LUMIÈRE 2015 : AKIRA KUROSAWA (années Toho)

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7 films

par Le Blog Du Cinéma

Le Festival Lumière 2015 centré sur le réalisateur Martin Scorsese propose en parallèle une sélection dédiée au grand Akira Kurosawa. L’occasion de redécouvrir quelques uns de ses chefs d’œuvre, mais également 4 inédits, réalisés entre 1944 et 1947 !

Nous dessinerons également au fur et à mesure de nos visionnages, un portrait de l’auteur à travers ces œuvres précises.

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    Le Plus Dignement (1944)

    Ichiban utsukushiku

    1 h 25 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Takashi Shimura, Sôji Kiyokawa, Ichirô Sugai

    Peu familier du cinéma de Kurosawa, difficile pour moi de relier LE PLUS DIGNEMENT au reste de sa filmo. Je ne peux chroniquer le film qu’avec ce que j’en vois, et ce que j’en sais…
    Produit en 1944, ce second long-métrage de l’auteur milite par conséquent pour l’effort de guerre, l’augmentation de la production, le communautarisme et le sentiment patriotique. Le message est clair, aucun doute là dessus.

    Pourtant, à l’image de Barberousse (un des seuls autres Kurosawa que j’aie vu), il y a une vraie bienveillance au-delà du motif nationaliste. On observe ainsi dans les deux œuvres, une certaine philanthropie requérant de grands efforts personnels, pour le bien commun. Dans LE PLUS DIGNEMENT, Kurosawa compose quelques portraits de femmes, constamment magnifiés par une certaine dualité. L’honneur et le patriotisme s’y confrontent aux capacités physiques et aux devoirs familiaux… Il y a ainsi une vraie tragédie qui filtre à travers le film, ramenant la nation japonaise à l’individu et à ses choix personnels et motivations humanistes.
    On ressent vraiment la présence d’un auteur et de ses propres valeurs, au-delà de la commande et des impératifs de production.

    Puis formellement, LE PLUS DIGNEMENT est un bijou. La technique est ici au service du pouvoir évocateur, donnant encore plus de force au film. Chaque scène, majoritairement filmée en plans fixes, fascine par sa composition : en sus du travail sur la photographie et les ambiances (ces brumes !), le sens du cadrage resserre l’action et les décors autour de ce groupe de femmes, rendant compte de l’enfermement et de cette entraide/rapprochement/communautarisme qui définit ce petit groupe de femmes. Ces plans de groupe permettront ensuite d’isoler quelques femmes, rappelant par l’absence à quel point l’autre est nécessaire pour se construire. Il y a quelque chose d’immédiat qui ne passe que par la suggestion, et à quoi j’ai été très sensible.

    Simplement par la puissance de sa mise en scène, Kurosawa insuffle ses obsessions humanistes dans ce pur objet de propagande. Le Plus Dignement, déjà fort.

    Chroniqué dans le cadre d'une rétrospective Kurosawa proposée par le festival Lumière 2015
    --> Critique issue du Blog du Cinéma
  • 2

    Qui marche sur la queue du tigre... (1945)

    Tora no o wo fumu otokotachi

    59 min. Sortie : . Aventure, drame et thriller.

    Film de Akira Kurosawa avec Denjirô Ôkôchi, Susumu Fujita, Ken'ichi Enomoto

    Le Plus Dignement, œuvre précédente du cinéaste, portait déjà en son cœur très propagandaire, la marque de l’auteur : enjeux intimes reflétant les maux et aspirations de la nation, humanisme, beaux portraits de personnages – qui plus est féminins, et peinture d’un Japon contemporain.
    QUI MARCHE SUR LA QUEUE DU TIGRE… quatrième film d’Akira Kurosawa, porte en lui l’autre versant du réalisateur : celui tourné vers le divertissement et l’allégorie.

    Les personnages qui le composent sont par conséquent embryonnaires de ceux des films suivants. Du comic-relief faisant lien entre personnel et global, au maître à protéger coûte que coûte, en passant par les guerriers aguerris qui n’utiliseront jamais la force pour atteindre leurs objectifs ; tout cela rappelle entre autres, La Forteresse Cachée. Le contexte de production particulier (peu de moyens, 3e film d’un jeune réalisateur, contexte de guerre) s’accorde ainsi parfaitement avec le corps du film : une histoire de ruse et d’intelligence structurée par le dialogue et les interprétations (acteurs & personnages).

    Malgré l’indéniable talent de Kurosawa pour filmer les décors naturels, QUI MARCHE SUR LA QUEUE DU TIGRE… se suit sans déplaisir ni passion. En cause, le manque d’épaisseur et d’enjeux du scénario, traduit à l’écran par un récit convergeant vers un semi climax très attendu. Il y a cependant dans ce climax, une scène très controversée : celle où l’on voit SPOIL le seigneur Yoshitsune se faire rosser par son garde du corps et ainsi tromper la vigilance des gardes-frontières, ceux-ci pensant qu’il n’est qu’un vulgaire porteur.

    Cette scène, partie intégrante de la pièce de théâtre d’origine Kanjinchō (1840), n’était absolument pas source de litiges dans la culture japonaise. Au contraire, elle exprime le paroxysme de la loyauté, via la transgression d’un code d’honneur et du sacrifice personnel qu’il exige. Un symbole très fort d’un patriotisme purement japonais ramené à des enjeux intimes qui ne fut pas du goût de l’occupation américaine d’après-guerre ; le film fut ainsi censuré, jusqu’à 1952.
    Une autre facette du cinéma d’Akira Kurosawa est donc déjà perceptible dans QUI MARCHE SUR LA QUEUE DU TIGRE…: l’allégorie d’un certain Japon et de ses valeurs antédiluviennes, entrant en conflit avec un capitalisme « récemment » implanté de force dans le pays.

    Le film a été chroniqué dans le cadre d'une rétrospective consacrée à Akira Kurosawa par le festival Lumière 2015; critique issue du Blog du Cinéma
  • 3

    Je ne regrette rien de ma jeunesse (1946)

    Waga seishun ni kuinashi

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Denjirô Ôkôchi, Susumu Fujita et Setsuko Hara

    Le premier véritable chef d’œuvre d’Akira Kurosawa est ce JE NE REGRETTE RIEN DE MA JEUNESSE, après Le Plus dignement (film de propagande cachant les obsessions humanistes de l’auteur) et Qui marche sur la queue du tigre… (ersatz du divertissement intelligent made in Kurosawa). On y voit cette thématique récurrente dans l’œuvre du maître, où l’on observe comment les parcours individuels interagissent avec la grande Histoire du Japon.

    Le pitch : En 1933, Noge, Yukie et Itokawa sont étudiants à l’université de Kyoto. Engagés contre la liberté d’expression face à l’invasion de la Mandchourie, ils assisteront à la violente réprimande militaire contre ce mouvement. Si Yukie, encore frivole, y est relativement indifférente, Itowaka cherche à faire profil bas. D’autres encore comme Noge furent carrément emprisonnés pour leur activisme, bien que celui-ci soit finalement en faveur d’un certain pacifisme. En parallèle, les deux hommes courtisent la jeune femme, chacun à leur manière.

    On observera donc, dans JE NE REGRETTE RIEN DE MA JEUNESSE, comment l’état sentimental des protagonistes se calque plus ou moins sur l’humeur politique du pays. Ainsi, de nombreux climax concluront les étapes de vies des protagonistes. Ces climax prennent la forme de petites conversations cruelles mais remplies de sens, déclarées à tour de rôle par orgueil et/ou amour. Le récit évoluera ainsi d’un classique triangle amoureux entre Noge, Yukie et Itokawa, vers des destins assez tragiques – chacun d’une façon très distincte ; on retiendra surtout celui de la belle Yukie/Setsuko Hara, qui en tant qu’objet des attentions, concentre aussi toutes sortes d’évolutions, tant dans le drame que dans sa personnalité.

    Yukie (fabuleuse Setsuko Hara), passera par toutes les étapes de la vie. De l’insouciance de l’adolescence, à l’émancipation, jusqu’à une tardive prise de responsabilités, à travers la rédemption. Amour, orgueil et conséquences.
    Nous parlions à propos de La Forteresse Cachée, de cette façon fabuleuse dont Kurosawa présente le contexte historique comme décor, mais aussi comme personnage à part entière de son récit. Il y a un peu de cela dans JE NE REGRETTE RIEN DE MA JEUNESSE; le rapport s’inverse toutefois, puisque Kurosawa provoque d’abord notre empathie et fait délicatement monter l’émotion en nous, avant d’inscrire en filigrane, ces destinées dans l’Histoire du Japon qui suit, elle aussi, inexorablement son cours ;
    1933 –> invasion de la Mandchourie – manifestations pour la liber
  • 4

    Un merveilleux dimanche (1947)

    Subarashiki nichiyôbi

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Akira Kurosawa avec Isao Numasaki, Chieko Nakakita, Atsushi Watanabe

    UN MERVEILLEUX DIMANCHE est l’un des quatre films inédits d’Akira Kurosawa, à enfin paraître en vidéo (remasterisée par Wild Side) le 28 octobre 2015. On y suit pendant une journée entière, un couple: Masako et Yuso.

    Leur objectif: trouver de quoi occuper – et pourquoi pas rendre merveilleux, ce fameux dimanche… Avec seulement 35 yens en poche. Il y a dans ce postulat d’une épure folle, une promesse d’inventivité, de débrouillardise et de renouvellement qui correspond pleinement à l’esprit du film, tout comme à la mise en scène de Kurosawa, ou à la réalité des deux protagonistes. Le romantisme n’est par exemple, pas vraiment ce qui intéresse le cinéaste dans ce couple. Il cherche plutôt, à capter leurs personnalités, leurs humeurs, leurs rêves ou leurs sentiments à travers leurs différentes interactions; celles avec la société Tokyoïte, ou simplement celles qu’ils entretiennent l’un envers l’autre. Kurosawa nous propose ainsi un film très élastique et imprévisible pour illustrer cette relation. Tant dans son rythme, que par les émotions qui y filtrent. UN MERVEILLEUX DIMANCHE se construit dans ce grand écart entre moments tristes et joyeux, entre comédie burlesque et tragédie hardcore… Entre longs moments contemplatifs/introspectifs… Et péripéties contextuelles en série; Entre poésie de l’instant… Et réalisme blafard d’un Tokyo en reconstruction; Entre l’exploration d’un couple japonais … Et une virée dans l’intime d’une ville.

    S’il y a une seule chose vraiment constante dans UN MERVEILLEUX DIMANCHE, c’est ce souci du grand écart entre chaque scène. Kurosawa façonne par tout cela une « histoire d’amour » hybride, à la fois très crédible par cette attention toute particulière aux choses du quotidien, mais également très cinématographique par l’aspect conte poétique qu’elle prend par moments.

    Comme souvent chez Kurosawa, le récit, l’image (mouvements des corps devant la caméra, mouvements de caméra, composition du cadre), son (musiques et bruitages, fantastiquement adaptés aux situations et à l’humeur des personnages), ou encore acteurs (l’optimiste/Masako/Chieko Nakakita et le pessimiste/Yuzo/Isao Numasaki), fusionnent pour créer cette succession de scènes fascinantes, construites chacune autour du contraste entre deux tonalités distinctes. Il y a ainsi une liberté de ton et une imprévisibilité de la mise en situation qui donne au film un charme indéniable. Jusqu’à même, cette volonté de transformer UN MERVEILLEUX DIMANCHE en feel good movie, par l’inclu
  • 5
    Bande-annonce

    La Forteresse cachée (1958)

    Kakushi-toride no san-akunin

    2 h 19 min. Sortie : . Aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Minoru Chiaki, Kamatari Fujiwara

    L'histoire : La famille Akizuki est vaincue et pourchassée par la famille Yamana. Le général Rokurota Makabe (Toshirô Mifune) est en charge de la protection de la princesse Yuki (Misa Uehara). Après un moment de réclusion dans une forteresse cachée, ils décident de fuir et de gagner une province amie. Ils s’embarquent alors dans un difficile voyage, transportant le trésor familial : de l’or pour reconstruire le royaume. Deux paysans croisent leur chemin…

    Akira Kurosawa déclarera à propos de LA FORTERESSE CACHÉE : "Je voulais faire quelque chose d’amusant, un grand spectacle"

    Il faudrait en théorie, associer cette déclaration au film précédent de Kurosawa, Le Château de l’Araignée ; apparemment l’un des plus sombres du cinéaste… Ne l’ayant pas vu, je me contenterai d’en extraire quelque chose d’assez révélateur d’une certaine ambition : celle de réaliser un spectacle intemporel, à même de marquer l’histoire du cinéma.

    Kurosawa nous raconte d’abord un parcours humain. Pour cela, le cinéaste oppose les caractères et conditions de 4 personnages très différents, et qui forment un groupe auquel on s’attache facilement : d’abord Tahei et Matashichi, drôles non pas par nature mais par leurs caractères et l’ironie de leur situation ; ils sont ainsi deux paysans qui ont tout perdu pour s’engager dans un conflit qui les dépasse, et qu’ils souhaitent fuir. Mais 1/ leur cupidité les incite à toujours effectuer les mauvais choix, et 2/ leur stupidité les empêche de comprendre la plupart des choses, menant souvent à d’hilarants quiproquos.

    Ils se confronteront ainsi tous seuls à deux obstacles en apparence infranchissables : l’un physique (la frontière entre deux régions en guerre), l’autre social (accéder à la richesse). La possibilité de transcender ces deux postulats se présentera lorsqu’ils rencontreront assez fortuitement, Rokurota Makabe/Toshirô Mifune et la princesse Yuki/Misa Uehara. Le premier est un samouraï légendaire (donc par principe, ultra-classe) prêt à tout pour protéger sa maîtresse et par extension, sa richesse. Quant à la princesse, elle possède ces traits également très japonais de la jeune fille protégée du monde extérieur et engoncée jusqu’à l’abstraction dans son statut de nobilité. –> voir à ce sujet, notre critique du Conte de La Princesse Kaguya Au centre, la fameuse Forteresse Cachée, vers laquelle convergent puis divergent les personnages, mais également les enjeux du film.

    Kurosawa joue d’abord sur les oppositions entre ces 4 protagonis
  • 6
    Bande-annonce

    Le Garde du corps (1961)

    Yojimbo

    1 h 50 min. Sortie : . Arts martiaux, aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Yôko Tsukasa

    YOJIMBO - LE GARDE DU CORPS (1961) et SANJURO (1962) sont deux films centrés autour du même personnage : un samouraï sans nom et sans maître (un rōnin). Un guerrier extrêmement doué dans son art du sabre, mais usant pourtant moins de ce talent que de ruse et d'intelligence.

    Avec YOJIMBO, Akira Kurosawa balance une petite bombe dans le genre du film de sabre en faisant de son héros un personnage opportuniste et manipulateur, dont la ligne morale n'est pas dictée par les habituels codes d'honneur et de loyauté, mais plutôt par son appréciation très personnelle des choses. Un héros évoluant en dehors de tout manichéisme, pour qui les notions de vie ou de mort riment avec la question : "quel intérêt pour moi ?". Toshiro Mifune, décidément l'homme le plus classe du monde, interprète le fameux Yojimbo. Celui-ci se retrouve ainsi par pur hasard dans un minuscule village ravagé par une guerre sanglante entre deux clans. Après une phase d'observation de l'organisation de ce microcosme (bordel, tripot, "entreprises" locales) et des métiers, habitudes et caractères de ses différents occupants (aubergiste dépité par la violence, menuisier reconverti en croque-mort, collecteur d’impôts à corrompre, têtes pensantes plus ou moins charismatiques et sous-fifres complètement cons), il vendra ses services au plus offrant tout en fomentant un plan d'éradication de la menace locale par la ruse, en les opposant patiemment l'un contre l'autre.

    Ça vous rappelle quelque chose ? Normal. Pour une poignée de Dollars de Sergio Leone, si génial soit-il, n'est "qu'une" relecture recontextualisée dans l'ouest américain, du langage cinématographique proposé par Kurosawa dans YOJIMBO.

    Ainsi, ce divertissement en théorie absolument japonais, apparaît comme très familier. Le Yojimbo, c'est l'ancêtre du blondin de Leone et par extension de la figure du justicier à la morale floue, popularisée dans l'histoire du cinéma américain par Clint Eastwood et ses innombrables copycats. De l'Inspecteur Harry au vieux de Gran Torino en passant par le Popeye de French Connection, Snake Plissken de N.Y. 1997, ou les nombreux personnages de Tarantino.

    Coté technique, le fameux sens visuel de Kurosawa fait encore une fois des merveilles. Nous parlions déjà du pouvoir évocateur de l'Image chez le cinéaste dans notre critique de la La Forteresse Cachée... Ici, il en est de même, mais dans un environnement drastiquement resserré. La mise en image de ce village huis-clos est ainsi pensée de manière très symé
  • 7
    Bande-annonce

    Sanjuro (1962)

    Tsubaki Sanjûrô

    1 h 36 min. Sortie : . Arts martiaux.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Keiju Kobayashi

    SANJURO (1962) lui aussi, possède sa petite histoire. Suite au succès phénoménal de YOJIMBO, le studio Tōhō, bien évidemment, souhaita réitérer l’exploit en donnant une suite au film, un peu plus conventionnelle et donc confiée à un cinéaste un peu plus « yes-man ». Mais Kurosawa, finit par se retrouver à la tête du projet, et d’orgueil, emmena à nouveau son personnage vers un bouleversement des codes du genre.

    Ainsi, SANJURO est à la fois l’héritier pur de YOJIMBO, en gardant les codes révolutionnaires proposé par celui-ci (le rōnin à la ligne morale ambigüe), mais agrémenté d’un scénario aussi sérieux que parodique, extrêmement chiadé et stimulant – bien plus que celui du film original. Akira Kurosawa joue ainsi avec le charisme de Toshiro Mifune, allant jusqu’à dénaturer par l’humour sa fonction de samourai ultra-classe et réfléchi. Si dans sa forme le film est très classique, il n’en reste pas moins plus ludique et bien mieux rythmé que YOJIMBO. À voir comme complément génial du premier film, mais à contextualiser comme suite réussie d’un film crucial dans l’histoire du cinéma.

    Critiques des films d'Akira Kurosawa extraites du Blog du Cinéma; films chroniqués dans le cadre d'une rétrospective proposée par le Festival Lumière 2015