I Fucking Love Them (Séries TV)

Avatar SmileShaw Liste de

60 séries

par SmileShaw

Me voilà prise d'une soudaine passion pour ces cons de britanniques !
Où va le monde, ma pauvre dame ...
Manquerait plus qu'ils soient les meilleurs dans le genre !

Séries, mini-séries et téléfilms

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  • Bottom (1991)

    30 min. Première diffusion : . 3 saisons. Comédie et policier.

    Série de Rik Mayall et Adrian Edmondson

    C'est débile, complètement con, ça n'a aucun sens, c'est malsain, politiquement trèèèèèèèèèèèèèèès incorrect, mais même si ça a un chouia vieilli, qu'est-ce que c'est bon !
  • Bande-annonce

    Psychoville (2009)

    30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie.

    Série de Steve Pemberton et Reece Shearsmith avec Daisy Haggard, Mark Bonnar, Sarah Solemani

    Quelques années avant de commettre leur excellent méfait Inside n°9, les déjantés et non moins remarquables Steve Pemberton et Reece Shearmith, accompagnés entre autre par Mark Gatiss, le frère dandy et peu testostéroné de Sherlock dans la série éponyme, donnent naissance à Psychoville.
    5 personnages atypiques (un clown manchot alcoolique, un vieillard aveugle collectionneur de peluches, une infirmière maman d’un bébé … en plastique, un nain ex-star du porno et un benêt fan des tueurs en série, assassin lui-même à ses heures perdues et entretenant une relation particulière avec sa mère, flirtant avec l’inceste) reçoivent tous le même courrier contenant une seule et même phrase : « I know what you did », signé par un mystérieux corbeau. Ces bases posées dans l’épisode pilote, c’est la foire à un grand n’importe quoi.
    Comme toujours avec ces auteurs-acteurs jamais à court d’idées, il faut s’accrocher et savoir surtout dans quoi on s’engage. Loufoque, angoissant, hilarant, flippant, dérangeant, glauque, Psychoville est une fois n’est pas une coutume, une brillante démonstration du savoir-faire de ces auteurs de grand talent, pour ce qui est du mélange des genres.
    C’est le programme parfait pour les fans de séries anglaises, avides de se laisser embarquer dans un univers particulier, avec ses propres codes (ou plutôt, une absence totale de codes).
    Addictif, réjouissant, bourré de vannes à deux francs et d’idées partant dans tous les sens, Psychoville en laissera forcément plus d’un sur le carreau mais en comblera beaucoup d’autres.
  • La Fureur dans le sang (2002)

    Wire in the Blood

    1 h 25 min. Première diffusion : . 6 saisons. Thriller, policier et drame.

    Série de Val McDermid avec Robson Green, Mark Letheren, Mark Penfold

  • Bande-annonce

    The Night Manager (2016)

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Thriller, policier et drame.

    Série de Susanne Bier avec Tom Hiddleston, Hugh Laurie, Olivia Colman

  • Thorne (2010)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, policier et drame.

    Série de Mark Billingham et David Morrissey avec Natascha McElhone, David Morrissey, Aidan Gillen

    Mini-série anglaise adaptée de romans de Mark Billingham, Thorne se décompose en 2 histoires de 3 épisodes. Teinté de classique, Thorne ne se démarque en rien de multitude de programmes du même genre, mais se laisse toutefois regarder sans déplaisir, ne serait-ce que pour son casting : David Morrissey dans le rôle-titre, traînant sa grande carcasse, énième flic investi à 100 % dans son boulot, qui sourit quand il se brûle, mais d’une efficacité à toute épreuve, Eddie Marsan, son collègue revêche et Aidan Gillen (le Tommy Carcetti de The Wire) en médecin légiste gay.
    A noter une énorme différence dans la réalisation entre les deux histoires : la première moitié du show est dynamique, grâce à un montage saccadé et une grande variété dans les angles de prise de vue, tandis que l’autre partie est bien plus linéaire et classique.
    Ah et j’avais deviné le dénouement de la seconde histoire assez rapidement. Soit j’ai un esprit supérieur à la moyenne, soit c’est l’intrigue qui l’était, moyenne.
    J’opte pour la première solution.
  • Bande-annonce

    Hit and Miss (2012)

    Hit & Miss

    45 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Paul Abbott avec Chloë Sevigny, Peter Wight, Jonas Armstrong

    On tient là certainement l’une des plus belles, riches et profondes séries sur le thème de la famille. Derrière l’histoire de cette femme (Mia) emprisonnée dans un corps d’homme, et exerçant le métier de tueuse à gages pour gagner l’argent nécessaire à son opération se juxtapose le bouleversant récit d’une fratrie dévastée par la mort de sa mère et qui doit apprendre à vivre avec cette femme pas comme les autres, Mia (anciennement Ryan) étant le père de l’un de ces enfants.

    Le sujet du transgenre, avec ce qu’il génère de souffrance pour les concernés, mais aussi de rejet, de curiosité ou de difficulté à admettre ou à aimer pour l’entourage, est travaillé avec une grande intelligence et une infinie pudeur. Tout est abordé en finesse, sans aucun voyeurisme malvenu.
    En parallèle, le deuil auquel doit faire face ses enfants livrés à eux-mêmes et qui vont, petit à petit, se laisser apprivoiser par Mia suscite beaucoup d’émotion mais aussi des moments de joie et de tendresse. Un peu de tension et de suspens viennent parfaire ce beau tableau.

    Réalisation très soignée, régal auditif, casting de rêve : enfants et ados flirtant avec la perfection, et surtout Chloé Sévigny, qui règne sur ce petit monde en Maîtresse absolue. Quelle personnalité. Quelle beauté. Epoustouflante de présence, de sensualité et de charisme ... tout est là.

    Il est juste à regretter que la série n’ait pas eu droit à une véritable fin, la saison 2 n’ayant jamais vu le jour sans que l’on sache véritablement pourquoi. J’espère que ce mal sera réparé un jour où l’autre, car Hit and Miss, c’est plein les yeux, plein les oreilles, plein la tête et plein le cœur.
    Et une fois que vous la connaîtrez, jamais vous n’oublierez Mia. A voir absolument.
    (Enfoirés d’anglais …)
  • Bande-annonce

    Happy Valley (2014)

    55 min. Première diffusion : . 2 saisons. Policier et drame.

    Série de Sally Wainwright avec Sarah Lancashire, James Norton, Siobhan Finneran

    Happy Valley, sous ses apparences de série policière, offre un portrait de femme comme on n’en voit pas si souvent. Catherine Cawood, sergent de police dans une petite ville du Yorkshire, mène de front sa carrière et une famille meurtrie par la disparition de sa fille, qui s’est donné la mort après la naissance de son enfant, fruit d’un viol. Le ton est donné.
    Autant série policière que dramatique, avec des enquêtes prenantes et des situations familiales tantôt joyeuses tantôt sous haute tension, Happy Valley nous offre une galerie de personnages attachants et complexes mais elle est avant tout portée par une actrice exceptionnelle, Sarah Lancashire, forte, volontaire, courageuse, pleine de compassion, mais aussi d’une grande sensibilité, parfois bouleversante et profondément blessée par un drame dont elle ne s’est jamais remise.
    Une belle série, dans la belle campagne anglaise, avec de beaux acteurs et du thé … beaucoup de thé …
  • Bande-annonce

    Affaire Criminelle (2008)

    Criminal Justice

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Policier et drame.

    Série de Peter Moffat avec Juliet Aubrey, Vineeta Rishi, Lindsay Duncan

    The night of, la série du moment, est une adaptation de la première saison de Criminal Justice, série anglaise créée par Peter Moffat.
    L’histoire est grosso modo la même (un jeune garçon est accusé du meurtre d’une jeune fille après avoir passé la nuit avec elle, l’avoir trouvée morte à son réveil et, paniqué, avoir fui les lieux).
    Si la version US mise sur un esthétisme soigné et une lenteur assumée, Criminal Justice offre un rythme plus enlevé. 5 épisodes seulement ici, ce qui évite le ventre mou auquel n’échappe pas le remake, une même critique du système judiciaire et du fonctionnement de la police, mais surtout bien plus de crédibilité dans les attitudes de chacun, grâce à des acteurs parfaits. J’en viens à me demander si les britanniques ne sont pas juste de meilleurs acteurs que les américains.
    Ben Whishaw est à tomber par terre. Il est véritablement le personnage principal et tous les autres gravitent autour de lui. Mais il est surtout d’une grande justesse dans son jeu et il offre toute la palette d’émotions que ressentirait n’importe qui à sa place : la panique, la terreur, l’espoir ou encore le doute. Sans exagération, il est fabuleux.
    2 approches, 2 réalisations différentes … je ne vous dis pas vers laquelle va ma préférence …
  • Bande-annonce

    London Spy (2015)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série, policier et drame.

    Série de Tom Rob Smith avec Ben Whishaw, Edward Holcroft, Charlotte Rampling

    Mini-série anglaise de 5 épisodes, London Spy parle d’espionnage, certes, mais de manière différente. Le personnage principal n’est pas l’espion mais son compagnon, qui, suite à la disparition de son amant, va se retrouver embarqué malgré lui dans un monde fait de non-dits, de mensonges, de dissimulations et manipulations en tout genre.
    L’un des gros atouts de cette série est qu’en parallèle de cette intrigue, fort bien écrite d’ailleurs, sont abordés, de manière fine et intelligente, les thèmes forts tels que les relations amoureuses, dans ce qu’elles présentent de plus complexe (Connait-on vraiment l’autre ? Où s’arrête notre envie de savoir qui il est, ce qu’il cache ? Peut-on vivre une véritable histoire dans le secret et le mensonge ?), le comportement des parents et les répercussions sur la vie des enfants devenus adultes, ou encore l’homosexualité d’hier et d’aujourd’hui.
    De par ces digressions, le rythme n’est pas forcément très enlevé mais on y gagne en réflexion et en émotion. Au cœur de très belles images, habillées d’une musique stridente ou douceâtre se font face des pointures comme Jim Broadbent ou Charlotte Rampling.
    Quant à Ben Whishaw … Je vais faire court : certainement l’un des meilleurs acteurs de sa génération. Une leçon d’acting. Il habite l’écran. Rien de moins.
    Série haletante, prenante et riche, c’est, encore une fois, de la part de ces enfoirés d’anglais, un mélange des genres presque totalement réussi (les 2 dernières minutes, faciles, m’ont mise colère).
    Mais surtout ne passez pas à côté, ce serait vraiment dommage.
  • The Crimson Petal and The White (2011)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame.

    Série de Lucinda Coxon avec Gillian Anderson, Romola Garai, Chris O'Dowd

    « Qui suis-je ? Je m’appelle Sugar. Je suis ce qu’on appelle une femme déchue, mais je peux vous assurer que je n’ai pas déchu. On m’a poussée. Homme infâme, éternel Adam, je t’accuse. »

    Plongée dans le Londres de 1874, entre ses ruelles sordides et ses quartiers bourgeois, parmi les traîne-savates et les prostituées qui meurent de maladie ou se suicident à la pelle, et les rupins qui les fréquentent. Sugar (fragile Romola Garai), 19 ans, jure de leur faire payer leur comportement et jette son dévolu sur William (formidable Chris O’Dowd), héritier d’un empire de cosmétiques et marié à une femme-enfant qui perd la raison. Très vite devenue indispensable à cet homme qu’elle a séduit avec son corps et son esprit, Sugar pense sortir de sa condition. Illusion ou réalité ?

    Cette mini-série de 4 épisodes, est d’un esthétisme renversant. La crasse, l’horreur des bas-fonds sont pointilleusement retranscrites, avec souvent la crudité qui les accompagnent, et parfaitement contrastées avec la somptuosité des boulevards chics. Lucinda Coxon aborde brillamment ses sujets : le poids des codes de la haute société et de l’héritage familial, la place de la femme dans cette époque victorienne ou l’errance médicale concernant les troubles psychologiques. La série aurait toutefois gagné à être un peu plus longue, tant elle est riche dans les thèmes abordés.

    The Crimson Petal and the white, une série sur deux femmes, l’une prostituée qui écrit un livre pour entretenir sa rage, l’autre, mariée, abusée par les hommes, qui rédige son journal pour ne pas oublier les fautifs du mal qui la ronge, et sur un homme, écrivain frustré, faible et hypocrite. L’écriture, échappatoire et souffrance.
  • Bande-annonce

    Run (2013)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Charles Martin (XI) avec Olivia Colman, Katie Leung, Lennie James

    4 épisodes, 4 histoires, 4 individus dans une situation délicate, à un tournant de leur vie et qui vont devoir prendre une décision pour tenter d’avancer au mieux.
    Une mère de famille divorcée, occupant un emploi précaire et s’occupant seule de ses deux ados fauteurs de trouble ; une jeune asiatique sous la coupe d’un mafieux violent à qui elle doit de l’argent ; un SDF qui tente de sortir de la drogue pour le bien de sa fille de 14 ans et une jeune polonaise, mariée à un organisateur de mariage blanc et autres magouilles … on est loin du manège enchanté.
    Sur fond de drame social, ce programme, dur, oppressant, offre, comme bien souvent chez nos amis anglais, un réalisme saisissant des situations et de ses protagonistes. Le casting en est un de ces points forts, avec une mention spéciale à Olivia Colman (Broadchurch), exceptionnelle dans l’épisode 1 et Lennie James, bouleversant dans l’épisode 3.
    L’originalité de Run tient à ce qu’elle pourrait être définie comme une série « choral » : les 4 histoires sont indépendantes les unes des autres, mais intelligemment, le personnage principal du 2nd épisode va croiser ou rencontrer, rapidement, celui du 1er et ainsi de suite, jusqu’au final qui, en quelque sorte, boucle la boucle.
    Les anglais continuent de fourmiller d’idées pour ce qui est des mini-séries. Grand bien me fasse.
  • Vicious (2013)

    30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Comédie.

    Série de Gary Janetti et Mark Ravenhill avec Ian McKellen, Derek Jacobi, Frances de la Tour

    Vicious a l’apparence de la sitcom de grand-maman. Ringarde, limite kitsch, avec les rires enregistrés, souvent en intérieur, même si ça change un peu sur la saison 2 … on ne flirte pas avec la modernité.
    MAIS Vicious a un gros avantage, par contre. C’est extrêmement drôle. Quelques running-gag, des personnages barrés et surtout, Sir Ian McKellen et Derek Jacobi, vieux couple depuis presque 50 ans, qui s’envoient des prunes à longueur d’épisodes. A faire passer Leodagan et Seli pour des amoureux dégoulinants de romantisme. Hilarants.
    Et puis, comme c’est anglais, à un moment où tu ne t’y attends pas, ils te cueillent à froid et tu chiales. 2 saisons, 6 épisodes chacune, c’est pas la mort et ça fait vraiment du bien.
  • Bande-annonce

    The Hour (2011)

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Drame.

    Série de Abi Morgan avec Dominic West, Ben Whishaw, Romola Garai

    Ça fume comme des pompiers, ça boit à toute heure, c’est la 2e moitié des années 50, à Londres, où les hommes décident de tout et les femmes tentent de faire leur trou à des postes de responsabilité … Oui, The Hour peut faire figure de petite cousine éloignée de Mad Men. Mais la réduire à cela serait très injuste.

    Sur fond de politique internationale (la crise de Suez en saison 1 et la course aux armements dans la suivante), The Hour, nom d’une émission de tv fictive de la BBC, se voulant étendard du contre-pouvoir et du véritable journalisme d’investigation, est également un thriller, mêlant espionnage et corruption, le tout sur fond de guerre froide.

    La réalisation est soignée, le rendu de l’époque est parfait, les dialogues sont percutants, les intrigues rondement menées et le casting est un rêve ; les seconds rôles excellent , mais c’est le trio de tête qui impressionne véritablement : le classieux Dominic West, en présentateur gominé-charmeur, la belle Romola Garai, en productrice de l’émission, femme forte au caractère bien trempée qui ne se laisse pas impressionner et surtout, SURTOUT, le fantastique Ben Whishaw. Oui, je sais, j’ai déjà dit tout le bien que je pense de lui, mais ça ne sera jamais assez. Il surclasse tout ce beau monde, en journaliste sûr de lui, un chouia arrogant, mais combatif et qui ne lache jamais rien. Je le dis et le répète : à n’en pas douter l’un des plus grands acteurs aujourd’hui. A surveiller de très très près.

    Véritable réussite qui toutefois ne connaît pas de fin véritable (la série étant annulée pour cause de baisse d’audience, incompréhensible), The Hour fait partie des séries qui comptent et à voir absolument.
  • Bande-annonce

    Retribution (2016)

    One Of Us

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, mini-série et drame.

    Série de Jack Williams avec Adrian Edmondson, Georgina Campbell, Steve Evets

    Cette mini-série britannique est faite pour les amateurs d’histoires policières pour lesquels le manque d’originalité ne gâche pas le plaisir, tant que l’efficacité est au rendez-vous.
    Un coin isolé, de magnifiques paysages (somptueux high-lands écossais) et des secrets qui vont être révélés suite à un drame. Broadchurch l’a déjà (très bien) fait il y a peu.
    C’est malgré tout convaincant, assez court (4 épisodes) et ça se laisse regarder. Même s’il est à déplorer quelques histoires annexes qui n’apportent strictement rien à l’intrigue principale.
  • Bande-annonce

    The Missing (2014)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Policier et drame.

    Série de Jack Williams et Harry Williams avec Roger Allam, Laura Fraser, David Morrissey

  • Bande-annonce

    The Fall (2013)

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Thriller et drame.

    Série de Allan Cubitt avec Gillian Anderson, Jamie Dornan, Archie Panjabi

  • Accused (2010)

    1 h. Première diffusion : . 2 saisons. Drame.

    Série de Jimmy McGovern avec Peter Capaldi, Mackenzie Crook, Benjamin Smith

    Accused s’intéresse, comme son nom l’indique (mon dieu, qu’ils sont brillants, ces anglais) aux accusés. Alors que les autres séries s’intéressent aux enquêtes, arrestations ou déroulements de procès, chaque épisode ici raconte l’histoire d’un individu, qui se rend au tribunal pour être jugé et nous est raconté, en flash-back, son parcours. Ces histoires, légères, dramatiques, ou tragiques, s’attachent à l’évènement qui déclenchera le processus amenant ces personnes devant les jurés.
    Accused est une série d’anthologie. Et comme toute série d’anthologie, elle pâtit d’écart de qualité entre les épisodes. Certains sont excellents (gros coup de cœur pour Mackenzie Crook en saison 1 et Sean Bean en saison 2) et d’autres plus classiques, sans être toutefois mauvais.
    Bénéficiant sur la totalité d’un casting de haute volée, Accused démontre une fois de plus que les anglais sont loin d’être à cours d’idée et s’ils excellent dans le genre « policier », ils se font vraiment un devoir de varier les plaisirs. Toujours avec talent.
  • Le Mystère Enfield (2015)

    The Enfield Haunting

    45 min. Première diffusion : . Épouvante-horreur et mini-série.

    Série

    Mini-série britannique de 3 épisodes, Le mystère Enfield revient sur des événements qui se sont déroulés fin des années 70 dans la banlieue de Londres. Adaptation très large du bouquin « The House is haunted » (mis en image également dans le 2e volet cinématographique The Conjuring), de Guy Playfair l’un des deux scientifiques du Centre de recherche psychique qui vont s’intéresser à ce cas, le show se révèle être autant une démonstration de phénomènes paranormaux se produisant dans cette maison, qu’un portrait de cette famille composée d’une mère, quittée par son mari, et de ses trois enfants, situation importante car elle a pu jouer sur l’amplification, voire l’exagération de certains faits dont les enfants furent témoins. La série insiste d’ailleurs sur ce point.

    Elle s’avère également être une réflexion sur la séparation et surtout le deuil, et la manière de surmonter le plus douloureux : la perte d’un enfant, ce à quoi le 2nd chercheur du Centre, Maurice Grosse, doit faire face depuis plus d’un an.

    Si vous êtes amateur d’exorcisme spectaculaire ou de surenchère de présences fantomatiques, vous serez certainement déçus. Pour les autres, Le mystère Enfield, étude sociale teintée de surnaturel, est une série efficace (faut dire que je flippe pour un rien), mais qui ne laisse pas un souvenir impérissable.
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    Dans l'ombre des Tudors (2015)

    Wolf Hall

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Drame et mini-série.

    Série de Peter Straughan avec Mark Rylance, Damian Lewis, Claire Foy

    Mini-série de 6 épisodes qui revient sur l’ascension de Thomas Cromwell, conseiller d’Henri VIII.

    De la disgrâce de celui auquel il a été fidèle et loyal jusqu’au bout, le Cardinal Wosley, méprisé pour n’avoir pu annuler le mariage du roi avec Catherine d’Aragon, jusqu’à l’exécution d’Anne Boleyn, incapable de donner naissance à un héritier au trône, Wolf Hall s’attarde surtout sur ce personnage austère, devenu primordial pour le roi.

    Série lente, prenant le temps d’exposer les enjeux politiques de l’époque, elle est impeccablement servie, entre autre, par Mark Rylance dans le rôle de ce fils de forgeron, laïc et à l’origine de la réforme de l’Eglise, abordée ici, et par un Damian Lewis bluffant dans le rôle d’Henri VIII, exprimant au mieux ses colères, ses doutes et ses inconstances.
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    Frères d'armes (2001)

    Band of Brothers

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série, drame, action, historique et guerre.

    Série de Tom Hanks et Steven Spielberg avec Damian Lewis, Ron Livingston, Donnie Wahlberg

    Production américano-britannique
  • The Take (2009)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Thriller, policier et drame.

    Série de David Drury avec Charlotte Riley, Kierston Wareing, Shaun Evans

    Je vais enfoncer une porte ouverte dans deux secondes alors, prépare-toi : Tom Hardy est époustouflant dans cette mini-série.
    Je t’avais prévenu.

    4 épisodes de 40 mn, adaptation d’un roman, le grand Tom est Freddie, jeune truand qui sort de prison en 84 et qui replonge dans les affaires, aux côtés de son cousin Jimmy.
    Sociopathe de la pire espèce, alcoolique, drogué, Freddie est dangereux pour tout le monde : ses ennemis, ses alliés, jusqu’à sa propre famille.
    Shaun Evans, interprète de Jimmy, offre le contrepoids parfait de Tom Hardy : plus introverti, plus doux d’apparence, mais qui va se révéler tout aussi dangereux.

    Série noire, dressant le portrait d’une famille de malfrats, entre coups-bas, trahisons, imbroglios familiaux et évènements sordides, et dans laquelle chaque épisode est un peu plus sombre que le précédent.
    Une vraie réussite, méconnue.
    Mais il ne tient qu’à toi de faire en sorte qu’elle ne le soit plus.

    Nota : comme d’habitude chez nos amis anglais, la jacquette est immonde, faite sur Photoshop par le petit cousin du real.
    Nota 2 : le générique par contre, s’il fait très 80’s visuellement, il pète musicalement : https://www.youtube.com/watch?v=nOSuObRNBUA
  • Bande-annonce

    Taboo (2017)

    55 min. Première diffusion : . 1 saison. Drame et action.

    Série de Steven Knight, Tom Hardy et Chips Hardy avec Tom Hardy, Oona Chaplin, Jessie Buckley

  • Bande-annonce

    Les Enquêtes de Morse (2012)

    Endeavour

    1 h 30 min. Première diffusion : . 2 saisons. Policier et drame.

    Série de Russell Lewis avec Roger Allam, Anton Lesser, Shaun Evans

  • Bande-annonce

    Jonathan Strange & Mr Norrell (2015)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Fantastique.

    Série de Peter Harness avec Bertie Carvel, Eddie Marsan, Marc Warren

    Cette mini-série de 7 épisodes parle de magie. Mais plus que de la démonstration et des tours à n’en plus finir, cette histoire mise sur l’humain, le relationnel, et notamment l’envie et la jalousie qui étreignent les deux derniers magiciens qu’apparemment l’Angleterre compte, en ce début du XIXe, alors que le pays affronte le petit Napoléon.
    Eradiquée depuis plus de 300 ans, la magie refait surface au travers de Gilbert Norrell (excellent, comme d’hab, Eddie Marsan) qui offre ses services à la Couronne pour affronter et vaincre ces maudits français. Trouvant un élève dans l’oisif Jonathan Strange, sommé par son épouse de se trouver une occupation, Norrell, à la merci d’une force surnaturelle puissante et dangereuse, un homme-fée, à qui il a fait appel pour régler un problème, va devoir affronter ce Mal.
    Cette série, prouvant, une fois de plus, que nos amis anglais ne manquent jamais d’idées et de ressources (adaptant ici un roman) développe l’amitié et l’admiration réciproque de deux hommes, avant que l’ambition de l’un et la soif de vengeance de l’autre ne les séparent.
    Un très bon moment, distrayant et très esthétique (comme bien souvent avec eux) pour amateurs de fantastique, de séries historiques ou tout simplement de séries de qualité.
  • Bande-annonce

    The Hollow Crown (2012)

    2 h. Première diffusion : . 2 saisons. Mini-série et drame.

    Série de Ben Power, Richard Eyre, Rupert Goold avec Lambert Wilson, David Dawson, Andrew Scott

    Richard II, Henri IV et Henri V, un casting de fou (Jeremy Irons, Tom Hiddleston, Patrick Stewart, David Morrissey, sans oublier le grand, le fabuleux, l'immense Ben Whishaw ...), le tout produit par la BBC.
    Un régal, en somme.
  • The League of Gentlemen (1999)

    30 min. Première diffusion : . 3 saisons. Comédie et epouvante-horreur.

    Série avec Reece Shearsmith, Mark Gatiss, Jeremy Dyson ( I )

    En 1999, les brillants Reece Shearsmith et Steve Pemberton, futurs géniteurs de la déjantée Psychoville et de la fantastique Inside n°9, s'associent au non moins brillant auteur et acteur Mark Gatiss et enfantent cette série dont le maître mot est humour noir.

    Macabre, glauque, délirante, débile, absurde, dérangeante, totalement politiquement incorrecte, The League of Gentlemen voit ces trois "imbéciles" interpréter une multitude de personnages et surtout taper sur tout et tout le monde. Tous en prennent pour leur grade : riches, pauvres, noirs, homos, femmes, trans ... (liste non exhaustive).

    Une fois mise de côté la lourdeur des rires enregistrés (ce à quoi on parvient assez facilement vu la qualité du show), c'est l'autoroute du rire et du malaise.
  • The Miniaturist (2017)

    1 h 30 min. Première diffusion : . 1 saison. Thriller et drame.

    Série de John Brownlow avec Ziggy Heath, Lucas Bond, Lara Bond

    Une agréable mini-série made in UK, dans l'Amsterdam du 17e siècle, à une époque où le commerce du sucre s'avère compliqué, tant cette denrée symbolise la luxure (...).
    Une jeune fille (délicieuse Anya Taylor-Joy, une vraie poupée) rejoint son nouvel époux, vendeur de sucre, dans sa maison d'Amsterdam, où il vit notamment avec sa soeur (austère et formidable Romola Garai).
    La fraichement épousée va vite comprendre que des secrets habitent cette demeure, notamment par le biais d'une miniaturiste qui lui dépose des objets-indices pour sa maison de poupée, cadeau de mariage de son époux (...)
    Un très bon moment que ces deux épisodes.
  • Bande-annonce

    Luther (2010)

    1 h. Première diffusion : . 4 saisons. Policier et drame.

    Série de Neil Cross avec Idris Elba, Ruth Wilson, Warren Brown

    On ne va pas se mentir.
    Le principal atout, mastoc, s'appelle Idris Elba.
    Et en bonne groupie, je surnote.
    Les tueurs sont de grands malades, ce qui réjouit sans peine, mais je suis dubitative sur deux points, deux grosses faiblesses :
    - la relation ambigue avec Alice Morgan est survolée alors qu'il y avait matière à une exploration psychologique très intéressante.
    - Erin est une bitch.

    ça se regarde mais je suis loin de l'enthousiasme général.

    Reste Idris
    Mais je l'ai déjà dit peut-être.
  • Bande-annonce

    A Very English Scandal (2018)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série, policier et drame.

    Série de Russell T. Davies avec Hugh Grant, Ben Whishaw, David Bamber

    Mini-série de trois épisodes, A very english scandal est réjouissante.
    Typiquement britannique, avec cet humour spécifique toujours présent, elle évoque l’histoire vraie de Jérémy Thorpe, importante figure politique dans les années 60 qui s’est épris de Norman Scott, jeune homme paumé mais séduisant (Ben Whishaw, s’il te plait), à qui a été promis une carte d’assurance lui permettant de travailler. Après rupture, la situation s’envenime, jusqu’à incitation au meurtre de l’ex-amant gênant.

    Le Royaume-Uni des 60’s est parfaitement rendu, dans son esthétisme, sa mode mais aussi sa mentalité. Il faut sauver les apparences, encore plus dans le monde des politicards, d’où rien ne doit dépasser. Les dialogues sont savoureux, l’histoire en elle-même est intéressante et se suit avec grand plaisir. Les ellipses et les sauts dans le temps permettent de ne pas alourdir le propos et apportent fluidité et dynamisme à l’ensemble.

    Quant au casting : Hugh Grant est époustouflant. Je sais, tu es ébaubi. Tu t’attendais à ce que je saute sur le sujet Ben Wishaw … ne bouge pas, j’arrive (je m’en voudrais de te décevoir).

    Hugh Grant donc. Fini les playboy insipides, héros de comrom répétitives et lassantes. Jérémy Thorpe est LE rôle. Et il est épatant. A la fois détestable et suscitant l’empathie. L’âge lui va bien. Les rides qui vont avec lui apportent de la profondeur. C’est une prestation remarquable qu’il livre, prestation qui malheureusement ne sera pas vue par le plus grand nombre. Dommage.
    Un mot donc sur Ben également, mais c’est bien pour te faire plaisir … C’est Ben. The Queer, alliant suffisance, prétention et émotion. Et Ben qui pleure, je ne peux pas le supporter. C’est là aussi un rôle intéressant et merveilleusement interprété, tu t’en serais douté. Car Norman Scott est, tout comme Thorpe, à la fois méprisable et touchant. Ben y apporte toute la douceur nécessaire. Par un geste, un regard, il est hautain, sûr de lui, ou ravagé par le doute et la douleur.
    Je ne cesserai jamais de clamer mon amour pour Monsieur Ben Whishaw, car tu passes encore à côté d’un joyau et j’en ai de la peine pour toi.

    Au final, bien plus qu’un règlement de compte et une histoire de tribunal, A very english scandal est une histoire d’amour, sincère, qui a mal tourné et dont les deux protagonistes ont voulu sortir « vainqueur », par fierté.
    Mais peut-il y avoir vainqueur dans ces cas-là …

    A very english scandal, un vrai bon moment de « telly »
    Classée 2e meilleure série de l’année 201
  • Bande-annonce

    Years and Years (2019)

    1 h. Première diffusion : . 1 saison. Mini-série et drame.

    Série de Russell T. Davies avec Emma Thompson, Lydia West, Russell Tovey

    Oui, 2019 est l'année de Chernobyl. Incontestablement. Mais elle est, doit être, également celle de Years and Years. Ces putains d'anglais conjuguent la série au futur proche, très proche et nous rappellent qu'ils ont un savoir-faire hors du commun. Glaçant, bouleversant, ce show nous happe, nous révolte, nous remue, nous retourne le coeur, mais surtout nous rappelle ce que doit être le monde d'aujourd'hui, partout : un monde du peuple, par le peuple et pour le peuple. Foncez.
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