.° • Le cinéma sale, ce cinéma qui dérange •°.

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40 films

par Matthe

Sujet de mémoire de fin d'études ( liste en travaux interrompus )

Tout bon passionné de cinéma de genre sera à la recherche du film qui lui retournera le cerveau, qui lui provoquera des sensations, que ce soit par la peur, le dégoût, l’indignation... C'est pourquoi les réalisateurs aiment jouer autant avec nos limites, nos tabous et nos sentiments. Le cinéma est un médium idéal pour illustrer des univers cauchemardesques et susciter la peur. Les réalisateurs l'ont comprit depuis bien longtemps, et ce dès l'invention du cinéma. Ils sont prêt à tout montrer, quitte à nous laisser indifférent ou, au contraire, nous écœurer d'en voir de trop.

Dans ce cas, qu'est-ce qui pousse un réalisateur à dépasser les limites, mais aussi, pourquoi le spectateur cautionne t-il les images qui lui sont données à voir ? De plus, il y a t-il des limites à ne pas dépasser ?

Image de couverture : Agenor fait un levage, 1925. J'ai ri

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    Orgie sanglante (1963)

    Blood Feast

    1 h 07 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Herschell Gordon Lewis avec William Kerwin, Mal Arnold, Connie Mason

    I_ Un genre : le gore

    Le but du cinéma gore est de répugner, dégouter, pousser le spectateur au plus loin de ses limites. Le regard de celui-ci est alors transformé en une réaction physique et non plus intellectuelle, l'enjeu est de voir et non plus de comprendre. C'est pourquoi de nombreux films gores délaissent de beaucoup le scénario pour favoriser les effets gores.

    Le cinéma gore tire ses racines esthétiques du théâtre du Grand Guignol au début du XXème siècle, le mythique théâtre de la rue Chaptal près de Mont-martre fondé en avril 1897 par le français Oscar Metenier.
    L'inspiration Grand Guignol vient d'un théâtre qui s’intéresse à la folie, à la chirurgie et à un tas d'autres tares et vices humains, mis en scène de manière relativement simple mais toujours dans le but d'effrayer et de terroriser le spectateur. Il y avait des histoires d'enfants et de femmes maltraités, des décapitations, des démembrements, des gorges tranchées, de l'occultisme et de faux sorciers. Les titres à l'affiche mettaient l'accent sur l'histoire de la pièce comme par exemple Le jardin des tortures, Le laboratoire des hallucinations ou L'horrible expérience...

    Blood Feast, considéré comme le 1er film gore de l'histoire du cinéma.
  • The Execution of Mary, Queen of Scots (1895)

    1 min. Sortie : août 1895. Historique et Épouvante-horreur.

    Court-métrage de Alfred Clark avec Robert Thomae

    Bien qu'officiellement apparu au cinéma dans les années soixante aux États-Unis, le gore existait néanmoins depuis bien longtemps. Bien avant l'arrivée du cinéma, même s'il n'était pas encore catégorisé de cette manière, il trouvait sa place dans la littérature. Oedipe Roi, Médée, Macbeth, Les 120 journées de Sodomes...

    Cependant, dès l'invention du cinématographe, par un procédé d'effets spéciaux par montage, les premiers cinéastes Thomas Edison et Georges Méliès inventèrent déjà les premières scènes sanglantes, à caractère gore. C'est ainsi que par des trucages approximatifs mais efficaces, le cinéaste Thomas Edison reconstitua dans The execution of Mary Stuart, 1895, la décapitation de Mary Stuart, reine des Ecossais.
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    Les incendiaires (1906)

    Sortie : 1906.

    Film de Georges Méliès

    David Wark Griffith réalisa également en 1906 dans Les incendiaires une décapitation des plus réaliste, puis en 1916 dans Intolérance deux décapitations et une lance perforant le ventre d'un soldat se retrouvant ainsi couvert de sang.
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    La Sorcellerie à travers les âges (1922)

    Häxan

    1 h 31 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et muet.

    Film de Benjamin Christensen avec Maren Pedersen, Clara Pontoppidan, Elith Pio

    Séances de cinéma (1 salle)
    Le réalisateur danois Benjamin Christensen réalisa en 1922 Haxan, la Sorcellerie à travers les âge en s'inspirant des tableaux apocalyptiques de Jérôme Bosch. Le réalisateur y montre des démons nus faisant cuire des humains, des hommes soumis aux plus vils formes d'esclavages ou encore des sabbats de sorcières jetant dans des chaudrons des bébés vivants, le tout animé et monté de manière brute apportant à la scène une ambiance des plus malsaine et dérangeante.
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    Un chien andalou (1929)

    16 min. Sortie : . Fantastique et Épouvante-horreur.

    Court-métrage de Luis Buñuel avec Simone Mareuil, Pierre Batcheff, Luis Buñuel

    Séances de cinéma (1 salle)
    Tout comme le théâtre du Grand Guignol est d'origine française, la toute première image annonciatrice du gore l'est également et est signée Luis Buñuel dans Un chien andalou réalisé en 1928, où un œil en gros plan est tranché par une lame de rasoir, scène provocant un véritable choc visuel encore de nos jours.
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    Frankenstein s'est échappé (1957)

    The Curse of Frankenstein

    1 h 22 min. Sortie : . Fantastique et Épouvante-horreur.

    Film de Terence Fisher avec Christopher Lee, Melvyn Hayes, Valerie Gaunt

    Suite à plusieurs scandales, sort en 1930 aux États-Unis le code Hays, le cinéma devra mettre un frein à ses excès et les meurtres ne devront plus être présentés de façon à susciter l'imitation. Tout du moins, les meurtres brutaux ne devront plus être présentés en détails. Le cinéma devra désormais prôner la décence et le gore, ainsi que la violence et le sexe seront alors censurés des écrans.

    La firme anglaise Hammer remet l'épouvante et le fantastique au goût du jour grâce à des classiques de la Universal. Terence Fisher sort en 1957 Frankenstein s'est échappé où le spectateur peut voir des mains tranchées, des globes oculaires ou encore une cervelle enlevée, mais cette fois-ci en couleur.
    En effet, difficile pour le gore d'exister en noir et blanc car il instaure une certaine distance avec la scène, donc avec le spectateur.
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    Le Cauchemar de Dracula (1958)

    Dracula

    1 h 22 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Terence Fisher avec Peter Cushing, Christopher Lee, Michael Gough

    Séances de cinéma (1 salle)
    L'année suivante, le réalisateur Terence Fisher sort Le cauchemar de Dracula, où le spectateur peut voir du sang couler le long du cou de ses victimes. Les scènes sont encore légères mais elles vont aller en s'accentuant car en effet, plus le public en voit plus il veut en voir pour être choqué.
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    Le Masque du démon (1960)

    La maschera del demonio

    1 h 27 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Mario Bava avec Ivo Garrani, Arturo Dominici, Clara Bindi

    Séances de cinéma (1 salle)
    Après l'Angleterre c'est au tour de l'Italie de faire gicler du sang en sortant en 1961 Le masque du démon réalisé par Mario Bava. La vague du gore est ainsi lancée.
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    Psychose (1960)

    Psycho

    1 h 49 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Alfred Hitchcock avec Anthony Perkins, Janet Leigh, John Gavin

    Séances de cinéma (1 salle)
    L'alternance rapide au montage de gros plans, plans moyens et plans d'ensemble permet au spectateur de perdre ses repères spatiaux le situant encore plus près du monstre, de l'horreur, du danger.
    Bien qu'aujourd'hui la tolérance à la violence est plus élevée qu'avant, l'une des scènes les plus terrifiantes du cinéma généralement citée reste la très célèbre scène de la douche dans le film Psychose. Même si le réalisateur, Alfred Hitchcock, s'évertue à dire que rien est montré, il ne faut pas oublier que c'est le choix de cadrage et la violence du montage qui, par son rythme, permet de scissionner violemment le corps de Marion Crane. Le spectateur ne voit pas la blessure mais seulement l'arme, le corps nu et le sang qui s'écoule, et a l'impression d'assister à un véritable bain de sang. Pour l'époque, c'était insurmontable.
    L'utilisation du son joue également un rôle important dans le cinéma gore. Pour reprendre l'exemple de Psychose, la composition stridente de violons de Bernard Wergman amène d'autant plus de violence et de difficulté à la regarder. Ce sont ces violons qui rendent la scène crédible en illustrant de manière sonore le couteau qui déchire la chair de la victime.
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    La Nuit des masques (1978)

    Halloween

    1 h 31 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de John Carpenter avec Donald Pleasence, Jamie Lee Curtis, Nancy Kyes

    Séances de cinéma (1 salle)
    La victime du film gore est majoritairement féminine, blonde, la plupart du temps vierge, et surtout fragile. Elle est rarement nommée et ne possède souvent qu'un simple surnom. Elle est à la fois personne comme elle peut être tout le monde.
    Apparait alors dans les années soixante-dix le « slasher movie », sous genre du cinéma d'horreur, à visé commerciale où le meurtrier, serial-killer, tue principalement des jeunes filles, voir un groupe de jeunes individus égarés, à l'aide d'une arme blanche.
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    Vendredi 13 (1980)

    Friday the 13th

    1 h 35 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Sean S. Cunningham avec Betsy Palmer, Adrienne King, Jeannine Taylor

    Les exemples sont vastes, comme les sagas d'Halloween, de Scream, de Vendredi 13 ou encore de Massacre à la tronçonneuse...
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    Scream (1996)

    1 h 51 min. Sortie : . Épouvante-Horreur.

    Film de Wes Craven avec Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox

    Séances de cinéma (2 salles)
    L'utilisation du serial-killer comme menace apporte une dimension de proximité avec le spectateur. En effet, celui-ci n'a que peu, voire pas de chances d'être attaqué par un monstre ou un mort-vivant, mais il est plus plausible qu'il croise un jour le chemin d'un serial-killer.
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    Le Venin de la Peur (1971)

    Una Lucertola con la pelle di donna

    1 h 43 min. Sortie : . Policier.

    Film de Lucio Fulci avec Stanley Baker, Jean Sorel et Florinda Bolkan

    Bien que la majorité des films gores repose sur l'humour afin de surmonter l'aspect dérangeant et ultra sanglant, certains réalisateurs préfèrent l'aborder avec sérieux, rendant le film d'autant plus insoutenable.
    C'est le cas de Lucio Fulci, réalisateur italien qui aborde les séquences d'horreur au point d'en faire scandale. Pour son film Le venin de la peur, réalisé en 1971, il montre une scène de vivisection sur des chiens où figurent des cœurs encore palpitants. Cela le conduit devant la justice italienne où il démontrera que ce n'était que de simples marionnettes.
  • Nekromantik (1987)

    1 h 15 min. Sortie : 1987. Épouvante-Horreur.

    Film de Jörg Buttgereit avec Daktari Lorenz et Béatrice Manowski

    Les films allemands également délaissent le scénario pour se consacrer principalement à la réussite des scènes violentes. Ils sont alors censurés voire interdits et même confisqués.
    Le berlinois Jörg Buttgereit réalise en 1987 Nekromantik, d'inspiration nécrophile où il décrit des relations sexuelles avec des cadavres. Le réalisateur américain John Waters décrit d'ailleurs ce film comme étant « le premier film érotique pour nécrophiles ».
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    Bad Taste (1987)

    1 h 31 min. Sortie : . Comédie, Épouvante-horreur et science-fiction.

    Film de Peter Jackson avec Terry Potter, Pete O'Herne, Craig Smith

    Les films gores comiques ne veulent eux pas forcément choquer, ils souhaitent au contraire banaliser la mort au cinéma en usant d'humour noir.
    Le point fort de ce film est avant tout son second degré et sa pointe d'humour à travers les plans de morceaux de cervelle qui tombent ou de dégustation de cerveau à la petite cuillère. Comme bon nombre de films de ce genre, l’intérêt est de susciter le ridicule en ayant recours à des effets spéciaux dépassés, grotesques et volontairement mal réalisés.
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    Reservoir Dogs (1992)

    1 h 39 min. Sortie : . Gangster.

    Film de Quentin Tarantino avec Harvey Keitel, Tim Roth, Michael Madsen

    On peut également voir des scènes gores dans les films non horrifique. Au cours des années quatre-vingt-dix, l’incursion du gore dans le cinéma grand public ne suscite même plus l'étonnement. Ses codes, désormais connus et reconnus s'imposent comme une norme, principalement dans les films de guerre ou de polar. La violence des scènes est alors utilisée pour montrer la souffrance des personnages mais également la violence des actes afin de choquer le spectateur et de le confronter à la réalité des faits de la manière la plus brutale.
    Le gore joue également un grand rôle dans le renouveau du film criminel. C'est le cas par exemple de Quentin Tarantino qui joue volontairement avec les codes et revisite le genre dans son film Reservoir dogs, en y introduisant des éléments d'horreur visuelle.
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    Le Grand Rasage (1968)

    The Big Shave

    6 min. Sortie : octobre 1968. Drame.

    Court-métrage de Martin Scorsese avec Peter Bernuth

    Certains réalisateurs ont recourt au cinéma gore pour faire passer un message, en utilisant la violence afin de confronter le spectateur à la triste réalité. C'est le cas par exemple de Martin Scorsese, en 1967 avec The big shave.
    Dans ce court métrage de 6 minutes, le public aperçoit un homme se rasant, encore et encore jusqu'au sang sur un fond de musique de jazz émanant d'un transistor.
    La scène n'est pas sans rappeler la scène de la douche dans Psychose, où le sang éclatant s'écoule sur le lavabo blanchâtre. Martin Scorsese à voulu dénoncer la guerre du Vietnam qui sévit, symbole d'autodestruction, reflet d'une génération d'américains perdue où seule la mort leur est vouée. Il ne montre pour autant aucune image de combats. Il n'y a aucune parole et ce n'est qu'à la toute fin que la mention  « Viet '67 » figure sur un carton.
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    Cannibal Holocaust (1980)

    1 h 35 min. Sortie : . Aventure et Épouvante-horreur.

    Film de Ruggero Deodato avec Robert Kerman, Francesca Ciardi, Perry Pirkanen

    Dans les années soixante apparait aussi un genre, les « Mondo », mi-documentaire, mi-fiction, regroupant des extraits de reportages et de films amateurs malsains, montrant sans retenu des images de tortures et de morts réelles.
    C'est le cas de Cannibale Holocaust réalisé en 1980 par Ruggero Deodato.
    A travers ce film, il a souhaité dénoncer la soif sensationnaliste des médias, voulant toujours amener des images croustillantes quitte à travestir la réalité.
    Film sous forme de documentaire tourné en 16mm, la première partie plonge le spectateur en pleine jungle, avec une lumière naturelle dans un réalisme total.
    Le spectateur vient à se demander s'il n'est pas face à un réel documentaire.
    Les meurtres non simulés d'animaux contribuent à rendre cette frontière encore plus floue. Le réalisateur mêle violence réelle sur les animaux et violence simulée sur les humains, jouant de ce fait avec l'être et le paraître.
    Après le tournage, le réalisateur avait demandé aux acteurs de ne plus donner aucun signe de vie pendant un certain temps afin de renforcer encore plus loin le côté documentaire du film.
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    Zombie - Le Crépuscule des morts-vivants (1978)

    Dawn of the Dead

    1 h 59 min. Sortie : . Action et Épouvante-horreur.

    Film de George A. Romero avec Ken Foree, Scott H. Reiniger, David Emge

    Aux Etats-Unis, les films de zombie dénoncent la société de consommation, contamination qui s'étend et à échelle mondiale. La caractéristique principale du zombie est son absence de conscience bien qu'il possède un cerveau. Il ne peut être arrêté, dans la plupart des films, que par un choc à la tête provocant ainsi la destruction du cerveau. Cet organe a perdu tout utilité première le réduisant à agir de manière pulsionnelle et non plus pensée.
    C'est cet aspect instinctif et non réfléchi du zombie qui est abordé métaphoriquement dans les films afin de décrire l'homme moderne issu de cette société de surconsommation. On peut le voir par exemple dans le film Dawn of the Dead, réalisé en 1978 par George A. Romero où il confronte un groupe de survivants réfugiés à l’intérieur d'un centre-commercial abandonné face à des zombies assoiffés de sang tentant d'y pénétrer.
  • Salo ou les 120 journées de Sodome (1975)

    Salò o le 120 giornate di Sodoma

    1 h 57 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Pier Paolo Pasolini avec Paolo Bonacelli, Giorgio Cataldi, Umberto Paolo Quintavalle

    II_ Les autres genres, le cinéma que l'on oublie pas

    Pour faire passer un message, grand nombre de réalisateurs amène le public à se remettre en question en n'hésitant pas à choquer toujours plus. Cependant, ils les atteignent en utilisant une autre forme d'horreur et de terreur qui n'est pour autant pas qualifiable comme cinématographiquement gore.
    A travers les images répugnantes qu'il donne à voir, Pasolini désire faire un film sur la mort et le mal, où le sexe est représenté comme une métaphore du pouvoir et où les rapports sexuels correspondent à des rapports de classes. Il retranscrit un monde sans dieu, où les coupables condamnent les innocents. La mise en scène d'un huit clos dans un château renforce alors l'image possible d'obtenir le pouvoir absolu.
    Le spectateur va à la fois devoir surmonter la violence physique et la violence morale du film car Pasolini n'hésite pas à user de séquences totalement repoussantes et inconsommables. Comme dans un film gore, l'aspect imaginaire ainsi que la subjectivité sont mises de côté. L'intention est alors de dénoncer le fascisme en nous présentant des êtres ignobles faisant des choses inacceptables.
    Les jeunes sont déshumanisés, oppressés et toutes leurs libertés leurs sont retirées, comme les fascistes, nazis et dictateurs du XXème siècle ont fait à leurs victimes.
    Pasolini réalise pour cela un film au delà de l'horreur sans même utiliser les clichés du film d'horreur.

    En regardant ce film le spectateur met en scène la violence des images en consentant à les regarder. Il se situe en tant que voyeur. Pasolini reproduit ce qu'il dénonce, en jouant à la toute fin du film sur le caractère voyeuriste de son propre film. Le spectateur peut voir les maîtres observer à la jumelle les atrocités faites sur les enfants, est alors remis en cause le côté observateur passif du spectateur face aux atrocités commises devant ses yeux.
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    Nuit et brouillard (1956)

    Nuit et Brouillard

    32 min. Sortie : janvier 1956. Historique et guerre.

    Documentaire de Alain Resnais

    En utilisant la forme documentaire Alain Resnais confronte ainsi le spectateur à la réalité dans un espace temps bien précis avec des images historiques qui le prouvent.
    Ces images proviennent des camps de concentration où il est possible de voir la plus totale déshumanisation présente durant la seconde Guerre Mondiale.
    Le film pourrait également s'apparenter à du voyeurisme, mais cette fois-ci un voyeurisme qui se veut nécessaire afin de se rendre compte de l’ampleur de la folie humaine. Le cinéaste fait voir des corps démembrés, massacrés, maltraités voire carbonisés, mais ce ne sont que des images d'une réalité qui poussent le spectateur à se rendre à l'évidence. Elles ont plus de force que celles d'un film de fiction car sont bien réelles et parlent d'elles mêmes.
    Il n'y a pas de recherche de malaise, celui-ci s'installe de lui-même car le spectateur est confronté à la réalité, à la barbarie de l'homme.
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    Freaks, la Monstrueuse Parade (1932)

    Freaks

    1 h 04 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Tod Browning avec Wallace Ford, Leila Hyams, Olga Baclanova

    Séances de cinéma (1 salle)
    Catégorisé comme film d'horreur, il n'en est non pas un pour son contenu scénaristique, le propos ou la violence des images, mais pour les acteurs qui y participent. En effet, bien que film de fiction, les acteurs jouant le rôle des monstres ont été recrutés par le réalisateur dans des foires et cirques ambulants où ils étaient exposés à l'époque aux yeux de tous à cause de leur malformation génétique. Homme tronc, femme à barbe, siamoises, nain... Les monstres servaient d'attraction, en Europe et aux Etats-Unis, dans les spectacles forains, les cirques ou les zoos en tant que phénomènes de foires ou curiosités médicales.
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    A Serbian Film (2010)

    Srpski film

    1 h 44 min. Sortie : . Épouvante-Horreur et thriller.

    Film de Srdjan Spasojevic avec Srdjan Todorovic, Sergej Trifunovic, Jelena Gavrilovic

    Impossible dans cette partie de ne pas traiter de ce film, considéré comme étant un des plus choquant sur le marché du cinéma. Pour cela, Srdjan Spasojevic offre au spectateur une mise en scène ainsi qu'une photographie des plus parfaite. Le film est sale oui, mais il est beau. Les plans ainsi que la lumière ont été très travaillés rendant un résultat magnifique à l'image. Malgré tout, le spectateur assiste à la descente aux Enfers du personnage principal, et comprend au fur et à mesure qu'il n'y a aucun échappatoire.
    Les actes les plus malsains y sont représentés de manière explicite et les scènes violentes ne manquent pas : pénétration orbitale, rapport sexuel menant à une décapitation, fellation destinée à étouffer la victime, viol d'un nouveau né.

    La violence n'est pas le but mais uniquement le moyen. Usant et abusant de métaphores, la pornographie sert à illustrer un système politique résumé à « baiser ou se faire baiser ».
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    Sodomites (1998)

    7 min. Sortie : 1998. Comédie et Épouvante-horreur.

    Court-métrage de Gaspar Noé avec Marc Barrow, Coralie Trinh Thi, Mano Solo

  • L'atelier faiminette (1921)

    5 min. Sortie : 1921. Action.

    Court-métrage

    III_ Encore plus loin en repoussant les limites : de la pornographie au snuff-movie

    A l'heure où Internet et les médias démocratisent et banalisent la mort, la violence et le sexe, les réalisateurs cherchent eux aussi à repousser les limites et aller encore plus loin pour faire réagir. C'est pourquoi de plus en plus de films à la limite du pornographique ne sont pas classés X mais contiennent néanmoins des scènes de sexe, simulées ou non et filmées de manière très crue.
  • La coiffeuse (1905)

    1 min. Sortie : 1905.

    Court-métrage

    Des films érotiques muets datant des années 1905 à 1930 ont été retrouvés. Ils étaient à l'époque diffusés en séances à heures fixes dans les salons d'attente des bordels sophistiqués.
  • Agenor fait un levage (1925)

    8 min. Sortie : 1925.

    Court-métrage de Inconnu

    Ces petits films étaient le plus souvent tournés dans des maisons closes avec les clients et les prostitués du lieu, avant d'être par la suite diffusés dans les salles d'attente de ces derniers.
    Bien que muet et en noir et blanc, ils n'en sont pas moins surprenants et humoristiques : contremaître, maîtresse d'école, nonnes, curés...à croire que les fantasmes étaient déjà présent du temps de nos grands-parents. Il n'est pas sans rappeler qu'à cette époque, l'église catholique dominait majoritairement sur l'Europe, et s'adonner au plaisir charnel était considéré comme un péché et était même condamnable par la loi.
  • La fessée à l'école (1925)

    5 min. Sortie : 1925.

    Court-métrage

    Cependant, les tabous d'aujourd'hui ne semblent pas être présent dans ces films muets où se mêlent libertinage, homosexualité, bisexualité, scènes à plusieurs...
    La femme n'est pas encore considérée comme simple objet de plaisir, et les acteurs ne sont pas choisis pour leur physique ou attribut. Ils profitent tout bonnement des joies de la vie, le ton semble alors plus vrai, plus humain, et ça fait du bien.
  • Polissons et galipettes (2002)

    1 h 09 min. Sortie : .

    Documentaire de Michel Reilhac

  • L'enfance du hard (2013)

    52 min. Sortie : .

    Documentaire de Jérôme About et Sébastien Bardos avec François About, Richard Allan, Christophe Bier

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