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  • 1

    L'Espion qui venait du froid (1963)

    The Spy Who Came in from the Cold

    Sortie : 1963. Roman.

    Livre de John Le Carré

    328 pages

    C'est parfois un peu abracadabrantesque et la psychologie des personnages reste simple mais c'est un très chouette roman d'espionnage avec une intrigue pleine de rebondissements, une ambiance glaçante (sic) et un dispositif narratif assez riche.
  • 2

    Les Fleurs du mal (1857)

    Sortie : . Poésie.

    Livre de Charles Baudelaire

    216 pages

    [ Relecture ] J'en avais un bon souvenir mais ma première lecture avait été parcellaire. J'aime beaucoup le projet global de ce recueil et les adresses aux lecteurs. Certains poèmes me laissent de marbre pour cause de mélange indigeste de références religieuses mais de nombreux ont su me toucher : ceux sur des thèmes simples (la ville, le voyage, la nuit) et les plus provocants de la morale de l'époque.
  • 3

    Boule de suif (1899)

    Sortie : 1899. Recueil de nouvelles.

    Livre de Guy de Maupassant

    256 pages

    [ Relecture ] Un recueil posthume en forme de best of vraiment consistant. Outre "Boule de suif", "La Parure" et "La Chevelure", toutes les nouvelles sont plutôt intéressantes et on savoure le goût de Maupassant pour le malheur du conformisme et les affres de l'anticonformisme.
  • 4

    Les Misérables (1862)

    Sortie : 1862. Roman.

    Livre de Victor Hugo

    2048 pages

    Mon nouveau roman préféré, tout simplement ! Je connaissais l'histoire car j'avais été très marqué par la mini-série avec Depardieu. Le dispositif est intelligent (un roman historique à travers des destins). L'histoire est extrêmement riche et cohérente. Les scènes sont tour à tour captivantes et émouvantes. La langue est vive et entrainante. Le chef d'oeuvre de la littérature française.
  • 5

    Rue des boutiques obscures

    Sortie : . Roman.

    Livre de Patrick Modiano

    256 pages

    Le dispositif est très intéressant (les différents types de texte, la fin) et chaque rencontre est une vraie plongée dans un petit univers. Par son aspect aussi conceptuel, le roman n'est pas toujours très proche de l'émotion des personnages mais parvient à dégager globalement un sentiment profond de mélancolie.
  • 6

    13 à table ! (2021) (2020)

    Sortie : . Recueil de nouvelles.

    Livre de Tonino Benacquista, Philippe Besson, Françoise Bourdin

    237 pages

    Sur le thème du "premier amour", ce recueil a plusieurs soucis (je n'ai pas lu les précédents de la collection). Le premier éditorial : il y a quelques redites entre les thèmes des nouvelles et c'est impensable que sur 14 nouvelles, il n'y ait pas une romance LGBT+. Le second c'est que le niveau est inégal. Les six que j'ai préférées : Bourdin, Dubois, Lapierre, Martin-Lugand, Ovaldé, Thilliez.
  • 7

    La Nuit des enfants rois

    Sortie : 1981.

    Livre de Bernard Lenteric

    281 pages

    J'avais vu le film à l'époque. Le roman est pas mal différent, beaucoup plus terre à terre et violent. La représentation des sept enfants comme une sorte de ruche est très réussi. Le héros est largement imparfait et impuissant, ce qui est intéressant. Les successions de meurtres sont un peu fastidieuses au milieu mais le reste est très prenant.
  • 8

    Moins que zéro

    Less Than Zero

    Sortie : 1986. Roman.

    Livre de Bret Easton Ellis

    250 pages

    Les 100 premières pages ont été affreusement pénibles à cause du style. Chaque page est un dialogue syncopé, une référence à deux groupes de rocks et la description d'un blond torse nu. Mais quand la descente aux enfers commence, le style prend son sens en ajoutant une dimension clinique au récit. Et le roman va assez loin pour être intéressant. Il est en revanche un peu unilatéral : il n'y a personne à sauver dans ce bas de monde. C'est l'idée que je me faisais de l'univers de Bret Easton Ellis : à poursuivre.
  • 9

    Voyage au bout de la nuit (1932)

    Sortie : 1932. Roman.

    Livre de Louis-Ferdinand Céline

    505 pages

    Le roman n'est pas du tout où je l'attendais. Déjà je pensais que ça ne parlait que de la Première Guerre mondiale alors qu'il s'agit plus d'un roman d'aventure picaresque à travers le monde. Je sais que Céline, comme bien des gens de son époque, est un antisémite convaincu mais ça ne transparaît (heureusement) pas dans le roman. Au contraire, la manière dont il décrit les colonies par exemple est étonnamment assez en avance sur son temps. Le cynisme - que j'attendais pour le coup - est parfois bienveillant ou courageux et pas systématiquement misanthrope. Parfois agaçant malgré tout. Le style gouailleur qui a fait la réputation du roman réserve plusieurs beaux moments de bravoure. J'ai une réserve sur la progression de l'histoire. On va du grand drame historique au drame intimiste, c'est intéressant mais ça donne parfois l'impression que l'intrigue s'essouffle.
  • 10

    Le Sorgho rouge (1987)

    Sortie : 1987. Roman.

    Livre de Ya Ding

    320 pages

    Nous avons beaucoup de chance d'avoir des écrivains chinois francophones. Ya Ding nous raconte ici les ravages de la Révolution culturelle à travers les yeux de Liang, un garçon de neuf ans et fils de préfet. C'est un sujet connu mais le style et la nuance de l'auteur les rendent vraiment palpables.
  • 11

    Bonjour tristesse (1954)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Françoise Sagan

    154 pages

    L'histoire est plutôt bien menée et la voix de l'adolescente est authentique et lucide. Il y a peut-être cette histoire de la maîtresse de son père qui feint une liaison avec le petit ami de la narratrice pour rendre le père jaloux qui apparaît un peu convenu.
  • 12

    Petit Piment

    Sortie : . Roman.

    Livre de Alain Mabanckou

    233 pages

    Très pris par ce roman qui nous emmène d'un orphelinat à la vie dans la rue. Les personnages sont très attachants et le style à la première personne est entrainant.
  • 13

    Le Côté de Guermantes (1921)

    Sortie : 1921. Roman.

    Livre de Marcel Proust

    765 pages

    Proust est connu pour avoir disséqué les mœurs et les codes sociaux de la bonne société des salons. Après une introduction qui fait un peu redite, ce tome y est consacré. Les personnages sont hauts en couleur et c'est entrainant. En revanche, cela ne m'a pas paru si original, Mirbeau avait déjà écrit de belles choses là-dessus. Toutefois, la fin est vraiment poignante.
  • 14

    L'Attrape-cœurs (1951)

    The Catcher in the Rye

    Sortie : 1951. Roman.

    Livre de J. D. Salinger

    252 pages

    Vraiment emporté par ce héros triste, jamais trop plein d'assurance et jamais dépourvu de tendresse pour les gens qu'il méprise. Les atmosphères des scènes sont incroyables et les passages les plus intimes très touchants. Il n'y a pas vraiment de fin mais ça ne gâche pas le voyage.
  • 15

    Œdipe Roi (-430)

    Οἰδίπoυς τύραννoς (Oidípous týrannos)

    Théâtre.

    Livre de Sophocle

    75 pages

    Récit net et efficace de la deuxième partie, tragique, de l'histoire d'Œdipe. La fin est ici peut-être un peu simple par rapport à d'autres versions du mythe.
  • 16

    Combats et métamorphoses d'une femme (2021)

    Sortie : . Roman.

    Livre de Édouard Louis

    128 pages

    D'un point de vue purement formel, on est dans le simple récit mais certaines réflexions sont fulgurantes. Quelques impasses encore (c'est mon reproche récurrent chez Edouard Louis) : le rapport à la célébrité n'est pas abordé (et la chronologie n'est pas précise).
  • 17

    La Ferme des animaux (1945)

    Animal Farm

    Sortie : . Roman.

    Livre de George Orwell

    150 pages

    Je connaissais l'histoire mais je dois dire que ce décorticage en règle des mécanismes de la dictature recèle des moments jubilatoires. Peut-être un poil trop didactique de nos jours mais courageux à l'époque.
  • 18

    Le Discours

    Sortie : . Roman.

    Livre de Fabcaro

    210 pages

    Le livre est plutôt marrant avec pas mal de trouvailles mais j'ai trouvé le dispositif très mécanique : 1 chapitre = 1 événement + 1 anecdote + 1 reprise d'anecdote du chapitre précédent.
  • 19

    Inconnu à cette adresse (1938)

    Address Unknown

    Sortie : 1938. Roman.

    Livre de Kathrine Kressmann Taylor

    96 pages

    Je trouvais le texte parfois trop didactique mais je n'avais pas vu la date de parution, j'étais persuadé que c'était d'après-guerre - quel texte visionnaire. Le twist est par ailleurs brillant.
  • 20

    Vingt-quatre heures de la vie d'une femme

    Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau

    Sortie : 1927. Nouvelle.

    Livre de Stefan Zweig

    127 pages

    Dans le dispositif et ce qui est raconté, il y a une sensibilité réelle sans aucune mièvrerie. Il y a aussi une universalité de cette histoire qui peut sembler anecdotique mais elle est parfois entravée par des velléités d'étude de moeurs un peu dépassées.
  • 21

    David Copperfield (1849)

    The Personal History, Adventures, Experience and Observation of David Copperfield the Younger of Blunderstone Rookery

    Sortie : 1849. Roman.

    Livre de Charles Dickens

    1024 pages

    J'ai aimé la galerie de personnages, ne serait-ce que par pur syndrome de Stockholm. Dans le détail, certains moins quand même tapé sur le système, en premier lieu David et sa naïveté à toute épreuve. Je comprends l'idée de vouloir restituer une vie mais forcément, comme tout devient les fruits des trajectoires et du hasard, on a peine à aller de l'avant faute d'enjeux. Pour autant, le roman a tout de même une dimension feuilletonante affirmée mais grille trop vite ses cartouches en faisant revenir toujours trop vite les personnages perdus de vue et en les croisant trop peu. Bref, je suis plutôt content d'avoir lu le roman et j'aurai plaisir à en voir des adaptations mais le dispositif ne m'a vraiment pas convaincu.
  • 22

    De la brièveté de la vie (49)

    De Brevitate vitæ

    Essai et philosophie.

    Livre de Sénèque

    64 pages

    Alors, Sénèque, mon gars, déjà parle bien, y a pas à clasher les gens comme ça ! (ceci dit il n'y a pas que le lecteur qui en prend pour sa pomme, il se lâche aussi sur les puissants de son époque). Le texte est assez vivifiant, incitant à arrêter de se plaindre de la "brièveté" de la vie et de commencer à utiliser son temps intelligemment, notamment aux côtés des philosophes. Je dis "notamment" mais peu d'autres activités trouvent grâce aux yeux de Sénèque et on n'est pas loin de l'ascèse - ce qui est pour moi la limite de l'exercice. D'autres réflexions intéressantes dans ce court texte comme le passé comme facteur de tranquillisation du présent et le combat contre la peur de vieillir par la joie de l'acquisition de la sagesse.
  • 23

    La Vie heureuse (58)

    De vita beata

    Essai et philosophie.

    Livre de Sénèque

    69 pages

    Plus convaincu par ce deuxième texte de Sénèque (après "De la brièveté de la vie" et ses propositions relativement austères). Ici, il clashe les gens possédés par leurs biens matériels et fait l'éloge de la mesure. Rien de très neuf, mais toujours agréable. Il y a ajoute des considérations intéressantes sur l'art de bien dépenser son argent et l'attitude à avoir face à ses détracteurs.
  • 24

    Les Eaux troubles de Javel (15ème arrondissement) (1957)

    Sortie : 1957. Roman.

    Livre de Léo Malet

    208 pages

    Je me lancé dans ce Nestor Burma après avoir lu quelques BD de la série de Tardi. Le ton est vraiment chouette et il y a le plaisir de redécouvrir le Paris des années 1950. Le mystère est intéressant mais la résolution découle plus d'un concours de circonstances que de l'enquête. Plus roman noir que roman policier donc. Moins mon style mais agréable, j'en lirai d'autres.
  • 25

    Des souris et des hommes (1937)

    Of Mice and Men

    Sortie : 1937. Roman.

    Livre de John Steinbeck

    176 pages

    Dès le début du roman, on comprend que les personnages vont droit dans le mur mais ça reste tragique et touchant.
  • 26

    Sodome et Gomorrhe (1922)

    Sortie : 1922. Roman.

    Livre de Marcel Proust

    648 pages

    Ce nouveau tome reprend l'histoire au moment même où elle s'était arrêtée dans le précédent volume. Proust s'y intéresse particulièrement à l'homosexualité avec beaucoup de liberté pour son époque. Quelques réflexions un peu datées peuvent faire sourire mais, la plupart du temps, Proust détricote les relations humaines avec une justesse redoutable. Le personnage de Charlus prend toute son ampleur (notamment avec de belles punchlines). La narrateur lui aussi prend de l'épaisseur en devenant plus sombre, possessif. Un régal !
  • 27

    Boulevard... Ossements (9ème arrondissement) (1957)

    Sortie : 1957. Roman.

    Livre de Léo Malet

    199 pages

    J'avais lu la BD avant. La galerie multiculturelle de personnages est sympathique mais le scénario global ne casse passe trois pattes à un canard.