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La Femme à travers la littérature du XIXème siècle

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99 livres

par Aurea

Stendhal, Balzac, Zola, Flaubert, Hugo, Maupassant Charlotte Brontë, Barbey D'aurevilly, Lamartine Mérimée, Musset, Vigny, Baudelaire ou George Sand, tous nous donnent une image de la femme au travers de personnages issus de toutes les classes sociales, miroirs d'une société en pleine mutation reflétant la place et le rôle qu'y tiennent les femmes

Et merci pour leurs belles propositions à Nushku, Reno, JuDedalus, Ano, Sacha, Jackal, Kalimera, pripri, AttibaoulGounyo, Rawi, BlueMoon, Gaux-Mar, Surestimé, Theloma, BibliOrnitho, Elouan, OVBC, Plume231, OVBC, Sabri Collignon, Marthe_S, Plume231, siberiefleuveamour, fleurblanche, No_Hell, Mr-Fox (Ziran)

Image de couverture : Orgueil et Préjugés

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  • La femme de Zante (2009)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Dionysios Solomos

    Ecrit en 1825 sur l'île de Corfou

    "Chez cette femme de Zante, tout est épouvante : femme infidèle, mère malveillante, sœur jalouse, fille indigne et maudite. Son portrait physique et moral, s'il peut paraître réel, n'en a pas moins les traits de l'allégorie : « Et donc le corps de la femme était tout menu et souffreteux », une poitrine « mâchurée », des gestes « désarticulés» mais agiles (un pantin agi par le Diable ?), une tête immense (le tiers du corps), des joues qui suppurent, des croûtes, des dents gâtées et d'autres blanches et acérées, une femme jeune aux allures de vieille, ses cheveux : « des petits serpents bataillant dans la poussière », des yeux vifs et noirs mais « dont l'un était un rien bigleux ». Tout apparaît contradictoire dans sa physionomie. Tout aussi, nous rappelle étrangement la Méduse et ses sœurs, Euryalé et Sthéno, symbolisant respectivement : la Vanité, la Luxure et la perversion sociale. Horrible à faire peur, avec une tête énorme, l'œil étincelant, et la peau écailleuse : la femme de Zante."
  • La Petite Dorrit (1855)

    Little Dorrit

    Sortie : 1855. Roman.

    Livre de Charles Dickens

    "Il entendit trembler sa voix, il vit son visage sincère, il vit ce regard bleu qui ne pouvait mentir, il vit ce sein haletant qui se serait volontiers jeté au-devant de lui pour recevoir une blessure qui lui aurait été destinée, en criant: « je l’aime, » et il ne soupçonna pas un seul instant la vérité.
    Non. Il ne vit en elle qu’un petit être dévoué, en souliers usés, en robe fanée, habitant une prison ; qu’une enfant faible de corps, mais d’un courage héroïque. La lumière qui éclairait à ses yeux l’histoire domestique de la jeune fille empêchait Clennam de voir autre chose."
  • Le Diable (1911)

    Дьявол

    Sortie : 1911. Nouvelle.

    Livre de Léon Tolstoï

    Le Diable est écrit à partir de 1889, mais n'est achevé qu'en 1909. La nouvelle est publiée dans le tome I des œuvres posthumes

    "Lise Annensky d’abord plaisait sans plus à Eugène, mais quand il eut décidé d’en faire sa femme il éprouva pour elle un sentiment beaucoup plus vif et comprit qu’il était amoureux. Lise était grande, mince, longue. Tout était long en elle : la figure, le nez, qui n’était pas proéminent mais s’allongeait sur le visage, les mains et les pieds. La peau du visage était fine, blanche, avec quelques points jaunâtres et une légère rougeur ; ses cheveux étaient longs, blonds, soyeux et bouclés ; ses yeux étaient beaux, clairs, doux et confiants. Ses yeux avaient particulièrement frappé Eugène, et quand il pensait à Lise il se représentait toujours ses yeux clairs, doux et confiants."
  • Oeuvres complètes de lord Byron (2014)

    Sortie : . Culture et société.

    Livre de George Gordon Byron

    Extrait des Contes orientaux de Byron :

    " comment décrire le charme des yeux noirs de Leila. Ceux de la gazelle ne sont ni plus beaux ni plus langoureux, mais l'oeil de la Circassienne etait aussi brillant que le rubis de Giamschid, et son âme se peignait dans chacun de ses regards."

    Merci fleurblanche
  • Stello (1832)

    Sortie : 1832. Roman.

    Livre de Alfred De Vigny

    "Kitty Bell était une jeune femme comme il y en a tant en Angleterre, même dans le peuple. Elle avait le visage tendre, pâle et allongé, la taille élevée et mince, avec de grands pieds et quelque chose d’un peu maladroit et décontenancé que je trouvais plein de charme. A son aspect élégant et noble, à son nez aquilin, à ses grands yeux bleus, vous l’eussiez prise pour une des belles maîtresses de Louis XIV dont vous aimez tant les portraits sur émail, plutôt que pour ce qu’elle était, c’est-à-dire une marchande de gâteaux."
  • Germinie Lacerteux (1865)

    Sortie : 1865. Roman.

    Livre de Edmond et Jules de Goncourt

    Roman écrit par Jules de Goncourt et Edmond de Goncourt en 1865. Il raconte la mortelle descente dans l’alcool de Germinie Lacerteux. Ce personnage serait inspiré de leur servante Rose Malingre, dont les Goncourt ont découvert la double vie après sa mort.

    "L'idée du scandale de sa liaison découverte, de l'éclat de sa faute dans le quartier, l'idée de cette chose abominable qui l'avait fait toujours penser au suicide : le déshonneur, même la peur de se voir découverte par mademoiselle, d'être chassée par elle, rien de tout cela ne put toucher à sa félicité.
    Comme si elle l'eût déjà soulevé dans ses bras devant elle, l'enfant qu'elle attendait ne lui laissait rien voir que lui ; et se cachant à peine, elle portait presque fièrement, sous les regards de la rue, sa honte de femme dans l'orgueil et le rayonnement de la mère qu'elle allait être.Elle se désolait seulement d'avoir dépensé toutes ses économies, d'être sans argent et en avance de plusieurs mois sur ses gages avec sa maîtresse. Elle regrettait amèrement d'être pauvre pour recevoir son enfant."
  • Tess d'Urberville (1891)

    Tess of the d'Ubervilles

    Sortie : 1891. Roman.

    Livre de Thomas Hardy

    "Les bidons de lait furent déchargés sous la pluie et Tess se mit à l'abri d'un houx voisin. Puis survint le sifflement du train qui, presque silencieux, s'arrêta sur les rails mouillés; les bidons de lait furent rapidement lancés un à un dans le wagon et la lumière de la machine éclaira une seconde la silhouette de Tess Durbeyfield, immobile sous le grand houx. Rien ne pouvait sembler plus étrange d'aspect aux roues et aux leviers que cette jeune fille ignorante et naïve, en robe de calicot toute simple, la capeline de cotonnade retombant sur le front, les bras ronds et nus, le visage et la chevelure trempés de pluie, dans la pose indécise et gracieuse d'un léopard familier en arrêt."

    Merci No_Hell
  • Un mâle (1881)

    Sortie : 1881. Roman.

    Livre de Camille Lemonnier

    "Ils pénétraient justement dans l'église. Il ouvrit la
    porte et s'effaça pour la laisser passer. Elle le remercia
    d'un plissement de bouche Un bruit de chaises remuées
    se prolongeait sur les dalles, tout le monde cherchant à
    se placer à la fois. Puis le chuchotement du prêtre à
    l'autel s'entendit parmi le froissement des chapes ; le
    service commençait.
    Germaine tira son livre d'heures.
    Elle lisait, distraite, considérant par moments du coin
    de l'œil Hubert, assis à côté d'elle. Cet homme, qui avait
    failli être prêtre, l'impressionnait comme une bizarrerie.
    Il avait gardé de cette vocation première une onction
    vague, un ton caressant et voilé; et une comparaison
    s'établissait dans son esprit entre l'autre Hubert et
    celui-ci. Le fils de Hayot était bien plus doux."

    Merci No_Hell (d'autant que je ne connaissais pas)
  • Passion et repentir (1870)

    Sortie : 1870. Roman.

    Livre de William Wilkie Collins

    "Deux femmes apparurent.

    L’infirmière venait en tête, grande, souple et gracieuse, en uniforme noir de bonne coupe, col et manchettes de lin uni, la croix rouge de la convention de Genève brodée sur l’épaule gauche. Sa pâleur et sa physionomie suggéraient une souffrance et un chagrin refoulés. Il y avait une noblesse naturelle dans son port de tête, une splendeur innée dans le regard de ses grands yeux gris et dans les traits de son visage bien proportionné, qui lui conféraient une irrésistible beauté, indépendamment des circonstances ou de la manière dont elle était vêtue.
    D’un teint plus foncé et plus petite par la taille, celle qui l’accompagnait possédait des charmes suffisamment manifestes pour expliquer le souci poli qu’avait le major de l’abriter dans la chambre du capitaine. D’un commun accord, le sexe mâle l’aurait déclarée d’une joliesse peu commune. Elle portait le grand manteau gris qui la couvrait de la tête aux pieds avec une grâce qui rejaillissait sur cette pièce de vêtement plutôt laide, voire miteuse.
    La langueur de ses mouvements et un ton de voix hésitant lorsqu’elle remercia Surville donnaient à penser qu’elle était épuisée de fatigue. Ses yeux noirs parcoururent craintivement la pièce mal éclairée, et elle se raccrocha au bras de l’infirmière de l’air d’une femme dont les nerfs ont été rudement éprouvés par quelque récente alarme."

    Il s'agit de deux Anglaises : Mercy Merrick, affectée comme infirmière et de Grace Roseberry, voyageuse se rendant en Angleterre pour y retrouver une parente éloignée (guerre de 1870 opposant la France à l'Allemagne).