J'ai corné la page, souligné/recopié le passage, ces mots que je n'oublie pas ...

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47 livres

par eloch

Les passages de livres, romans, contes, essais que j'ai trouvé particulièrement évocateurs. Ces mots que j'ai voulu garder en mémoire, mettre en avant.

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  • Ulysse (1922)

    Ulysses

    Sortie : 1922. Roman.

    Livre de James Joyce

    Le monologue de Molly Bloom (: "quand j’étais jeune une Fleur de la montagne oui quand j’ai mis la rose dans mes cheveux comme le faisaient les Andalouses ou devrais-je en mettre une rouge oui et comment il m’a embrassée sous le mur des Maures et j’ai pensé bon autant lui qu’un autre et puis j’ai demandé avec mes yeux qu’il me demande encore oui et puis il m’a demandé si je voulais oui de dire oui ma fleur de la montagne et d’abord je l’ai entouré de mes bras oui et je l’ai attiré tout contre moi comme ça il pouvait sentir tout mes seins mon odeur oui et son coeur battait comme un fou et oui j’ai dit oui je veux Oui"
  • Expiation (2001)

    Atonement

    Sortie : 2001. Roman.

    Livre de Ian McEwan

    "Parvenue à l'une des fenêtres ouvertes de la nursery, elle aurait du apercevoir le spectacle qui s'offrait à elle quelques secondes avant de l'enregistrer. C'était un décor qui aurait facilement convenu, dans le lointain du moins, à un chateau médiéval. [...] la fontaine au Triton, et puis debout, à côté du mur de soutènement, sa soeur, et, campé face à elle, Robbie Turner. Il y avait quelque chose de guindé dans sa posture, pieds écartés, tête rejetée en arrière. Une demande en mariage. Briony n'en aurait pas été surprise.Elle même avait écrit un conte dans lequel un humble bûcheron sauvait une princesse de la noyade et finissait par l'épouser [...] C'était parfaitement logique. De tels dépassements des limites constituaient l'étoffe d'un romanesque quotidien"
  • Lorenzaccio (1834)

    Sortie : 1834. Théâtre.

    Livre de Alfred de Musset

    "LORRENZO: C'est-à-dire qu'un peuple malheureux fait les grands artistes. Je me ferais volontiers l'alchimiste de ton alambic; les larmes des peuples y retombent en perles. Par la mort du diable ! tu me plais. Les familles peuvent se désoler, les nations mourir de misère, cela échauffe la cervelle de monsieur. Admirable poète ! comment arranges-tu tout cela avec ta piété ?
    TEBALDEAO: Je ne ris point du malheur des familles; je dis que la poésie est la plus douce des souffrances, et qu'elle aime ses soeurs. Je plains les peuples malheureux, mais je crois en effet qu'ils font les grands artistes. Les champs de bataille font pousser les moissons, les terres corrompues engendrent le blé céleste"
  • Les Faux-Monnayeurs (1925)

    Sortie : 1925. Roman.

    Livre de André Gide

    "Bernard avait écouté tout cela avec une attention soutenue; il avait plein de scepticisme et peu s'en fallait qu'Edouard ne lui parut un songe-creux; dans les derniers instants pourtant, l'éloquence de celui-ci l'avait ému; sous le souffle de cette éloquence, il avait senti s'incliner sa pensée; mais se disait Bernard, comme un roseau après que le vent a passé, celle-ci bientôt se redresse. Il se remémorait ce qu'on leur enseignait en classe: les passions mènent l'homme, non les idées"
  • Voyage au bout de la nuit (1932)

    Sortie : 1932. Roman.

    Livre de Louis-Ferdinand Céline

    " En somme, il était salement mauvais, le moral. Si je lui avais dit ce que je pensais de la guerre, à Lola, elle m'aurait pris pour un monstre tout simplement, et chassé des dernières douceurs de son intimité ... Or, on se mit à en parler beaucoup de cette fameuse Légion d'Honneur dans les journaux américains. Je crois même à deux ou trois reprises où je fus cocu, nos relations eussent été très menacées, si cette frivole ne m'avait découvert soudain une utilité supérieure, celle qui consistait à goûter chaque matin les beignets à sa place"
  • Les Contemplations (1856)

    Sortie : 1856. Poésie.

    Livre de Victor Hugo

    "Et je reste parfois couché sans me lever
    Sur l'herbe rare de la dune,
    Jusqu'à l'heure où l'on voit apparaitre et rêver
    Les yeux sinistres de la lune." (in Paroles sur la dune)
  • Mes premiers poètes (2007)

    Sortie : juin 2007.

    Livre de Michel Piquemal

    Le déserteur de Boris Vian / Le milliardaire de Jean Tardieu / Bon dieu de bon dieu de Raymond Queneau / Les enfants qui s'aiment et Pour peindre le portrait d'un oiseau de Jacques Prévert / Par un point situé sur un plan de Robert Desnos / Credo de Lucien Jacques / Au petit bonheur de Norge
  • La Ballade de Lila K (2010)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Blandine Le Callet

    " Je m'étais fait avoir avec les sentiments, on ne devrait jamais. A présent, j'en payais le prix, et je mesurais que c'était inexorable. Denrée de luxe, trop risquée pour les coeurs malmenés.
    Alors j'ai décidé que je ferais attention désormais. A garder mes distances. A ne pas m'attacher, surtout pas. Me préserver, tout fermer à double tour-réserve, confort, sécurité. C'était nécessaire, c'était vital"
  • La Nuit juste avant les forêts (1976)

    Sortie : 1976. Théâtre.

    Livre de Bernard-Marie Koltès

    "alors dans la journée, j'ai écrit sur les murs: mama je t'aime mama je t'aime, sur tous les murs, pour qu'elle ne puisse pas ne pas l'avoir lu, je serai sur le pont , mama, toute la nuit, le pont de l'autre nuit, tout le jour, j'ai couru comme un fou: reviens mama reviens, j'ai écrit comme un fou: mama, mama, mama, et la nuit j'ai attendu en plein milieu du pont et dès qu'il a fait jour j'ai recommencé les murs... et je ne l'ai plus jamais retrouvée penchée au milieu de l'eau "
  • Roberto Zucco (1988)

    Sortie : 1988. Théâtre.

    Livre de Bernard-Marie Koltès

    "ZUCCO: - Le problème, avec la bière, c'est qu'on ne l'achète pas; on ne fait que la louer. Il faut que j'aille pisser "

    "LA GAMINE: Toi, mon vieux, tu m'as pris mon pucelage, tu vas le garder. Maintenant il n'y aura personne d'autre qui pourra me le prendre. Tu l'as jusqu'à la fin de tes jours, tu l'auras même quand tu m'auras oublié ou que tu seras mort. Tu es marqué par moi comme par une cicatrice après une bagarre. Moi, je ne risque pas d'oublier, puisque je n'en ai pas d'autre à donner à personne; c'est fini, c'est fait, jusqu'à la fin de ma vie. C'est donné et c'est toi qui l'a."

    " ZUCCO: - Par le haut. Il ne faut pas chercher à traverser les murs, parce que, au-delà des murs, il y a d'autres murs, il y a toujours la prison. Il faut s'échapper par les toits, vers le soleil. On ne mettra jamais un mur entre le soleil et la terre"
  • Jusque dans nos bras (2010)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Alice Zeniter

    "Il était avec toi pendant cette année là, ta première ou ta deuxième année à Paris, au moment des études littéraires, du petit appartement au rez de chaussée d'où tu vois TON arbre, des trois cartons où tu ranges tes livres, de l'unique tasse à café-au moment de la cohorte d'amis fumeurs de blondes qui crachent sur Sartre et qui boycottent Heidegger, qui citent Baudelaire avec cet air ennuyé de ceux qui vivent le spleen de Paris tous les jours et qui n'ont plus rien à en apprendre ..."
  • L'Empire des anges (2000)

    Sortie : 2000. Science-fiction et roman.

    Livre de Bernard Werber

    "Pour connaitre la valeur d'une année, interroge l'étudiant qui a raté son examen.
    Pour connaitre la valeur d'un mois, interroge la mère qui a mis au monde un enfant prématurément
    Pour connaitre la valeur d'une semaine, interroge l'éditeur d'une revue hebdomadaire
    Pour connaitre la valeur d'une minute, interroge l'homme pressé qui vient de rater son bus
    Pour connaitre la valeur d'une seconde, interroge celui qui a perdu un être cher dans un accident de voiture
    Pour connaitre la valeur d'un millième de seconde, interroge le médaillé d'argent d'une finale olympique"
  • No et moi (2007)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Delphine de Vigan

    "noël est un mensonge qui réunit les familles autour d'un arbre mort recouvert de lumières, un mensonge tissé de conversations insipides, enfoui dans des kilos de crème au beurre, un mensonge auquel personne ne croit"
  • Balzac et la petite tailleuse chinoise (2000)

    Sortie : 2000. Roman.

    Livre de Dai Sijie

    "Elle m'a dit que Balzac lui a fait comprendre une chose: la beauté d'une femme est un trésor qui n'a pas de prix"
  • Baisers de cinéma (2007)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Eric Fottorino

    "Je ne sais rien de mes origines. Je suis né à Paris de mère inconnue et mon père photographiait les héroïnes. Peu avant sa mort, il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma"
  • L'Amant (1984)

    Sortie : 1984. Roman.

    Livre de Marguerite Duras

    "Le souvenir des hommes ne se produit jamais dans cet éclairement illuminant qui accompagne celui des femmes".
  • Hiroshima mon amour (1960)

    Sortie : 1960.

    Livre de Marguerite Duras

    "Tu me tues.
    Tu me fais du bien.
    J'ai le temps.
    Je t'en prie.
    Dévore-moi."
  • La Musica Deuxième

    Théâtre.

    Livre de Marguerite Duras

    "C'est ça qui fait qu'ils deviennent fous. La tension est inévitable. Ils ne sont jamais dans le quotidien de la passion. Ce n'est pas vivable, jamais, un amour pareil... il n'y a que la mort qui puisse l'assouvir... la mort s'opère dans la passion. Je ne comprend pas comment ça n'arrive pas plus souvent. Ils ne peuvent pas faire l'un sans l'autre...ils peuvent crever l'un sans l'autre... mais ils ne seront jamais l'un sans l'autre tout à fait. Ils arrivent à s'aimer dans cette impossibilité d'aimer"
  • Un barrage contre le Pacifique (1950)

    Sortie : 1950. Roman.

    Livre de Marguerite Duras

    "Le piano commença à jouer. La lumière s'éteignit. Suzanne se sentit désormais invisible, invincible et se mit à pleurer de bonheur. C'était l'oasis, la salle noire de l'après-midi, la nuit des solitaires, la nuit artificielle et démocratique, la grande nuit égalitaire du cinéma, plus vraie que la vraie nuit, plus ravissante, plus consolante que toutes les vraies nuits, la nuit choisie, ouverte à tous, offerte à tous, plus généreuse, plus dispensatrice de bienfaits que toutes les institutions de charité et que toutes les églises, la nuit où se consolent toutes les hontes, où vont se perdre tous les désespoirs, et où se lave toute la jeunesse de l'affreuse crasse d'adolescence."
  • Agatha (1981)

    Sortie : 1981. Théâtre.

    Livre de Marguerite Duras

    "Il s’allonge sur le divan dans une pose équivoque et décente mais qui pourrait évoquer la présence de son corps à elle près du sien. Alors elle se détourne de lui. Ils sont d'ailleurs presque toujours détournés l'un de l'autre quand ils se parlent, comme s'ils étaient dans l'impossibilité de se regarder sans courir le risque irrémédiable de devenir des amants. Ils sont restés l'un l'autre dans l'enfance même de leur amour."
  • Nana (1880)

    Sortie : 1880. Roman.

    Livre de Emile Zola

    "C’est drôle, les hommes riches s’imaginent qu’ils peuvent tout avoir pour leur argent... Eh bien, et si je ne veux pas ?... Je me fiche de tes cadeaux. Tu me donnerais Paris, ce serait toujours non... Vois-tu, ce n’est guère propre, ici. Eh bien, je trouverais ça très gentil, si ça me plaisait d’y vivre avec toi ; tandis qu’on crève dans tes palais, si le cœur n’y est pas... Ah ! l’argent ! mon pauvre chien, je l’ai quelque part ! Vois-tu, je danse dessus, l’argent ! je crache dessus !"
  • L'Élégance du hérisson (2006)

    Sortie : août 2006. Roman.

    Livre de Muriel Barbery

    "Les gens croient poursuivre les étoiles, et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal. Je me demande s'il ne serait pas plus simple d'enseigner dès le départ aux enfants que la vie est absurde"
  • Du temps qu'on existait (2011)

    Sortie : .

    Livre de Marien Defalvard

    " J'avais passé tout ce temps dans le noir d'une salle de cinéma, devant un film rieur qui commençait et finissait bien. La projection terminée, j'étais sorti, sourire aux lèvres, de la vie comme de cette salle de cinéma; et par les couloirs j'étais arrivé dehors. Je me retrouvais sur un grand boulevard surpeuplé où passaient en trombe des voitures; il faisait gris et très froid. Les gens se bousculaient, parlaient fort: je croyais comprendre qu'ils n'avaient pas aimé le film. Moi, je n'osais pas avancer. J'étais prostré devant la porte, au pied des affiches extravagantes. ici,rien n'avait plus de rapport avec ce que j'avais vu à l'écran. Le cinéma fermerait dans deux mois, faute de clients, et je resterais à errer dans la ville, sans fin et sans autre souvenir que celui de la salle noire et des images colorées"
  • La Mouette (1896)

    Чайка, Tchaïka

    Sortie : 1896. Théâtre.

    Livre de Anton Tchékhov

    " NINA : - Hommes, lions, aigles et perdrix, cerfs aux longs bois, oies, araignées, poissons silencieux habitant dans l'eau, étoiles de mer et ceux que l'oeil ne peut voir - en un mot toutes les vies, toutes les vies, toutes les vies, ayant accompli leur triste cycle se sont éteintes ... Depuis des milliers de siècles la terre ne porte plus aucun être vivant et cette pauvre lune en vain allume son fanal [...] Le froid, le froid, le froid. Le vide, le vide, le vide. La peur, la peur, la peur [...] En moi les consciences des hommes se sont unies aux instincts des bêtes et je me souviens de tout, tout, tout, et en moi-même à neuf je revis chaque vie."
  • Les Liaisons dangereuses (1782)

    Sortie : 1782. Roman.

    Livre de Choderlos de Laclos

    " J'étais bien jeune encore, et presque sans intérêt: mais je n'avais à moi que ma pensée, et je m'indignais qu'on put me la ravir ou me la surprendre contre ma volonté. Munie de ces premières armes, j'en essayai l'usage: non contente de ne plus me laisser pénétrer, je m'amusais à me montrer sous des formes différentes; sûre de mes gestes, j'observais mes discours; je réglais les uns et les autres, suivant les circonstances, ou même seulement suivant mes fantaisies: dès ce moment, ma façon de pensée fut pour moi seule, et je ne montrai plus que celle qu'il m'était utile de laisser voir "
  • Le Ravissement de Lol V. Stein (1964)

    Sortie : 1964. Roman.

    Livre de Marguerite Duras

    " J'aime à croire, comme je l'aime, que si Lol est silencieuse dans la vie c'est qu'elle a cru, l'espace d'un éclair, que ce mot pouvait exister. Faute de son existence, elle se tait. ç'aurait été un mot-absence, un mot-trou, creusé en son centre d'un trou, de ce trou où tous les autres mots auraient été enterrés. On n'aurait pas pu le dire mais on aurait pu le faire résonner. Immense, sans fin, un gong vide, il aurait retenu ceux qui voulaient partir, ils les aurait convaincus de l'impossible, il les aurait assourdis à tout autre vocable que lui-même, en une fois il les aurait nommés, eux, l'avenir et l'instant "
  • L'été 80 (1981)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Marguerite Duras

    "elle bouge. Et voici, voici qu'elle danse et commence à oublier la mort. Jusqu'au jour elle dansait, dit la jeune fille, et lorsque le jour venait et s'engouffrait dans ses yeux morts, les animaux de l'île la ramenaient dans son lit, la grotte sombre de la citerne Atlantique. La jeune monitrice se tait. Les enfants s'éloignent. Elle pleure. L'enfant se couche le long d'elle et se tait."
  • L'Eden Cinéma (1992)

    Sortie : janvier 1992.

    Livre de Marguerite Duras

    "SUZANNE: - Pleine d'amour. Mère de tous. Mère de tout. Criante, Hurlante. Dure. Terrible. Invivable "
  • L'Amour de Phèdre (1996)

    Phaedra's love

    Sortie : 1996. Théâtre.

    Livre de Sarah Kane

    " Tu es difficile. Caractériel, cynique, amer, gras, décadent, gâté. Tu restes au lit toute la journée et planté devant la télé toute la nuit, te traînes dans cette maisons avec fracas les yeux bouffis de sommeil et sans une pensée pour personne. Tu souffres. Je t'adore"

    "HIPPOLYTE: Si seulement il y avait pu y avoir plus de moments pareil"
  • Tendre et cruel (2004)

    Cruel And Tender

    Sortie : 2004. Théâtre.

    Livre de Martin Crimp

    " Je suis le criminel pas le sacrifice "
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