Le bon goût... et le mauvais

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29 films

par OVBC

AVIS aux dislikeurs impulsifs (ou leur versa), ce n'est pas une liste sur mes goûts ou sur celui des autres.
Le but de la liste, hormis les quatre-cinq films du débuts, est de présenter tout un panel nuancé d'objets culturels.

C'est une liste sensible sur l'appréhension de ce qui apparaît comme de mauvais goût en société, de bon goût mais aussi des films qui traitent des conflits socioculturels, en bien ou en mal, avec nuance, avec hétérogénéité ou non.

Je n'ai pas rangé exprès cette liste parce que je considère que la culture, ou plutôt les sociocultures sont des labyrinthes de nos socialisations. C'est la seule que je laisse en vrac parce que cela a une signification en regard de ce qui apparaît comme bon ou mauvais.
Donc, je ne listerais pas ici tous les "mauvais" films parce que je ne sais pas ce que c'est et surtout, il n'y a pas de frontières entre bon et mauvais mais seulement entre ceux qui ont du pognon de ceux qui n'en ont pas.

***

Petit texte que j'ai écrit en faveur de l'objectivité et en défaveur de l'oblitération "chef-d'oeuvre" :

J'aime beaucoup ce que pense le philosophe empiriste David Hume, dans "De la norme du bon goût", à propos de ce qui nous torture tous dans nos critiques, une torture que je partage avec vous.

Il n'est pas une fois, lors de débats animés, où l'un des interlocuteurs se replie derrière son subjectivisme.

Je hais la subjectivité ; c'est pour moi un micrototalitarisme. Elle nie le savoir-faire. Pourtant, si toutes les pellicules se valent, la conscience collective en fait émerger quelques-unes.

C'est pourquoi je m'efforce d'effacer la subjectivité autant que possible dans ma raison d'être critique, tout en niant qu'il existe dans l'art une Olympe constituée de chefs-d'oeuvre. Je renie même le chef-d'oeuvre parce qu'il est mis en comparaison, il est mis à côté de ses équivalents. C'est absurde. Et puis j'y perçois une démagogie débilitante, une démagogie propre à une norme culturelle. Par conséquent, l'absurdité enjoint la tristesse de l'uniformité.

Dorénavant, pour faire face à la critique facile et stérile, pour faire face à certains modes de pensées stoïques ou cyniques, tout en démontrant la richesse de nos oeuvres,

il y a, d'un côté, le bon goût
et, de l'autre, le mauvais goût,
distinctement de nos expériences individuelles,
sans mépris,
sans condescendance et
avec autant de plaisir que le plaisir relatif.

Le bon goût, dans cette liste, c'est quoi ?
Quand j'évoque le bon goût, je ne parle naturellement pas des miens. J'évoque ceux des stéréotypes de la culture dominante. Dans les choix des films, dans cette liste, il y a vraiment de quoi argumenter sur l'appartenance sociale de tel oeuvre à une certaine catégorie de la population... Tout ça parce que "Amour" n'est pas "Bienvenue chez les ch"tis". Ce sont plus que deux visions du cinéma. C'est aussi le miroir social de nos socialisations en terme de culture. C'est une vision sociologique. Autrement dit, cette liste est l'histoire du cinéma qui trie les gens, où l'on ne s'étonnera pas qu'un manoeuvre aille de préférence vers tel objet culturel et un ingénieur vers tel autre.

Pour en savoir davantage, lire page 105 le très court paragraphe 5.3 consacré à Hume pour saisir ce point de vue :

http://books.google.fr/books?id=wd4VifmfpjQC&pg=PA105&lpg=PA105&dq=david+hume+le+%22bon+go%C3%BBt%22&source=bl&ots=DJoAghxAYO&sig=Np30BbppNooJ-hPXEHit4CSivk8&hl=fr&sa=X&ei=w6MqUb7uNISyhAeozoDAAg&ved=0CDMQ6AEwAQ#v=onepage&q=david%20hume%20le%20%22bon%20go%C3%BBt%22&f=false

Et si je ne réussis pas à convaincre votre conscience avec cette liste variable, flexible, par opposition à tous ces Panthéon de la fatuité et de l'immobilisme,
si je ne réussis pas à vous convaincre avec cet interlude philosophique, loin de tout centrisme,
j'espère avoir contribué à un certain éclaircissement des enjeux de la guerre critique.

Pour cette liste, je n'indiquerai naturellement pas qui est de bon goût et qui est mauvais car les frontières sont ténues mais manifestes. Néanmoins, les films ici présents sont significatifs par rapport à cette liste, à cette notion de goût - une notion qui n'est en rien prépondérante dans l'appréciation d'un film. J'ai choisi des films qui, à mon sens, représentent des marqueurs sociologiques, qui sont significatifs d'une structure sociale au sein du choix culturel. Si j'avais expliqué ça à la première ligne, je me serai privé de 99 % des utilisateurs de Sens Critique. Et je ne veux pas ça... Quoique, par intérêt sociologiques justement, hum bref.

Sur un même objet culturel,
Il y a le goût qu'on éprouve, puis il y a les qualités que nous allons observer. Enfin, c'est ce "nous" auquel je m'intéresse, de sorte que ce "nous", ce groupe soit en fait le reflet d'une tendance socioprofessionnelle.

Bref, vous aurez saisi que j'aime la sociologie.

Dernier point, je n'ai pas rangé volontairement cette liste (d'ailleurs c'est la seule qui ne le soit pas, qui n'ait pas de logique). Chaque film listé suscite une interrogation sur le monde qui nous entoure, sur la classe à laquelle on appartient, nous renvoie à l'habitus que chacun de nous a développé. Ce sont des films pour lesquels j'ai observé la population et devant lesquels, je pense, chacun de nous se positionne, avec ses propres "codes" culturels.

Alors évidemment, on peut largement m'attaquer sur la qualité de mon observation car elle repose sur une bonne dose de préjugés dont j'ai toute la distance nécessaire pour m'en soigner. Parfois je discute avec les spectateurs (comme tout le monde), mais... il est assez compliqué, pour ne pas dire indiscret, de demander la profession d'une personne inconnue ou la profession de ses parents !
Alors mes petits préjugés se fondent sur des observations objectives : hommes, femmes, seul, couple, couleur de peau, âge, puis, de manière subjective, le comportement et l'interprétation sociale que je peux en faire.

Ce que j'aime bien c'est quand les gens partent ou rouspètent (bref, tu vas te dire que je suis fêlé du bocal).

Je regarde alors un double film : le film en lui-même mais je photographie aussi (de mémoire hein) la salle, en arrivant, en attendant, et en repartant. Le cinéma est le laboratoire idéal pour la sociologie, déterministe pour moi, parce qu'il combine et trie les habitus individuels pour les rassembler dans un même lieu obscur. L'écran est à mon sens un très bon révélateur.

Merci à Couac d'avoir développé plus encore cette introduction.

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    Le Goût des autres (2000)

    1 h 52 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Agnès Jaoui avec Anne Alvaro, Jean-Pierre Bacri, Alain Chabat

    Avant-liste.

    Le goût des autres,
    C'est, avec l'Esquive, La dentellière, My Fair Lady et Le Droit du plus fort, les films qui évoquent le mieux de cette cette liste.

    La suite de la liste va plutôt considérer des exemples de bon et de mauvais goût, autrement dit de frontières culturelles, sans déterminer s'ils appartiennent à un camp plutôt qu'à l'autre. Une histoire de capitaux à la Bourdieu qui s'entrechoquent comme des satellites autour de l'être déterminé et déterminant.
  • Bande-annonce

    Le Droit du plus fort (1975)

    Faustrecht der Freiheit

    2 h 03 min. Sortie : . Drame.

    Film de Rainer Werner Fassbinder avec Rainer Werner Fassbinder, Karlheinz Böhm, Peter Chatel

  • Bande-annonce

    La Dentellière (1977)

    1 h 48 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Claude Goretta avec Isabelle Huppert, Yves Beneyton, Florence Giorgetti

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    L'Esquive (2004)

    1 h 57 min. Sortie : . Romance et comédie dramatique.

    Film de Abdellatif Kechiche avec Sara Forestier, Osman Elkharraz, Sabrina Ouazani

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    My Fair Lady (1964)

    2 h 50 min. Sortie : . Drame, comédie musicale et romance.

    Film de George Cukor avec Audrey Hepburn, Rex Harrison, Stanley Holloway

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    La Grande Bouffe (1973)

    La grande abbuffata

    2 h 10 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Marco Ferreri avec Marcello Mastroianni, Michel Piccoli, Philippe Noiret

    Les films comme l'Esquive ou La grande bouffe font partis des films d'une grande homogénéité que je pense comme suit : ces films ont d'indéniables codes de classe dominante (sens de la narration, un certain sens de la photographie et du jeu) mais avec des sujets vulgaires, populaires et triviaux.
    Ces films me rappellent aussi les films de Rohmer. La grande bouffe est quand même un cas. Ferreri est le cinéaste du mauvais goût mais très chic. Et tout ça rend ce film, tout ça rend ces films transversaux parmi les codes culturels. Ils attireront des gens des classes populaires mais des gens autrement plus aisés dans la culture dominante.
    Mais s'arrêter là serait trop facile : comment expliquer que "la grande bouffe", par exemple (pour l'Esquive, c'est moins évident car il est contemporain et il est plus récent) appartient aujourd'hui à une culture cinéphile, à une culture réservée à une certaine élite ?
    Je n'ai pas vu la grande bouffe mais d'ores et déjà, je peux en dire beaucoup de choses. C'est un film étranger, c'est un film présenté à Cannes, c'est un film avec "de grands acteurs"... Autant de petits codes culturels qui viennent entraver son accessibilité à la culture de tous, autant de codes qui trient les gens dans leur condition sociale. Or, je suis convaincu, que si je montre ce film à mes parents (ouvriers non qualifiés tous deux, moi-même ouvrier non qualifié), ils vont y voir une référence à l'humour "Harakiri", à l'humour sérieux et satirique de "Groland". Mais si je demande à un ami avocat ou à un ami prof s'il regarde "Groland", je suis convaincu d'y trouver une forte tendance sociale populaire dans mes statistiques.
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    Intouchables (2011)

    1 h 52 min. Sortie : . Biopic, comédie et drame.

    Film de Olivier Nakache et Eric Toledano avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny

    Début de liste.

    J'aurais pu mettre l'Homme de chevet aussi. Combo. Mais Intouchables a une dimension, une couche supplémentaire de mépris populaire.

    Autrement dit, le populaire se reconnaît à la grosseur et l'épaisseur des gros sabots sentimentaux mais aussi à l'esprit de fraternité - d'où une aptitude déconcertante, forcément décompensatrice, pour tout esprit un tantinet évolué et nuancé. On préférera les comédies de Bergman pour ensuite revenir vers un OSS 117, par dérision et qualité.
  • Les Idiots (1998)

    The Idioterne

    1 h 47 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Lars von Trier avec Bodil Jørgensen, Jens Albinus, Anne Louise Hassing

    Ce film fait naturellement écho à la considération sociale et économique pour les handicapés, oui, mais il fait aussi écho au film du dessus. Ici, nulle empathie. La réconciliation est jeté au sol, de rage. La décompensation est déjà là. C'est la rage issus des préconçus sociaux, mais aussi cinématographiques. Naturellement, le film s'adressera principalement à des spectateurs moins attirés par le divertissement. Mais je vous laisse déterminer en vous-même où et à quelle étage de l'échelle se situent ces spectateurs.
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    Poultrygeist : Night of the Chicken Dead (2006)

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie, Épouvante-horreur, comédie musicale et romance.

    Film de Lloyd Kaufman avec Jason Yachanin, Kate Graham, Allyson Sereboff

    Le Z, forcément comique et risible (pas toujours moqué, au contraire... mais pas toujours volontaire) est, en société, un nivellement culturel par le bas. C'est certain. L'esprit de dérision et la nullité du propos à l'image est fédératrice des goûts et couleurs d'une société. Cependant la classe populaire s'en désintéressera, pensant que c'est sans intérêt et nul. Un peu premier degré... Et je crois qu'ils ont raison d'y rester, autant que d'autres de se poiler devant l'anti-vanité cinématographique.
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    Megan Is Missing (2011)

    1 h 29 min. Sortie : mai 2011. Policier, drame, Épouvante-horreur et thriller.

    Film de Michael Goi avec Amber Perkins, Rachel Quinn, Dean Waite

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    Bienvenue chez les Ch'tis (2008)

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Dany Boon avec Kad Merad, Dany Boon, Zoé Félix

    Ex-aequo avec Rien à déclarer.
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    La Merditude des choses (2009)

    De helaasheid der dingen

    1 h 48 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Felix van Groeningen avec Kenneth Vanbaeden, Valentijn Dhaenens, Koen De Graeve

  • Bande-annonce

    Les Petits Mouchoirs (2010)

    2 h 25 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Guillaume Canet avec François Cluzet, Valérie Bonneton, Gilles Lellouche

    Le but de la liste, hormis les quatre-cinq films du débuts, est de présenter tout un panel nuancé d'objets culturels. Lorsque j'ai vu "Les petits mouchoirs", je me suis posé la question suivante : ce film emprunte des codes populaires (histoire simpliste, humaniste, certains discours se voulaient à la bonne franquette, narration linéaire et divertissante, pléthore de personnalités) - en quoi "Les petits mouchoirs", en prenant des codes populaires, reprend-il au final les diktats de culture dominante ? (parce que je ne trouvais pas que ce film était populaire, en dépit de son succès).

    Les Guignols de l'Info ne s'étaient pas trompés en reprenant le personnage de Jean-Louis, l'ostréiculteur. Un personnage très moraliste, paternaliste.
    J'ai immédiatement comparé ce film, "les petits mouchoirs" au "Coeur des hommes" que, à l'époque, j'avais opposé culturellement au film de Claude Sautet "Vincent, François, Paul et les autres", où ce dernier interroge la virilté pour lui infliger une nuance. Sautet avait quelque chose de plus noble, de plus digne, de plus questionnant à mes yeux. Le "Coeur des hommes" lui me paraissant machiste et sans nuance. Et ce n'était pas la sensiblerie et le mélodrame qui nuancent le caractère des mâles une fois réunis. "Les petits mouchoirs" a aussi des personnages qui proviennent de classes sociales relativement aisées mais leur va-et-vient, les enjeux amoureux et humanistes ne donnaient aucune perspective autre que le film en lui-même... ou alors le questionnement était tellement d'une banalité confondante, un prétexte à la retrouvaille entre amis, que sitôt le film terminé, il est passé à la trappe aux oubliettes.
    Pour autant, derrière la simplicité, derrière une certaine idée de la sincérité entre personnages, "Les petits mouchoirs" était un film extrêmement propre, léché et sans alchimie. La mise en scène, l'étude de la narration avec ces petits pics émotionnels semés ici ou là, étaient le fruit d'un projet extrêmement maîtrisé pour ne pas dire calibré. A mon sens, la maîtrise formelle de l'oeuvre entre en contradiction avec son sujet initial. D'un côté, il y a une volonté d'offrir un spectacle de qualité et de moyens et, d'un autre, j'ai déploré un appauvrissement de ce qu'il veut transmettre.

    Les "petits mouchoirs" n'est pas un objet culturel franc, c'est pourquoi il est aussi dans la liste. Il n'est pas transversal à mon sens mais plutôt bipolaire.
  • Vincent, François, Paul et les autres... (1974)

    1 h 53 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Claude Sautet avec Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani

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    Les Enfants du paradis (1945)

    3 h 10 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Marcel Carné avec Arletty, Jean-Louis Barrault, Pierre Brasseur

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    Sex and the City 2 (2010)

    2 h 26 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Michael Patrick King avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Kristin Davis

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    Spring Breakers (2013)

    1 h 34 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Harmony Korine avec James Franco, Selena Gomez, Ashley Benson

    Je ne l'ai pas vu mais il y a un grand décalage entre le harcèlement de cette affiche (surtout quand on est dans le métro parisien et que cette affiche est répétée tous les dix mètres) et certaines critiques que j'ai pu lire. J'ai un doute aussi sur Korine aussi.
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    La Rafle (2010)

    1 h 55 min. Sortie : . Drame, historique et guerre.

    Film de Rose Bosch avec Jean Reno, Mélanie Laurent, Gad Elmaleh

    Au-dessus c'est le soleil.
  • Bande-annonce

    Le Jardin des Finzi-Contini (1970)

    Il giardino dei Finzi Contini

    1 h 31 min. Sortie : . Drame, historique et guerre.

    Film de Vittorio De Sica avec Lino Capolicchio, Dominique Sanda, Fabio Testi

  • Bande-annonce

    L'Argent (1983)

    1 h 25 min. Sortie : . Policier et drame.

    Film de Robert Bresson avec Christian Patey, Vincent Risterucci, Caroline Lang

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    Amour (2012)

    2 h 07 min. Sortie : . Drame et romance.

    Film de Michael Haneke avec Jean-Louis Trintignant, Emmanuelle Riva, Isabelle Huppert

    Asseyez-vous dans la salle. Regarder autour de vous. Vous serez surpris de l'homogénéité culturelle qui baigne dans l'obscurité. Quant à ceux qui se risquent (cela arrive toujours !), ils se réfugieront automatiquement derrière un discours qui campent leurs intérêts socioculturels : "trop réaliste", "trop lourd"... Mais ne vous diront jamais qu'ils n'ont pas compris. Ceux-là ne valent pas mieux (si tant est que la valeur ait un sens autre que celui de ne pas tomber dans l'imposture) que ceux qui, avec condescendance, font part de ce qu'ils croient avoir compris en l'appliquant aux autres comme une vérité stricte.
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    RoboCop (1987)

    1 h 42 min. Sortie : . Action, policier et science-fiction.

    Film de Paul Verhoeven avec Peter Weller, Nancy Allen, Dan O'Herlihy

    L'humour dans Robocop est une porte infectieuse pour laisser entrevoir autre chose, qui laisse un aperçu de cette société tyrannique et absurde. Certains snobs se branlent le bubon sur des The Wire, mais ils sont même pas capable de percevoir que des films comme RoboCop font plus qu'ils n'ont l'air. Robocop lui va plus loin que des trucs qui passent dix heures à se reluquer le système et ce, avec une vision ultra conventionnelle et esthétique.

    Robocop est manichéen, me dit-on.

    Je réponds qu'il est épique et qu'il met en relief des intérêts entre spoliateurs et opprimés, un rapport que nous retrouvons dans la vie de tous les jours.

    Le déroulement du film est ultraclassique, me dit-on.

    Que ne faut-il pas pour que ces petits-bourgeois, plus ou moins patentés cessent de s'ennuyer ?
    Oui, et c'est même la pâte à pizza la plus fondamentale de ce film : son classicisme, sa rigueur narrative archiconventionnelle qui amène justement à passer au travers des mailles du filet de la culture dominante. Ces codes, il est nécessaire de s'y conformer pour atteindre "l'autre rive", sinon... les plus concernés ne vous regarderont pas et, donc, ne considéreront pas RoboCop (par exemple) des décennies plus tard.

    Se méfier des apparences culturelles est une des loi de rigueur objective dans la culture cinéphile. Car justement, la trame narrative classique doit nous interpeller car c'est un film qui veut cacher son jeu et être ultravisible, un film qui veut être normal pour tirer vers le haut. Mais tous ces gens qui critiquent les cinéastes sous prétexte qu'ils font du cinéma populaire et débilitant devrait y regarder justement de plus près.

    A l'origine, dans les comics, Robocop n'est pas du tout ce qu'en fait Verhoeven !

    De manière plus personnel, Robocop et quelques autres films populaires (ces mêmes films que ces snobs, autosuffisants et aliénés de souche, n'arrivent pas à intégrer dans leurs capitaux culturels) font partis de ces films qui sous-tendent un combat culturel plus vaste chez moi, à savoir ne plus subir le mépris systématique et naturel des classes précieuses qui se font une haute opinion de l'art et qui reprochent aux artistes de ne pas élever la conscience des gens avec des oeuvres digne d'intérêt.

    Hé bien, si RoboCop ne te plaît pas camarade, s'il n'entre pas dans tes goûts comme à la veille de l'hyménée, c'est qu'il convient de te poser de sérieuses questions sur ta cinéphilie et faire tomber quelques cloisons de ta maison intérieure.
  • Le Hérisson (2009)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Mona Achache avec Josiane Balasko, Garance Le Guillermic, Togo Igawa

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    La Tête en friche (2010)

    1 h 22 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Jean Becker avec Gérard Depardieu, Gisèle Casadesus, Maurane

  • Bande-annonce

    Goodbye, Columbus (1969)

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie dramatique et romance.

    Film de Larry Peerce avec Richard Benjamin, Ali MacGraw, Jack Klugman

  • Bande-annonce

    Le Lauréat (1967)

    The Graduate

    1 h 46 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Mike Nichols avec Dustin Hoffman, Anne Bancroft, Katharine Ross

  • L'Ami de mon amie (1987)

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie, drame et romance.

    Film de Eric Rohmer avec Emmanuelle Chaulet, Sophie Renoir, Eric Viellard

  • Bande-annonce

    11.6 (2013)

    1 h 42 min. Sortie : . Biopic, drame et thriller.

    Film de Philippe Godeau avec François Cluzet, Bouli Lanners, Corinne Masiero

  • Bande-annonce

    Pas son genre (2014)

    1 h 51 min. Sortie : . Romance et comédie.

    Film de Lucas Belvaux avec Émilie Dequenne, Loïc Corbery, Nkaké