I Am Made of Endless Hours

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513 albums

par Gweilo

Un puzzle de mots et de pensées, du moins j'essaie. Un jour un effort sur les annotations et la clarté.
Bilan de 2015 : 534 albums, 342 dans cette liste

Illustration : installation Datamatics de Ryoji Ikeda.

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    Another Green World (1975)

    Sortie : septembre 1975. Ambient, expérimental et electronique. 14 morceaux.

    Album de Brian Eno

    En fait, contrairement à ce que j'affirmais au début de cette liste, Eno ne s'est jamais vraiment lancé dans l'ambient : il en a toujours fait, et ce dès cet album. Et il a fait de la pop aussi, également sur cet album. Et il expérimente un peu, il tente des trucs, encore également sur cet album. Et c'est magnifique, il se passe plein de choses, ça éclate de tous les côtés, c'est tout simplement grandiose.
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    Power, Corruption & Lies (1983)

    Sortie : mai 1983. Rock, new wave, electronique et synthpop. 8 morceaux.

    Album de New Order

    J'ai rien compris, principalement parce que j'ai peu écouté de post-punk, mais je sais pas si il y a grand chose à comprendre au sens d'intellectualiser l'album. C'est sympa, les synthés sonnent parfois un peu kitsch (et encore, rarement) mais kho c'était les années 80, c'est excusable. Power, Corruption & Lies frappe par contre pas du tout comme le faisait le seul autre album de post-punk que j'ai écouté (dois je vraiment préciser lequel ?), il ne donne pas envie de se caresser le fond de la gorge avec un fusil de chasse, c'est beaucoup plus ouvert, c'est certes hésitant mais ça me semble super touchant.
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    We Stay Together (2011)

    Sortie : . Techno, expérimental, dark ambient, electronique et house. 6 morceaux.

    Album de Andy Stott

    Impression assez étrange de rentrer dans un tunnel, tout s'estompe, ne reste que des bribes qui passent, et ces basslines distordues. Fin de soirée alcoolisée qui passe mal sinon, avec ces sonorités très lointaines.
  • Dystopia (2014)

    Sortie : . 12 morceaux.

    Album de TRDLX

    C'est de l'IDM absolument pas révolutionnaire, mais qui peut en 2014 se targuer d'en produire ? T'as l'impression d'entendre du Access To Arasaka, surtout sur les premiers morceaux, le sound design se ressemble énormément je trouve. Et puis c'est français, produit en France, masterisé en France, même Montebourg peut pas faire mieux mon gars
  • Faint Hearted (2013)

    Sortie : . 8 morceaux.

    Album de Miles Whittaker

    Miles Whittaker c'est si je me souviens bien la moitié de Demdike Stare, et il propose donc un mélange de dub ambient, dub techno et industrial techno. Noir, post-apocalyptique, [insérer ici tous les adjectifs que j'utilise pour qualifier la techno]. Après j'ai eu du mal à entrer dedans, de même que pour Demdike Stare.
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    Ghil (2013)

    Sortie : . 9 morceaux.

    Album de Okkyung Lee

    Ghil est un album de violoncelle. Mais c'est pas non plus tout à fait exact. Car si Okkyung Lee manie cet instrument à la perfection, et en tire des sonorités très riches, le disque nait de sa collaboration avec Lasse Marhaug, dont je recommande au passage le très bon Grand Mutation en collaboration avec Nils-Henrik Asheim. De même que ce dernier exploitait l'orgue pour en tirer une noise très puissante, Ghil est issu de plusieurs heures d'enregistrement, que le norvégien manipule ensuite. On obtient ainsi une musique hystérique et radicale, où les drones se heurtent dans un amas de textures rêches et abrasives, avec toujours une passion qui anime le jeu de la coréenne. Ecoutez le, franchement.
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    Will to Be Well (2014)

    Sortie : . Electronique, industrielle et dark ambient. 15 morceaux.

    Album de Dalhous

    Je suis à moitié convaincu, pourquoi se tourner vers plus de mélodie, d'harmonie, alors que le premier était tellement sombre ? Etrange. Mais après ça reste quand même franchement pas mauvais, leur idm un peu ambient techno sur les bords fait le taff.
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    An Ambassador for Laing (2013)

    Sortie : mai 2013. Electronique, ambient, industrielle et expérimental. 11 morceaux.

    Album de Dalhous

    Ah ouais je m'attendais à de l'IDM classique, et en fait j'ai eu un truc post-industriel construit à grands coups de montées en tension et de kicks déviants, ça ressemble un peu à Rainer Veil dans certains aspects un peu mornes, c'est sympa. J'aurais du regarder le label, Blackest Ever Black est pas là pour déconner généralement
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    The Flying Club Cup (2007)

    Sortie : . Indie Folk et folk. 13 morceaux.

    Album de Beirut

    Pour un groupe avec autant d'influences diverses et d'instruments variés, Beirut n'arrive toujours pas à me faire voyager, même si je n'ai pas l'impression d'entendre un groupe américain. C'est fâcheux, j'avais vraiment envie d'aller dans les Balkans
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    In the Aeroplane Over the Sea (1998)

    Sortie : . Rock, rock alternatif, rock indépendant et lo-fi. 11 morceaux.

    Album de Neutral Milk Hotel

    écouté 2 fois de suite avec une incompréhension et une appréciation grandissantes, In The Aeroplanes Over the Sea est un monstre : hystérique, cryptique (wtf ces titres de morceaux et ces lyrics), mal joué, avec des instrumentations qui font ce qu'elles veulent, toi t'es juste en spectateur, c'est à toi de rentrer dedans. C'est genre le plus barré des disques indie que j'ai pu écouter, et en plus c'est un bon mème (j'étais obligé désolé)
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    Seven Swans (2004)

    Sortie : . Indie Folk et chamber folk. 12 morceaux.

    Album de Sufjan Stevens

    Il est gentil Sufjan : il est à côté de toi, il chantonne dans tes oreilles, joue de tas d'instruments super cools, et te parle de femmes et de Dieu. C'est un Américain typique quoi, mais en plus talentueux
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    Gulag Orkestar (2006)

    Sortie : . Indie Folk et folk. 11 morceaux.

    Album de Beirut

    C'était super sympa au départ, j'avais envie de partir en road trip dans les Balkans avec eux, Mount Wroclai (Idle Days) est magnifique, l'accordéon passait bien, et puis d'un seul coup on a heurté un truc, c'était Scenic World, et on a du péter l'essieu parce que la magie a disparu, j'ai limite cru qu'on était en Meurthe et Moselle tellement c'était kitsch. Tristesse.
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    Michigan (2003)

    Sortie : . Chamber folk et indie folk. 20 morceaux.

    Album de Sufjan Stevens

    Il y a des tas d'instruments, des jolies voix, des titres de chansons super intéressants. Et puis surtout il y a une profonde simplicité malgré les instrumentations parfois un peu complexes, et ça c'est beau. Et puis cette pochette est juste trop incroyable.
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    Sung Tongs (2004)

    Sortie : . Rock, acoustique, musique abstraite, expérimental et folk, country. 12 morceaux.

    Album de Animal Collective

    Il sonne vachement plus folk que le reste, non ? En tout cas c'est super cool, ça me donne envie de partir à l'aventure, de faire une cabane dans les arbres, de me présenter à mes oraux d'école de commerce en uniforme scout et de leur apprendre à faire des noeuds marins et planter une tente, c'est juste génial. AnCo c'est ton enfance mais en vingt mille fois plus mieux.
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    unitxt (2008)

    Sortie : . 26 morceaux.

    Album de Alva Noto

    Plus abstrait et scientifique encore que univrs, glitchesque à souhait, avec toujours cette voix qui ici devient complètement incohérente (et géniale), après ce délire vers la fin de faire de la musique avec des fichiers excel, word ou powerpoint me laisse un peu de marbre, même si c'est vrai que ça fait de la noise assez correcte.
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    Here Comes the Indian (2003)

    Sortie : . Rock, musique abstraite, expérimental et electronique. 7 morceaux.

    Album de Animal Collective

    Je me demandais quand AnCo allait vraiment me balancer cet aspect psyché de leur musique, et c'était sur ce Here Comes The Indian. C'est assez fou, j'ai pas compris grand chose, il y a une track drone psyché (Two Sails on a sound), et Slippi est juste démente, impossible de décrire ce qui se passe pendant ces 2 minutes
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    La cour des grands (2015)

    Sortie : . 18 morceaux.

    Album de Bigflo & Oli

    Je le met dans la liste un peu en retard. Pour l'annotation confère ma critique, mais de toute façon je vous le recommande vraiment pas
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    A Long Hot Summer (2004)

    Sortie : . Hip hop. 22 morceaux.

    Album de Masta Ace

    Franchement bien produit, ça sonne pas du tout New York mais en même temps en 2004 c'était peut-être un peu fini cet esprit new-yorkais par opposition aux sonorités g-funk, il y avait un peu plus de fluidité stylistique. C'est carrément bien rappé, le mec fait du bon taff, est super intéressant, en matière de lyrics j'ai pas de lines qui me reviennent mais il y avait 2-3 trucs bien bien cools. Après ce qui peut un peu rebuter c'est cet esprit "c'était mieux avant, aujourd'hui ça rappe plus que pour l'argent et je suis venu pour ramener l'authenticité du rap"
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    Quaristice (2008)

    Sortie : . Electronique, ambient, glitch, expérimental et IDM. 20 morceaux.

    Album de Autechre

    Je continue mon petit bout de chemin chez Ae. Celui là est plutôt sympathique, mais j'ai à chaque fois l'impression qu'on n'exploite pas assez ce qu'on tente de proposer, c'est dommage, surtout qu'on sent bien toutes les inspirations, notamment celles provenant du début de leur carrière
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    Digressions (2012)

    Sortie : . 5 morceaux.

    Album de Greg Haines

    Modern classical, Nils Frahm qui est à la production. Globalement ça me rappelle (en vrac) Arvo Pärt, surtout Fratres pour les passages au violon, Nils Frahm (forcément), Steve Reich pour le nombre d'instruments, même si ça renvoie peut-être plus au maximalisme, genre vers la fin d'Azure avec ce layering très dense.
  • Id (2011)

    Sortie : . Electronique, glitch, expérimental et musique abstraite. 11 morceaux.

    Album de Cyclo

    Ryoji Ikeda et Alva Noto décident de produire des glitchs tellement cliniques et acérés qu'on croirait que l'élaboration de cet album a été fait dans un bloc opératoire, ou dans une usine McLaren à côté de la chaine de montage des P1 vu les qualités rythmiques de l'album.
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    univrs (2011)

    Sortie : . Electronique, glitch, expérimental et techno. 14 morceaux.

    Album de Alva Noto

    Immense album de glitch post-autechrien, entre publicités de voitures à destination de robots (Uni C), délires noise complètement possédés (Uni Deform et son sound design monstrueux), et musique postmoderne très réfléchie (Uni Acronym). Froid comme le metal mais parfois très rythmé, hyper intellectuel pour mieux se relâcher ensuite, le côté élitiste et parfois quasiment scientifique est complètement assumé, bref c'est incroyablement riche, c'est splendide.

    (peut-être une critique à venir, à voir si j'arrive à l'appréhender plus en profondeur lors de mes prochaines écoutes)
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    Bones (2015)

    Sortie : . 11 morceaux.

    Album de Son Lux

    il y a des moments où tous les instruments s'enchainent super bien, on tire vraiment profit de la diversité des sonorités, par contre parfois ça part dans des idées atroces (de tête White Lies), et le chant est pas toujours très approprié.
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    Perpetual (2015)

    Sortie : . Electronique, ambient, classique et musique classique contemporaine. 3 morceaux.

    Album de Ryuichi Sakamoto, Illuha et Taylor Deupree

    Ryuichi Sakamoto qui improvise avec des gens que je ne connais pas, c'est franchement pas mal, très sobre le plus souvent, assez minimaliste, un peu dans la même veine que ses travaux avec Alva Noto je dirais, mais peut-être en moins sec.
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    The Blueprint (2001)

    Sortie : . Hip hop. 13 morceaux.

    Album de JAY Z

    Pas mal mais je suis pas vraiment rentré dedans, c'est super bien produit mais Jay arrive pas à me convaincre, je le trouve peut-être un peu trop monotone, pas assez divers au niveau de son flow, et j'ai souvent l'impression que chaque track pourrait faire office d'intro. Bon après c'est le projet qui commence le beef avec Nas à cause du troisième couplet de Takeover, du coup ça reste quand même très intéressant (même si Nas est meilleur ?)
  • 1816 (2015)

    Sortie : . Musique classique contemporaine, ambient et electronique. 10 morceaux.

    Album de The Frozen Vaults

    De l'ambient mélangée à du modern classical, autant j'aime beaucoup les parties au violoncelle, autant je trouve que le piano verse un peu trop dans la sensiblerie facile. Le thème (1816 étant une année sans été) et les sonorités très hivernales me rappellent d'ailleurs Northern Gulfs du compositeur et violoncelliste Yair Elazar Glotman, qui s'attaquait à peu de chose près aux mêmes thématiques, à savoir le grand nord et le froid, avec cette idée de voyage et un même traitement des cordes qu'on recouvre sous de nombreux effets.
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    Drones (2015)

    Sortie : . Rock, rock alternatif et rock indépendant. 17 morceaux.

    Album de Muse

    Au début je voulais mettre 3, et puis en fait il y a trop de trucs bancals et surtout la piste de fin me fait dire que même si ils sont revenus à plus de rock, ils sont toujours super prétentieux.
    Bon alors par où commencer ? pas de brostep et c'est un bon point pour eux, et une piste que j'aime bien (The Globalist, surtout quand Matthew ne juge pas nécessaire de surinterpréter). Par contre on trouvera toujours des "emprunts" à tous les groupes de rock de ces 30 dernières années, avec dans le désordre Radiohead, Queen ou encore Van Halen (le solo d'intro de Reapers me rappelle soit Hot For Teacher soit Eruption, enfin vraiment cet aspect guitar hero hyper marqué, et la même progression dans les soli). Sinon c'est juste totalement surproduit (Revolt c'est juste n'importe quoi), c'est la quintessence du rock de stade à ce niveau là, tout est gras, lourd, bruyant, le volume au maximum, dans un parachèvement de cette "loudness war". Au niveau des thèmes il n'y a strictement rien, mais vraiment. C'est censé être une réflexion sur "des drones qui contrôlent des drones qui nous contrôlent" d'après une critique sur ce site (bah oui bien sûr, ça parait logique pourtant), mais dans ce cas pourquoi Bellamy commence à nous sortir "your ass belongs to me now" sur Psycho, qui n'a de toute façon rien à voir avec des drones ou quoi que ce soit comme message d'ailleurs. Drones est donc un album vide, et même mauvais selon moi, par un groupe qui me donne vraiment l'impression de s'auto-parodier. Le pire, c'est que si t'écoutes la radio, tu va en bouffer, du Muse.
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    Going Places (2010)

    Sortie : . Noise et drone. 6 morceaux.

    Album de Yellow Swans

    Je m'attendais à de la musique hyper bruitiste, à de la harsh noise sans concession, et j'ai eu un mélange de noise et de drone ambient qui me rappelle curieusement Tim Hecker (encore lui), peut-être car les vrombissements et cet aspect très granuleux du son rejoint un peu la musique qu'Hecker produit via la synthèse granulaire, ou alors car on y évoque la même nostalgie, la même idée de mouvement. Toujours est-il que si ça rappelle Tim Hecker alors c'est forcément bien.
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    Dumb Flesh (2015)

    Sortie : . New beat, techno, ambient, post-rock et electronique. 9 morceaux.

    Album de Blanck Mass

    ça fait très cinématique avec tous ces build-up, ça sonne peut-être un petit peu prétentieux, ou au moins grandiloquent, pas beaucoup de finesse au niveau des montées en puissance.
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    Minutes of Sleep (2014)

    Sortie : . Drone, electronique, downtempo et deep house. 10 morceaux.

    Album de Francis Harris

    Magnifique, et à des kilomètres de ce que certains escrocs opérant principalement sur Youtube et Soundcloud osent encore appeler "deep house". Loin de la club music au départ, on se promène bercés par des trompettes et des rythmes calmes, comme tranquillement en train de fumer à l'extérieur, loin d'une soirée dont on entendrait que quelques sonorités étouffées. Mais c'est petit à petit que s'installe une véritable mélancolie, une sensibilité d'une grande justesse (principalement due au décès de la mère de Francis Harris d'après les critiques). Je le trouve quasiment opposé à Immunity de Jon Hopkins, qui pouvait se comprendre comme l'expérience d'une soirée (cf la critique de Bifibi), ici on sort également mais on ne s'amuse pas vraiment, on est distant, isolé dans la foule. Ca aurait pu être deux voire trois fois plus long, je pense que j'aurais toujours autant aimé. Bravo.