Korean Film Archive

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26 films

par Al_

Le cinéma coréen de 1949 à 1996 en streaming gratuit et légal.

Le gouvernement coréen a mis à disposition des classiques de la cinématographie du pays du matin calme dans un acte de diplomatie culturelle et s'est associé avec Google pour le sous-titrage et YouTube pour la diffusion.

Quelques-uns des titres disponibles dans cette liste et le lien pour les voir :
http://www.youtube.com/user/KoreanFilm

Après la Guerre de Corée, le pays est dévasté humainement, économiquement et culturellement. Du point de vue du cinéma la quasi-totalité du patrimoine cinématographique est détruit. Le film Le pays du coeur de Yun Yong-gyu, réalisé en 1949, fait figure d’incunable en tant que rare témoin d’une mémoire cinématographique à jamais effacée.
Après l’armistice, signé le 27 juillet 1953, le pays est coupé en deux, au 38ème parallèle. C’est dans un climat d’après-guerre civile qu’est réalisé, en Corée du Sud, en 1955, La vallée de P’ia de Yi Kang-chon, devenu un classique de l’anticommunisme de cette période traumatisée.
C’est au cours de cette même année 1955 que le cinéma passe de la tutelle du Ministère de la Défense à celle de l’Education. 1956 voit s’ouvrir les Studio d’Anyang à Séoul, les plus grands de toute l’Asie. La fin des années cinquante voie les films coréens retenir l’attention des festivals internationaux, notamment celui de Berlin. Le nom de grands metteurs en scène apparaissent : Shin Sang-ok, Kim Su-yong, etc… Les années soixante sont celles de l’âge d’or du cinéma coréen. Kim Su-yong est l’un des réalisateurs majeurs de cette époque. Il tourne, en 1967, Le Brouillard qui a pour acteur principal l’immense Shin Song-il et pour premier rôle féminin Yun Jung-hee, alors au début de sa carrière et que l’on a pu admirer dans Poetry de Lee Chang-dong. Cette grande dame du cinéma coréen aux trois cent trente films s’est vu offrir l’un de ses plus beaux rôles par Kim Sungok, réalisateur singulier qui mit en scène une oeuvre cinématographique unique en 1968, Les Pommes de terre. C’est au début des années soixante que le cinéma passe sous la tutelle du Ministère de l’Information (1961) et qu’une législation sur le cinéma visant à la protection et la promotion d’un cinéma national est instituée. Un système de quotas est mis en place qui génère le système des quota quickies, production de films tournés à la va-vite et de médiocre qualité. Les années soixante, c’est aussi celle du coup d’état de Park Jung-hee qui restera au pouvoir jusqu'en 1979. Durant ces années d’autoritarisme, la législation sur le cinéma se durcit, la censure est renforcée. La tension permanente entre les deux Corée a des répercussions surprenantes sur le cinéma comme le double enlèvement, par les services secrets nord-coréens, à Hong Kong, à plusieurs jours d’intervalles, de l’actrice Choe Un-hee et du réalisateur Shin Sang-ok qui sont mari et femme.
La saison des pluies de Yu Hyun-mok, film réalisé en 1979, revient sur les fractures familiales qu’engendra la Guerre de Corée aux plaies béantes et incicatrisables.
Les années quatre-vingts débutent par le massacre de Kwangju, ville où l’armée tire sur la foule de manifestants faisant plusieurs centaines de morts. Le Général Jun Tuhwan assume les fonctions présidentielles et dote la Corée du Sud d’une nouvelle constitution. Il fait beaucoup pour le rapprochement des deux Corée. La censure s’assouplit dans le cinéma.
Im Kwon-taek réalise dans les célèbres studios de Chungmuro de Séoul, Les Corrompus qui seront présentés au festival de Berlin.
Lee Doo-yong, à l’oeuvre prolifique, est le premier réalisateur coréen à être en sélection officielle à Cannes avec Le Rouet, l’histoire cruelle des femmes, dans la section Un certain regard en 2004. En 1985 il tourne Le Murier avec la belle actrice Lee Mi-suk ; il nous conte une histoire se déroulant durant l’occupation japonaise sur le mode de la comédie dénonçant l’hypocrisie sociale.
Le cinéma coréen émerveille le monde avec ses films en costume. Ainsi l’actrice Kang Soo-yeon, qui incarne La Mère porteuse d’Im Kwon-taek, remporte au Festival de Venise en 1987 le prix d’interprétation féminine.
Ce film, devenu culte, obtient un nombre impressionnant de prix dans les festivals internationaux.
Bae Chang-ho est l’un des réalisateurs majeurs des années quatre-vingts, lui aussi excelle dans le genre "film en costume", Hwang Chini (1986), du nom de cette héroïne du seizième siècle issue d’une grande famille, en est un exemple particulièrement réussi.

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