois tout à fait normaux et servent le propos de l'histoire. C'est pour cela que je met la moyenne, le long-métrage prône un message que j'admire. Ici, il ne faut plus être aimé ou aimé quelqu'un mais avant tout soi-même et ouvrir les yeux sur ceux qui nous entoure, qui sont toujours là pour nous. Il n'y a pas de prise de risque pour transmettre ce message et c'est bien dommage, la tension aurait été bénéfique pour donner plus d'impact au tout. En bref, un concept gâché et une film oubliable mais intéressant pour sa morale. Par contre, en ce moment ce que j'aimerais aller dans ce monde de comédie romantique ! Voix intérieure= "Il faut que ce soit toi qui apporte la comédie romantique dans la vie". Tout est dit...
  • 15
    Bande-annonce

    Ma vie avec John F. Donovan (2019)

    The Death and Life of John F. Donovan

    2 h 03 min. Sortie : . Drame.

    Film de Xavier Dolan avec Kit Harington, Jacob Tremblay, Susan Sarandon

  • 16
    Bande-annonce

    Triple frontière (2019)

    Triple Frontier

    2 h 05 min. Sortie : . Action, aventure, policier, drame et thriller.

    Film de J.C. Chandor avec Ben Affleck, Oscar Isaac, Charlie Hunnam

    C'est vraiment dommage de ne pas utiliser tout le potentiel d'un si bon casting! Encore une fois, Netflix sort un long-métrage décevant doté d'une simplicité regrettable et mal exploitée. L'intrigue n'est pas mauvaise en soi mais n'épouse jamais totalement son enjeu qui se veut élevé et n'embrasse que très peu les psychologies de ses personnages soldats, idée qui aurait tout arrangé. Les scènes d'actions sont oubliables, on retrouve cette mise en scène efficace mais peu originale qui est devenue monnaie-courante sur la plateforme de Streaming. A part une très belle scène de tension sur une montagne rocailleuse, les séquences ont du mal à passionner et figurent dans le déjà vu. Néanmoins, il y a un véritable effort de briser le manichéisme ambiant de ce genre de film de cartel/guerre et ça, ça me plait ! La remise en question des personnages auraient pu être encore plus poussée et le drame mieux traité pour impacter le spectateur. Ici, on dirait que tout le monde s'en fout, donc le spectateur fait de même. Par contre, j'aime la place accordée à l'argent, pouvant être assimilé à un personnage en chair et en os et influant vraiment sur les décisions du groupe, justifiant évidemment leur désir de repartir à la guerre. On a vraiment du mal à apprécier ce film et on reste relativement neutre car les relation entre les personnages reposent beaucoup sur des clichés et très peu de situations ne les met finalement en danger. d'où l'impression que le film se termine très vite avec des conséquences catastrophique qui ne sont pas justifiées. Encore un produit de Netflix qui n'a fait qu'effleurer son potentiel et qui sera vite oublié malgré son prodigieux casting. Les scénaristes me font vraiment rager des fois, surtout qu'on voit qu'il y a du talent derrière, notamment pour l'écriture des dialogues. Résultat: Passez votre chemin et ne vous fiez pas aux têtes d'affiches ! Au delà d'être divertissant (et encore), ce long-métrage est une déception qui reste toutefois regardable.
  • 17
    Bande-annonce

    Us (2019)

    1 h 56 min. Sortie : . Thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Jordan Peele avec Lupita Nyong'o, Winston Duke, Elisabeth Moss

  • 18
    Bande-annonce

    La Favorite (2019)

    The Favourite

    1 h 59 min. Sortie : . Historique, drame, comédie, biopic et thriller.

    Film de Yórgos Lánthimos avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz

    Un beau film historique, subtil et qui dégage une vraie ambiance singulière, lui insufflant une certaine modernité. Yorgos Lanthimos crée des personnages féminins incroyablement charismatiques et complexes, interprétées par des actrices talentueuses. Ce qui est intéressant, c'est que le basculement de sympathie du spectateur qui s'opère à la moitié du long-métrage. Notre favorite change également, ce n'est plus Emma Stone que l'on veut voir gagner mais sa concurrente. Cela révèle bien sur tout le talent du réalisateur pour l'écriture des personnages, à la fois fine mais brutale. Un message politique est également placé implicitement dans le récit: Que ce soit avec les multiples manipulations qui font passer la reine pour un pantin ou les séquences montrant une noblesse ridicule et pourrie gâtée, rappelant parfois la cour de récréation. Finalement, ce milieu vieux et corrompue va affecter l'héroïne qui va devenir une caricature de ce quelle combattait au début du film, c'est très intelligent de la part du scénariste. Cette pensée nihiliste parcourt l'histoire jusqu'à infecter même le spectateur. Néanmoins, je regrette des longueurs et des défauts de rythme ainsi qu'une timidité à aller jusqu'au bout de son concept. Finalement, les deux favorites se défient assez peu et restent dans la retenue, là où il aurait été plus important de partir dans l'extravagance. Pour ce qui est de la mise en scène et de la direction artistique, il n'y a rien à redire, c'est proche de la perfection. Yorgos Lanthimos peut se vanter d'avoir une véritable patte visuelle (grand angle, courte focale qui déforme le décor, plan ensemble) qui enrichit grandement le film. A part ça, je trouve personnellement que le scénario reste très académique et ne va pas assez loin pour demeurer mémorable. Efficace mais il manque tout de même quelque chose qui le rendrait incroyable.
  • 19
    Bande-annonce

    Convoi exceptionnel (2019)

    1 h 22 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Christian Clavier, Farida Rahouadj

    Echec cuisant pour le nouveau film de Bertrand Blier ! C'est regrettable étant donné l'énorme potentiel de l'idée de mise en abîme de l'industrie cinématographique. D'ailleurs, son génie ressort dans quelques rares dialogues ou situations, mais qui sont en réalité des gags dirigé vers les amateurs de cinéma et d'écriture et donc assez fermés. L'humour absurde est omniprésent mais ne fait absolument pas rire, c'est assez terrible à ce niveau là. Le scénario est brouillon au possible et des pistes émergent de n'importe où. Même la construction n'a ni queue ni tête, on ne sait pas où le réalisateur veut en venir. On comprend bien qu'il y a une solide réflexion derrière cette histoire mais elle semble inaccessible et surtout à l'opposé de divertissante, ce qui est un comble pour un film de ce genre. Néanmoins, l'univers dépeint dans la bande annonce (bien meilleure que le long-métrage) me plait toujours autant et m'inspire beaucoup pour des futures créations. J'aime beaucoup cette errance de deux personnages qui ne font que suivre un scénario dictant leur vie. Mais là encore, c'est limité. Les rôles féminins ne servent à rien et sont très mal écrits. Le parallèle avec la vie réelle et l'idée de destin peut être passionnant lorsque l'on tient une intrigue comme ça. On perçoit parfois que Bertrand Blier pousse des coups de gueules ou dénoncent des problèmes liés à l'industrie comme avec l'apparition du producteur, complètement anecdotique et forcée, ou encore avec l'histoire du SDF, plus subtile, m'évoquant tout de suite les droits d'adaptation et les voleurs de scénarios. Malheureusement, ces quelques moments qui font sourire ne font qu'attester le gauchi qu'est ce film, mal organisé, mal monté et doté d'une mise en scène très classique alourdissant le rythme déjà assez lent. Le discours méta est certes original et rafraichissant mais se retrouve complètement noyé dans le déluge de défauts. Dommage, grand sentiment de déception, aucun émotion est passée, passivité totale du spectateur.
  • 20
    Bande-annonce

    Vice (2019)

    2 h 12 min. Sortie : . Biopic, comédie et drame.

    Film de Adam McKay avec Christian Bale, Amy Adams, Steve Carell

    Séances de cinéma (1 salle)
    Après The Big Short, Adam McKay revient sur le devant de la scène en révélant aux yeux du monde un homme qui a tout fait pour rester discret, un marionnettiste des temps modernes. Ce que j'aime avec ce réalisateur, c'est qu'il arrive à trouver un ton bien à lui(tantôt ironique et sarcastique mais aussi aussi sérieux) tout en dynamisant son film d'une mise en scène originale et d'un montage très fourni. On reconnaît tout de suite sa "patte". J'apprécie qu'il prenne également une sorte de distance vis à vis de son sujet en se permettant des exubérances bienvenues (discours shakespearien, restaurant, effets de montage). Le propos peut alors devenir plus divertissant et moins didactique. Néanmoins, je trouve que la seconde partie du récit perd beaucoup de son énergie et retombe justement dans du déjà-vu. Egalement, comme avec The Big Short, Adam McKay désire absolument nous donner toutes les informations + ses fantaisies en deux heures et le spectateur (en tout cas de mon côté) peut avoir l'impression d'avoir reçu un entonnoir dans la bouche pour ingurgiter tous les éléments parfois de manière forcée et peu subtile. Je trouve que sa forme très riche ne fonctionne que sur une courte durée et inscrit, à force, le long-métrage dans le redondant et l'ennuyant, avec des phrases compliquées et savantes qui ne s'adressent parfois qu'aux connaisseurs. Néanmoins, j'avoue avoir appris beaucoup de choses sur ce mystérieux homme et sur les répercussions de ses actes sur le monde. Le personnage principal aurait gagné à être plus développé et surtout son évolution qui peut sembler rapide. Les acteurs sont bons et font le boulot sans être transcendant. J'ai apprécié le travail sur la musique comportant de très bons thèmes, qui auraient mérités être plus utilisés. Ainsi, Vice est un bon film qui réussit être à la fois didactique et divertissant mais qui pourrait tout de même en déconcerter certains et les rebuter de part des idées parfois trop tranchées et assez cinglantes. Cette histoire secrète lève en tout cas un voile sur le monde et sur l'Irak ou d'autres décisions, nous rappelant qu'on est tous des fourmis dans un monde où les géants sont les politiciens.
  • 21
    Bande-annonce

    Le Chant du loup (2019)

    1 h 55 min. Sortie : . Action et drame.

    Film de Abel Lanzac (Antonin Baudry) avec François Civil, Omar Sy, Mathieu Kassovitz

    En sortant de la salle, un sentiment domine le public et les trois mêmes mots résonnent à mes oreilles, comme en écho: Quelle grosse claque ! On ne peut qu'être admiratif devant la qualité et la maîtrise de ce premier film réalisé par un français, en plus ^^ C'est une histoire très ambitieuse, racontant un métier peu connu mais tellement honorable et demandant beaucoup de documentation de la part de l'équipe afin de restituer au plus près de la réalité les conditions de vie sous-marine. Pour cet aspect là, c'est vraiment bluffant. Antonin Baudry livre de magnifiques scènes sous tension grâce à sa mise en scène choc, très soignée et au plus près des personnages. Le spectateur ressent le même enfermement et semble lui aussi suffoquer dans le sous-marin. Les acteurs sont tous exemplaires et livrent des performances incroyables, on les sent investis et l'émotion est palpable à chaque minute. J'aime beaucoup le fait que le récit ne se concentre que très peu sur la bataille sous-marine et qu'il y ai finalement une partie sur terre où les personnages sont très bien caractérisés avant d'entrer en confrontation. Le scénario est très bien ficelé, parsemé de bonnes idées avec un étonnant sens du rythme, chaque détail va compter pour ce qui va arriver dans la dernière partie du film. Le coup de génie vient bien sûr de faire d'un allié honorable que l'on a tous admiré lors d'une scène d'action épique le principal adversaire. Utilisant le concept de faux allié/adversaire comme l'appelle John Truby dans son "Anatomie du scénario", le scénariste dote l’histoire d'un côté très intime et personnel tout en élevant les enjeux émotionnelles jusqu’aux cieux. C'est tout simplement du génie. Les notions d'obéissance, de devoir et de justice sont sous-jacentes et traités de manière implicite et subtile, livrant également un propos terriblement actuel qui fait froid dans le dos. Ce long-métrage coup de poing débordant de véracité se place donc à la tête du classement. Grâce au chant du loup, on peut se dire encore plus fier du cinéma français !
  • 22
    Bande-annonce

    Mon inconnue (2019)

    1 h 58 min. Sortie : . Comédie romantique, comédie et fantastique.

    Film de Hugo Gélin avec François Civil, Joséphine Japy, Benjamin Lavernhe

    C'est bon, c'est désormais sûr, je suis fan de François Civil ! Il dégage vraiment une simplicité attachante et joue de manière très juste et touchante, pouvant aussi bien aller de la comédie au drame. 2019, c'est véritablement l'année de sa révélation ! Pour ce qui est de Mon Inconnu, j'en ressort très satisfait et amoureux de Joséphine Japy, ce qui est très bon signe ^^ Plus sérieusement, moi qui suis avare de comédies romantiques, je sui bien obligé de reconnaitre l'originalité de ce long métrage. Non seulement il s'inspire des codes tout en les détournant habilement mais il livre aussi une véritable réflexion, que je trouve très moderne, sur l'amour. Comme avait su le faire Richard Curtis dans About Time, le spectateur arrive au même constat que le personnage principal à la fin du film, la prise de conscience est donc deux fois plus impactante et émouvante. L'humour marche très bien et le développement des personnages étonne par sa justesse. Benjamin Lavernhe est incroyable dans le rôle d'acolyte blagueur, possédant un sens du rythme parfait pour débiter ses réflexions (à mourir de rire). Le long-métrage tient également beaucoup grâce à l'alchimie entre les deux acteurs principaux, une osmose se dégage et ce n'est même pas moi qui le dit ^^ Hugo Gélin fait aussi preuve d'une grande sensibilité lorsqu'il filme le sentiment amoureux, accordant beaucoup d'importance aux regards et offre de très belles scènes magnifiquement accompagnées d'une musique au piano sortie d'une BO originale très plaisante. Enfin, Mon inconnue se termine de manière étonnante mais parfaitement logique dans son propos, le scénario a réussit à tenir en haleine jusqu'à la fin en utilisant flash-backs, scène en écho, préparation paiement, retournements de situations subtilement amenés... Je dis bravo. Néanmoins, le rythme décolle réellement que lorsque le fantastique entre en jeu et le début dispose d'une intrigue déjà vue ou assez faible en intensité ce que je trouve assez dommage. Il faut dire que voir les acteurs déguisés en lycéen, ça ne va pas du tout. Disons que le monde parallèle apporte la sensibilité et la subtilité que l'on attendait. La mise en scène est également assez discrète tout en restant efficace. Certaines fois, Hugo Gélin a tenté des choses mais cela reste tout de même assez classique même si la poésie parsème les images. Ainsi, je ne dirais donc pas que Mon Inconnue est le About Time français mais qu'il possède cette énergie et cette originalité qui fait mouche !
  • 23
    Bande-annonce

    Avengers : Endgame (2019)

    3 h 01 min. Sortie : . Action, aventure, fantasy et science-fiction.

    Film de Anthony Russo et Joe Russo avec Robert Downey Jr., Chris Evans, Mark Ruffalo

    Séances de cinéma (1 salle)
  • 24
    Bande-annonce

    90's (2019)

    Mid90s

    1 h 24 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jonah Hill avec Sunny Suljic, Katherine Waterston, Lucas Hedges

    Quel sentiment de liberté ce film ! Il traite ses sujets (fin de la jeunesse, milieu défavorisé, violence de la rue, amitié) avec une justesse et un équilibre impressionnants. Les personnages sont vraiment bien écrits et attachants, tous interprétés par des comédiens de talent. Il y a une sorte de nostalgie ambiante qui parsème le long-métrage et je ne parle même pas des scènes de skate, poétique, cathartique. La mise en scène est d'ailleurs un des gros points forts du film, Jonah Hill prouve qu'il sait transmettre des émotions avant tout avec l'image. Le spectateur a cette impression de temps suspendu, d'idylle éphémère mais véritable. Moi qui n'est jamais été fan du skate, j'avoue être tombé sous le charme de la façon de pensée des personnages. Enfermés dans leurs situations déplorables, ils trouvent refuge sur les skate parc qui s'avère être également pour le spectateur une bouffée d'air frais, un endroit où l'on peut respirer. Les moments dramatiques ne détonnent jamais avec le ton général du long-métrage, tout fusionne pour donner un tout très cohérent. Le rythme est quant à lui parfait, tout s'enchaine avec une fluidité rassurante. On suit l'évolution de ce personnage principal, passant d'un monde à l'autre, découvrant la vie et on ne peut que se réjouir malgré les dangers. Le cinéma, c'est également ça, faire découvrir un mode de vie mais le montrer d'une autre manière, plus belle certaines fois, plus poétique. Tout devient plus puissant et profond. La musique participe également à sublimer les nombreuses séquences du film, à la fois douce et violente, à l'image du film. Un très bon moment d'envol, une ode à l'amitié et une invitation à croire en ses rêves. Ce qui est sûr, c'est qu'il faudra suivre Jonah Hill de très près, il vient de taper fort dans le paysage cinématographique.
  • 25
    Bande-annonce

    Dragons 3 : Le Monde caché (2019)

    How to Train Your Dragon: The Hidden World

    1 h 44 min. Sortie : . Animation, action, aventure, fantasy et jeunesse.

    Long-métrage d'animation de Dean Deblois avec Jay Baruchel, America Ferrera, Gerard Butler

    Séances de cinéma (1 salle)
    "Dernier" volet de la trilogie, Dragons 3 étonne par sa simplicité apparente et son sens du rythme, très bien géré. L'aspect visuel est quant à lui toujours aussi soigné et les scènes d'actions incroyablement jouissives et lisibles (ce plan séquence débutant le film nous en a mis plein les yeux). C'est au niveau de l'histoire que ce troisième volet pêche un peu. En effet, au delà d'avoir de bons dialogues et des personnages attachants (ce que nous a habitué Dreamworks), il faut avouer que l'intrigue est sacrément prévisible, rien n'inquiète le spectateur, contrairement aux évènements du deuxième volet. Il n'y a pas de véritables prises de risques pour conclure cette saga. De plus, de multiples intrigues ponctuent le récit et ne semblent pas développer comme il faudrait. A part l'amourette entre Krokmou et la furie éclair (code désormais récurrent des troisièmes opus des films d'animation), le méchant, pourtant charismatique, manque de véritables motivations et d'un but profond. Ce n'est qu'un tueur de dragon machiavélique, soit une copie des deux derniers. Il y a aussi toute la partie du monde caché, dont le film porte carrément le nom, qui reste finalement très mineur et sous-développé alors qu'il devrait être aux centre des enjeux. Toutefois, je reconnais qu'il y a une profonde nostalgie qui se dégage du film et l'émotion est palpable tout du long jusqu'à éclore complètement à la fin. Finalement, j'ai découvert un sous-texte: Les dragons représentent l'innocence de la jeunesse et le fait qu'ils s'en aillent rentre complètement dans le récit initiatique débuté dès le premier opus. Le passage à l'âge adulte est ici représentée d'une très belle manière, touchante et poétique. Cette innocence, il ne faut jamais la perdre et elle reste toujours au fond de nous. Ainsi, même si Dragons 3 n'innove pas par son scénario, il est doté d'une profonde sincérité et s'avère très touchant, multipliant les moments de gloire mais aussi les scènes intimistes dans un équilibre quasi-parfait.
  • 26
    Bande-annonce

    Edmond (2019)

    1 h 50 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Alexis Michalik avec Thomas Soliveres, Olivier Gourmet, Mathilde Seigner

    Séances de cinéma (1 salle)
    Doté d'un rythme fluide et très bien équilibré, les différents actes du film ne se font absolument pas sentir ! Edmond possède une mise en scène efficace et intéressante, toujours au service de son récit et de ses idées. Très soignée, elle s'accompagne d'une direction artistique aux petits oignons avec une très belle reconstitution du Paris de 1897, partageant aux spectateurs un émerveillement constant qui fait franchement du bien dans le paysage cinématographique populaire français. Le scénario repose quant à lui sur des bases solides, multipliant les rebondissements propres aux théâtre en assumant pleinement son discours méta. Néanmoins, il déçoit vers la fin en simplifiant les relations entre les personnages et en faisant fi de l'impact émotionnel que les enjeux avaient créés (trahison amitié, Rostand et sa femme, Christian et celle qu'il aime). La résolution, malgré une représentation émouvante, en patît. J'aime beaucoup le message du film avec son encouragement à la création et en montrant que notre passion est infinie. L'humour marche également plutôt bien avec un parfais sens du rythme et des dialogues savoureux. Un bon divertissement qui, en plus d'apprendre une histoire vraie ancrée dans notre culture, rend heureux et célèbre l'humain créateur dans son essence.
  • 27
    Bande-annonce

    L'Heure de la sortie (2019)

    1 h 43 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Sébastien Marnier avec Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Pascal Greggory

    Véritable expérience cinématographique et sensorielle, L'heure de la sortie se ressent, il dérange, met mal à l'aise et délivre un terrible propos sur notre monde. Le mélange des genres marche à merveille, convoquant tantôt le thriller, le drame et voguant même aux frontières du fantastique. Le scénario accroche le spectateur qui sera embarqué dans un engrenage anxiogène, dans la peau du professeur interprété avec brio par Laurent Lafitte. La bande son y joue pour beaucoup. Stressante, perturbante, envoutante, elle nous embarque dans un autre monde, celui de ces enfants salvateurs. Le propos politique mais surtout écologique est troublant, explicite et violent. Dès la première scène, cette violence est présente ce qui rend le spectateur prêt à tout. C'est assez lourd à regarder, dans le sens pesant. Je n'ai pas aimé ce que j'ai ressenti, ce malaise ambiant, mais c'est finalement ce que le film avait pour but de transmettre et pour cela, il est réussi. Ainsi, ce film d'auteur
    représente un nouveau message d'alarme pour qu'on réagisse à ce qu'il se passe sur la Terre. Se servant de la métamorphose de Kafka, il livre et établit des parallèles troublants. Le peu de dialogues vient encore plus enfoncer cette sensation dérangeante et appuyer sur le message du film. Un bon film d'auteur qui ancre son spectateur entre réel et imaginaire, dans la lignée de ce qu'avait fait Julia Ducournau sur Grave.
  • 28
    Bande-annonce

    Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile (2019)

    1 h 48 min. Sortie : . Biopic, policier et thriller.

    Film de Joe Berlinger avec Zac Efron, Lily Collins, Kaya Scodelario

    Joe Berlinger livre un film étonnant où le spectateur doute constamment de l'innocence de Ted Bundy jusqu'à la toute fin, dévoilant un climax intense et particulièrement réussi. Les acteurs sont tous très bons, surtout Lily Collins (toujours aussi belle) et Zac Efron qui casse enfin son image pour offrir sur un plateau son talent. Cette démarche de ne pas représenter les meurtres, de laisser le spectateur se les imaginer et de montrer "l'humanité" du tueur est ambitieuse. La démarche documentaire apporte également une véracité bienvenue aux évènements. La mise en scène s'inscrit dans cette envie d'être au plus proche du réel et de coller les personnages à la peau, provoquant souvent cette impression d'étouffement. J'aime beaucoup le début qui semble nous orienter vers la comédie romantique avant de faire basculer les doutes. Les montages alternés, parfois assez brouillons, permettent néanmoins de booster l'intrigue et d'installer une réelle dynamique en rendant la construction narrative moins banale. C'est d'ailleurs dommage qu'on perde cette envie de nouveauté dans la dernière partie du film avec le procès, dont la forme est assez ennuyeuse et répétitive. Heureusement que le sujet passionne toujours autant avec cette incroyable et terrifiante histoire vraie. Le manichéisme est rejeté pour notre plus grand plaisir mais on comprend tout de même que cette mise en valeur de Ted, souvent très adulé par rapport aux crimes, puisse faire grincer les dents et représenter une certaine fascination du réalisateur. Le rapport aux écrans et à la violence dépasse l'espace filmique et vient s'immiscer en nous. Du film Netflix de qualité.
  • 29
    Bande-annonce

    Ralph 2.0 (2019)

    Ralph Breaks The Internet

    1 h 53 min. Sortie : . Action, comédie et science-fiction.

    Long-métrage d'animation de Rich Moore et Phil Johnston avec John C. Reilly, Sarah Silverman, Gal Gadot

    N'ayant pas aimé le premier, je trouve le second volet franchement plus réussi. L'univers des jeux vidéos ne m'intéresse toujours pas dans sa représentation mais lier le récit à Internet est une idée passionnante. La matérialisation de son contenu est très inventif et rafraichissant, la cohérence et le côté jouissif s'avèrent inattendu vu le défi de taille que les scénaristes avaient. La mise en scène est efficace sans être impressionnante comme on a pu le voir chez les derniers Disney et la qualité visuelle est au rendez-vous sans pour autant surprendre. J'aime néanmoins beaucoup l'ironie qui est utilisé de la part de Disney qui parvient à utiliser l'autodérision avec brio, créant les meilleurs éléments du film d'animation (chanson parodiée, princesses, hall de Disney World). L'humour n'est cependant pas toujours réussi et seul quelques gags sortent du lot. Il manque également selon moi un véritable méchant puisque le véritable menace n'arrive qu'à la toute fin et fait replonger l'histoire dans ce que je n'aimais pas dans le premier opus, avec une bataille spectaculaire remplie de destructions où l'inventivité des applications d'internet n'est jamais utilisée. La résolution du problème est trop facile, assez niaise et explicative. La morale sur l'amitié et sur les rêves est toutefois traitée avec une justesse respectable et, sans provoquer une grande émotion, donne une certaine profondeur à la relation Ralph-Vanélopé. J'ai aussi adoré le fait que la "forme" du méchant soit Ralph lui même. Ainsi, Ralph 2.0 crée la surprise en donnant une suite bien plus inventive que le premier, rafraichissant, dotée d'un univers complexe et inventif et livrant une belle histoire sur l'amitié parvenant presque à faire oublier les quelques défauts qui alourdissent la qualité.
  • 30
    Bande-annonce

    My Beautiful Boy (2019)

    Beautiful Boy

    2 h 01 min. Sortie : . Drame.

    Film de Felix van Groeningen avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Maura Tierney

    My Beautiful Boy est un film qui ne se contente pas de parler de l'addiction à la drogue, il le traite profondément jusqu'à sa mise en scène qui arrivera à faire ressortir les effets/sentiments ressentis par le personnage principal. Le récit est assez minimal et intime, se concentrant sur la relation du père et de son fils. La prise de conscience de cette menace sous estimée et de l'engrenage terrible de l'addiction sont les éléments les plus impactants pour le spectateur, aussi impuissant que le père. Les acteurs sont tous très touchants et incarnent avec brio leurs personnages. La bande son rajoute également beaucoup à la qualité du long-métrage, permettant une véritable immersion sonore dans l'intériorité de Nic par exemple. Comme lui, on ressent tantôt les moments de bonheur et de joie intense avant de retomber brutalement dans une mélancolie nostalgique déstabilisante (surtout pour quelqu'un comme moi qui n'a jamais consommé de drogues). Le montage alterné fait perdre la notion du temps et invite le spectateur à constater que cette "maladie" n'a pas de durée. Le rythme est assez lent et le récit possède quelques longueurs qui ne caractérisent finalement pas plus les personnages. J'aurais également aimé que les personnages secondaires soient plus développés, comme la mère et la belle-mère, toutes deux intéressantes par rapport à l'addiction de Nic. Ainsi, My Beautiful Boy se situe dans le haut du panier mais manque de ce petit plus qui pourrait lui permettre de s'affirmer comme un très bon film, les interprétations des acteurs portent le long-métrage.