Intégrule Wiseman

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42 films

par Pruneau

Où l'on apprend que les Etats-Unis sont peuplés de gens bavards, religieux, patriotes et très premier degré. Ça ne vaut pas la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, j'en conviens. Mais ce sont des documentaires, donc à moins d'être un amateur des théories du complot, il faut reconnaître que la vérité n'est pas toujours cachée.
Tout pays devrait avoir son Wiseman (imaginez un Wiseman italien, le bonheur !)

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    Titicut Follies (1967)

    1 h 24 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Séances de cinéma (1 salle)
    Vu à 20 ans, donc il ne m'en reste qu'un souvenir évanescent. Mais une claque à l'époque : wouah un documentaire, ça peut être ça ?
  • High School (1968)

    1 h 15 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Un lycée de Philadelphie en 1968 ne ressemblait pas à un lycée français de l'époque, ni même de maintenant a priori. La hiérarchie est moins prégnante, les cours sont ludiques (jusqu'à une expérience de plusieurs jours dans une capsule spatiale), la place de la parole est déterminante, à l'instar de la société américaine comme nous le montrera Wiseman dans tous ses documentaires suivants. High School est aussi un très beau témoignage sur les années 60 et leur face hippie. Simon et Garfunkel sont étudiés en cours de littérature. "Parsley, sage, rosemary and thyme."
  • Law and Order (1969)

    1 h 21 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman avec Richard Nixon

    Changement de décor, direction le Sud et Kansas City. Et comme prévu les policiers à Dixie Land ont le sang chaud. Et comme prévu ils sont blancs et leurs "interlocuteurs" sont noirs. Une chronique d'un racisme ordinaire et institutionnalisé. Mais plus surprenant, l'aspect social n'est jamais très loin. Scènes d'anthologie et tout l'art de Wiseman pour les filmer.
  • Hospital (1970)

    1 h 24 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Impressive, most impressive. Des scènes dingues de réalisme et la misère filmée droit dans les yeux.
    Je n'ai pas pu regarder tout le film soyons honnête, trop de sang, trop de gros plans durailles.
    Et au milieu de toute cette horreur, une scène d'une drôlerie ultime, un étudiant en plein bad trip. J'imagine que l'étudiant en question a souvent dû regarder ce film par la suite, histoire de se marrer.
  • Basic Training (1971)

    1 h 29 min.

    Documentaire de Susan Meiselas et Frederick Wiseman

    Tout d'abord merci Jacques Chirac. D'avoir mis fin au service militaire. Le quotidien des troufions est horrible, on n'avait pas vraiment besoin de Wiseman pour le savoir, mais les piqûres de rappel ne sont jamais superflues. Pourquoi est-ce que je m'identifie vachement au type qui n'arrive pas (ou ne veut pas arriver) à marcher au pas ? Et on est en pleine guerre du Vietnam hein, la guerre n'est pas une fantasmagorie.
  • Essene (1972)

    1 h 23 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

    C'est très lent, le niveau de l'action est proche de zéro, c'est limite soporifique par moments, mais la surprise apparaît pourtant à chaque scène. Un monastère bénédictin du Michigan peut ressembler à une communauté hippie. Ça papote énormément, comme d'hab chez Wiseman, mais là on est quand même chez les moines. Il est beaucoup question de vivre ensemble. Et ce n'est pas si facile même quand on fait partie d'une communauté de pensée.
  • Juvenile Court (1973)

    2 h 24 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Juge pour enfant, c'est chaud comme métier. Dernière scène extraordinaire (le post-ado en photo), où comment des adultes aux motivations pas forcément proches se mettent d'accord sur l'avenir d'un gosse, mais contre son gré. On se dit qu'ils ont sûrement raison. Et on se dit aussi qu'on a perdu une part de notre insouciance d'enfant. Il n'en restait déjà plus beaucoup.
  • Primate (1974)

    1 h 45 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Pas encore vu. Il est censé y avoir des expérience pas cool sur les singes. Bref, j'ai peur là aussi.
  • Welfare (1975)

    2 h 47 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Je ne m'en suis toujours pas remis. Près de trois heures enfermés dans un bureau d'aide social de New York, avec tout ce que l'Amérique post-choc pétrolier connaît de paumés. Des vies fracassées qui se fracassent sur le mur de l'administration. Monsieur Dickens je vous présente monsieur Kafka, vous allez bien vous entendre je pense. Et le racisme toujours. Est-ce qu'un jour les Etats-Unis seront lavés de leur péché originel ?
  • Meat (1976)

    1 h 52 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Je le verrai quand j'aurai décidé de devenir végétarien, ou que le monde aura décidé que je dois devenir végétarien.
  • Canal Zone (1977)

    2 h 54 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Les Etats-Unis ont aussi connu le bon vieux temps des colonies. Sur les rives du canal de Panama vivent en vase clos des expats américains. Bons salaires et avantages sociaux, pelouses bien taillées, tennis, hymne national, bannières étoilées, messes (ah oui j'ai failli oublier, les Américains de Wiseman passent leur vie pathétique à l'église), le bon vieux temps des colonies, que je vous dis. Enfin, un bon vieux temps crépusculaire parce que la rétrocession est dans toutes les têtes.
  • Sinai field mission (1978)

    2 h 07 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Assez lent, il ne se passe pas grand-chose, mais c'est normal ceci dit, nous sommes au beau milieu du désert, dans une zone neutre en temps de paix. C'est le Rivage des Syrtes ou le Désert des Tartares. Comme dans Canal Zone, les Américains déracinés trompent l'ennui et l'isolement en recréant une Amérique miniature dans le sable, à base de barbecues et de terrains de basket.
    Toute une histoire du Proche-Orient que je ne connaissais pas, quand des Américains (des militaires mais surtout des civils) servaient de trait d'union entre les ennemis d'hier, les Egyptiens et les Israéliens.
  • Manoeuvre (1979)

    1 h 55 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Les Américains sont décidément de grands enfants. Ici, la guerre est un jeu. Ici, c'est l'Allemagne et ses manoeuvres de l'Otan pour impressionner le bloc soviétique. Des GI défonçant tout sur leur passage dans un pays dont ils ne connaissent même pas la langue. Le rapport avec les autochtones est sidérant. Et le choc des images violent : de vieux Allemands qui baissent la tête en arrière-plan devant cette démonstration de force. Ces mêmes vieux Allemands qui avaient déjà vu débarquer ces mêmes uniformes il y a trente-cinq ans. Des images insolites aussi : des colonnes de tanks se succédant sur les autoroutes allemandes ou encore la jeunesse du cru en blouson de cuir et en mob se foutant bien de tout ce boxon.
  • Model (1980)

    2 h 05 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Comme un mix du New York des années 60-70 du Velvet et celui du début des années 90 de Trump. C'est en noir et blanc, c'est encore arty, mais l'argent roi et vulgaire commence à poindre.
  • Bande-annonce

    The Store (1983)

    1 h 53 min. Sortie : 1983.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Plongée dans le grand magasin Neiman-Marcus de Dallas. Pas plus passionnant que ça. Tout est bien à sa place, mais ce n'est ni Harrod's à Londres, ni les Galeries Lafayette à Paris, ni Macy's à New York. C'est Neiman-Marcus à Dallas.
  • Racetrack (1985)

    Film de Frederick Wiseman

    Pas forcément génial d'un point de vue documentaire, disons que le monde des courses n'est guère surprenant. Mais d'une réelle beauté esthétique, sublime noir et blanc.
    La scène d'endormissement, d'opération et de réveil d'un cheval est sidérante.
  • Bande-annonce

    Blind (1987)

    2 h 12 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Premier volet de la tétralogie sur le handicap. Je ne suis pas encore prêt.
  • Deaf (1986)

    2 h 44 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Deuxième volet de la tétralogie sur le handicap. Idem.
  • Bande-annonce

    Adjustment and Work (1986)

    2 h.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Troisième volet de la tétralogie sur le handicap. Idem.
  • Multi Handicapped (1986)

    2 h 06 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Dernier volet de la tétralogie sur le handicap. Idem.
  • Missile (1988)

    1 h 55 min. Sortie : janvier 1988.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Au coeur de la dissuasion nucléaire des Etats-Unis. On se demande un peu comment Wiseman a été autorisé à filmer dans ce centre de lancement de missiles nucléaires californien. Gorby n'a pas encore fait imploser l'URSS, donc le bloc d'en face est dans toutes les têtes, c'est même la raison d'être de ces gens qui devront peut-être un jour pulvériser des milliers de vie. Ce qui n'a pas l'air de les émouvoir plus que ça. Nos possibles futurs Folamour viennent pourtant d'horizon très différents. La scène d'intro est surréaliste, avec le colonel qui explique aux recrues les questions morales liées à la dissuasion militaire, faisant notamment référence à la Shoah (à noter au passage l'inculture sidérante de nos possibles futurs Folamour). J'en ai conclu de mon côté que ce n'était pas bien de balancer une arme nucléaire sur la gueule des gens, mais ce n'était pas le but de la démonstration si j'en crois les réactions des protagonistes.
  • Central Park (1990)

    2 h 56 min. Sortie : avril 1990.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Divin endroit que Central Park. Le coeur de la ville, un lieu sacré pour tout New Yorkais, si sacré que son avenir intéresse tout le monde. Quand les New-Yorkais comprennent le sens du patrimoine. C'est beau et passionnant.
  • Near Death (1989)

    Au bort de la mort

    5 h 58 min. Sortie : 1989.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Près de six heures dans un service de réanimation. Comment dire, je vais regarder le docu sur la station de ski plutôt avant.
  • Aspen (1991)

    2 h 26 min. Sortie : 1991.

    Documentaire de Frederick Wiseman avec John Denver

    Hop, ça tombe bien, le voilà le docu sur la station de ski. A Aspen, on fait vaguement du ski entre des ateliers de peinture (le prof décoiffe) et de littérature. Le meilleur exemple de la passion des Américains pour la parole. Messe, réunion pour les immigrés mexicains, blablablabla, ça n'arrête pas. Putain que c'est moche le début des années 90. Je ne sais pas ce qui est le pire, les lunettes, les fringues ou les coiffures ?
  • Zoo (1993)

    2 h 10 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Tiens, je n'ai mis que 7, je suis dur. Un zoo moderne pour l'époque, avec beaucoup d'espace pour les animaux. Des scènes extraordinaires, comme celle avec ce bébé rhinocéros mort-né (et ses suites) ou la chasse aux chiens errants qui ont bouffé des bambis pendant la nuit. Même si le personnel est aimant et très intentionné, voir des animaux en captivité reste glauque.
  • High School II (1994)

    3 h 34 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Un demi-siècle après le premier High School, Wiseman revient au lycée. Et ce n'est pas peu dire que ça a changé, même si le décor n'est pas le même. Chez les Noirs d'East Harlem de 1994, c'est beaucoup plus sonore que chez les Blancs de Philadelphie de 1968. La parole, toujours la parole. Les profs travaillent avec un petit nombre d'élèves, les prennent un par un, chacun progressant à son rythme. Les grands font office de Casques bleus auprès des petits. Tout n'est pas rose, mais vu le quartier craignos, le personnel pédagogique fait vraiment du bon boulot. C'est plus facile dès qu'on s'adresse à l'intelligence des élèves.
    Le ministre de l'Education nationale devrait regarder ce docu.
  • Ballet (1995)

    2 h 50 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Tiens, personne ne parle ou si peu. C'est à se demander si les danseurs et les danseuses de l'American Ballet Theater de New York se détestent ou n'ont rien à dire. Aimant beaucoup la danse contemporaine, voir des répétitions me suffit, mais ce docu n'est pas plus intéressant que ça.
    Chouettes scènes (de plage et de taverne) à Athènes pendant la tournée mondiale. Les seules avec un tantinet de vie.
  • La Comedie-Francaise ou l'Amour joue (1996)

    3 h 34 min.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Ces 3 h 30 dans l'univers quelque peu poussiéreux du Français me faisaient un peu peur, eh bien j'avais tort. Les scènes de répétition (ou comment passer des heures sur un simple "tout de même") et les analyses des oeuvres autour d'une table (ou comment relire Molière à l'aune de la religion) sont extraordinaires. La vie économique et sociale de la Comédie-Française est passionnante, des avantages que les mécaniciens ont par rapport aux électriciens à l'élection des sociétaires. Ou encore cette maison de retraite en banlieue pour les anciens pensionnaires, d'une pension l'autre en quelque sorte.
    Et puis ces visages connus de comédiens : Torreton, les deux Catherine Samie et Hiegel ou Jeanne Balibar (aperçue furtivement dans sa prime jeunesse). Et ces noms de metteurs en scène presque oubliés : Jean-Pierre Miquel, Roger Planchon ou Jacques Lassalle.
  • Public Housing (1997)

    3 h 15 min. Sortie : 1997.

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Public Housing ? Disons plutôt Ghetto Housing. Le taux d'Afro-Américains dans ces HLM du sud de Chicago est de 100%. Pas 99%, 100%. Plus que les HLM, c'est un docu sur les classes populaires noires. Résultat : obésité à tous les étages et drogue à tous les coins de rue. Scène démente où un spectacle de marionnettes apprend à des enfants de maternelle que la drogue c'est mal. Répétez tous après moi "down with dope, up with hope !"
  • Belfast, Maine (1999)

    4 h 05 min. Sortie : .

    Documentaire de Frederick Wiseman

    Peut-être le film le plus ambitieux de Wiseman : une radiographie d'une petite ville portuaire américaine. Comme un condensé de son oeuvre, puisqu'on retrouve le lycée, l'hôpital, les services sociaux, les Eglises ou encore le tribunal. Nous sommes au coeur de l'Amérique moyenne, la vraie. Très chasse, très pêche
    L'immensité du sujet perturbe quand même les familiers des docus de Wiseman, plus habitués aux plongées immersives dans des milieux très spécifiques.
    On peut aussi y voir le pendant de Public Housing : il y a 99% de Blancs à Belfast, Maine.
    A noter les scènes sidérantes dans l'industrie du poisson (conserve de sardines ou saumons fumés). Miam !
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