Ce site utilise des cookies, afin de vous permettre de naviguer en restant connecté à votre compte, de recueillir des statistiques de fréquentation et de navigation sur le site, et de vous proposer des publicités ciblées et limitées. Vous pouvez accepter leur dépôt en changeant de page ou en cliquant sur le bouton “Oui J’accepte”.
Oui J'accepte

Fragments de lectures

Avatar Kalopani Liste de

68 livres

par Kalopani

"L'art de la citation est l'art de ceux qui ne savent pas réfléchir par eux-même"
Voltaire.

Petites ou grandes phrases, elles ont marqué ma mémoire de lecteur...
En construction

Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Date de sortie
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note de l'auteur de la liste
  • Derniers ajouts
  • Zazie dans le métro (1959)

    Sortie : 1959. Roman.

    Livre de Raymond Queneau

    "Pourquoi, qu'il disait, pourquoi qu'on supporterait pas la vie du moment qu'il suffit d'un rien pour vous en priver ? Un rien l'amène, un rien l'anime, un rien la mine, un rien l'emmène. Sans ça, qui supporterait les coups du sort et les humiliations d'une belle carrière, les fraudes des épiciers, les tarifs des bouchers, l'eau des laitiers, l'énervement des parents, la fureur des professeurs, les gueulements des adjudants, la turpitude des nantis, les gémissements des anéantis, le silence des espaces infinis, l'odeur des choux-fleurs ou la passivité des chevaux de bois, si l'on ne savait que la mauvaise et proliférante conduite de quelques cellules infimes (geste) ou la trajectoire d'une balle tracée par un anonyme irresponsable ne viendrait inopinément faire évaporer tous ces soucis dans le bleu du ciel. Moi qui vous cause, j'ai bien souvent gambergé à ces problèmes tandis que vêtu d'un tutu je montre à des caves de votre espèce mes cuisses naturellement assez poilues il faut le dire mais professionnellement épilées."
  • Chêne et chien (1937)

    Sortie : 1937. Poésie.

    Livre de Raymond Queneau

    "Pour la première fois, en buvant des cerises
    à l'eau-de-vi', je me saoûlai. 

    C'était aux Andelys, je crois, et ma famille 
    me regardait fort amusée. 
    Elle ne pensait pas qu'un jour mes fortes cuites 
    la feraient un peu déchanter "
  • Rue de la Sardine (1945)

    Cannery Row

    Sortie : 1945. Roman.

    Livre de John Steinbeck

    "Ce qui m'a toujours frappé, dit Doc, c'est que les choses que nous admirons le plus dans l'humain: la bonté, la générosité, l'honnêteté, la droiture, la sensibilité et la compréhension, ne sont que des éléments de faillite, dans le système où nous vivons. Et les traits que nous détestons: la dureté, l'apreté, la méchanceté, l'égoisme, l'intérêt purement personnel sont les éléments mêmes du succès. L'homme admire les vertus des uns et chérit les actions des autres. "
  • Les Fleurs bleues (1965)

    Sortie : 1965. Roman.

    Livre de Raymond Queneau

    "L'instruction! Voyez ce que c'est, monsieur, que l'instruction. On apprend quelque chose à l'école, on se donne même du mal, beaucoup de mal, pour apprendre quelque chose à l'école, et puis vingt ans après, ou même avant, ce n'est plus ça, les choses ont changé, on ne sait plus rien, alors vraiment ce n'était pas la peine. Aussi je préfère penser qu'apprendre. "
  • Histoires grotesques et sérieuses (1865)

    Sortie : 1865. Nouvelle.

    Livre de Edgar Allan Poe

    "Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu’endormis. "
  • Le Chat noir (1843)

    The Black Cat

    Sortie : . Nouvelle.

    Livre de Edgar Allan Poe

    "je crois que la perversité est une des primitives impulsions du coeur humain, - une des indivisibles premières facultés, ou sentiments, qui donnent la direction au caractère de l'homme. "
  • Au cœur des ténèbres (1899)

    Heart of Darkness

    Sortie : 1899. Nouvelle et roman.

    Livre de Joseph Conrad

    " Nous vivons comme nous rêvons, seuls… "
  • Le Portrait de Dorian Gray (1891)

    The Picture of Dorian Gray

    Sortie : 1891. Roman.

    Livre de Oscar Wilde

    "- La décadence me fascine plus.
    - Que pensez-vous de l'art ? demanda-t-elle.
    - C'est une maladie.
    - L'amour ?
    - Une illusion.
    - La religion ? 
    - Un substitut élégant pour la foi.
    - Vous êtes un sceptique.
    - Nullement ! Le scepticisme est un début de croyance. 
    - Qu'êtes-vous donc ?
    - Définir, c'est limiter.
    - Donner- moi un fil conducteur.
    - Les fils cassent. Vous vous perdriez dans le labyrinthe.
    - Vous me désorientez "
  • Les chansons de Bilitis (1894)

    Sortie : 1894. Poésie.

    Livre de Pierre Louÿs

    "Je prendrai ta bouche dans ma bouche
    comme un enfant prend le sein de sa mère.
    Frissonne ! ... car le baiser pénètre
    profondément et suffirait à l'amour.
    Je promènerai mes lèvres comme du feu, sur
    tes bras, autour de ton cou, et je ferai
    tourner sur tes côtes chatouilleuses la
    caresse étirante des ongles.
    Écoute bruire en ton oreille toute la rumeur
    de la mer... Mnasidika ! ton regard
    m'importune. J'enfermerai dans mon baiser
    tes paupières frêles et brûlantes. "
  • Martin Eden (1909)

    Sortie : 1909. Roman.

    Livre de Jack London

    "l’histoire de l’homme, c’est l’histoire, c’est l’histoire de l’amour de la femme"
  • Le Spleen de Paris (1869)

    Sortie : 1869. Poésie.

    Livre de Charles Baudelaire

    "Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise."
  • Le Grand Sommeil (1939)

    The Big Sleep

    Sortie : 1939. Roman.

    Livre de Raymond Chandler

    "Qu'est-ce que ça peut faire, où on vous met quand vous êtes mort? Dans un puisard dégueulasse ou dans un mausolée de marbre au sommet d'une grande colline? Vous êtes mort, vous dormez du grand sommeil... vous vous en foutez, de ces choses-là... le pétrole, l'eau, c'est de l'air et du vent pour vous... Vous dormez, vous dormez du grand sommeil, tant pis si vous avez eu une mort tellement moche... peu importe où vous êtes tombé... "
  • The Long Good-Bye (1953)

    Sortie : 1953. Roman.

    Livre de Raymond Chandler

    "On ne rééduque pas un ivrogne. Les ivrognes ne se réforment pas, mon bon, ils se désintègrent et, dans un sens, l’opération a son côté marrant. "
  • Cent onze haiku (1692)

    Sortie : 1692. Poésie.

    Livre de Matsuo Bashô

    "au milieu du champ
    et libre de toute chose
    l'alouette chante

    au parfum des pruniers
    le soleil se lève -
    sentier de montagne!

    pétale après pétale
    tombent les roses jaunes -
    le bruit du torrent

    la fraîcheur -
    j'en fais ma demeure
    et m'assoupis

    ce chemin-ci
    n'est emprunté par personne
    ce soir d'automne "
  • Le K (1966)

    Il colombre

    Sortie : 1966. Nouvelle.

    Livre de Dino Buzzati

    "Tous eurent un mouvement de la bouche, comme des poissons mourants, comme s'ils imploraient un peu d'air, un gramme au moins de cette chose d'un mauvais goût atroce qui s'appelle pitié, amour. Mais personne ne se libérait, personne n'était capable de sortir de la cage de fer où ils se trouvaient enfermés depuis leur naissance, de cette stupide boîte d'orgueil qu'est la vie. "
  • La Peau de chagrin (1831)

    Sortie : 1831. Roman.

    Livre de Honoré de Balzac

    "Le sentiment que l'homme supporte le plus difficilement est la pitié, surtout quand il la mérite. La haine est un tonique, elle fait vivre, elle inspire la vengeance ; mais la pitié tue, elle affaiblit encore notre faiblesse. "
  • La Maison du chat-qui-pelote (1830)

    Sortie : 1830. Roman.

    Livre de Honoré de Balzac

    "Pour ces deux amants, l'existence n'eut rien de pesant. Théodore répandait sur chaque journée d'incroyables fioritures de plaisir, il se plaisait à varier les emportements de la passion par la molle langueur de ces repos où les âmes sont lancées si haut dans l'extase qu'elles semblent y oublier l'union corporelle. Incapable de réfléchir, l'heureuse Augustine se prêtait à l'allure onduleuse de son bonheur : elle ne croyait pas faire encore assez en se livrant toute à l'amour permis et saint du mariage ; simple et naïve, elle ne connaissait d'ailleurs ni la coquetterie des refus, ni l'empire qu'une jeune demoiselle du grand monde se crée sur un mari par d'adroits caprices ; elle aimait trop pour calculer l'avenir, et n'imaginait pas qu'une vie si délicieuse pût jamais cesser. Heureuse d'être alors tous les plaisirs de son mari, elle crut que cet inextinguible amour serait toujours pour elle la plus belle de toutes les parures, comme son dévouement et son obéissance seraient un éternel attrait. Enfin, la félicité de l'amour l'avait rendue si brillante que sa beauté lui inspira de l'orgueil et lui donna la conscience de pouvoir toujours régner sur un homme aussi facile à enflammer..."
  • La Femme et le Pantin (1898)

    Sortie : 1898. Roman.

    Livre de Pierre Louÿs

    "Quiero est un verbe étonnant qui veut tout dire. C'est vouloir désirer aimer c'est quérir et c'est chérir Tour à tour et selon le ton qu'on lui donne, il exprime la passion la plus impérative ou le caprice le plus léger. C'est un ordre ou une prière, une déclaration ou une condescendance. Parfois, ce n'est qu'une ironie. "
  • Manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maisons d'éducation (1927)

    Sortie : 1927. Art de vivre, vie pratique et poésie.

    Livre de Pierre Louÿs

    "Dans les petits thèmes anglais de la première année, on trouve parfois des phrases naïves : « J’ai un joli petit chat. Tu as un gros bouton. Il ou elle aime les langues. Ma sœur a un bon casse-noisettes. Voulez-vous une feuille de rose ? Le hussard a tiré deux coups. Je cherche les haricots de mes gousses. Le maquereau a une belle queue. Mon frère a des grues et mon père des vaches. » Ne vous avisez pas de traduire : « I have a pretty little cunt. You have a big clito. She likes to be tongued, etc. » "
  • Nécropolis (2012)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Herbert Lieberman

    "Le psychiatre sait tout et ne fait rien.
    Le chirurgien ne sait rien et fait tout.
    Le dermatologue ne sait rien ni ne fait rien.
    Le médecin légiste sait tout, mais un jour trop tard. "
  • Sous le soleil de Satan (1926)

    Sortie : 1926. Roman.

    Livre de Georges Bernanos

    "Dans la confession, l'expérience du péché est-elle jamais complète ? N'y a-t-il pas, dans la honte et dans l'aveu, même incomplet, déloyal, une sensation âpre et forte qui ressemble au remords, un remède un peu rude et singulier à l'affadissement du vice ? Et d'ailleurs les maniaques de la libre pensée sont bien sots de dédaigner à l'église une méthode de psychothérapie qu'ils jugent excellente et nouvelle chez un neurologiste de renom. Ce professeur, dans sa clinique, fait-il autre chose qu'un simple prêtre au confessionnal: provoquer, déclencher la confidence pour suggestionner ensuite, à loisir, un malade apaisé, détendu ? Combien de choses pourrissent dans le cœur, dont le seul effort délivre ! "
  • Les Grands Cimetières sous la Lune (1938)

    Sortie : 1938. Essai.

    Livre de Georges Bernanos

    "Ce n’est pas l’usage de la force qui me paraît condamnable, mais sa mystique ; la religion de la Force mise au service de l’Etat totalitaire, de la dictature du Salut Public, considérée, non comme un moyen, mais comme une fin "
  • Bel-Ami (1885)

    Sortie : 1885. Roman.

    Livre de Guy de Maupassant

    "Je n’attends rien… je n’espère rien. Je vous aime. Quoi que vous fassiez, je vous le répéterai si souvent, avec tant de force et d’ardeur, que vous finirez bien par le comprendre. Je veux faire pénétrer en vous ma tendresse, vous la verser dans l’âme, mot par mot, heure par heure, jour par jour, de sorte qu’enfin elle vous imprègne comme une liqueur tombée goutte à goutte, qu’elle vous  "
  • Une vie (1883)

    Sortie : 1883. Roman.

    Livre de Guy de Maupassant

    "Il ne comprenait pas ces énervements de femmes, les secousses de ces êtres vibrants affolés d'un rien, qu'un enthousiasme remue comme une catastrophe, qu'une sensation insaisissable révolutionne, affole de joie ou désespère "
  • Les Métamorphoses (9)

    Metamorphōseōn

    Sortie : 9. Essai et poésie.

    Livre de Ovide

    "De l’Objet si chéri qui fait toutes ses peines,
    En lui tenant le bras, il sent battre les veines,
    Et ne peut plus douter que d’un corps animé
    Dans ce qui fut Statue il n’ait le cœur charmé.
    Alors plein d’une joie à nulle autre pareille,
    Il rend grâce à Vénus d’une telle merveille,
    Et commence à baiser, non comme auparavant
    Un visage formé par un Art décevant,
    Mais une aimable Fille, en qui l’Amour étale
    L’éclat d’une beauté qui n’eut jamais d’égale.
    L’heureux Pygmalion, ravi de l’embrasser,
    Lui marque sa tendresse et ne s’en peut lasser.
    Par la prompte rougeur qui sur son front prend place,
    Elle marque d’abord qu’elle sent qu’on l’embrasse,
    Et haussant vers le Ciel les yeux timidement,
    Dès qu’elle voit le jour, elle voit son Amant. "
  • Je m'en vais (1999)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Jean Echenoz

    "C'eût pu être pas mal car c'est parfois très bien, le silence. Accommodé avec un regard et un sourire appropriés, le silence peut donner d'excellents résultats, des intensités rares, des perspectives subtiles, des arrière-goûts exquis, des décisions définitives. Mais là, non ; ce n'étaient que mutismes pâteux, pesants, encombrants comme une glaise colle aux semelles. "
  • Paroles (1946)

    Sortie : 1946. Poésie.

    Livre de Jacques Prévert

    "Où vas-tu beau geôlier  
    Avec cette clé tachée de sang  
    Je vais délivrer celle que j'aime  
    S'il en est encore temps  
    Et que j'ai enfermée  
    Tendrement cruellement  
    Au plus secret de mon désir  
    Au plus profond de mon tourment  
    Dans les mensonges de l'avenir  
    Dans les bêtises des serments  
    Je veux la délivrer  
    Je veux qu'elle soit libre  
    Et même de m'oublier  
    Et même de s'en aller  
    Et même de revenir  
    Et encore de m'aimer  
    Ou d'en aimer un autre  
    Si un autre lui plaît  
    Et si je reste seul  
    Et elle en allée  
    Je garderai seulement  
    Je garderai toujours  
    Dans mes deux mains en creux  
    Jusqu'à la fin des jours  
    La douceur de ses seins modelés par l'amour.  "
  • Capitale de la douleur (1926)

    Sortie : 1926. Poésie.

    Livre de Paul Eluard

    "Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres, le silence, nos paroles, la lumière qui s’en va, la lumière qui revient, un seul sourire pour nous deux, pas besoin de savoir, j’ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d’apparence, ô bien aimée de tous et bien aimée d’un seul, en silence ta bouche a promis d’être heureuse, de loin en loin dit la haine, de proche en proche dit l’amour, par la caresse, nous sortons de notre enfance, je vois de mieux en mieux la forme humaine comme un dialogue d’amoureux, le cœur n’est qu’une seule bouche, toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser, les sentiments à la dérive, les hommes tournent dans la ville, le regard, la parole et le fait que je t’aime, tout est en mouvement, il suffit d’avancer pour vivre, d’aller droit devant soi, vers tout ce que l’on aime, j’allais vers toi, j’allais sans fin vers la lumière, si tu souris, c’est pour mieux m’envahir, les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard. "
  • Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée : Les Vers du Capitaine (1998)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Pablo Neruda

    "Corps de femme, je persisterai dans ta grâce.
    Ô soif, désir illimité, chemin sans but!
    Courants obscurs où coule une soif éternelle
    et la fatigue y coule, et l'infinie douleur. "
  • Factotum (1975)

    Sortie : 1975. Roman.

    Livre de Charles Bukowski

    "La seule pensée de m'asseoir en face d'un type derrière un bureau pour lui dire que je cherchais un boulot, que j'étais qualifié, c'était trop pour moi. Franchement la vie me faisait horreur, tout ce qu'un homme devait faire pour avoir de la bouffe, un pieu et des fringues. Aussi, je restais au lit à picoler. Quand on boit le monde est toujours dehors, mais pour le moment il me tient pas à la gorge. "